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Winterborn - Farewell To Saints
jaquette
  • 01. Black rain [MP3]
  • 02. Chaos Dwells Within
  • 03. Seven Deadly Sins
  • 04. Overture 1939
  • 05. The Winter War
  • 06. The Land of the Free
  • 07. Emptiness Inside
  • 08. Nightfall Symphony
  • 09. Last Man Standing
  • 10. Another World
Style:
Heavy Mélodique
Label:
Massacre Records
Sortie:
2009
AlexFullHD Publiée le : 01 Mai 2009 Consultée 954 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
AlexFullHD
6/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
6/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
6/10
Winterborn m'avait fait forte impression lorsque l'on nous avait proposé la chronique de cet album, j'avais souvenir d'un vent frais musical qui respirait la fraîcheur et l'entrain après quelques écoutes sur leur site myspace. En attendant l'arrivée de la promo, je m'étais documenté sur le lineup, et ce fut déjà la surprise de constater sa constante évolution depuis Cold Reality! En effet, de nombreux membres se sont fait virer suivant ainsi le même sort que le manager un an après la sortie du premier opus. Sans doute que le noyau dur a souhaité se concentrer davantage sur l'essence de leur musique et se séparer de ceux qui ne voyaient pas ça sous cet angle. Et c'est donc avec une toute nouvelle formation que les Finlandais portent cette nouvelle offrande en cette année 2009. Farewell To Saints débarque donc avec une toute autre orientation, du moins en apparence, et s'efforce de faire valoir ses atouts.

Winterborn est un groupe influencé hard rock et ça se ressent énormément sur ce nouvel opus, les différentes lignes mélodiques sont largement orientées sur un rock aux sonorités métalliques. Le résultat est clair : les chansons créées sont légères et les mélodies sont très standardisées. Le combo ne se risque pas en terrain inconnu et du coup on n'est jamais surpris par l'ensemble des chansons. Cependant, sur cette compil, l'accent est porté sur les riffs qui en fin de compte restent bien plus qu'acceptables et les mélodies bénéficient de l'incorporation de claviers ou de la tendresse des guitares sèches teintant de mélancolie des morceaux comme « Emptiness inside ». Au niveau de l'orchestration, l'album marque des points et laisse un agréable souvenir. Que cela soit dit, l'ensemble musical ne se démonte pas et les incursions des soli restent appréciables, néanmoins j'ai jugé la construction musicale un peu trop linéaire et reste congelé tel un bloc de glace froidement posé sur les différents accords qui va en s'essoufflant. Chaque titre est bâti sur le même schéma : une intro mise en évidence par un riff répétitif (C'est un pléonasme certes, mais je veux souligner ce côté redondant), un couplet vite balayé par refrain plus ou moins entrainant. Nos musiciens auraient-ils oublié que pour faire un album digne de ce nom il fallait essayer de jouer sur les variations ?

Farewell To Saints reste un album téléphoné et j'ai senti tout arriver, des soli après les montées en puissance des lignes de chants, aux enchainements contrastés de « Ouverture 1939 » avec l'exemplaire « The Winter War » paraissant de ce fait fade. Attention, je ne remets pas en cause la qualité intrinsèque de chaque morceau d'autant plus qu'ils sont plutôt réussis pour le coup mais je déplore ce manque d'imagination qui ne fera aucun effet. Afin de palier à ce problème, Winterborn tente alors d'apporter un chant caractéristique en la personne de Teemu Koskela (nan c'est pas vrai ils en ont pas conscience mais ça fait très « analyse professionnelle »). Le frontman porte une voix puissante et chaleureuse qui tranche avec le nom du groupe et essaye de jouer la carte de l'originalité sur des amplitudes vocales diverses. Mais encore, on ne pourra pas dire que c'est la réussite totale tant la voix du chanteur a tendance à trembler sur les notes haut perchées ou sinon semble se retenir sur certains refrains (« Land Of The Free »), on en ressent alors une gêne. A noter quand même une tentative de filtre sur « Last Man Standing » (match ?!) qui parvient enfin à capitaliser sur ce qui fait défaut mais hélas pas de manière suffisante.

Si l'on fait la synthèse de ce Farewell To Saints, on peut d'ores et déjà affirmer que le Winterborn souffre du syndrome de moyennite aigüe de par sa prévisibilité et ses répétitions. Les musiciens ne marquent pas par leur exemplarité mais ne jouent pas non plus comme de vrais manches. Les mélodies ne sont pas assez évocatrices et l'ensemble reste consistant et que trop légèrement morcellé... Mais alors que j'écoutais le titre ô combien clichesque « Seven Deadly Sins » (Destruction, Rage, Masterstroke,...) je me suis étonné à hocher de la tête. Ce titre était parvenu à me titiller le sens de l'audition et à me donner du plaisir alors que jusqu'à présent et plusieurs écoutes, rien ne m'avait sauté au yeux. Y aurait-il des qualités dissimulées dans l'ombre de la platitude ?

Je ne veux pas noircir le tableau mais on peut comparer Farewell To Saints à un véritable blockbuster hollywoodien car tout est misé sur les effets et il faut que ça en jette sur les trailers proposés et là je fais référence au morceau en écoute sur le myspace « Black Rain ». Ça envoie un max de riffs et de mélodies emmenées avec ferveur par un chant d'une incroyable justesse. Tout ça donne envie d'en avoir plus et de se plonger dans l'univers. Mais ne vous y trompez pas et ne vous faites pas avoir comme moi, on vous a juste proposé un des meilleurs titres de l'album, et le reste est anecdotique à deux exceptions près (« Seven Deadly Sins » et « Another World »). Et ceci m'amène sur mon avis concernant cet opus. Les Finlandais signent ici un album contenant certaines qualités ostensibles mais le contenu quant à lui est bien trop pâle et donne peu de goût à un style notoirement en déperdition d'originalité. Mais les quelques soubresauts effectués tout au long de l'album permettent d'arriver à un niveau plus que modeste. Winterborn va un peu plus loin que du simple constat de l'homogénéité ou de l'ultra-simplification de ses chansons, et propose un album en dent de scie avec des inégalités qualitatives bien présentes.

Winterborn Official Website - The coldest Finnish heavy metal band... tout est dit !


- ĦĐ -
Le Groupe
Winterborn
Discographie chroniquée
jaquette
Farewell To Saints - 2009
6/10 AlexFullHD
jaquette
Cold Reality - 2006
8/10 Duck

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 5/10   AlexFullHD 6/10   Balin -
Bonobo_666 6/10   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 5/10

Oui, je plussoie activement ton appréciation mon cher HD, on est loin, très loin d'un bon disque de heavy mélodique. "Téléphoné" est vraiment adéquat pour parler d'un disque sans relief, professionnel mais si fade à l'image de Emptiness Inside..

Comme un discours du ministre du budget c'est insipiiiiiiiide!

Le 04 Mai 2009

J'écoute : Evil Mascarade

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