Rechercher
En ligne
  • ... Membres
  • ... Visiteurs
  •  
  • 1445 Membres
  • 3069 Chroniques
  • 14133 News
Heavy Chat
  • Chargement...
The Ocean - Precambrian
jaquette
  • Disc 1 - Hadean / Archean
  • 1. Hadean (03:48)
  • 2. Eoarchaean (04:46)
  • 3. Paleoarchaean (02:46)
  • 4. Mesoarchaean (05:20)
  • 5. Neoarchaean (05:24)
  • Disc 2 - Proterozoic
  • 1. Siderian (01:57)
  • 2. Rhyacian (10:57) [MP3]
  • 3. Orosirian (06:29)
  • 4. Statherian (05:58)
  • 5. Calymmian (08:19)
  • 6. Ectasian (08:58)
  • 7. Stenian (08:20)
  • 8. Tonian (07:18)
  • 9. Cryogenian (03:32)
Style:
Extrême Progressif Intelligent
Label:
Metal Blade Records
Sortie:
2007
Extrait:
TeRyX Publiée le : 12 Janvier 2008 Consultée 2229 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
TeRyX
8/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
10/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
10/10
« The Ocean Collective » est d’une ambition folle. Pas moins de 26 musiciens sont crédités pour cet incroyable double concept album intitulé « Precambrian ». La formation allemande est auteur cette année de l’un des albums les plus ambitieux et les plus riches qu’il m’a été donné d’entendre. Une œuvre d’une qualité certaine, qu’il s’agisse de la musique ou de l’emballage. « Precambrian » est vendu dans un digipack luxueux aux livrets superbes qu’il s’agisse des artworks ou du rendu global. Un produit fascinant qui illustre à merveille la philosophie des membres. La musique doit devenir quelque chose de vivant. Le concept apporte quant à lui la substance qui donne à cette musique toute sa profondeur, et lui confère une ampleur inimaginable.

Comme son nom l’indique, ce luxueux double album présente une époque géologique connue sous le nom de « Précambrien ». Il s’agit du plus long temps géologique car il s’étend de la formation de la terre (il y a environ 4,560 milliards d’années) à l’émergence d’une abondante faune d’animaux dits à coquilles rigides (il y a environ 562 millions d‘années). Il faut également savoir que le « Précambrien » est divisé en trois « éons » : l’Hadéen, L’Archéen et le Protérozoïque. Ces deux premières ères ne sont qu’éruptions volcaniques, pluies acides, atmosphère de souffre et de dioxyde de carbone d’où une température très élevée. Un environnement d’une grande violence, instable, brutal et néfaste à toute forme de vie. Le Protérozoïque quant à lui voit l’arrivée des premiers êtres vivants, l’atmosphère devient plus propice à l’évolution de la vie et l’environnement se montre moins invivable et brutal.

« The Ocean » tente de suivre la même progression dans ses chansons. Ainsi le 1e EP d’une durée de 22 minutes s’intitulant « Hadean / Archean » est un recueil de chansons brutes très agressives, aux rythmiques instables et à l’agressivité exacerbée. Tandis que le second album intitulé « Proterozoic » (61 minutes) marque une évolution musicale vers un univers plus calme, aux nombreuses interludes musicales de qualité entrecoupées de passages « métal ou hardcore » bestiaux : des réminiscences du passé. De même, ces différents temps géologiques possèdent des noms spéciaux dont la logique de succession a été sauvegardée par le groupe. Ainsi chaque chanson porte le nom d’une de ces périodes et tente d’en illustrer l’atmosphère par sa musique.

EP - Hadean / Archean (22 minutes) - 7/10


Ces cinq premières chansons racontent donc les premières ères après la formation de la Terre. L’ambiance y est très agressive et marquée par sa grande violence. Les instruments utilisés sont uniquement les guitares, la basse, la batterie et les vocaux écorchés. Cette première approche du concept propose les chansons les plus violentes et barrées du double album, chansons qui illustrent à merveille cette extrême instabilité et cette ambiance suffocante par une sensation de chaos musical : des rythmiques plombées, des riffs puissants, un concert de voix criées et une technique musicale que ne renierait pas un Meshuggah. L’aspect polyrythmique des compositions ne laisse que peu de point de repère à l’auditeur qui se retrouve confronté à ses peurs intimes. Il contemple cet édifice musical et ressent par la puissance des compositions et les rares mélodies un sentiment très fort. Il suffit de fermer les yeux pour entrevoir ces torrents de lave, cette terre en fusion, ces volcans en éruption, cette atmosphère suffocante. « The Ocean » évite toutefois la cacophonie par un mixage et une production dantesque, qui aide à la crédibilité de l’ambiance oppressante des pistes. La musique pratiquée ici est indescriptible tant les influences extrêmes (death et hardcore principalement) sont parfaitement digérées. J’ai déjà cru lire les terme « Brutal Post Hardcore Tentaculaire » et je plussoie. Ce premier disque gagne d’ailleurs tout son intérêt lorsqu’il est apposé à l’album à proprement parler « Proterozoic » qui lui va développer une ambiance plus calme, aérée et surprenante.

Full Length - Proterozoic (61 minutes) - 9/10


Cette seconde partie du concept présente une nouvelle face de « The Ocean ». L’atmosphère y est moins hostile et le groupe développe ses influences « post – rock » en plus de son métal vénéneux. En plus des instruments classiques, les compositions sont enrichies de nombreux violons et pianos afin de créer une ambiance vraiment différente. Ici les chansons sont très développées, travaillées et possèdent par certains aspects un côté progressif. Ainsi l’introduction « Siderian » donne le ton par ses jolies notes acoustiques, une mélodie reprise par l’excellente « Rhyacian ». Le terme « progressif » prend tout son sens avec de telles chansons. En effet, « Ryacian » démarre sur un chant clair et une progression basse/batterie très agréable pour subir de nombreuses alternances entre une ambiance calme et feutrée et un véritable déluge brutale et agressif, le tout soutenu par de nombreux et riches violons. « The Ocean » explore sa musique avec un grand talent et tout au long du disque on contemple avec surprise la grande richesse des chansons.

Il m’est difficile d’en parler avec de simples mots. Nous sommes face à une œuvre musicale vraiment exceptionnelle qu’il s’agisse de la musique, du concept, des ambiances… Les parties purement instrumentales sont d’une grande qualité, les violons apposés à ces guitares, les soli, le feeling de l’ensemble, le dynamisme des chansons : tous les éléments de ce disque jouissent d’un tel travail qu’il est difficile d’y trouver des défauts. Certes le disque, par son aspect très dense et violent, pourra rebuter de nombreuses personnes mais comme d’autres artistes « The Ocean » ne cherche pas à plaire, il cherche tout simplement à extérioriser ses émotions, et partager sa propre conception de la musique. Il n’est pas rare qu’ils parviennent à nous toucher dans leurs instrumentaux : « Calymnian », « Ectasian » ou « Stenian » - à l’introduction presque jazzy - sont de véritables pièces de génie : les contrastes entre l’acoustique, les violons, les pianos, la douceur et la richesse des lignes de basse, l’extrême agressivité de la partie « métal » apportent au disque un dynamisme dingue et permettent d’aérer l’écoute de ces œuvres. Toutes les chansons sont d’une richesse et d’une classe envoûtante : « Orosirian » se permet le luxe d’une introduction extrême pour enchaîner sur un break post-rock sur fond de violons aidés d’un clavier surprenant et d’une courte contribution de voix lyriques pour terminer sur un métal lourd et agressif entre mid-tempos dévastateurs et double pédales/blast beats.

Toutes les chansons possèdent un bagage sentimental et émotionnel fort par ses accords de guitares acoustiques, ses pianos, ses violons. Les premières minutes de l’instrumental « Statherian » sont vraiment magnifiques, la montée en puissance finale impressionne. Il est déstabilisant de se rendre compte à quel point « The Ocean » maîtrise sa musique et organise ses assauts brutaux puis orchestraux d’une main de maître. Même les paroles ont eu droit à un traitement spécial car le groupe se permet d’emprunter des textes de Nietzsche, du comte de Lautréamont, de Charles Baudelaire, voire même du poète autrichien George Trakl. « The Ocean Collective » a également fait appel à pas moins de 11 vocalistes connus et reconnus de la scène extrême/hardcore provenant d’horizons aussi divers que Breach (Thomas Hallbom), Converge (Nate Newton), Integrity (Dwid Hellion), Cave-In (Caleb Scofield), Textures (Eric Kalsbeek)…

Au final le contraste musical intense et marqué entre les différentes chansons rend bien compte du concept. Avec une première partie instable et brutale, la seconde partie du disque s’attarde sur l’évolution de la Terre vers un état qui pourra, plus tard, accueillir la vie. L’ambiance se calme au fur et à mesure que le temps s’écoule. Evidemment, comme tout ne s’est pas fait en un jour, on assiste souvent à de nouvelles perturbations et un retour vers la violence. « Precambrian » nous invite à un véritable voyage vers le passé, un saut vers nos origines pour essayer de comprendre, de ressentir, peut-être de vivre l’hostilité et la violence de la naissance d’une Terre qui aujourd’hui nous gâte.

« Precambrian » brille autant par sa musique parfois élitiste que par son concept à la fois intelligent et éducatif. Avec des chansons comme « Rhyacian » , « Calymnian » ou « Stenian » qui explosent par leur richesse et leur univers parfois au-delà du métal, je ne peux qu’applaudir « The Ocean » à deux mains. Je ne me remettrai jamais des alternances métal extrême, passages « post-rock », violons, basses… Vraiment fou. Je ne sais comment conclure cette chronique. Ce double album est un produit d’une telle qualité et qui demande un tel engagement personnel qu’il mérite une attention toute particulière. Je vous mets en garde, cet album n’est pas à mettre entre toutes les mains, tant il est difficile d’accès. Je souhaite une bonne chance à tous ceux qui vont tenter l’aventure, amusez-vous bien. Je finirais en laissant le soin au groupe lui-même de conclure cette chronique :

« This album is our stance against myspace-induced volatileness and transience, against the postmodern notion of music as unseizable data, against a perception of music in terms of how much space it takes on your hard-drive... it is an album for people who still believe in the idea that an album can be much more, and should be much more, than the sum of its track. »

...TeRyX...
Le Groupe
The Ocean
Discographie chroniquée
jaquette
Precambrian - 2007
8/10 TeRyX

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm 10/10   Golder 10/10   Maxwell -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   The Inner Circle -
wanderer -   Whysy 10/10    

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

Après avoir écouter cet album, je suis en mesure de me prononcer avec plus d'objectivité et je dois dire que cet album est une tuerie. Pas besoin de comprendre les paroles, on se contente de fermer les yeux, d'écouter la musique et d'imaginer la Terre dans ses premiers ages. C'est d'autant plus flagrant dans le deuxième cd où la musique est très calme puis ça s'emporte soudainement de manière très violente, on pourrait voir un volcan un peu instable entrer en eruption à ce moment,un chef d'oeuvre à se procurer

Le 01 Septembre 2010

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

Membre

Ma note : 10/10

Un chef d'oeuvre ! A ecouter d'urgence pour ceux qui ne connaissent pas, meme si la musique est tout sauf facile d'acces :) ! C'est un regal quand on arrive a entrer dedans !

Le 25 Juillet 2010

J'écoute : Adagio, Agathodaimon, Alcest, Alestorm, All The Cold, Amon Amarth, Amorphis, Anathema, Angel Blake, Anthrax, Anubis Gate, Apocalyptica, Arcturus, As I Lay Dying, Austere, Ayreon, Avantasia, Bathory, Battlelore, Before The Dawn, Behemoth, Beyond Twilight, Black Sabbath, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Blood Stain Child, Blut Aus Nord, Borknagar, Burzum, Children of Bodom, Deprived of Light, Devin Townsend, Dimmu Borgir, Dir En Grey, Disarmonia Mundi, Discrets (Les), Down, Draconian, Dragonforce, Dragonlord, Dream Theater, Edge of Sanity, Edguy, Eluveitie, Emperor, Ensiferum, Enslaved, Epica, Equilibrium, Evergrey, Exiled From Light, Faith No More, FalkenBach, Fanisk, Fear Factory, Fejd, Finntroll, Foetal Mind (The), Gamma Ray, Green Carnation, Grey Waters, Gris, Heretoir, Höly Ghözt, Hypomanie, Iced Earth, Ics Vortex, In Flames, In The Woods, Into Eternity, Iron Maiden, Korpiklaani, Lacrimas Profondere, Long Distance Calling, Machine Head, Magma, Maximum The Hormone, Metallica, Moonsorrow, Moonspell, Mortemia, Motörhead, My Dying Bride, Nanowar, Nine Inch Nails, Nirvana, Norther, Novembre, O.C.D., Ocean (The), Opeth, Pain, Pain of Salvation, Pantera, Paradise Lost, Pensées Nocturnes, Pink Floyd, Porcupine Tree, Rammstein, Red Hot Chili Peppers, Redemption, Rhapsody (Of Fire), Satyricon, Scar Symmetry, Scorpions, Sentenced, Sceptic Flesh, Sepultura, Shape of Despair, Sinamore, Sirenia, Slayer, Soilwork, Strapping Yound Lad, Stratovarius, Symphony X, Swallow The Sun, Therion, Threat Signal, Throes of Dawn, Thy Catafalque,Todgelichter,Triptykon, Trivium, Ufych (Sormeer), Ultra Vomit, Ulver, While Heaven Wept, Winds, X Japan.

Membre

Ma note : 10/10

C'est vrai que c'est un chef d'oeuvre: j'augmente de 2 points car il se bonnifie avec le temps et les textes sont énormes. D'autre part le livret est une oeuvre d'art. Sublime.
Une chro pour le suivant?

Le 15 Avril 2010

J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

Concept album absolument somptueux. J'ai mit pas mal de temps à rentrer dedans mais une fois fait c'est le bonheur.

On découvre un album de prog à la musique très technique, violente mais tellement bien construite et structurée que c'est un véritable pied à entendre.

Chef d'œuvre (l)

Le 30 Novembre 2009

J'écoute : YEAH, THAT'S RIGHT, I'VE GOT THE POWER

Membre

Ma note : 10/10

Tout est dit, un véritable chef d'oeuvre, une musique technique, violente, chaotique mais structurée. Un concept grandiose qui colle parfaitement à la musique. On (en tout cas Je) ne s'en lasse pas, même après bien des écoutes :)

Le 10 Juin 2009

J'écoute : Agalloch, The Ocean, Heol Telwen, In Lingua Mortua, DSO, Sybreed, Amon Amarth, Trepalium, Asmegin... etc

Membre

Ma note : 10/10

Une oeuvre d'art. Un concept grandiose, réussi, une musique complexe, riche (on pense parfois à Textures sur le premier cd), envoûtante, des textes philosophiques (lisez Eoarchaean et Statherian vous verrez), un packaging luxueux, avec jeu de transparences, textes surimprimés, citations... Robin Staps a crée quelque chose de titanesque, et c'est peu dire. Quand à la phrase en fin du livret, elle résume à elle toute seule la conception qu'on devrait tous avoir de la musique, contre le téléchargement et toutes ces merdes!

Le 23 Janvier 2009

J'écoute : Nightwish, System of a down, Minushuman, Genesis, Scar Symmetry

Membre

Ma note : 8/10

Doomesque, puissant, atmosphérique, enragé, une gestation empreinte de douleur très Progressive, concept enfanté par le magma, sous le signe d'Isis. Figé dans le temps et le métal en fusion, ce brulot abreuve Hephaîstos, dieu forgeron, depuis la naissance du Feu... A noter: Le livret est en plus, magnifique.

Le 01 Novembre 2008

J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

Merci Golder, il est rassurant de voir qu'il reste du monde qui peuvent se prononcer sur un album sans faire passer ses opinions personelles en premier plan. Belle objectivité, tu devrais écrire des chroflashs.

Ceci dit, superbe chronique. Mon Teryx, tu m'a vraiement donné le gout d'essayer cette album, et je t'en remercie car ce soir tu m'a fait découvrir une autre perle.

Cet album, ou devrais-je dire ces 2 albums, est un autre miracle de ce qu'est le "bon prog", c'est a dire une musique progressive dans son essence, sa construction et ses sonorités. On est loin des groupes qui se contentent d'imiter les riffs de Dream Theater pour sonner prog. La musique est extrèmement complète, bien orchestréee, et le production est parfaite au point que les passage très extrème sonnent quand même comme un rivière qui coule ... (dans ce cas-ci une rivière de lave) Une autre chose : La musique en entière est TRÈS technique, Parfois plus impressionant qu'un solo incroyablement long du guitariste metal à sensation du moment, et RICHE (84 track lors du mixage de certaines pièces, peut-on lire sur leur site.)

Seul défaut, et c'est en fait une qualité déguisée, l'ensemble peut être rébarbatif à une oreille innatentive. Il est vraiement important de mentionner, et c'est ce que tout le monde fait, qu'il faut écouter tout l'album sans faire autre chose en même temps, pour bien attraper toutes les subtilités. Ouf....

Le 14 Janvier 2008

J'écoute : Métal (Folk & Viking, Death mélodique, Prog, Power) - Metalcore & Hardcore - Punk - Ska

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

tu dis applaudir à deux mains, mais applaudir à une main, ce n'est plus applaudir XD
Sans déconner, c'est vrai que le concept est très bon et même si j'aime pas la musique, je trouve que cet album mérite une bonne note. Ca serait pas juste de noter mal parce que c'est pas mon style musical

Le 13 Janvier 2008

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

Heavylaw 3.6 | a propos | nous contacter | Design bannière par JP Fournier