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Demonaz - March Of The Norse
jaquette
  • 01. Northern Hymn
  • 02. All Blackened Sky
  • 03. March Of The Norse
  • 04. A Son Of The Sword
  • 05. Where Gods Once Rode
  • 06. Under The Great Fires
  • 07. Over The Mountains
  • 08. Ode To Battle
  • 09. Legends Of Fire And Ice
  • 10. Dying Sun (bonus track)
Style:
Heavy Metal / Black
Label:
Nuclear Blast
Sortie:
2011
wanderer Publiée le : 09 Mai 2011 Consultée 816 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
wanderer
5/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
7/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
Le premier album soliste de Demonaz March Of The Norse est dans les bacs. Le public connaît Demonaz Occulta de son vraie nom Harald Nævdal qui a été le guitariste d’Immortal jusqu’à 1997 au moment où on lui a diagnostiqué une tendinite aiguë qui l’empêchera de jouer de la guitare de façon si extrême. Le bonhomme est resté toutefois dans Immortal comme manager et parolier compositeur. Dans ce rôle de compositeur il s’attaque à l’écriture de son premier album March Of The Norse qui est publié par Nuclear Blast. Demonaz a écrit donc l’album et y chante aussi. Le reste de la formation est connu aussi car on retrouve Abbath à la basse, Ice Dale à la guitare et Armagedda à la batterie. Voilà donc un mix d’Immortal et d’I sur le papier. Et pour ce qui relève du son ? Là aussi la réponse est la même : on a un mix des deux groupes.

Cet album a tout pour plaire mais à force de multiplier les écoutes on constate le creux qui l’habite. Nombreux sont les défauts qui le minent sans pour autant l’enfoncer complètement.

La production ridicule pénalise ce March Of The Norse. On n’est pas dans le cadre d’un album black metal tout cru où la production est minimaliste et brute pour choix philosophique et / ou pour manque de moyens. Ici les instruments sonnent bien mais le problème est donné par la cohésion du tout : les chœurs qui se veulent épiques sont très en arrière et ne se fondent pas avec l’ensemble. On a le sentiment de quelques choses de rajouté pour faire joli. De même sur le titre March Of The Norse la voix de Demonaz est tellement mal mixée qu’elle apparaît bien fade et lointaine. Embarrassant.

Le manque de souffle. Difficile parfois de faire la part des choses tellement les morceaux se suivent et se rassemblent. Le gros riff porteur ou le tempo sont si proches que souvent on a du mal à savoir si on a changé de piste ou pas. Cette homogénéité pénalise l’album qui, sauf quelques titres plus réussis, ne décolle pas vraiment.

Un peu de remplissage dans l’ensemble car deux titres Over The Mountains et Dying Sun figuraient déjà sur la première démo de Demonaz mais Demonaz a eu la gentillesse de mettre Dying Sun comme titre bonus et il a eu raison. Ce titre est un instrumental fait avec deux riffs en style pseudo Black Sabbath sur lequel on ne va pas s’attarder. Si on enlève l’intro Northern Hymn et Ode To Battle qui sont des courtes introductions à la guitare sèche l’album ne compte plus 10 titres mais 6.

Le coté gentil : les chansons suivent le même schéma. Un gros riff qui se répète sans fin ainsi que les refrains. Certes Where Gods Once Rode présente un joli break en arpège mais on ne peut pas crier à l’originalité. De même le solo qui est pourtant très bien exécuté et inspiré rappelle à s’y méprendre la rythmique de Losfer words d’Iron Maiden. Under The Great Fires répète le même schéma décrit plus haut. S’il n’y avait pas de chant "grunt" ce morceau pourrait presque passer à la radio.

Ce que l’on retient finalement c’est une poignée de titres : Over The Mountains avec son refrain et son tempo entrainants, Legends Of Fire And Ice pour son aboutissement et ses atmosphères. Le chant de Demonaz passe mieux que celui dAbbath car il est moins profond et il articule bien les paroles ainsi on peut bien les entendre et les comprendre. La classe des musiciens et leur prestation sont indiscutés mais parfois proche du pilotage automatique.

Ce que l’on regrette c’est que cet album apparaît creux et fait avec beaucoup de métier. Il s’essouffle vite et contrairement à ce que la pochette ou le line-up laissent présager March Of The Norse est plus proche à du heavy bien gentil qu’à du death ou black ou viking. Peut être que Damonaz aurait gagné à faire sortir ce March Of The Norse comme EP en éliminant donc tout ce qui est superflu ou attendre quelques temps et sortir un album plus articulé. Et éviter aussi le coup du « je vous fais du Bathory à tout va » car dès l’opener Northern Hymn nombreux sont les clins d’œil à la légende Bathory. Clins d’œil, citations, plagiats ?

Et si Demonaz qui a sorti son album le 1er avril nous avait fait un joli poisson ?




Wanderer
Le Groupe
Demonaz
Discographie chroniquée
jaquette
March Of The Norse - 2011
5/10 wanderer

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin 7/10
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm 7/10
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer 5/10   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 7/10

Même avis que Gounou, ce feeling/hommage à la Bathory est définitivement quelque chose qui me touche à chaque sorties des frères Doom Oculta.

Si ce Demonaz n'arrive pas à la cheville de I (en même temps des albums de la trempe de Between Two Worlds il n'y en pas beaucoup) il n'en reste pas moins un album sympathique et sans prétention qui va plaire aux fans de Heavy un peu torturé qui cherche un peu d'épique à se mettre sous la dent.

Le 10 Mai 2011

J'écoute : Ross Bay Cult Eternal!

Team Heavylaw

Ma note : 7/10

Oui, même si j'avoue que cet album ne m'a pas franchement transcendé et qu'il fait pâle figure à côté du Between Two Worlds d'I par exemple je trouve la note un brin sévère...

Le 10 Mai 2011

J'écoute : Genesis, Beatles, Emperor, The Divine Comedy, Porcupine Tree

Membre

Ma note : 7/10

Chronique intéressante, mais à titre personnel, je suis en désaccord. Le mixage des chœurs en retrait, par exemple, est un choix pertinent selon moi, car il renforce l'ambiance épique mélancolique et le côté Bathory, influence clairement revendiquée haut et fort, ce qui n'est pas pour me déplaire d'ailleurs.
Bref, Demonaz fait du Immortal (même la production et les riffs y font franchement songer, sans parler de la voix et de l'ambiance générale de la galette), mais en plus mélodique, plus facile d'accès, et tout aussi inspiré parfois ("Where Gods Once Rode" est vraiment géniale), avec une touche heavy/viking proprement irrésistible. Bref, très peu d'originalité (mélanger avec application les secrets des autres n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une prise de risque), mais beaucoup d'inspiration et un feeling irrésistible, moi j'adhère !

7,5/10

Le 09 Mai 2011

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Kiss, Saturnus, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, While Heaven Wept, Angra, Nightwish (old), Primordial, Arkona, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

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