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8/10
SquallSaga
7 décembre 2016

Awakening est une tuerie. Ecoutez cet album. Allez écouter cet album ! Vraiment !!

Je suis bien conscient que cette introduction est quelque peu différente de mes habitudes – tout comme la longueur globale de cette chronique –, mais je tiens à faire passer ce message simple : procurez-vous cet album, et laissez-vous voyager avec cette pépite pour la fin d’année. Quelques écoutes peuvent être nécessaires pour profiter pleinement de la qualité musicale qui est proposée, mais l’investissement en vaut clairement la peine. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

Petite contextualisation historique. J’ai connu Wardrum lors de la sortie de leur album précédent – Messenger. Après un gros coup de cœur pour cet opus également, je me suis penché sur le reste de leur bibliographie en écoutant leurs deux premiers albums. Tout en étant très sympathiques, force était de constater qu’ils avaient franchi une nouvelle étape avec Messenger. C’était donc avec une légère appréhension que je lançais Awakening, leur quatrième offrande. Mais mes craintes furent rapidement balayées, cet album devenant (pour l’instant) leur plus belle création musicale.

Pourquoi cet album est-il donc si bien ? J’aurais presque envie de répondre « allez l’écouter pour comprendre », car les raisons se situent essentiellement sur un ressenti émotionnel et personnel, mais ce ne serait pas très sérieux. Avançons donc quelques éléments de réponses. Pour commencer, Wardrum fait du Heavy Metal, et le fait très bien. L’aspect très vague de cette catégorie sied parfaitement au groupe au vu de l’hétérogénéité des chansons, chacune ayant une véritable personnalité propre. Toutes prenant aux tripes. Toutes en ayant des lyrics intéressants plus recherchés de ce qu’on peut généralement trouver dans un registre Heavy/Power – oui, je rajoute le côté « Power » pour définir le groupe, car il ressort, dans son sens premier, magistralement dans la plupart des chansons (Shade of Hope, pour n’en citer qu’une). S’ajoute à cette écriture exceptionnelle des chansons, les solos qui sont simple (mais jamais simplistes) et diablement efficaces. Et enfin, un des plus grands atouts du groupe se trouve clairement au niveau de son chanteur, Yannis Papadopoulos.

Ce dernier parvient  à « habiter » chacun des titres, en faisant d’autant plus ressortir leur personnalité grâce à sa voix complètement dingue. Il parvient en effet sans aucune peine à passer dans des registres « rocailleux » agressifs à des tons plus doux et extrêmement mélodieux en passant (régulièrement) par des aigus extrêmement puissants et jamais désagréables. De par sa voix polyvalente, il me rappelle Nils Patrik Johansson, chanteur de Civil War, sans les intonations de ce dernier qui exaspèrent de nombreuses personnes. Une vraie perle rare ce chanteur !

Pour conclure, je réitèrerai donc mon injonction : allez écouter cet album, car malheureusement il risque de passer sous le radar de nombreuses personnes (comme le précédent et comme son chanteur). Fort est à parier qu’étant originaires de Grèce, ils obtiennent moins d’attention que s’ils avaient été suédois, finnois ou italiens. Mais je pense sincèrement qu’il s’agit là d’un groupe qui, de par leur qualité, mérite sa place dans le paysage Metal actuel. Laissez-vous donc emporter par le tambour de guerre… !

There can be only one : Baptised in Fire

 

P.s : j’aurai encore besoin de recul pour être sûr de moi, mais l’album passera à 9 s’il ne « s’essouffle » pas avec le temps.

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