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Uaral - Sounds Of Pain
jaquette
  • 1:. Lost
  • 2:. Surrendered To The Decadence
  • 3:. Eternal Beauty Of The Trees
  • 4:. Sounds Of Pain...
  • 5:. Niche
  • 6:. Depresion
  • 7:. La Vaga Esperanza De Ser
  • 8:. Uaral
Style:
Doom / Folk Metal
Label:
Lost Horizon Records
Sortie:
2004
Extrait:
Gounouman Publiée le : 04 Janvier 2007 Consultée 354 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Gounouman
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
Sur cette terre sempiternellement désolée, la pluie s’abat, comme chaque jour, depuis si longtemps… C’est une bruine, sale et sombre, qui refroidit tout, les coeurs comme les corps… Ce lieu est désert, empreint d’une noire solitude… Et la nuit tombe ; depuis combien de temps n’est plus apparu le soleil ? Tout est vide, triste… Les rares passants ne s’attardent pas en ce lieu si morne et repoussant…Tous sont autant de fantômes, irréelles silhouettes, émanations improbables à l’image de leur décor de désespoir.

Soudain, une corne, comme un appel, résonne… Et lui répond le plus effrayant des cris, à vous glacer le sang, une lente supplique sortant de la gorge décharnée d’un être ne sachant plus comment donner corps à l’ampleur de sa peine… Ainsi se compose « Lost », horrifique introduction de ce dépressif mais magnifique album.


Uaral est un groupe de doom Metal folklorique qui nous vient tout droit du Chili. Plutôt original non ? Et ce « Sounds of pain », faisant suite à l’EP « Laments », constitue son premier album. Formé en 1996, ce mystérieux duo tente de faire de ses mélodies de lentes descentes vers des abysses de souffrance et de mélancolie. Cet album, longue lamentation, correspond donc tout à fait à son titre.

Mais ne vous attendez pas à quelque chose de trop extrême pour autant !! Bien sûr, Caudal, le chanteur, pousse vraiment très loin le concept (allant jusqu’à pleurer tout au long de la dernière piste, la très déplaisante « Uaral », immonde), mais les mélodies sont parfois d’une douceur enchanteresse et des plus reposantes, magnifiques comme l’on en entend bien rarement. La production de l’album est excellente, l’acoustique dégage beaucoup de chaleur et d’émotion, de même que le piano, dont le son cristallin vous emportera comme dans un rêve.
C’est Aciago, compositeur de talent et incroyable multi instrumentiste qui s’en charge avec brio, comme de tout le reste des instruments.

Oui, cet album est bien plus acoustique qu’électrique. Les magnifiques « Surrendered to the decadence » et « Niche », par exemple, ne sont quasiment composées que de guitare acoustique et de flûte. Pour cette dernière, on pourrait parfois penser à un air traditionnel sud américain. Avec ces quelques notes et cette ambiance épurée, on se retrouve aussitôt transporté au fin fond de la Cordillère des Andes, avec un panorama des plus grandioses s’offrant à vos yeux ébahis, s’étendant à perte de vue…

Les claviers sont rarement présents dans l’album mais sont également du meilleur effet. Sur la fin de « Niche », le clavier couplé à la batterie et à la guitare permet une remontée du tempo salutaire et offre un final agréable et léger qui coupe bien avec la lenteur de l’ensemble. Sur « Eternal beauty of trees » et « Depression », il crée des envolées d’une splendeur telle qu’on les croirait issus du « A sombre dance » d’Estatic Fear. « Depression » est d’ailleurs probablement le meilleur morceau de l’opus. Cette introduction pianisée suivie par cette montée électrique est de toute beauté et vous file le grand frisson. Impossible d’y rester insensible. Même si la seconde partie du morceau est vraiment étrange, avec cette guitare acoustique surplombée par ses grognements des plus gutturaux, le rendu reste très bon. On aurait quand même espéré une conclusion différente que cette suite malsaine et pesante de raclements de gorges.


Les guitares électriques et percussions ne viennent donc que rarement troubler la sombre quiétude de cette œuvre, mais lorsqu’elles interviennent, les moments d’intensité et la force de l’expression des sentiments s’en trouve décuplées. Comme sur la superbe « Sounds of pain » qui se digère comme un rien malgré ses vingt minutes. Et pourtant je n’aime pas les titres aussi longs. Mais là, le morceau se divise en plusieurs parties et passe ainsi très bien ! Il possède d’ailleurs un final des plus touchants ! Sanglot lugubre du piano, retour de la puissance de l’électrique…Quel bonheur d’écoute !


Pour conclure cette trop longue chronique, je vais vous parler du dilemme qui fut le mien pour traiter cet album ; comment noter une telle œuvre ? Le chant en étant clairement le point faible. Clair, il peut aussi bien agacer que séduire. Mais il lui arrive d’être aussi bien black (en général, cela rend pas mal) que death (ce qui ne convient pas vraiment aux ambiances folkloriques de l’opus). Cet élément ainsi que la piste conclusive seront responsables des points retirés à cet opus.


En fait, c’est simple : abordez cet opus comme un album conventionnel qui se digère en une seule fois, et vous trouverez, comme moi à la première écoute, que voilà une horrible daube qui ne vaut même pas 5 centimes. Si vous restez de marbre face au concept, peut-être n’aimerez vous pas cet opus non plus. Mais si vous parvenez à découvrir le portail de ce magnifique jardin, vous y vivrez des émotions d’une intensité rare. Un album des plus touchants, des plus sincères, des plus troublants, des plus originaux et des plus émotifs que j’ai jamais entendu, ça c’est certain. Alors 2/10, 5/10, 10/10 ?? A vous de voir, mais ne ratez pas cette incroyable expérience.


Gounouman
Le Groupe
Uaral
Discographie chroniquée
jaquette
Sounds Of Pain - 2004
7/10 Gounouman

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   Bonobo_666 -   Chris -
Cliff -   Denis -   Doryan -
Dragonman -   Dreamer -   DreamSlayer -
Duck -   Gounouman 9/10   guill647 -
HeavyDragon -   La Dame à la Licorne -   ludo -
Metfan -   mitchou -   PapaDuck -
Raoul_Imolczek -   Roune -   Spirit Of Gaia -
TeRyX -   The Inner Circle -    

Commentaires

Team Heavylaw

Inscrit le 08 Août 2008

Ma note : 9/10

Au final, cet album n'est toujours pas sorti de ma playlist, je peux sans problème l'écouter en boucle. La vérité, c'est qu'il a sur moi un véritable effet cathartique. Dès que je me sens triste ou seul, je me le repasse, et aussitôt que le voyage commence, la magie me prend. J'écoute alors, distraitement, et je me laisse bercer par la douceur des instruments, tandis que Caudal se charge de pleurer et d'hurler pour moi.

La musique est vraiment incroyablement belle, dépouillée, mais tellement subtile… Et ce chant si violent, je m'y suis habitué, il fait toute la force et l’aspect unique du groupe ! Pour peu que j'écoute Uaral avec quelqu'un de peu sensible au genre, je vais aisément prendre du recul, et me moquer de la démarche extrême des deux chiliens. Mais dès que je me retrouve seul avec ce chef d’oeuvre, les critiques s'envolent, je me noie dans ce son si pur... Un régal, qui parvient toujours à me faire sentir mieux après l'écoute, et notamment le morceau "La Vaga Esperanza Del Ser"... Quoique chaque morceau au final me touche autant, impossible de n’en choisir qu’un, tous auront été mes préférés !

Même la dernière piste, d’un désespoir abyssal, a fini par trouver grâce à mes yeux. C’est l’achèvement d’un concept honnête et bouleversant…

Peut-être un jour réécrirais-je cette chronique, un album aussi sublime avec un si maigre 7... En attendant, si je veux être purement honnête avec moi-même, je me dois, par le biais de ce commentaire, de remonter la note, histoire de mieux rendre justice à ce superbe travail, de laisser parler mon coeur, et de vous inviter à tenter l'expérience Uaral.

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, Kiss, Angra, Nightwish, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

Membre

Inscrit le 25 Juillet 2007

Ma note : 8/10

Je pense que le fait que le chant rebute pas mal de gens vient du fait que ceux si n'ont jamais navigué dans les eaux plus que troubles du Funeral Doom... Si c'était le cas, ce growl profond vous choquerait sans doute bien moins, et personnellement, je trouve ce chant parfaitement adapté (et maitrisé) à la mélancolie sans espoir porté par Uaral au travers de ce Sounds Of Pain. Et que dire des arrangements qui accompagnent ce flot de douleur ? Elles sont légères, bien placé, souvent acoustiques et font que l'album ne se perds pas dans la noirceur abyssale du Funeral Doom, et laisse apparaitre quelques notes plus gaies dans ce monde de tristesse. Mention spéciale à "Eternal Beauty Of Tree" pour sa composition, avec un petit bémol cependant pour la première et la dernière piste, dispensables... et a Sounds Of Pain (la chanson) qui parait un peu décousue pour une chanson fleuve.Un album magnifique en tout points sinon ! lml

J'écoute : Anathema , Saturnus, My Dying Bride, Dead Can Dance, Naked City, Nile, The Old Dead Tree, Mago de Oz, Opeth, Children Of Bodom, Pink Floyd, Misanthrope, Estatic Fear, Theatre Of Tragedy, Elvenking, ....

Membre

Inscrit le 24 Juillet 2007

Ma note : 7/10

Gounou, je te félicite, les descriptions sont superbes ! C'est dommage que je n'ai point connu ce groupe plus tôt, j'ai plus qu'à trouver l'album... de chiliens, par contre, je connaissais ceux de Mar De Grises; rien à voir avec ce que j'ai pu entendre de Uaral, même si on reste dans le doom.

Ah oui, au fait : vu qu'on est obligé de mettre une note, celle que j'ai attribué n'est qu'en rapport avec les titres que je connais.

J'écoute : Opeth, Evoken, Estatic Fear, Shape Of Despair, Emperor, Deinonychus, Summoning, While Heaven Wept, My Dying Bride, Children, Hypocrisy, ...

Membre

Inscrit le 26 Mai 2007

Ma note : 5/10



Leurs chagrins résonnent dans les cavernes, leurs larmes sont des rivières sans fin. notre tristesse s'envole tel des notes de guitare,une oreille attentive est là pour écouter et comprendre les émotions que UARAL dégage.



J'écoute : BATTLELORE pour leurs musiques heroic fantastique AHHH la voix de TOMI et de KAISA ensemble !! EToS ( merci Teryx) :-) Epica, Within Temptation, EDGUY pour l'humour de Tobias sans fin, Cruachan avec leurs superbes influences celtes, Angra ( super concert à Paris) Empyrium: des pures émotions en musique KISS pour leurs texte très subtils !! Krypteria pour l'énergie qu'elle me donne ; AMORPHIS, MENHIR, PRIMORDIAL, AGALLOCH, Daylight dies...et pleins d'autres...lml

Membre

Inscrit le 03 Mars 2007

Ma note : 7/10

Alors comment dire: voila j'ai écouté cet album deux fois, et j'ai encore du mal a me décider, a emettre un avis final sur ce groupe (j'hesite toujours entre 6 et 7 concernant la notation): l'ensemble est bon, les passages de guitare acoustique sont prenants par les images qu'ils évoquent (Surrendered to the decadence est par ex tres belle).
Il est indéniable que l'émotion est au rendez-vous: Depression est magnifique et comme l'a précisé si justement Gounouman, on songe en l'écoutant à Estatic Fear (et dieu sait que c'est un compliment!!!! (en tout cas pour ma part)
La ou ca se complique et qui ternit considerablement l'album et m'empeche vraiment d'apprecier à sa juste valeur Uaral, c'est le chant (clair ou death , il reste insuffisant et peu adapté!) et ces especes de grognements qui sont a la longue fatiguants à l'oreille et désagreables!!
Donc un album certes touchant, original, mais insuffisant pour me conquérir reellement...

J'écoute : Anathema, , Agalloch,Empyrium, Samael, the Gathering, Draconian,Sonata Arctica...

Membre

Inscrit le 04 Janvier 2007

Ma note : 5/10

ça pourrait être sympa, mais le chant est un très gros problème. Soit clair et faux, soit un espèce de grognement immonde...

Il y a des morceaux qui passent, comme "Surrendered to the Decadence" ou "Niche" mais il y a aussi des titres ignobles style "Eternal Beauty of Trees" et "Uaral".

C'est très très moyen Uaral....

J'écoute : y'en a trop pour les citer

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