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Opeth - Morningrise
jaquette
  • 1. Advent
  • 2. The Night And The Silent Water
  • 3. Nectar
  • 4. Black Rose Immortal
  • 5. To Bid You Farewell
Style:
Death mélodico acoustique
Label:
Candlelight
Sortie:
1996
Extrait:
Cliff Publiée le : 20 Mai 2006 Consultée 407 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Cliff
8/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
En un seul album, Opeth a déjà prouvé beaucoup de choses, entre autres son talent de composition et son sens presque inné de la mélodie, mais le chemin apparaît encore long pour s’installer durablement sur la scène métal. Orchid, ovni musical entre death mélodique, influences black et inspirations plus atmosphériques, a déjà fait son petit effet en 1995, et c’est un an plus tard que les suédois entreprennent de lui assurer une descendance, et qu’ils nommeront sobrement Morningrise.

Sobriété, voire même minimalisme, étaient les maîtres mots lorsqu’il s’agissait de décrire la pochette de Orchid. Avec Morningrise, la recherche esthétique est plus d’actualité, la cover nous dévoile une photographie à la fois captivante et oppressante, comme figée dans le temps et dans l’eau stagnante du lac. Le noir et le blanc contrastent, et contribuent déjà à l’atmosphère lourde de la musique du groupe. Autre indication de taille, l’album contient seulement 5 titres pour plus d’une heure de musique.

Avec toutes les chansons qui dépassent les 10 minutes (dont Black Rose Immortal qui dépasse elle 20 minutes), Opeth ne joue pas la facilité et la lisibilité de sa musique de manière générale, Morningrise comme son prédécesseur d’ailleurs demande une attention toute particulière et une multiplicité d’écoutes pour distinguer tous les contours, tous les versants de l’album. Ici réside probablement la première faiblesse de l’album, à savoir cette opacité pour les non initiés. La seconde faiblesse de l’album vient du son : sur Orchid, le son sans être transcendant, assurait une écoute de qualité et permettait de saisir sans avoir à tendre l’oreille les subtilités qui fourmillent dans tous les coins et recoins de la musique. Sur Morningrise, le constat est moins bon, surtout sur les parties métal. En effet, le son devient brouillon dès que la distorsion se met à l’œuvre, les riffs perdent considérablement en puissance et en profondeur, le vocal lui aussi en souffre.

Mais comme un contre-pied habile, dont Opeth a le secret, ce sont les parties acoustiques qui sont à l’honneur sur Morningrise. On en avait déjà eu quelques exemples probants sur Orchid, mais les suédois passent à la vitesse supérieure. Les alternances, l’essence même de leur musique, se font plus fréquentes et plus profondes, accompagnées du vocal clair qui devient lui aussi plus saisissant. La guitare acoustique prend donc toute sa dimension, éclairant les titres les uns après les autres de sa tristesse et de sa mélancolie. Le plus bel exemple que l’on puisse trouver pour illustrer cela se trouve sur Black Rose Immortal, chanson pivot de l’album : l’interlude acoustique au milieu du titre est réellement magique, totalement hors du temps et de l’espace.

Mais globalement, c’est l’ensemble de Morningrise qui fait honneur à l’acoustique, finesse qui fait un contre poids idéal aux riffs venimeux, toujours gorgés de ces mélodies d’une richesse incroyable. Les ambiances, plus travaillées, nous entraînent plus facilement dans l’univers si particulier et si esthétique des suédois : par rapport à Orchid, on se sent plus bercé par la musique, les atmosphères deviennent plus sombres, plus oppressantes, répondant parfaitement à la symbolique de la cover (The Night And The Silent Water est un modèle du genre).

Un album qui fait au final preuve d’une plus grande maturité par rapport à son prédécesseur, Orchid. Les temps morts sont quasiment inexistants, et ce malgré le format long des morceaux, les compositions sont mieux équilibrées entre acoustique et électrique, les ambiances de manière générale sont plus prenantes, oppressantes, et nous aspirent véritablement dans le monde des suédois. Certains faiblesses restent cependant d’actualité, comme le son qui se dégrade sur les parties métal, les parties vocales encore mal mises en valeur et la longueur des morceaux, leur complexité qui peut dissuader certains d’aller au bout de l’aventure. Mais voilà, malgré cela, Morningrise fait encore étalage du talent immense de Opeth, tant au niveau de la technique qu’au niveau de la composition. Les parties acoustiques mises en valeur sur cet album nous permettent d’entrevoir un autre aspect du prisme musical édifié par les suédois. Une nouvelle étape est franchie, l’aube se lève sur la carrière de Opeth.
Le Groupe
Opeth
Discographie chroniquée
jaquette
Watershed - 2008
9/10 Cliff
jaquette
Ghost Reveries - 2005
7/10 Cliff
jaquette
Damnation - 2003
10/10 Cliff
jaquette
Deliverance - 2002
9/10 Cliff
jaquette
Blackwater Park - 2001
10/10 Gounouman
jaquette
Still Life - 1999
7/10 Cliff
jaquette
My Arms, Your Hearse - 1997
6/10 Gounouman
jaquette
Morningrise - 1996
8/10 Cliff
jaquette
Orchid - 1995
8/10 Cliff

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   aerendil -   AlexFullHD -
Balýn -   Bonobo_666 -   Chris -
Cliff 8/10   Cyric -   darkpoupou -
Denis -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   Gounouman 8/10
guill647 -   idrisanara -   ludo -
mammuth -   Maxwell -   metalorion -
Nola -   PapaDuck -   Quetzalcoalt -
Roune -   Spade -   Spirit Of Gaïa -
TeRyX -   The Inner Circle -   wanderer -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 8/10

Certainement l'album le moins accessible d'Opeth, d'une part à cause de la production médiocre et d'autre part à cause de la longueur moyenne des morceaux qui demande beaucoup d'écoutes pour les assimiler. Néamoins Morningrise contient son lot de perles, et certains riffs purement jouissifs (la fin de The Night And The Silent Water et le milieu de Black Rose Immortal en particulier). To Bid You Farewell est une accoustique quasi instrumentale comme on en entend trop peu.

Le 24 Mai 2007

J'écoute : Anathema, Antimatter, Daylight Dies, Dream Theater, Edguy, Epica, Evanescence, The Gathering, Hammerfall, Iced Earth, Iron Maiden, MetallicA, Opeth, Porcupine Tree, Riverside, Saturnus, Scorpions, Sonata Arctica, Stratovarius, Swallow The Sun, Symphony X,, Within Temptation, .....

Membre
Seb

avatar

Ma note : 8/10

Il y a quelques semaine, je disais que n'aimais pas Opeth (voir mon com sur "ghost reveries"). Peut-être n'avais-je pas choisi le bon album. Mais apparemment j'ai enfin réussi à pénétrer dans l'univers mystérieux d'Opeth. Suivant les conseils avisés de Flore xD, je me procure la chanson "black rose immortal", puis l'album comlpet car j'ai bien accroché. Cet album est magnifique. Technique, il alterne passages acoustiques et électriques, la transition entre les deux est souvent brutale (on ne s'y attend pas vraiment), et malgré la longueur des morceaux et les nombreux changements de rythme, l'ensemble garde une parfaite cohésion. Les morceaux s'enchainent sans qu'on ne s'en rende compte, car on se retrouve plongé dans un autre univers. Mention spéciale au morceau "black rose immortal" qui est magistral en tout point : 20 minutes de bonheur sonore; là ou certains groupes auraient fait cinq chanson, opeth rassemble ses idées sur une seule et même piste, et le résultat est incroyablement bon.
Un dernier mot sur l'artwork, à la fois envoutant et mystérieux, à l'image de ce disque.
Cet album serait encore mieux si la production se révélait à la hauteur.

Le 29 Mai 2006

J'écoute : Beaucoup trop

Membre

Ma note : 10/10

Si on en croit la chronique de Cliff et le commentaire de Gounouman, Orchid s'imposait déja comme un bel album d'extreme progressif, et montrait les qualités indéniables des membres d'Opeth.

Moriningrise est un deuxième album beaucou plus fin, mais aussi beaucoup plus hermétique. C'est sûr qu'avec 5 compositions de plus de 10 minutes chacune, ce n'est pas le genre de chose qu'on écoute à la va-vite, limite si l'on ne doit pas planifier l'écoute sur son agenda xD

Plus sérieusement, ce CD est une véritable perle de prog metal, contennant de multiples alternances accoustique/électrique qui font le charme du groupe. Avec des morceaux comme Nectar et Advent qui proposent du metal péchu et complexe, on ne voit pas le temps passer. Mais la perle de cet album reste décidémment pour ma part la cultisssime Black Rose Immortal, qui de haut de ses 20 minutes, alterne breaks accoustiques, solos endiablés et rhytmiques d'acier. J'ai moins accroché sur The Night and the Silent Water que toi Gounouman, mais bon il en faut pour tous les goûts ! Pour finir, on notera tout de même un bel effort sur to Bid You Farewell, une ballade qui n'arrive certes pas à la cheville que de ce qui se fera plus tard sur Damnation, mais qui ne lasse pas malgré ses 11 minutes, ça s'appelle le talent je crois !

Somme toute, merci Opeth pour ce deuxième opus qui restera à jamais un monument du metal progressif, à classer aux côtés de Dream Theater et consorts.

Le 21 Mai 2006

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Cet album est magnifique, il s'élève au dessus de son déjà gloriex prédescesseur tout en exploitant un registre assez proche. Curieusement, l'album paraît plus dépouillé, mais pas plus évident pour autant. Au contraire, Opeth commence doucement à s'inscrire dans une veine plus progressive, j'en veux pour preuve le très beau mais un poil long tout de même "Black rose immortal". Cet album dévoile toujours autant d'ambiances magiques, et le groupe signe son premier morceau entièrement en chant clair, la très belle ballade "To bid you farewell".

Autres éléments positifs, une basse mieux mise en valeur et un morceau qui restera parmis mes préférés du groupe, le subtil et grandiose : "The night and the silent water", ses passages acoustiques terriblement ennivrants et ses riffs de fin qui donnent des frissons.

Un grand album donc, mais le meileur est à venir...

"The silent water still so daaaaaarkk...."

Le 20 Mai 2006

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Kiss, Saturnus, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, While Heaven Wept, Angra, Nightwish, Arkona, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

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