Photo du profil de Langemar
7/10
Langemar
1 décembre 2016

[Note dans le salon] Première écoute … 5/10

Quatre années se sont écoulées depuis Immortalia, qui porta sur le devant de la scène Power les piémontais de Sound Storm. Ils nous reviennent en cette fin 2016, avec un album « qui peut également être considéré comme une succession d’épisodes d’une mini-série TV », autour d’un voyage dans la conscience humaine, illustré par la spirale vertigineuse de la pochette. Un concept qui semble avoir bien eu le temps de mûrir.

La note en haut est assez agressive, car soyons honnête, la première écoute a été clairement douloureuse. L’album est assez complexe à aborder, car le concept « cinématique » demande à obtenir des titres qui ont chacun une atmosphère bien discernable. De ce côté-là, rien à redire le job est fait. Idem pour l’orchestration, bien réalisée. Mais qu’est ce qui cloche alors ?

Tous les titres - hormis les instrumentaux évidemment -, ont une structure similaire avec une imposante partie instrumentale autour des soli plus ou moins longuette selon les titres. Ainsi, une espèce de répétition s’installe de prime abord et cela finit par devenir lassant…

Bon allez, je me prends une bière et je m’y remets, il est impossible qu’après un si bon Immortalia, Sound Storm nous abandonne !

Une fois n’est pas coutume : le jeu en vaut la chandelle. Si l’on met de côté, les trois titres (sur 10 !) instrumentaux, surtout « Alice » qui est, osons le dire, soporifique, l’album colle en grande partie à son concept original et nous finissons par nous laisser embarquer par ce style power symphonique aux couleurs « cinematic » (toute proportions gardées avec Luca Turilli). Le voyage dans l’intériorité du personnage

L’apogée de la galette est atteinte à mi-album. Le titre « Forsaken »  stimule l’écoute par sa puissance, mêlant chant clair (sur une tonalité qui colle parfaitement à la voix de Fabio Privitera) et grunts, amenant une touche de violence appréciable. Symbole du conflit intérieur que subit le personnage dont Vertigo narre l'histoire. Cette dualité se propage sur « The Ocean », morceau durant lequel Fabio propose une interprétation extrêmement prenante et crédible.

A mon humble avis, « Original Sin » est le pilier de l’album. Le morceau démarre telle une ballade au piano, puis la guitare et les chœurs prennent de plus en plus de place pour finir en apothéose. Une fois de plus, l’interprétation de Fabio est précise et nous prend aux tripes.

Contrairement à « Alice », l’instrumental « Spiral » est intense, oscillant entre les claviers d’Elena et la guitare en mode virtuose de Valerio. S’en suit un « Gemini » dans la lignée de « Forsaken », à savoir un petit coup d’adrénaline plus que réussi. L’album se termine par « Last Breath » qui démarre plutôt bien mais finit par légèrement trainer en longueur.

Aux rayons des points négatifs : les deux premiers titres. Même après plusieurs écoutes, le choix de la tonalité des titres « The Dragonfly » et « Metamorphosis » me parait toujours aussi invraisemblable. Regardez bien les clips, vous verrez que Fabio tire énormément pour atteindre ces notes ! Bien qu’il joue un personnage complètement dépassé par son désir de réussite, cette voix ne lui correspond pas du tout et m’a complètement perdu au lieu de m'émouvoir.  Alors qu’il envoie tellement sur le reste de l’album sur un autre ton... « Metamorphosis » porte bien son nom : après ce titre, l’album n’est plus le même !

~~~[The Final Statement]~~~

6.5/10

Radin ? Peut-être.

Finalement, avec 4 très bons titres, 1 dernier en demi-teinte, 3 instrumentaux (dont 1 anecdotique) et 2 morceaux au choix vocal discutable, nous en sommes en présence d’un album qui alterne le grandiose et le passable. 4/10 pour l’avant « Metamorphosis » inclus, 6/10 pour l’après « Alice » inclus, 9/10 pour la partie centrale de l’album, coefficient d’embrouille appliqué, cela donne 6.5/10.

Arrondi à 7 pour le topic, parce que les 3 morceaux centraux sont très réussis et qu’il y a un sacré travail derrière l’album, tant sur le concept que sur l’orchestration.

Merci de vous connecter ou de créer un compte pour laisser un commentaire.