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Pain of Salvation - Be
jaquette
  • [b][i]Prologue[/i][/b]
  • 01. Animae Partus ("I Am")
  • [b]I. Animae Partus - [i]All in the Image of[/i] [/b]
  • 02 Deus Nova (fabricatio)
  • 03. Imago (homines partus)
  • 04. Pluvius Aestivus [i]of summer rain (homines fabula initium)[/i]
  • [b]II. Machinassiah - [i]Of Gods & Slaves[/i] [/b]
  • 05. Lilium Cruentus (deus nova) [i]on the loss of innocence[/i]
  • 06. Nauticus (drifting)
  • 07. Dea Pecuniae
  • I. Mr. Money
  • II. Permanere
  • III. I Raise My Glass
  • [b]III. Machinageddon - [i]Nemo Idoneus Aderat Qui Responderet[/i] [/b]
  • 08. Vocari Dei [i]Sordes Aetas[/i] – mess age
  • 09. Diffidentia (breaching the core) exitus – drifting II
  • 10. Nihil Morari ([i]homines fabula finis[/i])
  • [b]IV. Machinauticus - [i]Of the Ones With no Hope[/i] [/b]
  • 11. Latericius Valete
  • 12. Omni [i]permanere ? [/i]
  • 13. Iter Impius martius, son of mars - [i]obitus diclinus[/i]
  • 14. Martius/Nauticus II
  • [b]V. Deus Nova Mobile - [i]...and a God is Born[/i] [/b]
  • 15. Animae Partus II
Style:
Progressif divin
Label:
Inside Out
Sortie:
2004
Extrait:
Bonobo_666 Publiée le : 21 Avril 2006 Consultée 512 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Bonobo_666
10/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
10/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
10/10
Des battements de cœur dans un néant absolu. Une inspiration, soudaine et profonde. Puis un cri : ‘I AM !’.
Par cette introduction quelque peu étrange et mystérieuse, vous venez de pénétrer dans l’ambitieux concept qu’est Be, oeuvre magistrale des suédois de Pain Of Salvation parue en 2004. Point d’orgue d’une carrière déjà exemplaire, cet album peut désormais servir de référence en matière de ‘concept album’ et de Metal progressif, tant il s’impose comme un standard incontournable du style. En effet, Be repousse les limites du simple concept album ; nous sommes ici à des années lumière d’une banale histoire de dragons ou d’une intrigue littéraire bâclée. Non, Be est bien plus que cela et transcende la musique pour aborder des thèmes à la limite de la métaphysique. D’une richesse et d’une complexité rare, aussi bien sur le plan musical que textuel, Be nous entraîne dans une réflexion profonde sur l’origine de soi, la signification de la Vie, la foi...

Le prologue, Animae Partus, introduit l’album par un simple battement de cœur accompagnant une longue déclaration sur l’état d’Être. Celle-ci établit alors le postulat de départ du concept : aucun Être ne se rappelle son état de non-être (celui précédant son existence) ni l’instant même de sa création (sa naissance). Or, il réside en chacun une quête viscérale qui le pousse à rechercher son origine, à savoir qui il est et d’où il vient. Ainsi, si Dieu avait existé, perdu dans son néant mais en quête de savoir, il aurait créé l’Homme à son image afin de simuler sa propre origine pour mieux la comprendre. Cette théorie est le fil directeur de l’album, et plus particulièrement du morceau Deus Nova. Celui-ci débute avec une mélodie lancinante jouée au piano et accompagnées d’orchestrations subtiles qui précédent l’arrivée de la section rythmique. Cette dernière monte alors en puissance progressivement tout au long du morceau, le texte retraçant simultanément l’évolution de la population mondiale de –10 000 ans à nos jours.
Premier ‘vrai’ morceau de l’album Imago est un titre aux sonorités tribales, voire folks (violons, flûtes...). Il traduit la quête identitaire de l’Être (créé par Dieu) au travers son environnement, son milieu, son entourage... car c’est de là, et de là seul, qu’il peut tirer une réponse concernant son origine. La voix de Daniel Gildenlöw est divine, comme à l’accoutumée. Sobrement accompagné au début du titre par une mandoline et quelques percussions, ce dernier est, par la suite, rejoint par le reste du groupe et de l’orchestre pour un morceau que l’on ressent organique et vivant, la musique se faisant captivante et les mélodies universelles et envoûtantes.
Le titre suivant, Pluvius Aestivus, est uniquement instrumental et pour le moins original. Le thème principal est assuré par un piano au phrasé et aux envolées hypnotiques, et soutenu par des instruments à cordes (violons, violoncelles, ...). Le son de pluie confère à ce titre, en apparence minimaliste, un aspect planant et subjuguant dont la tristesse et la mélancolie nous rappelle, à juste titre, l’atmosphère d’un jour d’averse. Peut-être faut-il voir dans ce morceau la symbolique du déluge originel ?
Avec ce titre se referme le premier volet de l’album, Animae Partus, consacrée à la naissance de l’Être et à sa prise de conscience.

La deuxième partie du concept, intitulée Machinassiah, traite, quant à elle, de la foi et des rapports hiérarchiques qui se développent entre un ‘Dieu’ (au sens large du terme) et ses ‘serviteurs’.
Elle s’ouvre sur le titre Lilium Cruentus évoquant la perte d’un être cher et la croyance que cela induit en une vie après la mort (et donc en Dieu). Le morceau se montre versatile, alternant passages calmes (chant voluptueux, passages orchestraux, basse ‘bluesy’...) et moments de colère et de souffrance où la voix se fait comme possédée et acerbe, le tout exhorté par une rythmique qui s’emballe (riffs de guitare incisifs et batterie martelée).
S’ensuit Nauticus, titre assez surprenant et atypique dans le milieu Metal, puisqu’il s’agit d’un Gospel ! Effet garanti, car celui-ci vous prend littéralement aux tripes et l’on ressent dans ces chants plaintifs les incantations semblables aux prières des esclaves noirs américains. Elles traduisent les appels à ‘Dieu’ et la nécessité qu’à l’Homme de croire en une puissance supérieure, espérée salvatrice...
Or, la relation établie entre un ‘créateur’ et ses ‘créations’ suppose un rapport hiérarchique entre les protagonistes (semblable à celui d’un Maître et de ses esclaves), laquelle hiérarchie peut être interchangeable : la création d’un ‘subordonné’ conduisant toujours à l’asservissement de son ‘créateur’. Cette notion est abordée sur Dea Pecuniae, le morceau étant une allégorie sur la possession et la vanité. Dans les notes du livret, Daniel Gildenlöw en donne un exemple très juste : il dénonce comment l’Homme, après avoir créé un système monétaire (l’argent) afin de simplifier le commerce entre les gens, finit par devenir lui-même une victime du système qu’il a créé ! Une telle réflexion est transposable aux notions de drogues, de médecine, de religion, de médias... et dénote ainsi toute l’étendue philosophique des concepts développés dans Be. Musicalement, Dea Pecuniae est un titre épique, découpé en 3 parties, et axé autour d’un dialogue entre deux personnages : Mrs Mediocity et Mr. Money. La basse de Kristoffer Gildenlöw, au feeling exceptionnel, confère au morceau une atmosphère groovy, et les chœurs alliés au piano y ajoutent un côté bluesy et ‘catchy’ très attrayant. L'atmosphère générale de ce titre monte crescendo en puissance, avant d’atteindre l’apothéose finale dans un enchevêtrement complexe, mais splendide, du jeu de chaque instrument !

Machinageddon, troisième chapitre du concept, commence avec Vocari Dei, titre pour le moins surprenant puisqu’il s’agit de la messagerie téléphonique de Dieu ! Il faut savoir, pour la petite histoire, que pendant quelques semaines, le groupe avait mis à la disposition de ses fans un répondeur sur lequel ils pouvaient s’adresser directement à Dieu. Le but recherché était qu’ils y expriment leurs sentiments les plus profonds : joie, angoisse, remerciements, pardon... Le résultat donne des frissons tant on ressent la sincérité au travers des extraits choisis, le tout étant sobrement, mais magnifiquement, accompagné par le groupe et l’orchestre (piano, flûte, violons, haut-bois...).
Autre moment fort de l’album, Diffidentia est un morceau véritablement schizophrénique, aussi bien dans sa structure musicale que dans son concept. L’Être s’y montre dépassé par la complexité du (ou des) processus à l’origine de son existence, égaré qu’il est dans sa quête identitaire. La réponse qu’il cherche lui devient inaccessible. Le point de vue exposé par Daniel Gildenlöw est remarquablement pertinent : il explique qu’on ne peut pas comprendre un phénomène ou un évènement dont on est une partie intégrante ; on ne peut en observer que les conséquences et ne pas en comprendre les causes dont la portée nous dépasse ("Searching yourself is like looking for the house you’re standing in ; you will not find it, it’s everywhere, it’s all you know and they are no other points of reference."). Musicalement, la versatilité des sentiments de l’Être (colère, angoisse...) se traduit par l’alternance de passages agressifs, énervés (où le chant se fait plus brut, le piano répétitif, les riffs lourds et la batterie déchaînée) et plus calmes (au moment des breaks, avec un chant plaintif et désabusé, accompagné seulement par le piano et l’orchestre).
Sur Nihil Morari le mentor du groupe suédois expose un autre concept particulièrement intéressant, à savoir la cyclicité des évènements au cours de l’histoire de l’humanité. Abstraction faite de toute superficialité, on observe ainsi toujours le même ‘pattern’ derrière les différentes civilisations qui se sont succédées. Musicalement, le morceau débute calmement, bercé au son langoureux du piano. Par la suite, il s’emballe progressivement (le rythme s’accélère, la batterie décolle, l’orchestre s’emballe et le piano devient comme fou), avec en toile de fond le texte reprenant l’augmentation extrapolée de la population mondiale au cours des années à venir (2050 – 9 104 Million people).

Quatrième et dernier volet du concept-album, Machinauticus évoque ce que Daniel Gildenlöw nomme ‘The Inevitable Destruction of the Grail’, à savoir la destruction systématique de notre environnement. Cette vision dramatique est dépeinte sur Latericius Valete, titre instrumental guidé par l’orchestre (violon, piano, haut-bois...), avec comme seul et unique texte une date et un chiffre : 2060 - 1,2 Million people. Daniel Gildenlöw traduit ici sa perception pour le moins pessimiste d’un avenir où l’homme sera devenu la victime de sa propre existence (par un mécanisme semblable au phénomène d’eutrophisation).
Le morceau suivant, Omni, est un court titre énigmatique où le thème principal est tenu par un orgue d’église. Symbolisant le baptême (visible sur l’édition DVD live de l’album), il traduit le besoin de croire et la foi inhérente à l’Homme dont la finalité est l’obtention d’une réponse quant au sens de la vie.
Cette quête identitaire touche à sa fin sur le titre Iter Impius. L’Être est parvenu au sommet : il a tout sacrifié, il est seul... mais il n’a toujours pas trouvé la réponse qu’il cherchait. Ce morceau commence aux sons de la flûte et du piano, accompagnés d’un chant absolument somptueux. Mais la rage gagne peu à peu ce chant, et la musique, en parallèle, se durcit progressivement. Il est évident que chaque membre du groupe est techniquement irréprochable : le guitariste, Johan Hallgreen, se fend d’un solo admirable, et le chanteur nous démontre ici toute l’étendue de son talent. Mais au delà de l’aspect purement ‘technique’, les musiciens font preuve d’un feeling sensationnel et hors-norme dans ce titre comme dans l’œuvre toute entière.
Dénouement final avec le morceau Martius/Nauticus où l’Être constate à la fin de sa quête qu’il est devenu Dieu à son tour (The Cycle of Divinities, autre concept exposé par Daniel Gildenlöw). Il est partout et en chaque chose. On retrouve dans ce titre le thème musical développé au début de l’album sur Imago, à la différence près que le texte est ici repris à la première personne. L’Être tire alors une conclusion de sa longue (et vaine) quête identitaire : il est inutile de passer son existence à chercher des réponses ou à comprendre les raisons d’un fait qui nous dépasse ; il faut simplement vivre ! (You might hear the only answer : ‘BE’). Le morceau se termine alors par un jeu de percussions tonitruant que ne renieraient pas les tambours du Bronx !

Epilogue de l’œuvre, Deus Nova mobile termine l’album par ces simples mots : I AM !
Et la boucle est bouclée...

Vous l’aurez compris, Be est une entité musicale à part entière qui nécessitera de très nombreuses écoutes avant de vous dévoiler toutes ses richesses et d’être appréciée à sa juste valeur : celle d’un album absolument incontournable pour tout amateur de progressif ou, de manière plus générale, de musique riche en idées et en émotions.



Bonobo

PS 1 : Une version live de l’album est également disponible au format DVD. Et elle est tout aussi indispensable que son pendant studio, le groupe ayant particulièrement soigné la mise en scène.
PS 2 : Rendez-vous sur le site Internet du groupe si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur les concepts développés dans Be et sur l’œuvre elle-même : www.painofsalvation.com/be/
Le Groupe
Pain of Salvation
Discographie chroniquée
jaquette
Scarsick - 2007
9/10 Dreamer
jaquette
12:5 - 2004
9/10 Dreamer
jaquette
Be - 2004
10/10 Bonobo_666
jaquette
Remedy Lane - 2002
9/10 Dreamer

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   Bonobo_666 10/10   Chris -
Cliff 10/10   Denis -   Doryan 9/10
Dragonman 10/10   Dreamer 10/10   DreamSlayer -
Duck -   Gounouman -   guill647 -
HeavyDragon -   La Dame à la Licorne -   ludo -
Metfan -   mitchou -   PapaDuck -
Raoul_Imolczek -   Roune -   Spirit Of Gaia -
TeRyX -   The Inner Circle -    

Commentaires

Team Heavylaw

Inscrit le 06 Mars 2007

Ma note : 10/10

La chronique est à l'image de l'album, riche et extrêmement travaillé. J'ai eu l'occasion de discuter un peu avec Daniel lors de l'interview, même si on a surtout parlé de Scarsick, on sent vraiment qu'il s'implique beaucoup dans sa recherche de concepts, de thèmes à développer et surtout de la manière de les mettre en musique.
Tout a déjà été plus ou moins dit sur ce Be, album magnifique, un des meilleurs concepts albums de la sphère métal, autant sur le fond que sur la forme. Des superbes ambiances piano au refrain stratosphérique de Iter Impius, Be est vite devenu un monument de la musique intelligente et émotionnelle comme très peu de groupes savent en faire.

J'écoute : MetallicA, Opeth, Therion, The Gathering, Evergrey, Iced Earth, Paradise Lost, Anathema, Dark Tranquility, My Dying Bride

Membre

Inscrit le 01 Mars 2007

Ma note : 10/10

Un 10 largement pour un travail aussi recherché qui a abouti sur l'un des plus grands concepts albums de tous les temps (à ranger aux côtés de Scenes from a Memory et The Dream Sequencer)! Daniel Gildenlow, en plus d'être un excellent compositeur, est probablement l'un des plus grands chanteurs du progressif actuel (avec Russell Allen), je pourrais même le comparer à Freddie Mercury, même si c'est une tout autre chose! Le concept de BE en lui même n'a rien de très original (origine de l'homme, écologie...), mais son traitement par notre bande de suédois l'est! En effet il est plutôt rare de retrouver des morceaux comme Diffidentia, Imago, Nauticus ou Dea Pecuniae sur le même album! C'est le propre de Pain Of Salvation me direz-vous que de mélanger les genres! Oui mais là je pense qu'on a atteint le summum en matière de composition: à ce titre Iter Impius se présente probalement comme le meilleur morceau de l'album, enfin ce n'est que mon avis et il risque d'évoluer au fur et à mesure que j'écoute l'album, tant il est complexe! Autre point fort de l'album: les paroles! Qu'elles soient poétiques (Iter Impius, Lilium Cruentus...), ou ironiques (Dea Pecuniae, surtout la partie Raise You Glasses, ou bien encore Diffidentia!) Et pour finir que serait un album sans musique? Car les autres membres sont aussi au sommet de l'art, avec des percussions plus qu'originales et bien placées, une basse discrète mais efficace, des guitares réglées au rasoir et enfin un piano sublime (encore une fois, Iter Impius, mais aussi Pluvius Aestivus!) Il faut aussi souligne la performance de l'orchestre, sans qui les morceaux perdraient vraiment de leur charme! Bref un grand moment de (metal?) progressif! Rendez vous samedi à Paris pour mettre le feu à l'Élysée Montmartre!
Membre

Inscrit le 23 Février 2007

Ma note : 9/10

hiouuuu je m\'étais penché sur ce groupe après avoir été scotché par certains morceaux, mais le coté prog que j\'avais trop entendu sur d\'autres m\'avait rebuté

mais là tu m\'a donné envie de replonger dedans rien que pour mieux réapprécier cet album ;)

J'écoute : Evergrey, Lacrimosa, Eluveitie, Eilera, Empyrium, Marillion, X japan, Agalloch, Lumsk, Nightwish

Team Heavylaw

Inscrit le 26 Janvier 2007

Ma note : 10/10

lol
Je viens de la relire... c'est vrai que c'est un pavé !

Et pourtant, incroyable mais vrai, il s'agit là d'une version écourtée par rapport à l'originale !!! Mais on pourrait philosopher des heures sur chaque thèmes développés sur cet album (et il sont nombreux...).

Ah, Daniel Gildenlöw doit être un homme au discours particulièrement intéressant et cultivé ! Dommmage que je soit une buse en anglais...

J'écoute : Stratovarius, Sonata Arctica, Helloween, Kamelot, Nightwish, Aftre Forever, Evergrey, Threshold, Porcupine Tree, Riverside, IQ, Marillion, ... et encore pleins d'autres :p

Team Heavylaw

Inscrit le 26 Janvier 2007

Ma note : 10/10

Puisque Duck il veut pas que je supprime le commentaire de Dragon moi je dis que cet album est d'un pur génie qu'il devient référence et qu'il largue beaucoup d'un monde au niveau conceptuel. Parce que bon il suffit de visionner le lien que bonobo met dans la chronique http://www.painofsalvation.com/be/concept.htm pour se rendre compte que celui ci a fait cours dans sa chronique car expliquer cet album n'est pas chose aisé tant il est profond. Ainsi on pourra retourner cet album dans tout les sens, faire des recherches annexes, réfléchir sur les thèmes proposés... Une durée de vie quasiment sans limite pour ce chef d'oeuvre mais difficile d'accès sans les textes qui transcende littéralement l'oeuvre pain of salvationesque.

Plusieurs pages, de mots clefs, de théories, de bibliographie vous attendent sur ce lien. C'est assez incroyable tant de réflexion et si je le trouve génial cet album c'est sans doute aussi beaucoup pour ça.

Alors non ce n'est pas un pavé, notre bonne bouille a du visiblement se brider pour être aussi synthétique, on pourrais écrire plusieurs livres sur cet album je crois...

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Team Heavylaw

Inscrit le 25 Janvier 2007

Ma note : 10/10

Dans le genre commentaire utile... je me demande si cette chro n'est pas la plus longue du site... il faudra faire une photo finish avec Chameleon d'Helloween... Ce Bonobo, quel maître en la matière du pavé ;)

J'écoute : Rhapsody, Skylark, Edguy, Dies Ire

Team Heavylaw

Inscrit le 21 Janvier 2007

Ma note : 10/10

Pure génie, je viens de regarder l'album joué en live. Une réussite au niveau musical comme au niveau de la mise en scène c'est tout simplement fabuleux.
En effet, le piano ferait pleurer dans Pluvius... La scène est aménagée avec un pett bassin d'eau devant, il ya des changements de costume, quelque petits montages videos, un orchestre et des musiciens de talent.
Daniel Gildenlow est allucinant ce gars sait aussi bien chanter que faire de la guitare, du clavier ou des percussions. Moi je dis messieur. Cet album je crois qu'il mérite d'être placé dans mes préférés à côté d'un Scenes From a Memory. Conceptuellement parfait, musicalement je ne sais pas mais c'est déjà assez incroyable. Mais il faut savoir que PoS s'apprécie avec les paroles sinon c'est difficile de rentrer dedans. Les paroles nous éclaire sur la mise en scène et la musique. L'ensemble est formidable même si bon c'est du prog difficile d'accès.

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Team Heavylaw

Inscrit le 16 Janvier 2007

Ma note : 9/10

Cet album m'a presque tiré la larme à l'oeil. Un album envoutant, complexe, dont l'ambiance nous prend aux tripes. Même si l'adaptation à cet album, unique, est difficile, perseverez car les mélodies en valent la chandelle.
Coup de coeur à Pluvius Aestivus qui du long de ces 5 minutes de piano (et toujours la même melodie) nous transporte et nous fait frissoner (même nous les durs métalleux, je vous assure.

Une rare beauté qu'est cet album.

J'écoute : Sonata Arctica, Symphony X, Dream Theater, Kamelot...

Team Heavylaw

Inscrit le 06 Décembre 2006

Ma note : 10/10

Voila une chronique aussi longue que l'album est travaillé. Bien joué bonobouille tu es parvenu à résumer l'énorme travail de gildenlow pour créer ce concept album. Le suédois à l'air d'avoir bouquiner un max vu la bibliographie et webographie en lien en fin de chronique. Donc un concept élaboré pour une musique originale, inventive et en je dirais meme plus pain of salvationesque qui ne plaira donc pas à tout le monde. Et oui on ne domine pas la bête facilement et il faut savoir que le progressif est avant toute chose une musique qui s'écoute plus qu'elle ne s'entend. Si on n'y prete pas totalement attention il est difficile de se l'approprier dans son entièreté. Mais certains passage sont tellement énorme qu'il n'échappera pas aux oreilles des moins attentifs que ce soit le passage folky en début et fin d'album Give me all the forest, give all the tree, give me all the tree.
Mais encore la chanson qui en début d'album que bonobo a proposé comme hypothèse qu'elle représentait le déluge et bien oui déluge de note puisque le piano s'y donne à coeur joie et si l'on observe attentivement le début il s'annonce comme une pluie qui arrive, lente puis les gouttes d'eau commencent à se faire plus nombreuses et plus rapides glissant avec majesté dans nos oreilles. L'avant dernière chanson qui sonne le glas de la planète ne laissera pas non lpus indifférent par son coté épique et tragique.

Pain of salvation = emotion = Technique = Plein de piano = J'adore = unique

Tout simplement incroyable et A Ecouter pour les proggeux .Les suédois me touche au coeur par une démarche artistique que j'ai souvent songer mettre au point un jour celui de lier des recherches dans des livres sur des sujets comme la philosophie, les moeurs et coutumes... Les sciences humaines quoi... Et les présenter dans un écrin musical esthétique transcendant l'aspect littéraire par une grace artistique. Chapeau.

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Membre

Inscrit le 07 Octobre 2006

Ma note : 9/10

Ouch, la mode semble être aux concepts de plus en plus fouillés et complexes...et je ne peux m'empêcher de penser que ce sont soit des grands malades soit des génies !
Be est tout simplement un truc de dingue, de ouf barjo avec un trip philosophique, métaphisique, psychotique?
Il faut écouter cet album attentivement et plusieur fois pour en dégager toutes les subtilités.

J'écoute : Rhapsody, Symphony X, Sonata Arctica, Dream Theater, Beyond Twilight ... et bien d'autres

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