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7/10
Soundchaser
4 janvier 2017

Après 5 ans d’absence c’est enfin le grand retour de FIREWIND. Les grecs  avaient pourtant su en quelques années seulement se forger un nom sur la scène Power-Metal  à coups de sorties d’albums  rapprochées et saluées par la critique.
Cette longueur inhabituelle dans leur discographie est en grande partie due à l’emploi du temps de leur guitariste/leader  Gus G, qui entre deux albums solos, tourne à temps plein avec OZZY OZBOURNE.  Mais Firewind n’a finalement jamais vraiment quitté notre paysage  puisqu’on a pu également voir le second guitariste et claviériste bob Katsionis tourner au sein de la formation Serious black.

En cette nouvelle année la machine est donc remise en marche avec cet album , et une cuvée 2017 qui présente quelques changements majeurs :
-Immortals est le 1er concept-Album du groupe qui puise son inspiration dans l’histoire de la grèce antique, et particulièrement sur les batailles des Termopyles et de Salamine (480 avant JC).
-Le groupe utilise pour la première fois un producteur exterieur en la personne de Denis Ward (pink cream 69, unisonic, krokus …),et qui ne se contente pas de produire mais a également co-écrit l’album avec Gus G.
-Dernier point et pas des moindres, avec l’arrivée d’Henning  BASSE, très bon chanteur et ami de longue date du groupe pour avoir déjà tourné avec eux en 2007 et faisant partie des projets solos de Gus G.
Celui-ci ayant la lourde tâche de remplacer Apollo qui avait largement contribué à forger l’identité du groupe.

L’album démarre à bloc avec Hands of time, 1er titre dévoilé il y’a un peu plus d’1 mois. Du pur power-mélodique mais classique qui joue parfaitement son rôle de single, et qui permet de retrouver  Gus G. dérouler toujours autant de solos de dingue . On découvre la voix éraillée d’Henning Basse qui en fait peut être un peu trop et semble limite en rupture tout au long de la chanson. Le rythme ne freine pas avec We Defy excellent morceau  power-speed plus sombre, où le chant retrouve un peu plus ses marques . Au vu du nom de la chanson suivante, Ode to Leonidas aurait pu être la pièce maitresse de l’album, mais le tempo est considérablement ralenti et la mélodie plutôt  «gaie» du refrain ne nous renvoie pas vraiment l’image du champ de bataille tant attendu, et pourtant magnifiquement mis en valeur par le clip. Back on the Throne est un véritable hommage au heavy-metal des années 80, avec du riff heavy bien punchy et du solo de guitare toujours plus énorme. Live and die by the sword commence par une magnifique intro acoustique qui monte en puissance jusqu’à un gros riff mid-tempo bien préparé pour le live, avant de retomber encore sur un refrain des plus classique.  Accord parfait entre clavier et guitares sur War of Ages, pur titre à la sauce Firewind. Le rythme est ensuite cassé par Lady of 1000 Sorrows , une jolie petite balade, avant d’envoyer la sauce avec un des riffs les plus puissants de l’album sur le court instrumental  Immortals  qui sert d’intro au percutant Warriors and Saints. L’album se termine au bout de 44 petites minutes avec Rise from thes ashes une nouvelle fois sur une note power-mélodique.

Le principe du concept album est respecté car l’ensemble est très homogène et aucun titre ne sort vraiment du lot.
La production est au top, les chansons sont très bien écrites, le chanteur a trouvé sa place, les envolées de guitare et les solos sont magistraux, mais … au final hormis la balade tout reste construit de la même façon avec des intros/couplets accrocheurs, mais suivis de refrains classiques et généralement un peu trop «guillerets» pour illustrer les scènes de guerres annoncées.

Même si le groupe a gagné en maturité, on sent qu’il a surtout gagné en sagesse et cet album se veut plus mesuré, moins fougueux (comparé à d’anciens titres comme wall of sounds ou into the fire par exemple).
Sans prises de risques  Firewind finit par rentrer dans le moule sans franchement se démarquer de la concurrence   et la déception est d’autant plus grande lorsque l’on sait que Gus G en a sous le pied.

En résumé : Ceux qui pensaient se retrouver en guerre au beau milieu d’une armée de spartiates prêts à en découdre avec l’envahisseur Perse, seront plutôt déçus et ça ne vaudra pas plus d’un 6/10.
Cet album offrant tout de même du très bon Power-Metal et un gros travail d’écriture,  les amateurs du genre seront ravis de commencer l’année avec  cette galette qui mériterait un bon 8/10.

Je suis un peu partagé entre ces deux points de vue, car tout en étant très bon, Immortals n’en reste pas moins classique et j’ai bien peur qu’il finisse par être rapidement rangé.   Ma note 7/10

NB : A noter que Firewind passera par Paris le 22/02 et Strasbourg le 23/02 lors de sa tournée européenne.

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