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Agalloch - The Mantle
jaquette
  • 1:. A Celebration for the death of man
  • 2:. In the shadow of our pale companion
  • 3:. Odal
  • 4:. I am the wooden doors
  • 5:. The Lodge
  • 6:. You were but a ghost in my arms
  • 7:. The hawthorne passage
  • 8:. ...and the great cold death of the Earth
  • 9:. A desolation song
Style:
Doom Metal folklorique/progressif
Label:
The End Records
Sortie:
2002
Gounouman Publiée le : 21 Juin 2007 Consultée 1821 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Gounouman
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
-
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
Cette nuit, la beauté, le mystère du ciel se sont abattus sur la terre. Quelques instants seulement auront suffit pour transformer ces terres accueillantes, en mornes et solennelles étendues forestières, recouvertes par cet infini, ce majestueux manteau blanc. Ebahis par la métamorphose du paysage d’hiver, on s’enhardit, et l’on sort fouler du pied ces terres immaculées. Les fantomatiques et irréelles silhouettes des grands arbres sont menaçantes. On n’ose respirer de peur de troubler cette pureté, et l’on se repaît d’autant plus de cette splendeur que l’on sait éphémère... Apaisés par le silence, fascinés, on laisse une petite brise nous rassurer... Et l’on se prend à rêver, à espérer que cette si belle et mystérieuse neige jamais ne fonde…


Après un premier opus de qualité mais encore hésitant, Agalloch revient, et nous présente un opus bien plus abouti, à l’atmosphère saisissante, proche de la perfection… Un album qui convaincra beaucoup d’âmes mélancoliques et contemplatives, et qui donnera au groupe ses lettres de noblesse. Il y a des albums comme cela ! Lucides, on reste conscients que quoi qu’il arrive, les fans jureront toujours sur cet album, déjà culte et intouchable, avec lequel ils ont découvert le groupe… ; Oui, c’est sûrement ce qui attend Agalloch avec « The Mantle », deuxième album, mais premier coup de maître.

A l’écoute de ce recueil d’odes champêtres, on a beaucoup de mal à se figurer que ce groupe est américain. Car Agalloch est un inclassable, un merveilleux touche à tout, qui impose son style tout naturellement, sans se préoccuper des activités de ses compatriotes. Modeste, discret, attaché à son parfum de mystère, il n’a d’autre désir que d’emmener son auditeur avec lui, dans ses promenades forestières et hivernales. Et il n’a vraiment pas à rougir des inévitables comparaisons qui seront dès lors établies avec ses collègues scandinaves !

Les racines black Metal, encore bien perceptibles à l’écoute de « Pale Folklore », sont maintenant parfaitement digérées, moins évidentes, plus lointaines. Les influences doomesques sont, quant à elles, toujours là, servant d’assise, permettant au groupe de mieux broder autour, d’étayer son propos, sans jamais se départir complètement de la langueur et de la mélancolie caractéristiques du genre. Agalloch s’affirme aussi sous des contours progressifs, proposant des changements de rythmes constants, et une alternance acoustique/électrique, chant clair/extrême, qui n’est pas sans rappeler la démarche des suédois d’Opeth, influence avouée de nos américains. Si je devais oser une comparaison, je dirais que ceux qui ont aimé l’ambiance de l’« Orchid » d’Opeth devraient se délecter de cet album. On retrouve même sur le morceau « You were a ghost in my arms », des passages proches de « Forest of October », notamment ces descentes de toms, avec la grosse caisse, couplées à la guitare folk… Miam !

Mais le charme de cet album repose beaucoup sur sa saveur folklorique toute particulière. Guitares acoustiques caressantes, utilisation de la contrebasse, aussi originale qu’excellente (« …And the great cold death of the Earth »), recours à d’étranges percussions, et à des instruments anciens, inconnus, mais merveilleux, et prolongeant de beaucoup l’atmosphère très forestière de l’opus.

Subjuguant par la technique de ses membres, le groupe a su établir le parfait compromis entre technique et émotion. Depuis les exceptionnelles parties de batterie de « I am the wooden doors », (quelle introduction !), les breaks jouissifs de « The Hawthorne passage », jusqu’à la perfection des solos, aussi bien acoustiques qu’électriques (le chef d’œuvre « In the shadow of our pale companion », ou la quintessence de l’art unique du groupe), tout est maîtrisé, tout est parfaitement amené, il n’y a rien à dire, juste à se laisser porter... Quoiqu’il en soit, on reconnaît aussi le progressif au fait qu’il faille beaucoup de temps pour se retrouver dans ce labyrinthe musical, fascinant dès la première écoute… Mais bien délicat à appréhender !

Quant au chant, il est lui aussi parfaitement adapté et pourra aussi bien vous faire frissonner que vous plonger dans un état de rêverie mélancolique. Alternant entre un chant black accessible et murmuré, et une voix claire, très douce et éthérée mais collant à la perfection à la musique, la prestation de John Haughm est tout simplement irréprochable.


En bref, cet album est vraiment excellent, captivant de bout en bout. Depuis la majesté de « In the shadow… » (ah, ce break à la septième minute…Ah, la magistrale alternance des voix !), jusqu’à la délicieusement apaisante et répétitive « The Hawthorne passage » (divisée en deux parties distinctes, mais aussi excellentes l’une que l’autre), aux titres plus typiquement Metal, en passant par les longues instrumentales évocatrices et solennelles (peut-être un peu trop longues… il fallait bien justifier pourquoi cet opus frôlait mais n’atteignait pas la note maximale !), « The Mantle » présente vraiment la bande originale parfaite d’une promenade hivernale en solitaire. Voyez la solitude du cerf de l’image de couverture… Ne désirez-vous pas le rejoindre et partager pour quelques instants sa mélancolique et pourtant si belle escapade forestière ? A découvrir pour les amateurs de doom, de Metal folklorique, ou encore progressif… bref, pour tous, et surtout… sans modération.


Gounouman
Le Groupe
Agalloch
Discographie chroniquée
jaquette
The White EP - 2008
8/10 Gounouman
jaquette
Ashes Against The Grain - 2006
8/10 Gounouman
jaquette
The Mantle - 2002
9/10 Gounouman
jaquette
Pale Folklore - 1999
7/10 Gounouman

Non chroniqués
jaquette
The Silence of Forgotten Landscapes (DVD Live) - 2009
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 8/10

The Mantle...ou mon premier album de "Black" acheté. Probablement car le groupe transcende ce genre, et que seul le chant rappelle parfois une lointaine appartenance au Black, que je n'apprécie guère justement. En effet ici les voix sont peu hurlées, souvent claires et même je dirais peu présentes finalement. La musique n'est pas lancinante comme le Doom je trouve, plus dynamique. Tout est affaire d'ambiance, très mélancholique, un peu étherée, pleine de spleen. En fait il est des groupes qu'on ne découvre que sur le tard (en ce qui me concerne) et dont les albums ont une force sourde qui imprègne l'auditeur de façon assez tenace. Agalloch en fait partie.

Le 03 Février 2010

J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...

Membre

Ma note : 10/10

On se croirait presque en train de errer à travers les magnifiques forêts d'Oregon tant cet album transporte l'auditeur. La mélancolie dégagée est tout simplement splendide, il est rare de percevoir une telle alchimie entre instruments acoustiques et électriques.

Aucune piste ne se détache tant l'ensemble est cohérent et harmonieux à souhait. Malgré tout, la piste 2 est à souligner tant l'on demeure complètement sous l'emprise de la voix d'Haughm, plaintive et nostalgique d'un passé révolu.

Pour conclure, le verbe qui qualifierait au mieux cette pièce est envoûter, pour la simple et bonne raison que l'on ne se détache en aucun cas de The Mantle.

Le 31 Décembre 2009

J'écoute : Heavy/Power/Thrash/Prog: Iron Maiden, Judas Priest, COB, Blind Guardian, Rhapsody, Angra, Avantasia, Mägo de Oz, Metallica, Megadeth, Slayer, Pantera, Mastodon, Annihilator, Dream Theater, Pain Of Salvation, Opeth, Andromeda; Black/Death/Folk: Emperor, Blut Aus Nord, Deathspell Omega, Anorexia Nervosa, Immortal, Falkenbach, Windir, Taake, Morbid Angel, Death, Cynic, Kalisia, Carcariass, Obscura, Moonspell, Septicflesh, Agalloch, Orphaned Land, Melechesh; Hard Rock: Black Sabbath, Guns N' Roses, Mötley Crüe, Skid Row

Membre

Ma note : 9/10

A écouter les yeux fermés, assis contre un arbre.

(l)

Le 22 Décembre 2009

J'écoute : Amorphis, Anathema, Barren Earth, Before the Dawn, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Crimfall, Dark Tranquillity, Dawn of Solace, Demians, Eluveitie, Empyrium, Ensiferum, Enslaved, Gazpacho, Ghost Brigade, Hacride, Ihsahn, Insomnium, Kamelot, Katatonia, Marillion, Mechanical Poet, Moonsorrow, Mors Principium Est, Nightwish, Porcupine Tree, Primordial, Riverside, Rotting Christ, Sonata Arctica, Swallow the Sun, Sybreed, Tenhi, The Gathering, Throes of Dawn, Tool...

Membre

Ma note : 9/10

Un album glaçant et fascinant. Derrière des titres obscurs se cache une musique hypnotique et envoutante. Les sonorités accoustiques sont d'une efficacité remarquable.

Le 19 Janvier 2008

J'écoute : Leave's Eyes, Within Temptation, Visions of Atlantis, The Vision Bleak, Therion, Kamelot, Rammstein, Avantasia, Atrocity, Samael, Old-school Theatre of Tragedy, Cruachan, Korpiklaani, Arkona, Axxis, etc...

Membre

Ma note : 9/10

J'ai connu le groupe avec le dernier album qui avait réussi à me séduire rapidement, j'ai ensuite enchainé il y a peine qqles jours avec le 1er opus, pour découvrir enfin avec émotion ce dernier, faisant office d'intermédiaire; et là, je ne peux qu'exprimer mon enthousiasme face à cette merveille! En effet, rares sont les albums qui réussissent a être aussi fidèles à l'ambiance qu'ils se sont fixés au départ: non pas que les titres se ressemblent (bien au contraire!! la magie de "You were but a ghost in my arms", les solos mélodieux d''un The Hawthorne Passage"...), ils semblent se faire écho, résonner ensemble, créant de ce fait un ensemble cohérent tout simplement planant...
Agalloch nous plonge dans une réverie profonde, un voyage dans la nature loin de notre réalité...
fermer les yeux et se laisser bercer par les mélodies...le paradis sans doute...

Le 26 Juillet 2007

J'écoute : Anathema, , Agalloch,Empyrium, Samael, the Gathering, Draconian,Sonata Arctica...

Membre

Ma note : 9/10

Je plussoie tout ce qui a été dit, cet album est vraiment magique, additif et magnifique!!! :)

L'harmonie parfaite entre les ambiances métal et accoustique est la clef de ce chef d'oeuvre! :)

Le 18 Juillet 2007

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

Membre

Ma note : 9/10

Seb, tu as parlé à juste titre du "pouvoir d'adiction" d'Agalloch. J'ai omis d'en parler, et pourtant j'en suis victime, et pas qu'un peu ! Je n'arrive plus à m'en passer, je l'écoute tous les jours :) Voilà une autre marque des grands : une fois que l'immersion est faite, on ne décroche plus...

Le 25 Juin 2007

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Kiss, Saturnus, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, While Heaven Wept, Angra, Nightwish (old), Primordial, Arkona, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

Membre
Seb

avatar

Ma note : 9/10

Tout d'abord, bravo à toi Gounou, car chroniquer un tel album, n'est pas facile.

"The Mantle", pour faire bref er simple, est un chef d'oeuvre.

Agalloch est une sorte d'OVNI dans le paysage musical actuel : d'où viennent ces génies, où trouvent-t-ils leur inspiration ? tant de questions dont les réponses sont sans importance tant leur musique nous saisi et nous emmène loin, très loin, pour un voyage solitaire et mélancolique.

Cet album est d'une grande richesse, à tous les niveaux. On saluera bien sur la prestation remarquable et irréprochable du chanteur (et som timbre si singulier) mais également les différentes parties instrumentales. Les éléments fokloriques apportent richesse et originalité, et les guitares, technicité. Chaque musicien effectue à merveille son rôle, ce qui apporte une cohésion parfaite à l'ensemble.

Les titres sont long mais pas ennuyeux. A ce titre, on soulignera la qualité et la cohésion des différents breaks (d'une redoutable efficacité) et des changements de rythme et de sonorités (acoustique puis électriques ...). Le groupe a su composer intelligemment en misant énormément sur les ambiances. La musique nous envoute pour ne plus nous lacher. Là est la force d'Agalloch : son pouvoir d'addiction. On ne se lasse alors jamais d'écouter en boucle ces longues ödes à la nature. Un album majestueux ...

The Mantle
est à un voyage solitaire et mélancolique dans un pays froid et mystérieux. A écouter les yeux fermés pour laisser son imagination s'exprimer complètement ...

Le 22 Juin 2007

J'écoute : Draconian, Swallow the Sun, Ghost Brigade, Rapture, Windir, Dimmu Borgir, Dawn of Solace, Void of Silence...

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