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Neverland - Reversing Time
jaquette
  • 01. Shooting Star
  • 02. To Lose the Sun
  • 03. Mankind is a Lie
  • 04. Everlasting Tranquillity
  • 05. Reversing Time
  • 06. Black Water
  • 07. Mountain of Judgement
  • 08. Mountain of Joy
  • 09. World Beyond These Walls
  • 10. Transcending Miracle
Style:
Métal Symphonique
Label:
AFM Records
Sortie:
2008
Doryan Publiée le : 11 Mars 2008 Consultée 1542 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Doryan
6/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
7/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
Neverland, association entre une formation turque (Dreamtone) et une chanteuse lyrique grecque (Iris Mavraki), avait toutes les cartes en mains pour être l’album de cette année. Une splendide pochette signée J.P Fournier, des guests de prestige tels que Hansi Kürsch (Blind Guardian), Mike Baker et Gary Wehrkamp (Shadow Gallery), Tom Englund (Evergrey), la participation exceptionnelle de l’orchestre philharmonique d’Istanbul, autant d’éléments qui ne peuvent laisser insensible. Cependant, il ne suffit pas d’avoir une paire d’as en main pour pouvoir réussir un coup parfait...

Nom de groupe fantaisiste, guests de renoms, orchestre philharmonique, aucune erreur possible, nous sommes bien en présence d’un nouvel opéra symphonique. Avec l’essor de ces projets durant ces dernières années, un bref comparatif avec les cadors de la spécialité s’impose. Pas assez power tel un Avantasia, pas assez prog tel un Ayreon ou un Genius, Neverland se range plutôt dans la catégorie des opéras métal à ambiance tel qu’a pu le réaliser Aina avec son « Days of Rising Doom ».

La comparaison avec le projet Aina s’arrête malheureusement là. En effet, tous les ingrédients qui procurent à Aina son exceptionnelle magie tel que son concept travaillé, sa qualité d’interprétation sans faille et sa parfaite structure des compositions ne sont qu’en petite partie présents sur Neverland. Vu qu’aucun concept ne coordonne l’univers de Neverland, seuls les deux derniers points pourront être analysés.

Le moins que l’on puisse dire en écoutant l’album dans son intégralité, c’est heureusement que Neverland a su s’entourer de guests talentueux. Effectivement, à côté des interprétations tout bonnement exceptionnelles de Hansi, Tom et Mike, les chants de Iris Mavraki et Oganalp Canatan paraissent bien pâles. Pire, sur certains morceaux, leurs chants ternissent celui de leurs invités. Comme par exemple Mike Baker qui se voit gâcher sa prestation sur « World Beyond these Walls » ; ballade qui, de plus, ne tient qu’à sa prestation vu la pauvreté de la mélodie.
Les chœurs ne sauvent pas cette faiblesse vocale. Manquant de profondeur, ils s’intègrent assez mal avec les orchestrations et les instruments (« Mankind is a Lie », Reversing Time »). Cette mauvaise insertion des chœurs apporte une certaine lourdeur aux compositions déjà bien indigestes de par leurs structures.

Le plus gros problème de cet album provient, je pense, de son écriture. Brouillonne, manquant de cohérence, les compositions paraissent dénuées de structure. L’écoute de l’album en devient vite fatigante.
Les changements de rythmes sont mal maîtrisés (« Shooting Star », « Black Water »), les enchaînements entre certaines parties sont trop brutes (« To Lose the Sun ») et on se demande parfois si, d’une piste à l’autre, on est toujours en train d’écouter le même album. Un manque d’homogénéité qui rend l’écoute éprouvante à force et fait ressortir, bizarrement, une certaine mollesse (sûrement à cause du manque d’impulsion et d’entrain). Les guitares pas assez puissantes et les deux ballades (« Everlasting Tranquility », Mountain of Joy ») belles mais bien trop mielleuses n’arrangent pas ce fait.

En contrepartie de ces nombreux points faibles, l’album jouit, tout de même, de certains points positifs qui laissent présager un potentiel futur certain. Tout d’abord les orchestrations qui, rehaussées par une excellente production, arrivent à émerveiller nos tympans et allègent les rythmes lourds de l’album. Ensuite, la force des mélodies fonctionnent bien et parvient à nous faire oublier, de temps en temps, le certain manque de cohérence des titres. Mélodies qui nous offrent quelques refrains plutôt intéressants (« To Lose the Sun », « Reversing Time ») et une dernière piste instrumentale vraiment prenante (« Transcending Miracle »). Même si la structure reste bancale, ce final captive par ses passages symphoniques et mélodiques d’une grande élégance.

Le potentiel est indéniable, en preuve certains passages au charme irréfutable, mais le manque de cohérence dans l’écriture de cet album et la fragilité vocale (à part les guests) remportent l’adhésion. Potentiellement surprise de l’année, cet album demeura uniquement comme un des nombreux essais d’opéra symphoniques de ces dernières années. Comme quoi une paire d’as ne gagne pas toujours…

Note réelle : 6.5/10


Doryan.
Le Groupe
Neverland
Discographie chroniquée
jaquette
Ophidia - 2010
4/10 idrisanara
jaquette
Reversing Time - 2008
6/10 Doryan

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD 5/10   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan 6/10   Dragonman 9/10
felixbm 5/10   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 9/10

Album reçu depuis une dizaine de jours
Rien à ajouter à Dragonman, si ce n'est que le point fort de cet album est le travail énorme sur les compositions. Un très bel exemple d'association orchestre / metal

Le 09 Avril 2008

J'écoute : blind guardian, epica, iced earth, sabaton, rhapsody, therion, battlelore, dark moor, accept, Timeless Miracle, kamelot, kerion

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Nerverland... sorti de nulle part, ce projet m'a admirablement séduit...
De par sa diversité tout d'abord, 11 compositions, 11 ambiances... les titres, bourrés de breaks et d'orchestrations SUBLIMES s'enchaînent à une vitesse incroyable... Les guests ne font pas de figuration, et en ce qui me concerne, cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu Hansi Kursch dans une si bonne forme!!! Je suis tout à fait d'accord avec Doryan, cet Opéra Métal se rapproche d'un Aina, et il n'est pas loin de concurrencer son aîné au niveau musical... (l'enchaînement Mountain of Joy, Mountain Of Judgement vaudrait à lui seul l'achat!).
On pourrait reprocher l'absence d'un concept développé dans le petit livret, ou encore la relative courte durée de la rondelle, mais musicalement c'est un tel pied, que l'on pardonnera ces petites erreurs!!!

Le 09 Avril 2008

J'écoute : Rhapsody, Skylark, Edguy, Dies Ire, Derdian, Dark Moor

Team Heavylaw

Ma note : 5/10

Et la chanteuse a définitivement besoin de retravailler sa voix! Elle m'a fait fuir à elle seule.

Le 13 Mars 2008

J'écoute : Métal (Folk & Viking, Death mélodique, Prog, Power) - Metalcore & Hardcore - Punk - Ska

Team Heavylaw

Ma note : 5/10

Moi aussi j'ai essuyé une deception, la compo est ennuyeuse a force d'ecoute pour une qualite de production et le choix des guests !
C'est pas pour tout de suite un successeur aux premiers Avantasia !

Le 11 Mars 2008

J'écoute : Insomnium, Swallow The Sun, Ghost Brigade, Dark Tranquillity...

Membre

Ma note : 6/10

Un album qui s'annoncait grand, pour un résultat décevant...

Des transitions chelous, des Guests par forcément bien exploités...

Bref grosse déception!!

Le 11 Mars 2008

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

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