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Sixx.A.M. - The Heroïn Diaries Soundtrack
jaquette
  • 1: X-MAS In Hell
  • 2: Van Nuys
  • 3: Life Is Beautiful
  • 4: Pray For Me
  • 5: Tomorrow
  • 6: Accidents Can Happen
  • 7: Intermission
  • 8: Dead Man's Ballet
  • 9: Heart Failure
  • 10: Girl With Golden Eyes
  • 11: Courtesy Call
  • 12: Permission
  • 13: Life After Death
  • Durée totale: 51mns04s
Style:
Rock mélodique
Label:
Eleven Seven Music
Sortie:
2007
PapaDuck Publiée le : 10 Janvier 2011 Consultée 1071 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
PapaDuck
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
Je vais faire sobre.
Je ne me lancerai donc pas à nouveau dans un dithairambique plaidoyhair en faveur du nécesshair épanouissement à l’échelle planéthair du glam, trop souvent décrié, mais tellement incontournable en matihair de cohésion sociale, grâce aux hairbouriffantes qualités humanistes qu’il véhicule.
Je m’en tiendrai donc à ceci: Le glam mène à tout. Et c’est tout.
Pour preuve, sans lui, je n’aurais pas pu vous faire partager mon énorme coup de cœur pour l’album objet de cette chronique.
C’est en m’intéressant de prés à la résurrection discographique 2008 de MOTLEY CRÜE, THE SAINTS OF LOS ANGELES que le nom de Nikki SIXX a été particulièrement mis en lumière face aux mirettes périscopiques de votre serviteur. Normal, me diront ceux qui ne connaissent pas seulement Tommy LEE, tapeur de fûts de la MOTTE et acteur X de l‘une des plus célèbres sextape de l‘histoire d‘Internet, normal, donc, puisque c’est quand même le bassiste fondateur, hein. Oui, mais pas seulement. Le succès de SAINTS OF LOS ANGELES devant beaucoup - et c’est Notoriété Publique qui le dit- aux talents d’écriture retrouvés de Nikki SIXX. Lesquels talents nous amènent directement à ce THE HEROIN DIARIES SOUNTRACK. Et à tous ceux qui tenteraient le raccourci félon « Ah Ah, on parle de Glam d‘abord, et d’héroïne ensuite », je dis: c’est pas faux, mais le Glam peut aussi conduire à cette superbe rédemption artistique, témoignage émouvant d’un homme qui fait le bilan d’une partie de sa vie passée à jouer la starlette pailletée d’un genre musical propice à tous les excès, y compris les pires.

L’année 1987 aurait pu être fatale à Nikki SIXX, l’overdose se révélant souvent une précieuse alliée pour la Faucheuse. Vingt ans plus tard, il revient sur cette année tragique où une overdose succède à une descente aux enfers qui succède à une overdose… D’abord avec un livre, HEROIN DIARIES, puis avec sa bande son, qui nous intéresse aujourd’hui. (Vous avez maintenant l’explication du mot « soundtrack » dans le titre.)

Nikki SIXX va donc se livrer à l’exercice facilement casse-gueule de l’introspection en chanson, en tâchant de nous éviter successivement les pièges de la mièvrerie, de l’apitoiement dégoulinant, de l’émotion pompeuse ou de l’autosatisfaction poisseuse. Sans doute à la surprise générale, Nikki réussit parfaitement l’exercice pourtant périlleux, en signant un album de rock mélodique qui reste encore aujourd’hui l’un des meilleurs de ces dernières années. Parce que l’on y trouve tout: la colère, la dérision, l’humour, de l’émotion, et pour emballer tout ça, un incroyable talent à aligner une flopée de hits comme au bon vieux temps du grand MOTLEY CRUE.
Mais ici, point de hard rock’n roll glamour. L’album THE HEROIN DIARIES SOUNDTRACK baigne dans les sonorités modernes d’un rock de haute volée, proposant en alternance des morceaux pêchus aux refrains aliénants et des power ballads belles ou magnifiques.
S’il arrive à Nikki SIXX de poser sa voix de temps en temps tout au long de cet album, c’est simplement sur un mode narratif, l’occasion pour lui de se livrer sur un ton grave ou sarcastique en revenant sur un point particulier de son histoire.
Pour le chant, c’est son ami et producteur James MICHAEL qui assure. Et quelle découverte! Et quelle voix! Elle peut monter dans les aigus gracieux et fragiles et me faire penser à celle de Chris MARTIN (COLDPLAY) ou à celle de Ian ASTBURY (THE CULT) quand elle descend dans les graves ténébreux. Et puissante avec ça, quand il s’agit de nous balancer un refrain qui tue la mort. L’instrument idéal pour naviguer sur la palette de sentiments générés par tous les titres, chacun revenant sur un moment clé de ce Noël 86 et de l‘année qui suivit..
Le patronyme SIXX.A.M. regroupant en fait trois larrons, il convient donc de s’intéresser aussi au troisième, DJ Ashba, actuel gratteux des GUNS’N ROSES, ce qui pourrait suffire sur une carte de visite. Tout comme James MICHAEL, il va participer à l’écriture de l’album en apportant sans aucun doute son expérience personnelle déjà riche - n’en doutons pas- en matière de vie « borderline » au sein d’un groupe. Les trois se connaissant depuis pas mal de temps, leur complicité sera évidemment un atout supplémentaire pour la réussite de cet opus. Est-cela qui explique qu’en plus de cette sincérité qui nous imprime chaque compo un peu plus profond dans le cœur et les tripes au fil des écoutes, cet album regorge de trouvailles qui rendent cet album toujours plus vivant?

Et ce, dés l’intro, X-MAS IN HELL. Après un petit speech de Nikki nous expliquant que tout commence le soir du 25 décembre, alors qu’il est seul, au pied d’un sapin, une aiguille dans le bras. C’est sur un «  welcome to my fucking life » concluant le monologue, qu’un chœur d’enfant se met à scander des « LALALALA » tandis que la guitare déroule un solo halluciné, l’ensemble donnant à cette intro un aspect théâtral autant qu’inquiétant. Sur VAN NUYS - une des plus jolies choses que j’ai pu écouter ces derniers temps- de frêles notes de piano et un « riff » de violons l’habillent d’une touche romantique, mais déchirée par le chant poignant d’un homme qui , finalement n’a pas envie de mourir, tout seul, comme un con, quelque part à Van Nuys (L.A.)
LIFE IS BEAUTIFUL , hit absolu en forme d’hymne à la vie, recèle pourtant un quelque chose de vénéneux dans le chant des couplets… Vénéneux aussi, l’explicite PRAY FOR ME et ses quelques notes de synthé, mais diablement rythmé, que je pourrais présenter comme du NICKELBACK (inspiré) shooté par le délicieux poison inoculé par un Marylin MANSON égal à lui-même.
« Regarde-toi, demain peut être bien, si tu le veux, tu as le droit de t’être trompé » c’est le message résumé de TOMORROW et ACCIDENTS CAN HAPPEN, deux ballades si belles, si émouvantes qu’elles pourraient bien vous mettre les larmes aux yeux… ( A ne pas écouter si vous êtes sur le point de vous acquitter de votre tiers provisionnel)
INTERMISSION, c’est le début de la fin, ou du renouveau, le moment où Nikki fait le point sur cette année charnière. INTERMISSION, musicalement c’est un intermède comico-théâtral, qui me fait un peu penser aux délires d’un EVIL MASQUERADE, une musique pour un cirque où personne ne va rire ou ne va rêver… Parce qu’ensuite, avec DEAD MAN’S BALLET, voilà, on y est… L’overdose.
Les battements de cœur que l’on entend sur les dernières notes d’INTERMISSION s’estompent sous le chant d’une voix synthétique qui semble vouloir reprendre son souffle, ou le garder.
DEAD MAN’S BALLET est certainement la composition la plus complexe de l’album. Il y a le chant de désespoir d’un homme sur fond instrumental oppressant, les dialogues -brefs- du personnel médical qui intervient en urgence sont même incrustés dans la musique, et puis, il y a le chant d’espoir de quelqu’un qui ne peut se résoudre à mourir… Ce sont alors des breaks, où le chant se fait plus doux, et où des chœurs couleur gospel veulent célébrer la vie encore possible. Un moment assurément fort de cet album avant HEART FAILURE, qui débute sur le bruit des pales de l’hélicoptère qui est en train de sauver Nikki. HEART FAILURE, ou l’occasion de se livrer à l’exercice introspectif de rigueur, après que l’on ait embrassé la Camarde à pleine bouche. Le tout sur un fond de rock mélodique au refrain puissant autant que touchant.
La très jolie ballade sentimentale GIRL WITH GOLDEN EYES parle de l’amour de Nikki pour son héroïne perse. Une si jolie ballade… à peine écornée finalement par la narration de Nikki sur ses premiers jours de désintox… Et sans sentimentalisme bêtement exacerbé, en plus…
Le chemin vers la Rédemption est encore long. Nikki le sait. Mais quoi de mieux pour ses premiers pas que COURTESY CALL… avec une montée en puissance et un refrain qui en font le morceau le plus addictif - je sais, c’est pas bien- de la galette. Impossible de ne pas le fredonner , voire chanter à tue-tête, encore et encore.
Encore un morceau au refrain puissant et dévastateur un tantinet « gospelisé » avec PERMISSION. Repentir, Espoir, Amour, Résurrection, personne n’est oublié. Et c’est LIFE AFTER DEATH qui aura le mot de la fin(?), instrumental accueillant le bilan que fait Nikki sur cette « expérience » de vie… après la mort. Instrumental qui se conclut comme a commencé ce HEROIN DIARIES SOUNDTRACK, avec guitare et chœurs d’enfants. On pourrait dire que la boucle est bouclée, mais on en est sûr, cette histoire n’aura pas de recommencement.

A vous maintenant de découvrir, titres après titres, ce voyage initiatique… qui nous dit que la vie peut triompher du pire des poisons, si on le veut.
Et avec de la chance aussi…
Le Groupe
Discographie chroniquée
jaquette
This Is Gonna Hurt - 2011
4/10 Nola
jaquette
The Heroïn Diaries Soundtrack - 2007
9/10 PapaDuck

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 8/10   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola 6/10
PapaDuck 9/10   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 6/10

Hummm ....pas mal, pas mal ..! Nikki nous rends compte de ses états d'esprits par ce cd mine de rien intéressant....On sent bcp de regrets, de repentir....de mise au point ..j aime la voix !

Le 17 Janvier 2011

J'écoute : Theocracy,Powerwolf ,Ensiferum, Amorphis, Alcoholika, Sister Sin, Kamelot, My Chemical Romance, Rise Against, Metallica etc....

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Wunderbarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!!Aaaaaaaaaaaaaaaaaahh Liebe HAIR Papaduck vous lire est un plaisir comparable à celui d'un gargarisme de Jack Rose en très bonne compagnie et je l'attendais cette chronique-BO du savoureux récit autobiographique du bassiste de Motley Crue. Autant le livre a été un succès autant sa bande son n'a eu qu'un succès discret et pourtant c'est une plongée immersive dans les déboires poudreux d'une des plus grandes figures du Hair metal, le seul a avoir réussi à actionner le klaxon de son yacht avec son membre d'après les échos reçus sur le document vidéo auquel Papaduck fait allusion dans sa chro.

Alors il en faut pas s'attendre à du clinquant, du brillant du strasse, les morceaux oscillent entre rédemption gospellienne (dead man ballet) et cynisme hollywoodien (Life is beautiful, Pray for me, Heart failure) pour un homme qui a du sniffer son poids en pellicules capilHAIRes. Il y'a vraiment dans ce Heroin Diairies du rock opera comme The Idol de wasp (que je recommande d'ailleurs) et j'aime vraiment ce son, certes typés "made in LA" mais pour une fois touchant de sincérité (the girl with golden eyes)
Allez tous à vos bandanas fluos et bonne écoute!!

Le 11 Janvier 2011

J'écoute : Evil Mascarade

Team Heavylaw

Pas de note

AAH MAIS NAAAAN!!! Je suis pas amoureuse de Nikki SIXXEEUUUH!!! J’ai pas son poster prés de mon lit pour lui faire plein des bisous avant le dodoeeuuh!!
Nola, on est au moins d’accord à propos de Van Nuys, Life Is Beautiful et Dead Man’s Ballet, c’est déjà ça.
Bon, pour le reste, c’est clair qu’on a pas du tout écouté le même album…parce que je pense très exactement le contraire de tout ce que tu dis. Tant pis. Je t’envoie néanmoins illico une bise transatlantique.

Le 11 Janvier 2011

Team Heavylaw

Ma note : 6/10

Je suis vraiment contente de lire une chronique de cet album sur HL. Merci PapaDuck ! :) Et je suis aussi surprise par la note.

Je pensais qu'on ne pouvait aimer cet album que si on était amoureuse de Nikki Sixx, parce The Heroin Diairies Soundtrack est, pour moi, très moyen. Si cet opus suit presque parfaitement la trame du livre (les phrases dites par Nikki sont souvent des extraits du bouquin), sa mise en musique adoucit beaucoup trop les propos de notre (mon) bassiste préféré. Je ne suis pas sûre que le genre musical choisi soit le plus adapté pour passer du support papier au support musical.

Je trouve l'ensemble plutôt mièvre et superficiel. Il ne se dégage pas beaucoup de force des morceaux et c'est bien dommage. De plus, la voix de James Michael ne colle pas avec les chansons. Il manque de la force dans son timbre pour convaincre (sur "Tomorrow" et "Pray for Me" notamment).

Reste que malgré tous ces défauts, j'ai beaucoup écouté l'album et il y a tout de même de assez de bons moments pour avoir envie de le remettre dans sa platine (mais je revendique une attirance envers tout ce qui a été composé par Nikki Sixx, bon ou mauvais). "Van Nuys", "Dead Man's Ballet" et "Life is Beautiful" par exemple.

Sinon le livre est mieux mais on n'entend pas Nikki Sixx parler.

Le 11 Janvier 2011

J'écoute : Je déteste Iowa State

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