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Circus Maximus - Isolate
jaquette
  • 01. A Darkened Mind
  • 02. Abyss
  • 03. Wither
  • 04. Sane No More
  • 05. Arrival Of Love
  • 06. Zero
  • 07. Mouth Of Madness
  • 08. From Childhood's Hour
  • 09. Ultimate Sacrifice
Style:
Progressive/Melodic Metal
Label:
Frontier
Sortie:
2007
Doryan Publiée le : 28 Septembre 2007 Consultée 1492 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Doryan
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
La logique et les norvégiens font deux. Ne voyez, en aucun cas dans cette phrase une face discriminatoire, ou encore raciste. Seulement un groupe venant de ces montagnes et glaciers a cru bon, après avoir réalisé un « The 1st Chapter » des plus convaincants, de fermer et d’arrêter la progression de leur livre qui n’attendait qu’un « The 2nd Chapter » pour nous faire plonger dans leur univers. Il est bien connu que le deuxième chapitre d’un bouquin est souvent l’élément charnière de l’intrigue, là où tout commence vraiment. Les hommes du froid en ont voulu autrement et, laissant une page blanche derrière eux, se sont tournés vers d’autres « lignes ».

Circus Maximus change donc de registre. Je vous rassure, on ne passe pas d’un « Club des 5 » à un « Da Vinci Code ». On reste dans un métal progressif. Quoique ma comparaison pourrait se justifier par le pseudo concept de l’album et l’ambiance qui en ressort. Basé sur l’isolement, celui-ci nous immerge, et à juste titre, dans une musique plus sombre, plus lourde et plus oppressante. L’enchaînement des compositions nous laisse difficilement respirer et ce rythme soutenu tend malheureusement à être suffocant. L’album est effectivement sans temps mort mais les rythmes, différents soient-ils, peinent à séduire plus on avance dans l’écoute.

Pourtant ce pouvoir de séduction existe bien et opère de bien belle manière au début de l’album. Carré, efficace, puissant sont les adjectifs reflétant le mieux les deux premières bombes que sont « A Darkened Mind » et « Abyss ». Les refrains sont imparables, les riffs guitares excellents et le tout englobé et rehaussé par une production tout simplement admirable. Le fait d’avoir plus axé leur musique sur la mélodie et non sur de la technique, à proprement parler (« The 1st Chapter »), rend celui-ci plus accessible et peut-être plus appréciable au premier abord.

Au premier abord seulement... Effectivement la suite de l’album vire dans une certaine facilité, les rythmes reprennent les précédents, les refrains sont biens moins percutants (à part celui de « Arrival of Love ») et même si le tout reste sympathique, la lassitude vient assez facilement. « Wither » et « From Childhood Hour » représente bien ce manque de percutant, d’émotions.
L’émotion qui reste même muette dans la bouche du chanteur. Sa voix est certes belle, claire, sans défauts mais manque cruellement de nuance. Bonne mais plate, ce qui annihile tout brin d’émotion. Le syndrome du « trop » parfait en quelque sorte. Sa voix et l’atmosphère de l’album ne sont pas sans rappeler Shadow Gallery mais, comme je le disais précédemment, sans l’effervescence et la débauche d’émotion de ces derniers.

Dans cette petite dizaine de compositions, deux se démarquent des autres. « Sane No More » par son absence de voix et « Mouth of Madness » par sa longueur. Mais malheureusement la démarcation s’arrête là. L’instrumentale nous rappelle que le groupe n’a rien inventé et chaque riff de la guitare et rythme batterie/clavier nous rappelle que le rêve est autre part (si vous voyez ce que je veux dire). L’influence de Dream Theater se retrouve, d’ailleurs, dans la plupart des parties instrumentales des titres. Et en ce qui concerne la piste aux dix minutes (et non aux étoiles), on n’en retient pas grand-chose, si ce n’est quelques bonnes séquences pendant la partie instrumentale. Deux pistes plaisantes mais rien de vraiment saisissant. Cette réflexion aura vraiment été le leitmotiv de ma chronique.

Le thème se voulait imprégné de folie (idée du concept : l’isolement qui rend fou), néanmoins il en aura manqué pour que ce deuxième opus soit au moins aussi bon que leur premier. Au final on passe un bon moment à écouter cet album mais sans y retenir vraiment quelque chose à part les deux premières compositions qui sauvent le groupe. De ce fait on regrette vraiment que le groupe ait fermé son livre et nous n’ait pas conté la deuxième partie de leur histoire. En espérant que ceci n’était qu’un interlude...

Résumé de la chronique : Sympa mais sans plus !

Doryan.
Le Groupe
Circus Maximus
Discographie chroniquée
jaquette
Isolate - 2007
7/10 Doryan

Non chroniqués
jaquette
Nine - 2012
Non chroniqué
jaquette
The 1st Chapter - 2005
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD 8/10   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan 7/10   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 8/10

Ah ! Quel bon album quand même ! Même s'il manque un petit quelque chose à mon sens pour vraiment trucider, il en reste néanmoins solide à tous les niveaux. Puis le chanteur, Michael Eriksen est juste surpuissant !

Le 19 Janvier 2010

J'écoute : Symphony X, Fates Warning, Dream Theater, Beyond Twilight, Rhapsody ... et bien d'autres

Membre

Ma note : 9/10

Un album sublime, j'ai du mal à m'en passer , que dire de plus ? il est presque parfait .. je trouve juste mouth of madness un peu longue..

Le 29 Mars 2008

J'écoute : Ayreon, Blind Guardian, Dream Theater

Membre

Ma note : 9/10

Je suis totalement d'accord avec Gh0sT et Smaug... Je me lasse vraiment pas de ré-écouter cet album... *_*

Le 24 Février 2008

Membre

Ma note : 9/10

Plus je réecoute l'album (depuis plus d'un mois maintenant), plus je ne peux m'empécher de penser que Doryan est passé à côté de quelque chose...

Ce deuxième album de Circus Maximus est une véritable tuerie Power/Prog que je situerai au même que les Anubis Gate et autre Communic qui nous font tourner la tête depuis quelques années. "Isolate" est une monstrosité, remplis à craquer de tubes à la fois touchant, complexe et détonnant. On touche à la perfection sur des titres comme "Abyss" avec son refrain mélancolique, "A Darkened Mind" et son souffle épique imparable, la gigantesque "Mouth Of Madness" ou encore le finale ébouriffant "Ultimate Sacrifice".

L'ensemble du disque est cohérent et ne souffre d'aucune faiblesse, pour aboutir à l'un des meilleurs albums de l'année en matière de Power Metal Progressif, et ce n'est pas peut dire.

Au même niveau que le dernier Anubis Gate... peut être même devant !

Le 29 Novembre 2007

J'écoute : Blind Guardian, Angra

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Cet opus est très rafraichissant le métal est acéré et efficace !

Que dire de plus puisque Doryan résume bien l'album ...?

Le 28 Septembre 2007

J'écoute : Insomnium, Swallow The Sun, Ghost Brigade, Dark Tranquillity...

Membre

Ma note : 9/10

Bon je ne poste pas souvent de commentaires mais là je vais me rattraper d'un coup, tellement mon avis diverge de celui de Doryan... Allez c'est parti :

En 2007, Symphony X fait du Symphony X. En 2007, Dream Theater fait du Dream Theater (et du Muse, du Evanescence du Metallica, du Opeth...). En 2007, un groupe, dont le premier album a souvent été - injustement - résumé à un pompage en règle des 2 précédentes formations, sort son nouvel opus.

Ce groupe c'est Circus Maximus et l'opus en question se nomme Isolate.

Pourquoi cette intro ? Tout simplement pour mesurer le chemin parcouru en 2 ans par les norvégiens de CM. Isolate est l'album de l'envol, de l'affranchissement des modèles, de la maturité. Un album complètement différent du précédent. Là où The First Chapter nous proposait un métal progressif de qualité mais bardé d'influences à peine déguisées, son petit frère nous dévoile une structure moins classique, des morceaux plus courts, moins alambiqués. Sur cette galette, le progressif cède du terrain aux deux grands vainqueurs de cette galette : la mélodie et l'ambiance.

Avec Isolate, les p'tits gars de Circus Maximus ont atteint une unité, ils sont réellement un groupe au sens premier du terme. Tous vont dans le même sens, visent le même but, aucun ne cherchant à prendre le pas sur ses petits camarades pour se lancer dans une inutile démonstration de sa virtuosité (belle et bien présente mais affichée plus subtilement). Cette harmonie vient renforcer des compos riches, sombres mais vivantes, que la superbe voix de Michael Eriksen transcende. A l'issue de la première écoute, certains passages restent d'ores et déjà en tête mais ça ne signifie pas que les morceaux soient simplistes, loin de là.

Après la forme, diablement enthousiasmante, vient le moment de se pencher un peu plus sur le fond. Et là on se prend de plein fouet le second effet Isolate. Comme le titre l'indique, les paroles confirment que le concept de l'album est loin d'être joyeux. Sombre, violent, émouvant, humain sont les adjectifs qui définissent le mieux la descente aux enfers d'un homme seul, isolé, qui semble être le même tout au long de l'album. Les paroles sont superbes, l'émotion ressentie à la première écoute est décuplée lorsque la puissance des textes vient s'ajouter au tableau dépeint par Circus Maximus.

Une superbe réussite. Assurément un album de mon TOP 3 en fin d'année. 9.5/10.

Le 28 Septembre 2007

J'écoute : Ayreon, Shadow Gallery, Kamelot, Symphony X

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