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Spock's Beard - V
jaquette
  • 1. At The End Of The Day
  • 2. Revelation
  • 3. Thoughts(Part II)
  • 4. All On A Sunday
  • 5. Goodbye To Yesterdays
  • 6. The Great Nothing
  • a) From Nowhere
  • b) One Note
  • c) Come Up Breathing
  • d) Submerged
  • e) Miss Your Calling
  • f) The Great Nothing
Style:
Hard Rock Progressif
Label:
Inside Out Music
Sortie:
2000
Extrait:
Silvergm Publiée le : 07 Juillet 2011 Consultée 732 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Silvergm
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
7/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
-
Sorti en août 2000, V, cinquième album de Spock's Beard, marque le retour du groupe au prog à l'ancienne, avec ses qualités et ses défauts. L'emprise de Neal Morse est plus forte que jamais, et notamment sur les deux morceaux phares de l'album, deux longues pièces épiques et gigantesques, mêlant le génial et l'indigeste.

At The End Of The Day ouvre l'album avec seize minutes de prog superbe, rempli jusqu'à la gueule de mélodies sublimes, de breaks heavy, de passages hispanisants (un des dadas de Neal), et de solos époustouflants. Même si c'est un choix étrange et que je ne comprendrai jamais vraiment (commencer un album avec un pièce aussi complexe et longue), la taille du morceau ne nuit pas trop à l'écoute: varié, aéré et très plaisant, At The End Of The Day est un vrai bonheur, digne des grands du prog dont Spock's Beard ne semble pas se lasser de chanter l'hommage. Nous y reviendrons.

Deuxième pilier de V, The Great Nothing clôt l'album avec vingt-sept minutes d'un prog cette fois touffu, beaucoup moins clair et précis et souvent répétitif. C'est donc le moment d'ouvrir le débat.

La question, je vais vous la poser, se justifie de la façon suivante: je crois que je ne suis pas le seul à trouver que vingt-cinq minutes d'hommage à Genesis et Yes c'est beaucoup, du coup on ne peut que se demander, mais pourquoi? Dans toute sa carrière, Genesis n'a atteint les dix minutes que rarement, et ne les a dépassé qu'une seule fois, avec Supper's Ready. Pour Yes, bien sûr, c'est différent: Close To The Edge, The Gates Of Delirium, Tales Of The Topographic Ocean, Awaken, les exemples sont plus nombreux. Moi-même, grand fan de Yes devant l'Eternel, je suis bien obligé d'admettre que dix ou quinze minutes suffisent largement, et les exemples de pièces dépassant allègrement les vingt minutes sans trous d'air ou sans remplissage sont rarissimes. Toute la question est donc de faire un très long morceau, avec un minimum de ces passages à vide. C'est ça, le prog? Vingt-cinq minutes de musique avec trois minutes de bonheur toutes les deux minutes? J'en doute.

Deuxième aspect de la question, la référence permanente aux glorieux ancêtres. Là aussi, ça commence doucement à souler. Si je veux écouter du prog des seventies, j'en ai des tonnes, c'est pas ça qui manque. Je comprends que les mecs soient fans, cette musique est la meilleure qui existe, et moi-même j'en suis fan. Mais de là à friser le tribute band toutes les trois mesures, ou avec un son de clavier sur deux, si ça ne nuit en rien à l'intérêt que présentent ces groupes pour moi ou les autres fans hardcore de prog seventies ça les dessert sérieusement par rapport à l'ensemble des mélomanes.

C'est donc dans les morceaux plus courts qu'on va chercher une identité plus moderne et originale, et heureusement, ça, Spock's Beard sait faire. Revelation, Thoughts pt2, All On A Sunday et Goodbye To Yesterday sont des morceaux intelligents, où le prog et sa prod traditionnelle se mêlent astucieusement à d'autres styles: ballade, pop, metal (le refrain superbe de Revelation). Ce n'est pas toujours une réussite absolue, mais ça a au moins le mérite de faire progresser le débat, et d'offrir des morceaux plus courts et plus audibles.

C'est donc au final un album inégal que ce V. On aurait préféré plus de morceaux courts et audacieux, mieux conçus, et At The End Of The Day aurait conclu l'album avec puissance et majesté. Et puis on se serait passé de The Great Nothing, ou du moins on en aurait conservé les meilleurs passages. En fait c'est ça qui manque à SB, un producteur capable de leur dire quand, et où trancher dans le lard, et que garder. Même si l'ensemble reste positif, il est évident que Spock's Beard est à un tournant en 2000: évoluer, rapidement, ou éteindre rapidement les espoirs qu'il avait fait naître en 1995. Etrangement, ce ne sera ni l'un, ni l'autre.
Le Groupe
Spock's Beard
Discographie chroniquée
jaquette
The X Tour - Live - 2012
N/10 Bonobo_666
jaquette
X - 2010
8/10 Chris
jaquette
Spock's Beard - 2006
8/10 Dreamer
jaquette
Octane - 2005
9/10 Dreamer
jaquette
V - 2000
7/10 Silvergm
jaquette
Day For Night - 1999
8/10 Silvergm
jaquette
The Kindness Of Strangers - 1997
10/10 Silvergm
jaquette
Beware Of Darkness - 1996
6/10 Silvergm
jaquette
The Light - 1995
8/10 Silvergm

Non chroniqués
jaquette
Feel Euphoria - 2003
Non chroniqué
jaquette
Snow - 2002
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   Maxwell -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm 7/10
Sog -   Spade -   The Inner Circle -
wanderer -   Whysy -    

Commentaires

Team Heavylaw
Rom

avatar

Pas de note

Dur mais juste. Belle chronique, avec pas mal de vérités bien envoyées :)

Merci Silver

Le 11 Juillet 2011

J'écoute : Ayreon, Evergrey, Star One, Cathedral, Indukti, Disperse, It Bites, The Devin Townsend Project, Division By Zero, Volbeat, Ac/Dc, Led Zeppelin, Dream Theater, Freak Kitchen, Whitesnake, Ark, Noumena, Before The Dawn, VoTuM

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