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Domain - The Chronicles Of Love, Hate and Sorrow
jaquette
  • 1- Picture The Beauty
  • 2- Sweeping Scars
  • 3- Angel Above
  • 4- Circle Of Give And Take
  • 5- He's Back
  • 6- My Inner Rage
  • 7- Digging Their Graves
  • 8- Haunting Sorrows
  • 9- The Last Dance
  • 10- Twelve O'Clock
  • 11- Two Brothers & The Sinners Chess (bonus track)
Style:
Power Metal
Label:
LMP
Sortie:
2009
1,984 Publiée le : 29 Mars 2009 Consultée 959 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
1,984
8/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
The Chronicles of Love, Hate and Sorrow est déjà le 9ième album du groupe bien connu Domain, le cinquième depuis leur retour de 2001 et pour cette livraison, les Allemands se sont montrés ambitieux puisqu’ils présentent une relecture conceptuelle du chef d’œuvre de la littérature romantique allemande, Les souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe. Ce pilier du mouvement Sturm und Drang paru en 1774 est décliné et condensé en 10 titres reprenant les moments forts de l’itinéraire tragique de ce jeune allemand. Domain amplifie ainsi quelques peu son Powermétal traditionnel et ses recettes habituelles par des développements de titres ultra mélodiques qui dépassent tranquillement les cinq minutes avec des refrains particulièrement bien choisis. A ce moment précis de cette chronique l'amateur averti ne peut que s'interroger sur cette singulière démarche:

Domain pourra t’il dépasser le cadre d’un simple hommage poli au génie de Goethe ou parviendra t’il à faire revivre une dernière fois cet héros déchirant, Werther, icône romantique de plusieurs générations ? Le groupe pourrait il décliner son concept sur plusieurs grandes œuvres classiques pour aider les jeunes au bac français ???

Un mot, un seul, peut caractériser cette œuvre singulière : Exaltation. L’appel aux sentiments, le désir constamment affiché de véhiculer des émotions contrastées et changeantes sont les axes de conduite de la formation pour la réalisation d’un album qui fera date dans leur carrière.
Les trépidations du jeune citadin découvrant les charmes d’un village champêtre sont ainsi bien rendues dès le premier titre par les mélodies sautillantes qui se concluent dans un refrain-révélation-découverte (comme l'arrivée joyeuse dans un hameu de hobbits bonhommes plein de bombonne de bières). L’émerveillement de Werther face à une ruralité fantasmée transparaît dans ce début d'album tant dans le flot guitaristique vertigineux qui entame ce titre, tels les flux de la découverte, ou l’enthousiasme et la fraicheur d’un titre qui procure un agréable sentiment de bien être tant est universelle la proportion à saisir la beauté d’un paysage. Superbe réussite que je salue bien haut tant je me vois sautiller nu dans les champs bucoliques avec un panier de pique nique à la simple évocation de ce premier titre Picture the Beauty.

Mais très vite le jeune Werther découvre qu’à la campagne aussi prévalent certaines forces supérieures qui brident l’accomplissement des individus. Pesanteur sociale (rythme et mélodie plus fatalistes) et le ton se durcit pour laisser place au désenchantement. Confrontation des émotions, succession des sentiments incontrôlables, fascination iédalisante de la nature, désespoir des hommes et de leur normes étouffantes, mais oui amis lecteurs nous sommes au cœur du romantisme allemand dont la quête principielle est l’affirmation de son monde intérieur.. et le chant de jeune premier propre à souhait mais bien modulé de Nicolaj Ruhnow développe une tonalité narrative qui accompagne l’auditeur dans les tribulations de l'âme. Quelques emplois téléphonés au mouvement de l'Eté de Vivaldi renforcent la dimension classique de ce Sweeping Scars.

La poursuite de l’écoute est capendant perturbée par l’emploi presque anachronique d’une intro hard Fmisante sur Angel Above alors que Charlotte, LA mythique Lotte, la femme la plus fatale du romantisme allemand, aussi désirable et mystérieurse que vous amis lectrices, visiteuses d'HeavyLaw :) aurait méritée mieux que le titre le plus fade de l’album. On pense à une intervention féminine mais cela aurait fausser le monologue de l’œuvre originale. Diging the grave n’évoque pas la puissance dramatique shakespearienne qu’il aurait dû avoir comme Hauting Sorrows qui ne décolle pas vraiment et contraste avec les autres titres.Plus généralement, nous pouvons affirmer que ces titres un ton en dessous du reste, sont l’écueil principal du disque. On a un peu l’impression que les temps forts de l’œuvre ne sont pas les apothéoses du disque : la rencontre avec Lotte est moins réussie que la découverte de la campagne, (c’est un comble) tandis que leur dernière entrevue est assez inégale (passage narré coupe le souffle de The Last Dance)Heureusement le final Twelve O’Clock rehausse le tout avec son atmosphère à la Guns and Roses et sa mélodie simple et poignante reprise en sonorités de boite à musique pour un au revoir....qui est en fait un adieu…

Le concept trouve en fait sa pleine mesure dans les élements dramatiques, il réussit pleinement la description musicale des tourments du jeune Werther en plein désarroi amoureux confronté au dilemme de l'amour interdit. Sous des titres pêchu et mobilisateurs, entraînant à souhait, le Hard mélodique de Domain renforcé par des nappes de claviers, interlude sautillant et solo de guitare sont comme le rire sans raison et la sensation de légéreté qui s’empare du cœur amoureux avec le meilleur solo de l’année pour l’instant… (ATTENTION Amis lecteurs, j’ai bien dit le Meilleur solo de l’année car il est vertigineux, néo classique plein de feelings) sur Circle Of Give And Take. Axel Ritt aplatit les petits suisses à coup de massue customisée aux 24 h du Mans… Efficace à l’allemande, mélodique sans fioriture il imprègne les chansons de cette atmosphère exaltée qui rend cet album si personnel.
Colère, résignation et fureur se modulent à nouveau dans le génial « he’s back », avec ces chœurs queeniens répondant théâtralement au chant tourment à nouveau bien palpable sur My Inner Rage excellente représentation du combat intérieur du héros. Combat de plus en plus insoutenable pour Werther qui l’amène au bout de sa destinée.

Domain peut se prévaloir d’une réussite rare, ils ont écrit la bande son d’un livre et fait revivre une dernière fois le jeune et malheureux Werther. Quelques maladresses n’affaiblissent pas la portée générale de The Chronicles of Love, Hate and Sorrow dont raisonnent encore ces mots:

« Lever le rideau, et passer derrière... voilà tout! Pourquoi frémir? pourquoi hésiter? Est-ce que parce qu'on ignore ce qu'il y a derrière?... parce qu'on n'en revient point?... et que c'est le propre de notre esprit de supposer que tout est confusion et ténèbres là où nous ne savons pas d'une manière certaine ce qu'il y a? »

Cet album est disponible dans une superbe édition digipack imitant la couverture d’un vieux livre et doté d’un titre bonus détaché du concept Two brothers & the Sinners Chess avec un
clavier trompettant et pétaradant (limite à la Bal Sagoth). Laissez vous donc tenter. :)
Le Groupe
Domain
Discographie chroniquée
jaquette
The Chronicles Of Love, Hate and Sorrow - 2009
8/10 1,984
jaquette
Stardawn - 2006
7/10 Duck
jaquette
Last Days Of Utopia - 2005
7/10 PapaDuck

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 8/10   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder 8/10   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 6/10

Je suis déagréablement surpris par ce cd.....merde....qd même je m attendais à bcp mieux vue la critique.....Il me faut attendre le 7eme titre pour trouver un peu d intérêt!! Putain j aime pas ! Désolé pour les fans, j accroche vraiment pas !

Le 07 Avril 2009

J'écoute : Theocracy,Powerwolf ,Ensiferum, Amorphis, Alcoholika, Sister Sin, Kamelot, My Chemical Romance, Rise Against, Metallica etc....

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

je suis agréablement surpris de cet album de Domain, comme quoi je ne suis pas totalement imperméable au Power lml Je l'ai même d'ailleurs acheté au père Axel lml

Le 03 Avril 2009

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

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