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Ayreon - The Dream Sequencer
jaquette
  • 1. The Dream Sequencer
  • 2. My House on Mars
  • 3. 2084
  • 4. One Small Step
  • 5. The Shooting Company of Captain Frans B Cocq
  • 6. Dragon on the Sea
  • 7. Temple of the Cat
  • 8. Carried by the Wind
  • 9. And the Druids Turned to Stone
  • 10. The First Man on Earth
  • 11. The Dream Sequencer Reprise
Style:
Prog Atmo Opera
Label:
Inside Out Music
Sortie:
2000
Dreamer Publiée le : 26 Janvier 2007 Consultée 2969 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Dreamer
10/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
10/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
Un quatrième Opéra d’Arjen Lucassen ça vous tente et bien montez à bord de la navette spatiale Ayreon je vous emmène visiter le cosmos. A l’aube d’un nouvel album d’Ayreon en 2000 on se souvient encore du voyage illuminé d’Into The Electric Castle qui avait subjugué la critique. Inutile de dire que la tension était à son comble aussi bien du côté des fans que du compositeur qui se demandait bien comment il allait reproduire la magie de Into The Electric Castle. « Reproduire », cela il n’en était pas vraiment question. Il s’agissait plus de le faire différemment ; le hollandais rejoignait par cette réflexion un certain Johan Hallgren (Pain of Salvation) qui considère qu’il n’y a pas de différence de niveau entre les albums ; ils sont simplement différents.

Alors cela semble aller bien à l’encontre de ce que le papaduck disait : « THE DREAM SEQUENCER reprend les mêmes ingrédients que THE ELECTRIC CASTLE, même couleur ». Et oui, je ne suis pas d’accord je m’arrêterai à « mêmes ingrédients », et oui le talent et tout simplement le talent. Bien sûr on continue d’avoir le côté planant du précédent opus mais cela puissance 10 au détriment des parties heavy car ce que propose Arjen Lucassen avec les deux cds qui forment Universal Migrator c’est de disséquer la musique d’Ayreon en un album atmosphérique et un plus heavy, avec toujours des influences progressives.

The Dream Sequencer s’adresse donc, à la base, aux fans des ambiances atmosphériques et de la mélodie sous ses aspects les plus doux et sensibles. L’album et son concept semblent rodés et peaufinés à merveille. Le Dream Sequencer est une machine qui génère des rêves, et est en même temps une sorte de machine à voyager dans le temps. Le personnage principal s’y connecte dans l’intro. Et là c’est l’immersion musicale, un véritable voyage attend celui qui comme moi prendra son temps, assis sur son lit devant le livret de ce Dream Sequencer afin de pénétrer totalement ce monde.
Dès lors, ce qui nous attend c’est un voyage psychique aux confins des astres, de la planète terre, du temps. Notre personnage reviendra sur des épisodes de sa vie et de ses vies précédentes (le charme de la réincarnation).

Le voyage commence là où tout se finit pour l’humanité et se termine paradoxalement où tout commence, avec le premier homme. La planète terre est devenue invivable comme le ménestrel Ayreon l’avait prédit dans The Final Experiment et le personnage principal vit avec sa sœur, seuls, sur Mars.
On glisse donc d’ambiances très électroniques au début, qui correspondent à la fois à un monde mécanisé, froid et sans vie, à la tristesse de l’existence et à la noirceur de l’espace, vers un final plus joyeux où s’est généralisée l’utilisation de la guitare acoustique à la rythmique qui renvoie à une existence proche de la nature, libérée de toute pollution ou des altérations majeures que l’homme peut avoir sur l’environnement.

Vous l’aurez compris la musique et le concept sont interdépendants et fusionnent parfaitement. L’ambiance planante est créée à l’aide de nappes électroniques et des effets (phaser, wah, delay) permettant d’amortir les attaques sur les cordes des intruments rythmiques. La batterie est donc très effacée lorsqu’elle est présente.
Sir Arjen a donc en quelque sorte épuré sa musique des éléments heavy et a gardé le son de la guitare électrique pour les mélodies qui sont lentes et pleines de feeling. Mais là encore la guitare reste proche des sonorités clean. L’ensemble semble lisse, les sons sont continus, on a véritablement l’impression de planer comme en apesanteur ou dans un rêve.

My House On Mars bénéficie d’une ambiance quasi fantomatique et de la voix du chanteur du groupe Tiamat, Johan Elund qui y contribue sans mal avec son timbre grave et profond. L’ambiance et les paroles sont à la limite du dépressif, l’ambiance sinistre n’a d’égal que le relief dévitalisé de Mars. Le discours formulé par cet enfant abandonné est animé d’émotions aussi tristes que son environnement. Solitude, désespoir puis résignation émanent de la bouche de cet enfant dont les rêves se désagrègent à force des longues heures passées sur cette planète.
Cette chanson se construit donc sur un paradoxe : deux être-vivants sur une planète morte. Inutile de vous dire que Johan et Floor Jansen m’auront mis la larme à l’œil avec cette chanson.

Les ambiances sont à chaque fois en phase avec les textes. En effet, des sirènes annoncent l’apocalyptique 2084 ; on revivra la mélancolie et la magie de l’enfance grâce à la guitare acoustique de One Small Step et le feeling que ses notes électriques dégagent. On nous suggère du rêve les enfants, il ne tient qu’à vous de le saisir. On retrouve cela dans The Shooting Company Of Captain Frans B. Cocq où la grammaire Lucassennienne conjugue musicalement la gloire de la Hollande au XVIIème siècle, dû à l’essor de son commerce, à la fierté et l’émotion qui émanent de la toile de Rembrandt qui dans cette chanson peint un noble et ses gens. J’en veux pour preuve les bends plein de sensibilité à la guitare électrique, la légèreté avec laquelle glisse le médiator sur les cordes de l’acoustique, les discrets ahaha masculins, les violons et la basse.
Dragon On The Sea sera renforcée par une frappe lourde semblant donner la cadence aux rameurs des navires envoyés par la reine Elisabeth, encore une fois l’acoustique fait le charme d’une chanson. A quelle poésie, on voit de là les navires voguant avec légèreté.

C’est ainsi que les éléments électroniques voient leur décadence s’affirmer. A partir de ce moment-là les thèmes abordés sont tous relativement magiques, religieux, ou pseudo-imaginaires. Et oui, il est bien difficile de se faire une idée du premier homme sur terre. Les thèmes sont donc beaucoup plus enjoués, la mélodie prime quoiqu’il en soit. De la béatitude et de la sérénité se dégagent de Temple Of The Cat, un parfum aux relents médiévaux imprègnent Carried By The Wind, du mystère, du merveilleux nous traversent à l’écoute de And The Druids Turn To Stone. Pour finir, une véritable sensation de bien-être emplira votre corps à l’écoute de First Man On Earth qui se veut l’antithèse d’un My House On Mars.

Enfin bref, je me sens obligé de parler des chanteurs quand même et de signaler leur performance. Johan Edluind apporte sa pierre à l’édifice et m’aura fait pleurer par son interprétation de My House On Mars plus que magistrale.
Lana Lane est impressionnante sur 2084 par sa capacité à alterner puissance et douceur. Elle transcendera d’un chant étincelant d’espoir et de fierté l’aspect tragique de Dragons On The Sea.
Edward Reekers est lui aussi déstabilisant sur One Small Step par la dose de sensibilité qu’il confère aux couplets, le bougre parviendra même à nous émouvoir. Je mentionnerai aussi Arjen Lucassen sur Carried By The Wind qui nous fait revivre la magie d’un [i]Amazing Flight ou de The Final Experiment.
Neal Morse impressionne également avec The First Man On Earth, ce dernier fait corps avec l’ambiance pour un résultat unique, imparable et irréprochable.

Mais je crois que la palme doit revenir à Damian Wilson sur And The Druids Turn To Stone. Damian y est impérial, aussi bien dans les parties à caractère sensible que grandiose. De cet homme se dégage un charisme, une puissance… Tout simplement énorme.
Si j’estime que Jacqueline Govaert est en-dessous, cela n’entache pas la qualité de l’album parce qu’elle reste plus que convaincante dans son interprétation de Temple Of The Cat. Mouse incarnera lui aussi avec talent le personnage d’origine noble qui pose fièrement devant Rembrandt. Sa voix sera déformée par quelques effets, mais le tout reste quoiqu’il en soit jouissif.

Alors toi qui n’as pas eu le courage de lire ma chronique jusqu’au bout, sache que cet album est une référence. Aussi bien abouti conceptuellement qu’instrumentalement et vocalement. The Dream Sequencer nous présente un visage épuré de ses traits les plus heavy et ce afin de mieux mettre en valeur les mélodies et le travail des ambiances.
Alors je dis oui et encore oui, cet album a égalé son prédécesseur et l’a même distancé. The Dream Sequencer est donc une réussite en tout point… irréprochable… Que les amateurs de grosses guitares passent leur chemin et se dirigent vers The Flight Of The Migrator.
Prêtez-vous à l’immersion Dream Sequencer.

Dreamer


Le Groupe
Ayreon
Discographie chroniquée
jaquette
01011001 - 2008
9/10 Dreamer
jaquette
The Human Equation - 2004
8/10 Duck
jaquette
Flight Of The Migrator - 2000
8/10 Dreamer
jaquette
The Dream Sequencer - 2000
10/10 Dreamer
jaquette
Into The Electric Castle - 1998
10/10 Dreamer
jaquette
Actual Fantasy - 1996
8/10 Dreamer
jaquette
The Final Experiment - 1995
8/10 Dreamer

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck 10/10   Rom -   Silvergm 10/10
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

Ah Ah! Après la lecture de la chro de notre valeureux Dreamer sur Electric Castle, j’avais réussi à caser quatre fois « The Dream Sequencer » dans mon com sur… Electric Castle. Si ça, c’est pas être taquin…
Et je réalise à mon tour que je n’avais pas laissé de com sur The Dream Sequencer… Un comble.
Ce sera court: C’est un chef d’œuvre. L’album que j’emporterais sur une île déserte si je ne pouvais en emmener qu’un.
En vrai, j’hésiterais quand même un peu avec le Ambeon…

Le 01 Novembre 2010

Membre

Ma note : 9/10

[center]Ayreon "The Dream Sequencer"

Un album très réussis pour les amoureux de Rock Progressive (si je peux me permettre, aux amoureux de musiques « SPACE » ) !! Il risque de pas plaire aux personnes qui s’attend à du gros metal bourrin !!!
En écoutant cet album, c'est surtout le premier morceau « The Dream Sequencer » fait beaucoup a pensé a Pink Floyd en particulier le titre « Welcome To The Machine » de l’album Wish You Were Here. Avec les notes de synthé en arrière qui partent jusqu’à l’infini avec l’accompagnement de la guitare sèche, les effets sur la voix très années 70 et les riffs de guitares qui évoluent en fur et à mesure de l’album.
On voyagerait presque avec le capitaine !!

Meilleurs morceaux : My House On Mars, One Small Step , Dragon On The Sea.

Le 12 Janvier 2009

J'écoute : Iced Earth, Darkane, Dimmu Borgir, In Flames, Arch Enemy, Sybreed, Scar Symmetry

Membre

Ma note : 10/10

Je t'interdit de dire que cet album a le moindre défaut !!! ;)

Le 03 Février 2007

J'écoute : Iron Maiden - Nightwish - Epica - Lacuna Coil - Tristania - Marillion - Pink Floyd - Delain - The Love Crave

Ma note : 9/10

j'ai mis du temps à m'y plonger, il m'attirait pas trop au début celui là, mais alors quand on l'écoute une fois, on s'en passe plus !
One Small Step est vraiment énorme !

Le seul petit probleme je trouve, c'est l'intro de dragon on the sea jusqu'au deux premieres minutes, un peu prise de tete, mais bon, faut bien un petit défaut ^^

Le 27 Janvier 2007

J'écoute : judas priest , ayreon, star one , edguy, angra,black sabbath,ozzy, rhapsody, vai , satriani , malmsteen,...etc

Membre

Ma note : 10/10

Probablement le meilleur opus d'Ayreon avec The Human Equation. Les ambiances développées sont toutes plus réussies les unes que les autres et il est bien difficile de classer les morceaux sur une échelle de valeur. Toutefois certains attirent ma préférence, tout d'abord My House On Mars et One Small Step, pour leurs mélodie de clavier (Arjen a dû se triturer les méninges pendant 2 mois pour trouver ça, ou bien il a vraiment ça dans le sang!) Je citerai encore The First Man On Earth avec Neal Morse, et une composition qui rappelle grandement ce faisaient les Beatles. Carried By The Wind nous permet d'apprécier pendant quelques minutes la belle voix de Lucassen, avec encore une fois une mélodie de grande qualité! Vous l'aurez compris cet album ne fait pas dans le tube heavy (couplet refrain couplet refrain solo refrain x2) mais plutôt dans le titre progressif de 7 ou 8 minutes qui vous fait planer. Et puis ce n'est pas cher, deux albums pour le prix d'un dans le coffret avec The New Migrator, très intéressant aussi!

Le 27 Janvier 2007

Membre

Ma note : 10/10

Peut-être le meilleur album d'Arjen. Même The Human Equation n'est pas aussi fabuleux... que ce soit My House On Mars ou 2084 c'est un album de fou !!! Que je préfère de loin à son petit frère (d'ailleurs vendu avec maintenant !) Flight of the Migrator parce que, ben ouais, l'autre est un peu trop heavy pour moi !!! D'ailleurs, on attend la chro de cet album aussi... lol

Le 27 Janvier 2007

J'écoute : Iron Maiden - Nightwish - Epica - Lacuna Coil - Tristania - Marillion - Pink Floyd - Delain - The Love Crave

Ma note : 10/10

Bravo pour la chronique, tout est dit, un opus qui devrait être reconnu d'utilité publique tant il soigne l'âme. Arjen sait s'entourer des meilleurs et toujours au service du concept. Je préfère nettement ce dream sequencer à son volet métallique the flight of the migrator, qui est tout de même de grande qualité, mais avec beaucoup moins d'émotions, de feeling. Le chef d'oeuvre d'Ayreon reste pour moi, à ce jour, Into the electric castle, parce que justement le prog côtoie le metal, le meilleur des deux mondes.
My house on Mars et The druids turn to stone sont mes titres préférés de l'album.

Le 26 Janvier 2007

J'écoute : The gathering, nightwish,manowar,kamelot,moonspell, cranberries, cardigans, king diamond,mercyful fate,lacuna coil,marduk,pat benatar,anggun,dark tranquillity, judas priest

Membre

Ma note : 7/10

*clap clap clap* rien que pour la longueur et la qualité de cette chronique! :)

je ne connaissais pas cet opus de Ayreon, donc je vais m\'y plonger

merci!

Le 26 Janvier 2007

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

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