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Pain of Salvation - Road Salt 1
jaquette
  • 1. No Way
  • 2. She Likes to Hide
  • 3. Sisters
  • 4. Of Dust
  • 5. Tell Me You Don't Know
  • 6. Sleeping Under the Stars
  • 7. Darkness of Mine
  • 8. Linoleum
  • 9. Curiosity
  • 10. Where It Hurts
  • 11. Road Salt
  • 12. Innocence
Style:
Rock Prog
Label:
Inside out
Sortie:
2010
felixbm Publiée le : 29 Septembre 2010 Consultée 1324 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
felixbm
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
Pain of Salvation a porté, à travers les divers stades de sa carrière, plus d’un chapeau, et des chapeaux souvent bien différents, d’ailleurs. Du Prog Metal moderne et frais de ses débuts, en passant par un virage plus lyrique et épique pour BE, jusqu’à une version très ‘moderne’ du son PoS sur Scarsick (curieusement ponctué par un retour à des sonorités plus … disco !), les Suédois changent une nouvelle fois de cap. Comme on l’avait découvert à la fin de l’an passé avec la parution de l’EP précédant cet album, Linoleum, la nouvelle flamme de PoS est…vieille de presque 40 ans ! Retour aux ‘seventies’ et aux belles années du rock progressif, adoptions de ces sonorités sèches typiques, on ne fait pas les choses à moitié. Et pourtant, bien des groupes essaient depuis des décennies de reproduire le son, le ‘hype’ des ’70s. Alors qu’une grande majorité échouent, ou même réussissent par vulgaire plagiat, où se situe donc un des groupes de prog les plus acclamés et inventifs dans un style certainement surexploité? Réinventeront-ils la roue, ou se contenteront-ils de la faire rouler?

Ces questions que je vous pose, Linoleum leur a déjà répondu. EP apprécié par la critique et montrant que le groupe pouvait très bien rester lui-même en empruntant un style, il n’en reste pas moins que 4 vraies pièces ne constituent pas un album à part entière. Troisième chapitre de la série The Perfect Element, Road Salt 1 poursuit sur les thèmes abordés sur l’album éponyme de cette série et sur Scarsick : Passage de l’enfance à l’âge adulte par une série d’embuches, découverte de la sexualité, appât de la luxure, mensonge, abus. Les épreuves sont ici proposées comme une route, non comme une finalité : "I wanted to be changed by the road, I so wanted to change the road…" Ces thèmes sont, comme à leur habitude, relativement discrets et ne jurent pas, au premier abord du moins, avec l’aspect très "true Rock and Roll" de ce son typé ’70s. À l’instar de Linoleum, L’album joue cette carte avec modération, proposant des pièces très énergiques, No way par exemple, qui ouvre l’album avec ce reconnaissable accompagnement de clavier typique à l’époque, ou Tell me you don’t know, ouvert par un riff que l’on pourrait qualifier des plus classiques.

Classique. Le mot est important, car il représente un piège de taille. Au travers de ces riffs ‘classiques’, de ces sonorités ‘classiques’ se cache la perle qu’est Pain of Salvation. Toutefois, autant pour le féru du vieux rock que pour le néophyte, il est facile de passer à côté. Il est important de préciser que ce format musical issu d’une autre époque n’est que la forme. Le fond, lui se cache au travers des pièces dynamiques que sont Linoleum et consorts, mais la vraie beauté de ce Road Salt 1 réside dans la profondeur de pièces plus difficile d’accès. …Of Dust et son aspect mythique introduisant le sous-concept de la route: "As if, late in the night, you can’t tell the wanderer from the road, the walker from the walked…". L’apport des arrangements vocaux est ici crucial et ne peut que rappeler les influences Gospel de Nauticus (BE). Que dire des ambiances de Sisters, changeantes, tantôt oppressantes, supportées par une basse réverbérée une guitare trémolo, tantôt dramatique, et toujours supportant un Daniel à l’apothéose de ses talents lyriques? Que dire de l’excellente Linoleum, à la fois très entrainante dans les refrains et touchante dans son break?

L’amalgame de pièces plus rock et de thèmes parfois crus (Curiosity ) et de pièces plus profondes crée une dynamique au fil de l’écoute, une ponctuation fort appréciée. En parlant de ponctuation, on ne peut manquer la surprenante Under the Stars, ou les accents burlesques s’amalgament à des mandolines foraines et où le rythme parfois un peu dérangé supporte très bien le concept et l’ambiance de la pièce. Mentionnons d’ailleurs l’apport rythmique de Leo Margarit, qui fait décidément preuve d’une grande flexibilité, s’effaçant souvent pour des pièces aux besoins techniques limités, pour ressurgir plus tard, sur Curiosity ou à la fin de No Way, avec un jeu plus poussé. Techniquement, outre quelques solos de nos amis Gildenlöw et Hallgren, on pourrait reprocher aux Suédois de s’être un peu laissé aller. Au premier coup d’oeil, certains passages peuvent sembler très basiques musicalement, ces lignes d’orgue électronique d’une simplicité déconcertante, par exemple. S’il ne prouvait pas le contraire sur l’excellente Innocence, on pourrait croire que Fredrik est sous-utilisé, d'où le piège mentionné précédemment. La simplicité associée au style ‘70s n’est qu’apparente et les écoutes révèlent sans cesse d’autres surprises, mais il faudra pour beaucoup d’auditeurs trompés par la forme un effort pour déceler vraiment le fond. Ainsi donc, et malgré les différences d’opinion que l’on pourra partager à propos du retour à un style plus élémentaire, classique ou même minimaliste, dépendamment du point de vue, il faut bien avouer que Road Salt 1 possède cette profondeur, ce génie que l’on ne pouvait qu’attendre de Pain of Salvation.

Ainsi donc, la bande à Daniel (du coup, ça ne sonne pas aussi ‘glorieux’ pas vrai ?) réussit un autre tour de passe-passe. D’abord BE, puis Scarsick, maintenant Road Salt : un autre virage vers un style nouveau, diamétralement opposé au précédent (en restant sous l’égide du Rock, bien entendu!). Pain of salvation accrochent un nouveau chapeau au mur : un trophée prouvant l’universalité de la démarche musicale lorsqu’elle n’est pas bridée par un carcan stylistique et ce, en conservant l’indéniable patte PoS. Alors que le premier stade de la carrière du groupe, jusqu’à The Perfect Element 1, était relativement stable, ce second stade de l’Histoire de Pain of Salvation, amorcé avec BE, est définitivement en pleine écriture!

"Maybe I am just the road, dreaming that I walk…"
Le Groupe
Pain of Salvation
Discographie chroniquée
jaquette
Road Salt Two : Ebony - 2011
9/10 Doryan
jaquette
Road Salt 1 - 2010
9/10 felixbm
jaquette
Linoleum (EP) - 2009
8/10 felixbm
jaquette
Scarsick - 2007
9/10 Dreamer
jaquette
12-5 - 2004
9/10 Dreamer
jaquette
Be - 2004
10/10 Bonobo_666
jaquette
Remedy Lane - 2002
9/10 Dreamer
jaquette
The Perfect Element - 2001
10/10 Dreamer

Non chroniqués
jaquette
Ending Themes (on the Two Deaths of Pain of Salvation) - 2009
Non chroniqué
jaquette
The Painful Chronicles - 1999
Non chroniqué
jaquette
One Hour By The Concrete Lake - 1999
Non chroniqué
jaquette
Enthropia - 1997
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune 9/10   Chris -
Cyric 8/10   Doryan -   Dragonman -
felixbm 9/10   Golder 10/10   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 6/10

Un album plutôt pas mal, mais très dur à accrocher à l'oreille, et en plus vite lassant...

Il n'y a quasiment que Sisters, titre incontournable, que je me repasse très souvent. Sinon le reste, hélas... J'aime bien Pain of Salvation, j'espère que la partie deux ne me fera pas le même effet.

Le 16 Octobre 2011

J'écoute : Amorphis, Anathema, Barren Earth, Before the Dawn, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Crimfall, Dark Tranquillity, Dawn of Solace, Demians, Eluveitie, Empyrium, Ensiferum, Enslaved, Gazpacho, Ghost Brigade, Hacride, Ihsahn, Insomnium, Kamelot, Katatonia, Marillion, Mechanical Poet, Moonsorrow, Mors Principium Est, Nightwish, Porcupine Tree, Primordial, Riverside, Rotting Christ, Sonata Arctica, Swallow the Sun, Sybreed, Tenhi, The Gathering, Throes of Dawn, Tool...

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Cet album, il est magnifique. Voilà (l)

Le 04 Août 2011

J'écoute : Plein de choses !

Membre

Ma note : 8/10

Très bon album que je m'étais empressée d'acheter dès sa sortie, et je n'ai qu'une hâte : etre le 19 octobre pour les voir à Paris!
Un bon retour au son bien roots qui ne m'a bien plus. Seul bémol pour moi, la chanson Road Salt, qui même si le texte est beau ne m'atteint pas du tout.

Le 03 Octobre 2010

J'écoute : Dream Theater / Blind Guardian / After Forever / Pain of Salvation / Ayeron / Nightwish / Fairyland / Rage Agains The Machine / System of a Down /Tenacious D / Rainbow / Marillion / U2 / Dire Strait / Queen / Renaud / Brassens / Whyzdom / et Kerion hahahaah

Membre

Ma note : 8/10

Un nouveau PoS est toujours un évènement. Une vraie nouveauté, tant les Suédois ont à coeur de se renouveler à chaque nouvel essai. Ce Road Salt est, pour ma part, le moins intéressant de la discographie. Il faudra bien entendu attendre la sortie de la seconde partie avant d'émettre un avis définitif, mais cet album a pour moi un défaut majeur qui n'investit pas ses prédécesseurs : on en fait vite le tour.La structure extrêmement simplifiée des chansons le rend très accessible, direct. Mais il délivre ses secrets trop vite à mon goût.
Quand j'écoute un ancien album, il m'arrive encore aujourd'hui de découvrir des nouvelles choses. Ce n'est déjà plus le cas avec celui-ci. Toutefois, le plaisir reste là, et je me surprend à l'écouter encore très souvent. Paradoxe assez intéressant.
Road Salt 1 contient cependant des perles : Sisters, l'un des tous meilleurs morceaux du groupe, No way, la déjantée Sleeping, Where It Hurts, la chanson eponyme, Innocence...
Malheureusement, certains morceaux (She likes to hide, Darkness of mine) me paraissent franchement en déca du reste de l'album.
Mon commentaire peut paraitre dure et contradictoire avec l'excellente note finale que j'adresse à l'album, mais c'est parce que plus on aime, plus on est exigeant.
Et puis, le principal est là : cet album revisite les 70's à la suce PoS magnifiquement, Daniel est encore une fois au top, et l'émotion est bien là. J'espère en revanche que le part 2 ne sera pas qu'une simple copie, et qu'ils passeront à autre chose pour la suite. Wait & See

Le 02 Octobre 2010

J'écoute : Pain of Salvation, Anathema, The Gathering, Antimatter, Dream Theater, Shadow Gallery, Opeth, Metallica, System of a Down, Ambeon, Children of Bodom, Eternal Tears of Sorrow, Kamelot, Massive Attack, Portishead, Paatos, Pink Floyd, Porcupine Tree, Shawn Lane, Sirenia, Symphony X, My Dying Bride, Ion

Team Heavylaw

Pas de note

Pour répondre à NoNaMe, oui en effet, Daniel a presque tout fait, jusqu'à enregistrer la majeure partie des instruments. Toutefois, si je ne m'abuse, c'est Leo qui a fait tout les drums ou presque.

Le 30 Septembre 2010

J'écoute : Métal (Folk & Viking, Death mélodique, Prog, Power) - Metalcore & Hardcore - Punk - Ska

Membre

Ma note : 8/10

Je plussoie la majorité, j'ai adoré cet album.

J'aime beaucoup ce coté 70' , et les prises de risque du groupe en général. Certe l'ensemble est moins fouillé qu'un Perfect element et consor, mais cela reste tout de même du très bon Pain of Salvation.

Moi aussi je trouve quelques longueurs qui aurait pu être évité, malheureusement j'ai peur de ne pas réussir à être entièrement objective, tant des morceaux tel que Sisters, Where it hurts, Linoleum ou No way me transporte.

un 8.5 arrondi à 8 , car ça n'égale pas certains anciens pour autant je trouve ;)

J'ai hâte d'entendre le second volet!!!! (l)

Le 30 Septembre 2010

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

Membre

Ma note : 7/10

Bon, il faut vous calmer un peu les amis ! Certes ce Road Salt One est très bon, mais en aucun cas il ne s'agit d'un album de la trempe d'un BE ou d'un Remedy Lane. Alors d'accord, Sisters est un titre magique, du niveau d'un Undertow (ce qui n'est pas peu dire, car j'adore Undertow par dessus tout !), Linoleum est hyper efficace, etc. Mais l'album présente tout de même quelques longueurs qui auraient pu (du) être évitées.

Quant au jeu de notre concitoyen, il faut bien avoir à l'esprit que Daniel a quasiment tout fait seul sur ce premier CD, y compris les parties de batterie. Ceci explique peut-être cela. Espérons que le second volet sera plus un effort de groupe que cette première livraison.

Le 30 Septembre 2010

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Une bien belle chronique pour un groupe qui m'enthousiasme de plus en plus. Mon anglais est malheureusement très mauvais ce qui fait que je suis passé à côté des paroles, ce qui m'ennuie un peu. Enfin, la musicalité de la chose est si bonne que ça ne m'a pas empêché d'apprécier cet album.

Comme a pu le dire Dreamer, on entre très vite dans l'album même si pour ma part, et j'imagine ne pas être le seul, j'ai été un peu surpris du virage opéré par les Suédois, qui nous proposent plus une musique axée sur du rock tout droit sorti des seventies que du metal progressif (Gildenlow n'a jamais aimé voir affublé le groupe de cette étiquette, de toute manière). La musique est loin d'être technique (on cherche vainement les solos), le minimalisme semble ici faire foi (et fait mouche, je peux l'assurer).

Que dire du chant de Gildenlöw ? Varié et accrocheur, assurément. Le jeu de Léo Margarit manque un peu de relief, toutefois. Enfin, c'est sûrement le style qui veut ça. Et que dire de la chanson Sisters ? Emotionnellement parlant, c'est du tout bon, d'autant qu'elle me rappelle l'excellente Undertow. Incontournable ! Et puis il y a aussi la bluesy Tell me you don't know, la musique de carnaval Sleeping Under the Stars ou encore la rythmée Linoleum, elle aussi très prenante... comme à peu près toutes les musiques de l'album d'ailleurs (mis à part Road Salt peut-être, moins percutante).

L'album mérite un bon 8,5, m'enfin les notes, ça vaut ce que ça vaut... et difficile de noter la première partie d'un album sans avoir écouté la seconde, qui je l'espère, se révélera aussi intéressante...

Le 29 Septembre 2010

J'écoute : Dream Theater, Tenhi, Empyrium, Lacrimosa, Anathema, Cruachan, Orphaned Land, Void of Silence, Ulver, The Gathering, Fejd, Katatonia, Drudkh, Agalloch, Sigur Ros, Isis...

Membre

Ma note : 9/10

Si la chronique s'est fait attendre elle rend toutefois grandement hommage à son sujet. Road Salt 1.... ça fait un bien fou au oreille. L'accroche est rapide. C'est pas toujours le cas avec PoS. Mais du coup j'ai moins eu l'impression de découvrir à chaque écoute un peu plus cet album. Mais Mea culpa, je n'ai pas lu toutes les paroles.

-Le coup de coeur incontournable et l'instant d'auto flagelaltion: Sisters... Oh oui Daniel fait moi pleurer. Je me meurtris.
-Le gros trip : Sleeping under the Stars
-L'instant contemplatif : of dust et Road Salt
-La track rageuse : linoleum
-La track groovy : curiosity

Il n'y a peut être que She Likes to hide que je trouve un poil dessous. C'est toujours agréable de s'écouter cet album.

Sinon je sais pas si on peut considérer BE comme Le tournant du groupe. Remedy Lane montrait déjà un côté frappadingue et moins prog metal classique comme l'étaient les trois premiers.

Moi je dis ya plus qu'à attendre le Part II.

Pfff trop dur à noter Pain of salvation pour moi. 8,5 ptet

Le 29 Septembre 2010

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Membre

Ma note : 10/10

Album magnifique, très mélancolique, le thème de la route est exploité à la perfection.
Et puis comme toujours, les paroles... (l)

Sisters (l)

Le 29 Septembre 2010

J'écoute : Beaucoup

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

je plussoie très fortement cette chronique qui représente exactement l'idée que je me faisais de Road Salt. Certes le son peut déranger voire dérouter mais la qualité est bien là et c'est un nouveau chef d'oeuvre que PoS nous offre cette fois

POS RULEZ lml

Le 29 Septembre 2010

J'écoute : Dragonforce, Edguy, Queensrÿche, Kalisia et plein d'autres trucs

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