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Porcupine Tree - Stupid Dream
jaquette
  • 1. Even Less
  • 2. Piano Lessons
  • 3. Stupid Dream
  • 4. Pure Narcotic
  • 5. Slave Called Shiver
  • 6. Don't Hate Me
  • 7. This Is No Rehearsal
  • 8. Baby Dream in Cellophane
  • 9. Stranger By The Minute
  • 10. A Smart Kid
  • 11. Tinto Brass
  • 12. Stop Swimming
Style:
Rock/Metal Prog'
Label:
Lava Records
Sortie:
1999
Extrait:
Silvergm Publiée le : 01 Juin 2011 Consultée 798 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Silvergm
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
En 1999, Stupid Dream voit Porcupine Tree entamer un diptyque qui le fera flirter (dangereusement diront certains) avec les sphères sucrées de la pop-music, avant de changer de braquet en 2002 et le célèbre In Absentia. Il s'agit de la troisième grande période du groupe, dont je vais résumer l'histoire musicale en une phrase, pour votre plus grand bonheur. Après des débuts bruitistes et psychédéliques, Porcupine Tree devient le Floyd des nineties, avant de se transformer en orfèvre pop-prog et enfin, à l'aube du siècle, d'achever sa mutation en incarnant un style art/pop/prog/metal qui est le résultat d'une fusion entre ses périodes précédentes et la passion nouvelle de Wilson pour le gros riff qui tache. Réducteur et partiellement juste, mais vous avez-là les deux grands concepts de ce que l'on nomme vulgarisation.

Je rassure tout le monde, ici on aime faire dans le détail, je ne vais donc pas me faire prier. Mais tout d'abord, conceptualisons un peu. Toutes les théories et argumentations stylistiques déployées dans cette chronique valent également pour Lightbulb Sun, seules les mélodies et quelques aspects particuliers diffèrent.

Avec Stupid Dream, Porcupine Tree transforme son prog mâtiné de pop en pop teintée de prog. Conséquence logique, l'album est plus efficace et accessible. Plus vendeur aussi, mais il ne faut pas y voir un défaut, bien au contraire: je ne sais pas vous, mais moi je préfère nettement une belle chanson à dix minutes de fond sonore. Mais il a fallu en passer par là pour que Wilson mette un peu d'eau dans son vin, ou plutôt ajoute une nouvelle corde à son arc. D'architecte d'ambiances atmosphériques, il est devenu trousseur de mélodies imparables, de riffs pertinents, d'intros ou de gimmicks éloquents. Ancien Maître des Enigmes, Steven Le Grand annonce maintenant la couleur sur chaque pièce du puzzle: il n'y aura que peu de passages surprenants ou d'ambiances changeantes, on s'éloigne assez nettement des tendances progs des albums précédents. Vous comprendrez (définitivement je l'espère) la supériorité des Britons dans ce genre de chose lorsque je vous apprendrais que toutes ces phases, périodes, influences et façons de faire chères à PT proviennent d'un terreau fertile entre tous, le productions musicale britannique entre 1963 et la fin des années 80. C'est le talent exceptionnel de ce peuple mélodique, avoir su composer un assemblage dingue de styles issus du monde entier autour d'une âme, un tronc commun. Comme un élève s'amusant à imiter ses auteurs préférés, Wilson a pastiché tout ce qu'il a pu, imitant en cela ses glorieux ancêtres, Beatles, Stones ou Genesis, pour ne citer qu'eux. Quand sort Stupid Dream, ça fait déjà quelques années qu'on a compris que la blague était terminée. Et pourtant...

Et pourtant la question demeure. Wilson, comme certains de ses compatriotes parmi les plus créatifs, a une capacité impressionnante à décliner le style qu'il a déjà le mérite d'avoir su créer. Il n'est jamais évident d'atteindre l'originalité ultime, l'identité. Le plus dur est à venir quand il s'agit de jongler entre fidélité à un son et capacité à se renouveler sans faire n'importe quoi. Objectif atteint avec Stupid Dream, que l'on peut résumer en deux concepts: aucune chanson n'aurait pu être écrite par quelqu'un d'autre que Wilson; la progression entre Signify et Stupid Dream est frappante.

Pur miracle? Loin de là, question d'état d'esprit plutôt. Disons qu'en 1999 Porcupine Tree est encore un groupe en quête de statut, en pleine évolution, et dans ce moment délicat où les prémices d'une belle carrière future se font sentir il n'y a que peu de droit à l'erreur. C'est ce qui explique sans doute que Stupid Dream est un album particulièrement soigné, et cette impression de calcul se fera plus forte encore avec Lightbulb Sun. Pour autant tout n'est pas parfait, et bien entendu tous les morceaux ne se valent pas. Je retiendrai donc les deux hymnes pop qui entament l'album, Even Less et Piano Lessons, et l'excellent Stranger By The Minute. Les sommets de cet opus sont atteints avec Pure Narcotic, merveille de joaillerie de haute précision acoustique, et surtout Don't Hate Me, dont le solo de sax jazzy est proprement étourdissant.

C'est un Porcupine Tree nouveau que l'on entend dans Stupid Dream: plus carré et pop, moins bordélique et planant, une vraie réussite et un grand album.
Le Groupe
Porcupine Tree
Discographie chroniquée
jaquette
The Incident - 2009
6/10 Doryan
jaquette
Fear of A Blank Planet - 2007
9/10 PapaDuck
jaquette
Deadwing - 2005
9/10 Dreamer
jaquette
In Absentia - 2002
10/10 Dreamer
jaquette
Lightbulb Sun - 2000
9/10 Silvergm
jaquette
Stupid Dream - 1999
9/10 Silvergm
jaquette
Signify - 1996
8/10 Silvergm
jaquette
The Sky Moves Sideways - 1995
7/10 Silvergm
jaquette
Up The Downstair - 1993
6/10 Silvergm
jaquette
On The Sunday Of Life... - 1992
7/10 Silvergm

Non chroniqués
jaquette
Stars Die : The Delerium Years 1991-1997 - 2002
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   Maxwell -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm 9/10
Sog -   Spade -   The Inner Circle -
wanderer -   Whysy -    

Commentaires

Membre

Ma note : 8/10

Tout comme Fleug, j'aime beaucoup cet album pour le coté 70', on sent pleinement les groupes dont Steven Wilson s'inspire.

Piano Lessons, Stranger by the minute, et Stop swimming (l)

Le 10 Août 2011

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

Membre

Ma note : 9/10

Comme je suis enthousiaste à l'idée de pouvoir donner mon avis sur cet excellent album - le premier que j'ai écouté de Porcupine Tree - certainement l'un des meilleurs du groupe de Steven Wilson ! La simple présence d'un titre comme Piano Lessons en fait un classique du rock progressif moderne. J'aurais tendance à rejoindre Silvergm sur l'idée du véritable premier album de Porcupine Tree, même si certains morceaux antérieurs méritent une certaine attention. Inutile de se procurer les albums précédents, très inégaux, il existe une compilation, la fameuse Stars Die qui permet de se faire une idée du travail accompli par Steven Wilson avant Stupid Dream. Cette petite parenthèse étant close, recentrons-nous sur l'album en lui même. Les compositions transpirent toutes (ou presque) la mélancolie chère au compositeur - parolier - grand chef de Porcupine Tree. Comment ne pas tomber sous le charme d'un morceau comme A Smart Kid qui fait monter l'émotion petit à petit pour exploser sur un refrain magistral ? La vraie force de cet album c'est aussi la réelle implication des autres membres du groupe, ce qui n'était pas le cas auparavant. On notera le travail de Colin Edwin sur Slave Called Shiver avec son riff très efficace, ou encore la performance toute en feeling de Chris Maitland sur Stop Swimming.

Maybe it's time to stop swimming...


La musique de Stupid Dream est empreinte d'un certain côté nostalgique qui rappelle la musique de David Bowie (entre Space Oddity et Hunky Dory) ou encore du Floyd dans ses plus belles heures. Les paroles sont, pour ne pas changer, assez obscures et ne sont heureusement pas le principal atout du disque. Pour se hisser en haut de la pile, Stupi Dream mise sur ses compositions très ouvragées et arrangées de la plus belle façon qui soit, par un Steven Wilson en très grande forme. Les grands moments de l'album? Piano Lessons bien entendu, véritable tube en puissance, ou encore This is no rehearsal et son refrain percutant, ou bien Even Less et son riff d'intro reconnaissable entre mille ! Seules Tinto Brass (le groupe a fait mieux dans le genre instrumental) et l'interlude Stupid Dream semblent un peu faibles au milieu de cet océan de chef-d'oeuvres. Il est bon de se rappeler qu'avant de s'acoquiner avec Opeth (ne vous méprenez pas, j'adore tout autant les albums plus récents comme Deadwing ou FOABP) Porcupine Tree possédait une identité propre, très 70's dans l'âme. C'est pour ça que ce disque est incroyablement bon. Il est unique en son genre.

Le 01 Mai 2011

J'écoute : A.C.T, Aimee Mann, Amorphis, Anorexia Nervosa, Arcturus, Ayreon, The Beatles, Blackfield, Blind Guardian, Danny Elfman, David Bowie, Devin Townsend, Diablo Swing Orchestra, Dimmu Borgir, Dire Straits, Dream Theater, Ensiferum, Gamma Ray, Gwen Stefani, Helloween, Joe Hisaishi, Johnny Clegg & Savuka, Katatonia, Lacrimosa, Marillion, Motoi Sakuraba, Mors Principium Est, Neal Morse, Nightwish, Oceansize, Opeth, Pain Of Salvation, Pendragon, Poets Of The Fall, Porcupine Tree, Powerwolf, Queen, Rhapsody Of Fire, Sonata Arctica, Stratovarius, Swallow the Sun, Sybreed, Symphony X, Transatlantic, Yes

Membre

Ma note : 9/10

8,5, ou 9 pour celui-ci. Le commentaire est le même que pour Lightbulb Sun, j'en pense la même chose. Mais il a un petit plus qui fait que je le préfère d'un poil.

Et puis Stop Swimming quoi... (l)

Le 21 Juin 2010

J'écoute : Amorphis, Anathema, Barren Earth, Before the Dawn, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Crimfall, Dark Tranquillity, Dawn of Solace, Demians, Eluveitie, Empyrium, Ensiferum, Enslaved, Gazpacho, Ghost Brigade, Hacride, Ihsahn, Insomnium, Kamelot, Katatonia, Marillion, Mechanical Poet, Moonsorrow, Mors Principium Est, Nightwish, Porcupine Tree, Primordial, Riverside, Rotting Christ, Sonata Arctica, Swallow the Sun, Sybreed, Tenhi, The Gathering, Throes of Dawn, Tool...

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