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Nahemah - A New Constellation
jaquette
  • 01. Much Us
  • 02. Absynthe
  • 03. Follow Me [MP3]
  • 04. Reaching The Stars
  • 05. The Perfect Depth Of The Mermaids
  • 06. Air
  • 07. Under The Mourning Rays
  • 08. The Trip
  • 09. Smoke's Men
  • 10. Outer
Style:
Extreme Progressif
Label:
Lifeforce Records
Sortie:
2009
Extrait:
AlexFullHD Publiée le : 01 Avril 2009 Consultée 1270 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
AlexFullHD
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
En matière de Death Progressif, la référence ou le nom qui vient immédiatement en tête c'est inévitablement Opeth et c'est bien normal au regard de leurs prouesses et étant donné l'engouement qui se dégage à chaque sortie de leur albums nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce constat. Le problème c'est que dès lors qu'un groupe s'impose en tant que leader et prend possession d'un style en particulier, il devient difficile d'atteindre le niveau, qui selon moi, est plus basé sur des spéculations ou va de pair avec la notoriété. Effectivement, si nous regardons bien le registre du death mélodique, vous me direz in Flames (comme c'est surprenant) et mis à part leur omniprésence et l'inondation musicale dont ils font preuve, on s'aperçoit que d'autres groupes sont tout autant talentueux si ce n'est plus (Cf. Mors Principium Est ou Insomnium). Pour en revenir à nos moutons, enfin Nahemah ce schéma s'applique. Certes, formé sept ans après la référence et avec un revirement musical à 90 degré il ne peut convoiter la place du premier.

Ceci dit, tout en essayant de se créer une position originale, il arrive que les groupes créent l'étonnement. Avec A New Constellation, c'est chose faite. Le combo se distingue dès les premières notes avec « Much Us » imposant ses flots mélodiques et sa richesse musicale qui est solidifiée en son socle grâce aux samples et aux bruitages stellaires. Pour approfondir cette idée, imaginez un ciel étoilé perdu dans l'infini ou projetez vous dans l'immensité d'un océan, fermez les yeux et écoutez comme les notes sont apaisantes et donnent une sensation de bien-être. Les Espagnols font en effet fort sur les ambiances avec des titres tels que « Smoke's men » ou encore la sublime outro « Outer » et j'avoue avoir énormément de plaisir à écouter des morceaux.

Néanmoins, la délicatesse de la structure mélodique laisse place à des rythmiques atypiques telles que les percussions trip-hop (je n'ai pas dit hip-hop) et les atmosphères jazzy et lounge (« Air ») de par le coté easy listening des riffs et des nappes de claviers incorporées de manière récurrente. Ces différentes touches d'originalité apportent une caractéristique mais servent aussi de breaks profonds remodelant ainsi l'intégralité musicale sur les aspects plus conventionnels et rugueux des vocalises extrêmes. Le chant crié et growlé prédomine sur A New Constellation, mais l'album ne demeure pas brutal pour autant puisque les multiples incursions de piano ou de saxophone, le chant fluet et l'absence de double caisse favorisent la direction ultra progressive des lignes instrumentales.

La formation espagnole, et vous l'aurez compris, fabrique des chansons hybrides en décalage et hyper contrastées entre le chant embarqué et les mélodies recherchées. Mais ce n'est pas pour autant que les musiciens se comportent comme de véritables frimeurs s'adonnant à une technicité outrecuidante. Les guitaristes s'affirment par delà les riffs qui swinguent dans des morceaux de choix comme « The Trip » avec de légers blast beats en fond. Il faut bien reconnaître humblement que le travail est complexe et particulièrement soigné. La propreté de la production rend hommage à cet opus et amplifie inexorablement les titres. Qu'on se le dise les chansons sont aérées et laissent tout le recours nécessaire à un rayonnement musical de grande ampleur. On regrettera par contre certains remplissages dans lesquels la musique n'évolue pas mais se répète sur plusieurs minutes (« Under The Mourning Rays »).

Finalement, si je devais reprendre la comparaison du départ, je ne dirais pas que Nahemah s'approche d'un Opeth mais plus d'un Cynic. Effectivement, si on compare les covers on peut faire le rapprochement et souligner une certaine similitude.
La ressemblance frappe évidemment la musique étonnamment épurée de l'insistance de sonorités lourdes. Les mélodies death classiques sont finalement diluées par la présence d'autres instruments et on dénote un jeu d'acteurs musicaux entre véritablement sur scène. D'un coté on retrouve le chant (cri?) qui en a décidément beaucoup à dire et écrase la base instrumentale, mais d'un autre coté lorsque celle-ci intervient, elle arrive à déployer toute son amplitude irradiée par le talent. Le développement de la musique sur A New Constellation repose sur une apparence virile et une puissante inspiration révélant des parties mainstream reposantes au filigrane mais ce n'est pas dépourvu de fautes ou de petites imperfections.


- ĦƉ -
Le Groupe
Nahemah
Discographie chroniquée
jaquette
A New Constellation - 2009
7/10 AlexFullHD

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD 7/10   Balin -
Bonobo_666 7/10   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   Maxwell -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog 8/10   Spade -   The Inner Circle -
wanderer -   Whysy -    

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 7/10

Musicalement, je trouve ça excellent !

On est, par contre, assez loin du Death ; ça me fais plus penser à du Gothic/Doom à la Katatonia... mais avec une grosse louchée de Prog' !

Seul regret, le chant extrême ! Autant un chant death profond à la Mickael Akerfeldt sied à l'univers d'Opeth, autant celui de Pablo Egido casse l'ambiance instaurée par la musique... Dommage !

Du coup, l'ensemble sonne mitigé...
En attendant la suite !

Le 02 Avril 2009

J'écoute : que du bon !

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