Rechercher
En ligne
  • ... Membres
  • ... Visiteurs
  •  
  • 1456 Membres
  • 3161 Chroniques
  • 14579 News
Heavy Chat
  • Chargement...
Dimmu Borgir - Abrahadabra
jaquette
  • 01. Xibir
  • 02. Born Treacherous
  • 03. Gateways
  • 04. Chess With The Abyss
  • 05. Dimmu Borgir
  • 06. Ritualist
  • 07. The Demiurge Molecule
  • 08. A Jewel Traced Through Coal
  • 09. Renewal
  • 10. Endings And Continuations
Style:
Black Symphonique
Label:
Nuclear Blast
Sortie:
2010
Nola Publiée le : 19 Octobre 2010 Consultée 1233 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Nola
4/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
L’histoire de Dimmu Borgir a toujours été mouvementée. Et ce sont pas les derniers évènements en date qui vont me faire mentir. Entre les départs de Vortex à la basse et au chant clair, de Mustis au clavier et le passage plus qu'éclair de Snowy Shaw (une journée pas mal comme record) au sein d’un groupe, les fans et les détracteurs de Dimmu Borgir ont eu de quoi se mettre sous la dent. Cependant, comme insensible à la critique, Shagrath le leader de la formation norvégienne a toujours su mener sa barque contre vents, marées, écueil et critiques en tous genres. Ce qui nous amène à ce mois de septembre 2010 et à la sortie de Abrahadabra, le 8ème album de Dimmu Borgir, et autant dire qu’après le décrié In Sorte Diaboli, le groupe avait des choses à prouver.

Dimmu Borgir est un de ces groupes qu’on adore détester. Si elle représente un parfaite porte d’entrée dans le monde du black metal symphonique aux cotes de celle de Cradle of Filth (avec lequel le combo est souvent comparé), la musique des norvégiens est trop sage ou édulcorée pour les trves fans de black metal pour remporter leurs faveurs. Dimmu Borgir a ainsi endossé, sans trop en souffrir à vrai dire, le rôle de bouc émissaire du metal extrême commercial ou grand public plutôt (rejoint dans une autre mesure par In Flames). Seulement voila, le groupe originaire d’Oslo fait la sourde oreille et continue son petit bonhomme de chemin porté par un succès toujours plus important semble-t-il. Qu’on le veuille ou non, qu’on le regrette ou pas, Dimmu Borgir est un groupe qui compte, qu’il est difficile d’ignorer quand bien même on le voudrait. Ce qui est un peu mon cas, je le confesse.

Abrahadabra a donc la lourde tache de succéder à In Sorte Diaboli. Enfin, lourde tache, c’est une façon de parler tant cet album a déplu (à juste titre). Comme pour faire table rase du passé, Shagrath et ses sbires ont misé sur une esthétique différente. Exit le noir et le coté obscur de la Force et bonjour les manteaux blancs et les chapeaux bizarres. On reste toujours dans le théâtral (ça reste du Dimmu Borgir tout de même) mais on dirait une version allégée du groupe. D’ailleurs la musique est à l’image du visuel.

Autant le dire sans prendre de gants, Dimmu Borgir à la sauce 2010 n’a plus grand chose de black metal. Ça blaste encore un peu dans les coins mais c’est tout de même très discret. Dans l’ensemble, de toute façon, la musique s’est bien éloignée de ses origines. A l’image des guitares qui sont presque inaudibles à croire que ce sont Silenoz et Galder qui ont mis les voiles. Alors oui, il y a bien quelques solis par ci, par la, quelques riffs d’ouverture (“Born Treacherous” ou “Renewal”) qui sont, il faut bien l’avouer, assez plaisants. Mais ces maigres sursauts de violence ne durent jamais. Jamais. Les guitares disparaissent, la batterie retourne jouer dans une galaxie perdue, parce que, très vite, derrière, arrivent malheureusement les éléments symphoniques. Et leur seule “utilité” est qu’ils noient littéralement tout l’album dans un énorme bouillon.

En effet, il est difficile de faire plus indigeste que Abrahadabra en la matière. Ça dégouline d’effets dans tous les coins ce qui rend l’album plus écoeurant que vingt fondants au chocolat avales à la suite (“Dimmu Borgir”, “Endings and Continuations”, “Ritualist”). Chaque titre déborde d’orchestrations qui, à mon humble avis, ne rendent pas du tout service à l’album. On dirait même qu’ils échappent à tout contrôle et s’insinuent dans chaque recoin possible pour venir polluer l'écoute coûte que coûte. Parce qu’à abuser du symphonique, en plus de donner la nausée, on a l’impression que Dimmu Borgir nous prend un peu pour des poires. C’est un peu trop facile de relayer tous les instruments le plus loin possible de nos oreilles et de nous distraire avec de grands moyens bien pompeux pour cacher qu’on a rien à dire ou à faire écouter. Parce qu’au final, c’est tout ce qui reste : un album ampoulé, gorgé d’effets mais vide de toute substance si on est attentif.

Et puis que dire de ces choeurs insupportables qui ponctuent les morceaux ? Si Dimmu Borgir avait voulu prouver qu’il a perdu en qualité avec le départ de Vortex, il n’aurait pas trouvé meilleur argument. Il faut vraiment s’accrocher pour supporter sans sourciller leurs assauts répétés et répétitifs qui nous vrillent les oreilles. Par ailleurs les refrains sont insipides et ont tendance à tous se ressembler (“Dimmu Borgir”, “Gateways”, “Ritualist”...). Au bout d’un moment, il faudrait penser à varier les titres. Tout ceci en rajoute encore à la lourdeur de l’ensemble ce qui commence à peser lourd dans la balance. Shagrath, de son cote, a beaucoup perdu de sa virulence mais c’est peut-être pour être en accord avec la musique... Qui sait ? En tout cas le leader de la formation fait presque pale figure. Il nous prouve qu’il est capable de bien faire (“Endings and Continuations”) mais ces moments sont trop courts ou arrivent trop tard pour convaincre tout à fait. Les guests (ou les musiciens de session) ne remontent pas le niveau des parties vocales. Ils ont l’air d'être la un peu par hasard mais surtout par défaut (aussi grand que peut être leur talent de chanteurs par ailleurs). Leur contribution manquant parfois cruellement d’inspiration (“Renewal”, “Gateways”) n’est efficace que pour confirmer la surenchère de moyens. Ils ne font que confirmer Abrahadabra manque sinon de recul du moins de retenue. Et d'humilité sans doute aussi.

Mais, si je me mets à critiquer cette partie de la musique des norvégiens, il ne va pas rester grand chose à sauver. Reconnaissons tout de même à cet album, une puissance bienvenue (normal avec une production pareille) qui a au moins le mérite de d’attirer l’attention dans le bon sens du terme cette fois. On ne va pas leur retirer ça : Dimmu Borgir sait toujours sortir l’artillerie lourde pour s’imposer. Dommage que cela soit si mal utilisé.

Alors oui comparativement Abrahadabra est un peu meilleur que son prédécesseur (et encore) mais je ne suis pas sure que ce soit un gage de qualité pour autant. Et pour tout vous dire je crois que je préfère encore In Sorte Diaboli (même si je ne l’aime pas du tout) à ce nouvel opus. Au moins, je n’avais pas l’impression de me faire tromper sur la marchandise. Parce que si j’ai assez entendu d'arrangements symphoniques pour tout le reste de l'année (et possiblement de la décennie), j’aimerais, en revanche, bien récupérer un peu du black metal que le groupe associait a sa musique a une époque. Décidément trop c’est vraiment trop...

Abrahadabra n’est donc qu’un vulgaire feu de paille. Il n’y a pas de forêt derrière l’arbre et il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer.

De sataniste d'opérette, Dimmu Borgir est devenu un magicien de pacotille. Non vraiment quelle belle transformation !

Nola
Le Groupe
Dimmu Borgir
Discographie chroniquée
jaquette
Abrahadabra - 2010
4/10 Nola
jaquette
In Sorte Diaboli - 2007
4/10 TeRyX
jaquette
Stormblast - 1996
9/10 Gounouman
jaquette
For All Tid - 1994
6/10 Gounouman

Non chroniqués
jaquette
Death Cult Armageddon - 2003
Non chroniqué
jaquette
Puritanical Euphoric Misanthropia - 2001
Non chroniqué
jaquette
Spiritual Black Dimensions - 1999
Non chroniqué
jaquette
Enthrone Darkness Triumphant - 1997
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin 5/10
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm 9/10   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola 4/10
PapaDuck -   Rom -   Silvergm 9/10
Sog 8/10   Spade 9/10   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy 6/10        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Je ne jetterai pas d'huile sur le feu, il y en a déja assez eu, et en tant qu'individu qui se câlisse du passé de Dimmu, qui a toujours eu le Black Metal assez profonds, je ne suis pas placé pour porter un jugement éclairé et documenté. Je n'ai rien d'un "trve", je l'admet, je n'ai jamais été capable d'écouter du Black avant cet album (mais c'en est pas vraiment, non?)

Je suis soufflé par la puissance, la qualité grandiose qui se dégage des orchestrations. L'aspect "Black" ne me déplaît pas parce que contrairement à l'archétype du genre, c'est mélodique, et le son est bon ( comment peut-on aimer un style musical qui se targue d'un son à peu près équivalent à celui d'un 45 tour? ) Écoutez un peu la version instrumentale seulement de "Gateway" !

Que les pvristes aillent s'ouvrir les veines, se peinturer la face et bruler une chapelle ailleurs. Dimmu n'est peut être pas vraiment du black, mais c'est bon en Tabarnak!

Le 14 Janvier 2011

J'écoute : Métal (Folk & Viking, Death mélodique, Prog, Power) - Metalcore & Hardcore - Punk - Ska

Membre
Seb

avatar

Ma note : 7/10

Après de multiples écoutes cet album se révèle une bonne surprise.

Ce que le groupe a perdu en puissance, il l'a gagné en orchestration. L'ensemble est très riche, que ce soit au niveau des riffs ou des vocaux.

Alors pourquoi je ne mets que 7 ? parce qu'au final on connait quand même la recette et je trouve qu'il y a un côté surfait.
Je fais partie des nostalgiques de la période "Stormblast', froide et minimaliste mais diablement efficace.

Mais dans l'ensemble je garde un avis flatteur sur cet opus.


Le 18 Novembre 2010

J'écoute : Draconian, Swallow the Sun, Ghost Brigade, Rapture, Windir, Dimmu Borgir, Dawn of Solace, Void of Silence...

Membre

Ma note : 9/10

Je ne suis pas spécialiste de Dimmu (avant cet album je connaissais juste quelques titres comme Burn in Hell, Progenies of the Great Apocalypse, ...) , pas plus que de black metal (c quoi ça ?).
J'ai acheté cet album suite à l'écoute sur le site NB, et quelle claque !
J'adore cet exubérance symphonique / metal qui me rappelle Therion voire le Classical set d'Epica. Enorme :)

Le 12 Novembre 2010

J'écoute : blind guardian, epica, iced earth, sabaton, rhapsody, therion, battlelore, dark moor, accept, Timeless Miracle, kamelot, kerion

Team Heavylaw

Ma note : 6/10

Cet album c'est un peu comme un œuf kinder sans surprise. Au début c'est beau, c'est puissant ça donne envie. Puis finalement ça se révèle être bien creux.

Grosse production ça, on peut pas leur enlever mais tout ça manque cruellement de contenu. Il y a quand même de bonne choses, le riff Born Treacherous, Dimmu Borgir et Chess With The Abyss qui flirte avec CoF. Sympathique de temps en temps, dommage ...

Le 24 Octobre 2010

Membre

Ma note : 7/10

Pour moi cet album n'est pas exceptionnel mais reste sympathique malgré tout.

Pour commencer, il ne faut pas voir cet opus comme un album de black metal, mais plutôt comme un album de metal symphonique avant tout, je pense. Faut s'y faire, le groupe à évoluer et ne reviendra pas en arrière, alors évaluons-le comme tel.

Moi j'aime beaucoup ces orchestrations et ces chœurs, qui offrent une dimension assez majestueuse aux morceaux. De plus, les arrangements symphoniques sont bien mis en valeur par la production massive.

Les compositions, là, ne m'ont pas emballées plus que ça. L'effet d'entendre la même chose est apparu trop souvent à mes oreilles et parfois je me suis ennuyé, ce qui est dommage vu les atouts de ce "Abrahadabra". Heureusement qu'il y a des guests de talents, comme Agnete Kjølsrud, l'excellente chanteuse de Djerv et Animal Alpha, sur la chanson "Gateways". Mais il y a du chiant, à la manière de "The Demiurge Molecule".

Bref, pas un album exceptionnel mais sympathique, qui suffit à me combler, même si je ne donne pas tr_s longtemps en terme de durée de vie à "Abrahadabra".

Note finale : 6,5/10

Le 20 Octobre 2010

J'écoute : Plein !

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Allez hop, acheté depuis peu, je suis sous le charme !
Je ne connais que très peu les premiers pas du groupe, mais In Sorte Diaboli m'avait déjà bien emballé, celui-ci continue sur la lancée.

Alors oui, cela n'a plus grand chose de "vraiment black metal", mais franchement, qu'ils usent et abusent de l'orchestre, ça donne une puissance incroyable ! Et le morceau éponyme, "Dimmu Borgir", je ne m'en remets pas !

Le 20 Octobre 2010

J'écoute : Gamma Ray, Metallica, AC/DC, Rhapsody, Deep Purple, Lordi, X-Japan, Buono, Backyard Babies, Dream Theater, Yotangor, Mötley Crüe, Mägo De Oz, Koma, The SpongeBob Squarepants Patrick Star Jellyfish Jam Band, Shaka Ponk, Mastodon, Dezperadoz, Anathema, Genesis, Polysics, Dionysos, Linkin Park et les oiseaux chanter....

Team Heavylaw

Pas de note

@ Saga : Bizarre, je viens de regarder sur le net et aucune source n'indique Laureano. M'enfin si c'est Silenoz qui le dit. :D

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Ross Bay Cult Eternal!

Membre

Pas de note

@ Balin : Daray n'a pas enregistré les parties de batterie de cet album il assurera par contre le live.

C'est Tony Loreano qui a enregistré en tant que "batteur session" et son jeu trés fin est trés reconnaissable :) . Silenoz à laché le morceau dans une interview parue dans le dernier Metallian

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Y.malmsteen / Symphony X / Nevermore / Bal Sagoth / Stygma IV / Tÿr / Pagan's Mind

Membre

Ma note : 9/10

euh... Bon alors disons le franchement, c'est album est une putain de grosse claque ! c'est sûr que le Dimmu Borgir de Puritanical est bien loin, mais énormément de nouveaux éléments s'incorporent à la musique des Norvégiens (par exemple les orchestrations incroyables). Une vraie réussite pour un groupe qui ne se laisse pas vivre !

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Judas Priest

Team Heavylaw

Ma note : 5/10

@Saga : C'est pas Daray l'ancien batteur de Vader plutôt?

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Ross Bay Cult Eternal!

Membre

Ma note : 9/10

Je ne suis absolument pas d'accord avec l'avis du chroniqueur.

Les orchestrations sont de loin les meilleures produites dans le registre des groupes de black symphoniques.

Alors oui c'est sur c'est d'un autre âge et ça appartient au passé les ambiances de claviers old school.

La musique de Dimmu à gagné en raffinement et en profondeur ce qu'elle à perdue en brutalité sans pour autant jouer la carte du mid tempo , c'est juste que ça va pas tout le temps à 100 à l'heure et c'est pas plus mal car ça sert vraiment les ambiances et le placement des choeurs. Les riffs de guitare sont désormais plus variés et se positionnent un peu plus dans la veine black death.

La batterie assurée par Tony Loreano regorge de trouvailles et accentue la finesse des structures des morceaux et des orchestrations sans pour autant renier les blasts et les cavalcades de double grosse caisses.

Je ne parlerai pas de leur nouveau look la musique c'est la musique le reste c'est du superflu.

Trés bon album Dimmu Borgir à su retrouver un nouveau souffle pour nous proposer un album somptueux et tout simplement différent !


Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Y.malmsteen / Symphony X / Nevermore / Bal Sagoth / Stygma IV / Tÿr / Pagan's Mind

Membre

Ma note : 4/10

Rhâââ, Nola, I'm so agreeeeeee with you ! J'attendais que l'esthétique colle à la puissance et tout le tremblement, mais quand on en a écouté une on a tout écouté, et effectivement sur le milieu de l'album comme tu le dis si bien on se lasse, mais alors !

Le 19 Octobre 2010

Team Heavylaw

Pas de note

un morceau exceptionnel dans la droite lignée d'Emperor

:D :D :D

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Ross Bay Cult Eternal!

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Wow je ne peux que m'inscrire en faux! Je ne suis pas du tout d'accord avec toi Nola, cet album est une pure merveille! Tout y est: les changements de rythmes, les moments puissants, les riffs qui tuent, les vocaux variés, et surtout Endings & Continuations, un morceau exceptionnel dans la droite lignée d'Emperor avec Garm au chant, un moment de pur frisson!

En ce qui me concerne j'ai arrêté de chercher du pur black dans Dimmu depuis 99, et même si je reconnais que cet album est beaucoup moins violent que les précédents c'est aussi le cas chez d'autres grands groupes, Prometheus pour Emperor par exemple.

Je te rejoins sur un point, l'orchestration est souvent surchargée, et parfois même un peu ridicule, mais c'est un détail en ce qui me concerne^^.

Le 19 Octobre 2010

J'écoute : Genesis, Beatles, Emperor, The Divine Comedy, Porcupine Tree

Heavylaw 3.6 | a propos | nous contacter | Design bannière par JP Fournier