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Devin Townsend Project - Deconstruction
jaquette
  • 01. Praise The Lowered (6:02)
  • 02. Stand (9:36)
  • 03. Juula (3:46)
  • 04. Planet Of The Apes (10:59)
  • 05. Summera (6:37)
  • 06. The Mighty Masturbator (16:28)
  • 07. Pandemic (3:29)
  • 08. Deconstruction (9:27)
  • 09. Poltergeist (4:25)
Style:
Metal Progressif/Expérimental
Label:
HevyDevy
Sortie:
2011
Whysy Publiée le : 19 Juin 2011 Consultée 1757 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Whysy
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
Le Devin Townsend Project, devait pour son créateur, être un défi personnel. Clôturer dix ans de compositions dans un bilan musical et personnel en quatre albums bien distinct, sorti dans un délai assez court. Commencé en 2009 par la sortie de Ki, album très intimiste et pur puis suivi du très pop Addicted, la quadrilogie prend fin cette année avec la sortie simultanée des deux derniers volets Deconstruction et Ghost.

Avant d’aller plus loin et voir ce que ce troisième album à dans le ventre, un retour et une explication du concept de ces deux derniers albums s’impose. Finalement, tout se résume dans le titre “Deconstruction”. Devin "déconstruit" tous les albums de sa carrière pour en extraire l’essence de chaque. Des ambiances d’Ocean machine aux expérimentations d’Infinity en passant par Ziltoid, Ki, Addicted ou encore Strapping Young Lad, tous les albums clés de sa discographie sont présents.

L’album est parsemé de clins d’oeil aux anciens albums. De l’intro influencée par Ki, au passage flirtant bon avec Ocean Machine, à la ligne de chat repris d’Awake d’Addcited sur "Planet Of Apes", on retrouve même ce bon vieux Ziltoid sur "The Mighty Masturbator".

Deconstruction à travers la mise en scène d’un personnage faisant face à ses peurs dicte un véritable chant du cygne de Devin à la musique complexe qu’il aimait faire à ses débuts. Le personnage reviens sur son passé pour affronter ses démons intérieurs et s’imposer une réflexion sur le pourquoi de tout cela. On peut très facilement identifier Devin à travers le personnage et dans les paroles, il revient lui même sur le but de ces anciens albums et leur concept. Pour vaincre ses démons, le personnage décide d’aller en enfer rencontrer "le diable", pour finalement se rendre compte que c’est lui même et que ses démons intérieurs ne sont imputables qu’à lui même. Cet album est finalement "une blague karmique", Devin se rendant compte qu’il n’avait pas besoin de créer de la musique complexe et de chercher des explications à tout pour faire de la bonne musique. La dernière chanson de l’album "Poltergeist" met un terme à tout ça en “tuant” tout ces souvenirs.

Disque très complexe et touffu à l’image du concept, plusieurs écoutes sont nécessaires pour cerner la bête et un certain nombre d’autres pour en comprendre tous les méandres et subtilités. Commençant par une surprenante introduction aux tons électro/ambient ,"Praise the Lowered" est un rappel sans équivoque à Ki et notamment la piste "Coast", cela monte doucement en puissance jusqu'à la fin de l’introduction de "Stand", ou Devin murmure "Ready ?". Si "Praisered The Lowered" et le début de “Stand” plantait le décor et restait relativement simple dans leur structure, à partir de ce moment les choses sérieuses commencent.

La signature sonore du Canadien est bien là, à savoir un mur de son massif composé d’un mille feuilles de pistes de guitares, mêlées à une puissante section rythmique et pour cet album à l’orchestre philharmonique de Prague. La production est une fois de plus sans défaut, le son est lourd et massif tout en restant très propre. L’orchestre n’est pas noyé sous les parties metal et inversement les parties metal ne couvrent pas les parties vocales. Le mixage assuré par Jens Bogren et Devin Townsend permet à chaque instrument d’avoir sa place et d'être parfaitement audible. L’orchestre est utilisé de manière intelligente contrairement à d’autres groupes actuels cherchant à tout prix à imiter les compositeurs de bande originale et tombe rapidement dans le pompeux et la facilité. Appuyant la partie rythmique notamment la batterie, l’orchestre permet aux morceaux d’avoir une puissance assez jouissive et le côté épique que l’ont pouvait déjà trouver dans "Ziltoid The Omniscient" se retrouve ici réellement exploité. Les chœurs sont utilisés avec parcimonie permettant des breaks et ponts surprenants ("Planet Of Apes") ou de créer des refrains bien épiques ("Sumeria").

Annoncé comme son album le plus extrême, il l’est bien, mais pas dans le sens ou on l’attendait. Certains pouvaient y voir une résurrection de SYL, il n’en est rien. Le côté extrême de l’album se trouve dans la totale absence de limite que c’est fixé le canadien. Aussi bien au niveau musical, on tape dans tout les styles, qu’au chant Deconstruction est à l’heure actuelle, l’album possédant la plus grande variété de voix aussi bien des invités que de Devin qui prouve encore une fois son grand talent de chanteur. On passe du growl typique de Strapping ("Poltergeist" en est le plus bel exemple”) à un chant éthéré qui n’est pas sans rappeler "The Greys" issu de l’album Ziltoid. Devin monte même sa voix à un niveau auquel il ne nous avait pas habitués dans "The Mighty Masturbator".

Les compositions et structures sont à l’image du titre complètement déstructuré. Si à la première écoute l’ensemble peut paraître totalement incohérent, il l’est beaucoup moins par la suite. La musique suivant les pérégrinations du personnage en proie aux doutes et à l’incertitude. Les compositions suivent donc ce chemin et on assiste à des pistes “tiroir” possédant de multiples styles, mais gardant une cohérence et une ambiance propre. On navigue du progressif à l'expérimental en passant par l’electro et l’extreme. Le plus bel exemple est "The Mighty Masturbator", piste voulue comme un étant une parodie des groupes recherchant toujours plus loin la complexité en rallongeant les pistes et misant sur le niveau technique des musiciens (piste autoparodique au passage).

Un album qui ne plaira pas à tout le monde,les fans de Strapping Young Lad s’attendant à un grand retour pourront être déçu ainsi que ceux cherchant un album qui s’écoutent sans réelle attention ou en ayant une compréhension avec rapide. Pour ceux qui ne connaissent pas trop la discographie du groupe, l’album restera assez hermétique et incohérent et nécessitera de l’investissement. Il en reste pas moins un petit bijou de progressif extrême symphonique, véritable condensé du savoir-faire du groupe et opposé total du très zen et pure Ghost dernier album de la quadrilogie mais ça c’est une autre histoire.

Le Groupe
Devin Townsend Project
Discographie chroniquée
jaquette
Deconstruction - 2011
9/10 Whysy
jaquette
Ghost - 2011
8/10 Silvergm
jaquette
Addicted - 2009
9/10 Quetzalcoalt
jaquette
Ki - 2009
8/10 Cliff

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm 9/10
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy 9/10        

Commentaires

Membre

Ma note : 6/10

Plusieurs tentatives, décrochage, plusieurs autres tentatives, j'ai tenu jusqu'au bout mais je n'ai pas apprécié du tout. Comme je l'ai dit dans le commentaire sur Ghost je préfère largement le côté calme du Devin à son côté plus violent (bien qu'il ne faille pas résumer cet album au seul mot "violent", évidemment, lisez-donc la chronique pour le vérifier).

Bref, je comprends le délire, mais je n'accroche pas du tout ! Je mets 6 parce qu'on sent tout de même qu'il y a du boulot derrière, et je respecte ça.

Le 15 Août 2011

J'écoute : Amorphis, Anathema, Barren Earth, Before the Dawn, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Crimfall, Dark Tranquillity, Dawn of Solace, Demians, Eluveitie, Empyrium, Ensiferum, Enslaved, Gazpacho, Ghost Brigade, Hacride, Ihsahn, Insomnium, Kamelot, Katatonia, Marillion, Mechanical Poet, Moonsorrow, Mors Principium Est, Nightwish, Orphaned Land, Porcupine Tree, Primordial, Riverside, Rotting Christ, Sonata Arctica, Swallow the Sun, Sybreed, Tenhi, The Gathering, Throes of Dawn, Tool...

Membre

Ma note : 6/10

Deconstruction des morceaux, Deconstruction des ambiances (et heureusement pas du son devinien), Deconstruction de passages trop courts à mon sens et surtout d'autres trop longs. Deconstruction de mes tympans, Deconstruction de mon mal de crâne, Deconstruction d'éloges que je ne comprends pas. Deconstruction d'un mode de production d'un génie musical. Construction avec des morceaux déconstruits d'une tétralogie somme toute ultime? Peut être...

Le 20 Juillet 2011

J'écoute : Porcupine Tree, Demians, Devin Townsend, Nevermore, Iced Earth (que les 4 premiers bien sûr), Anathema, Savatage, Riverside, Moonspell et tant d'autres...

Membre

Ma note : 10/10

C'te megabaffe, c'est puissant, c'est violent, c'est totalement taré... et je m'en lasse pas.

Le 08 Juillet 2011

J'écoute : Symphony X, Fates Warning, Dream Theater, Beyond Twilight, Rhapsody ... et bien d'autres

Membre

Ma note : 9/10

Ohhh...my...GOD! Cet album est 3x plus addictif qu'Addicted (qui est déjà un très bon album par ailleurs). Album métal de l'année jusqu'à maintenant, point à la ligne. 9.5/10

Le 25 Juin 2011

Membre

Ma note : 9/10

Bon je ne peux seulement que m'exprimer en québécois pour décrire cet album : Tabarnak que c'est intense !

C'est pas du "in your face" comme Strapping Young Lad , c'est seulement que ça tire dans toutes les directions en même temps et qu'il faut être attentif à tout les détails en permanence tellement le mur de son a de couches différentes et aussi parce que ça change de directions à chaque instant ou presque ( une chance ! ).

Plusieurs écoutes sont requises pour apprécier à sa juste valeur, mais une fois apprivoisé, ça devient déliremment bon !

Le 21 Juin 2011

Membre

Pas de note

j'y arrive pas :( j'ai tout essayée, différents moments, conditions, faire attention aux paroles (bon là c'est pas gagné), je ne comprend pas, j'adhère pas du tout non plus, pour être "déconstruit" ça l'est ! a part Juular et Sumeria, j'ai envie de fuir :P pourtant j'aime les trucs chtarbé, mais là c'est trop...mais comme je suis aussi une bourrique, je le laisse de côté sans l'oublier.

Chouette de Chro par contre, on voit que Whysy est un passionné et qu'il connait bien l'ami Devin, ce qui fait revenir à "faut-t-il bien connaitre la disco pour apprécier l'album ? est-t-il destiné aux fans ?"

Je n'y mettrais pas de note, car je ne peux pas dire qu'il est mauvais, juste que je ne peux pas le juger ^^ c'est peut-être un peu facile, mais ce sera peut-être pour plus tard ;)

Le 20 Juin 2011

Membre

Pas de note

Tout simplement parfait ! Bon certes, cet album est un gros pavé complétement barré et loufoque et pourtant la magie opère encore ;).
Même s'il commence assez calmement avec un "Praise The Lowered" qui démarre à la manière d'un morceau de "Ki" pour exploser sur son final. L'album se poursuit avec un "Stand" relativement "calme" en comparaison du reste de l'album. Dès "Juular" l'album prend alors sa tournure loufoque et violente, promise auparavant par Devin lui-même. Dès ce morceau, on se croirait dans une B.O. de Tim Burton cuisinée à la sauce métal extrême xD. Le résultat est bluffant. Les pavés improbables que sont "Planet of the Apes", "The Mighty Masturbator" (et son métal extrême sous fond de beat éléctro improbable) ainsi que la pièce éponyme "Deconstruction" illustrent bien l'absence de démesure. Oui, cet album est et restera l'album le plus aboutie dans le sens où Devin a poussé à l'extrême toute sa violence et son délire en une musique unique mais dure d’accès. Les "petits" morceaux réstants sont de véritables bombes atomiques où Devin utilise à merveille le choeur et l'orchestre symphonique avec lequel il coopère pour l'occasion comme sur "Sumeria" et il tente un certain retour au temps de Strapping Young Lad sur "Pandemic" et "Poltergeist". En résumé, pour moi il s'agit d'un des gros top 5 de l'année en matière de métal. Voir même L'album de l'année si on le complète de Ghost, opposé parfait de cet album.

Le 18 Juin 2011

J'écoute : Adagio, Agathodaimon, Alcest, Alestorm, All The Cold, Amon Amarth, Amorphis, Anathema, Angel Blake, Anthrax, Anubis Gate, Apocalyptica, Arcturus, As I Lay Dying, Austere, Ayreon, Avantasia, Bathory, Battlelore, Before The Dawn, Behemoth, Beyond Twilight, Black Sabbath, Black Sun Aeon, Blind Guardian, Blood Stain Child, Blut Aus Nord, Borknagar, Burzum, Children of Bodom, Deprived of Light, Devin Townsend, Dimmu Borgir, Dir En Grey, Disarmonia Mundi, Discrets (Les), Down, Draconian, Dragonforce, Dragonlord, Dream Theater, Edge of Sanity, Edguy, Eluveitie, Emperor, Ensiferum, Enslaved, Epica, Equilibrium, Evergrey, Exiled From Light, Faith No More, FalkenBach, Fanisk, Fear Factory, Fejd, Finntroll, Foetal Mind (The), Gamma Ray, Green Carnation, Grey Waters, Gris, Heretoir, Höly Ghözt, Hypomanie, Iced Earth, Ics Vortex, In Flames, In The Woods, Into Eternity, Iron Maiden, Korpiklaani, Lacrimas Profondere, Long Distance Calling, Machine Head, Magma, Maximum The Hormone, Metallica, Moonsorrow, Moonspell, Mortemia, Motörhead, My Dying Bride, Nanowar, Nine Inch Nails, Nirvana, Norther, Novembre, O.C.D., Ocean (The), Opeth, Pain, Pain of Salvation, Pantera, Paradise Lost, Pensées Nocturnes, Pink Floyd, Porcupine Tree, Rammstein, Red Hot Chili Peppers, Redemption, Rhapsody (Of Fire), Satyricon, Scar Symmetry, Scorpions, Sentenced, Sceptic Flesh, Sepultura, Shape of Despair, Sinamore, Sirenia, Slayer, Soilwork, Strapping Yound Lad, Stratovarius, Symphony X, Swallow The Sun, Therion, Threat Signal, Throes of Dawn, Thy Catafalque,Todgelichter,Triptykon, Trivium, Ufych (Sormeer), Ultra Vomit, Ulver, While Heaven Wept, Winds, X Japan.

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