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Power Quest - Blood Alliance
jaquette
  • 1. Battle Stations
  • 2. Rising Anew
  • 3. Glorious
  • 4. Sacrifice
  • 5. Survive
  • 6. Better Days
  • 7. Crunching the Numbers
  • 8. Only in My Dreams
  • 9. Blood Alliance
  • 10. City of Lies
Style:
Power Metal
Label:
Napalm Records
Sortie:
2011
BubbleJune Publiée le : 10 Mai 2011 Consultée 784 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
BubbleJune
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
8/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
8/10
«Nouvel album, nouveau chanteur, et arrivée d'un second guitariste».

Le monde du power metal vient de basculer dans le chaos car oui, et c'est un drame pour un grand nombre d'entre vous (je te pointe du doigt, toi, amateur de voix de chanteur italien qui monte dans les aigus plus vite que son ombre), car le célèbre (question de point de vue) Alessio Garavello (what else ?) n'est plus pour ce nouvel opus des britanniques … Tragédie, rage, drame, colère, pleurs, désespoir, les réactions sont multiples, et par désespoir, hommes et femmes mettent à feu et à sang la capitale du power, sous les yeux attristés de son roi, le grand Timo ... (je viens d'apprendre à l'instant qu'il a été destitué depuis qu'il ne sait plus rien faire de bon) Fabio.

Pris de panique et, surtout, inquiet pour son tranquille royaume où l'on aime se livrer à des combats de solos de guitare ou a des concours entre chanteur italien et chanteuse lyrique, le monarque tenta de lancer à l'assaut trois groupes de chevaliers capables de calmer l'affreux carnage qui secoue ses bonnes terres.
Les premiers fougueux gaillards se lancent, avec de beaux destriers blancs, venant tout droit d'Italie, ils se nomment Vexillium et arborent des kilts. Malgré un combat fougueux, rien n'y fait, et son «The Wandering Notes» ne suffisait point à calmer la rage de la peuplade. Aussi finirent-ils dévorés par les gueux.
Les seconds, eux, débarquent de Norvège avec un look plus … cavalier. Déterminés et menés par une belle demoiselle, Highland Glory se lança à l'assaut de la cité en feu … pour au final fuir tels des lâches, leur arme «Twist of Faith» n'ayant que partiellement convaincus, la dame savait y faire mais le reste n'a pas suivi.
Ainsi arrivent les troisièmes guerriers, eux, en provenance de l'Autriche, ils se nomment Serenity et pensent pouvoir calmer les ardeurs par du romantisme et de l'eau de rose. Triste sort qui attendait nos amis et leur «Death & Legacy», mais les diseuses de bonne aventure étant interdites par la convention de 1280 d'utiliser des termes salaces, j'épargnerais à vos yeux la lecture de la fin des pauvres jeunes hommes.

Lorsque tout espoir semble perdu, surgit alors ceux que l'on attendait plus … ils viennent du Royaume-Uni et sont prêts à rentrer dans l'arène pour rétablir ordre et justice. Voici les héros que l'on croyait disparus depuis que leur charismatique meneur s'est fait la malle pour épouser l'espagnole Ailyn (la suite dans le magazine Closer du mois). Mais alors, qui donc chevauche l'étalon du leader, le grand noir puissant qui fend l'air ? Une fois le heaume relevé, le visage de Chity Somapala se fit entrevoir du souverain plein d'allégresse soudainement. «Victoire, victoire», s'écria-t-il, «sauvez mon royaume avec votre nouvelle offrande, je vous en supplie !».

Émus par les larmes de l'homme, c'est donc avec un «Blood Alliance» que les jeunes gens livrent bataille. Très vite, dès le début, ils engagent le combat avec un «Battle Stations» rythmé et énergique qui surprend même les plus valeureux combattants rebelles, les plus faibles étant déjà à terre. La bataille ne faiblit pas, tous comme les guitares de sieur Gavin Owen et de lord Andy Midgley, livrant avec acharnement tout ce qu'ils ont dans le ventre, si bien qu'à force de ne pas se relâcher, ils finissent par fatiguer. Heureusement pour les britanniques, ils maitrisent l'art de la bataille et disposent d'une grande diversité de coups, qu'ils assènent sans ménagement, et peuvent faire diversion par un changement de rythme ça et là qui mettra une sacrée raclée au pauvre désarçonné, comme l'attaque «Crushing the Numbers» qui introduit un passage plus mélodique de haute volée, pour frapper son ennemi encore plus fort. Du coup, chaque offensive est rehaussée par l'intérêt et le talent issu des guitaristes, définitivement les meilleurs armes des Power Quest.

Malheureusement pour les jeunes gens, les plus valeureux guerriers rebelles ne furent pas surpris, loin de là, car ces coups portés, ils l'ont déjà été précédemment par tant d'autres, le côté «classique» des différentes pièces ressort inlassablement. Pour autant, il faut être clair, l'efficacité est suffisante pour qu'une bonne partie des détracteurs soient terrassés sur le chant, par la subtile stratégie de la distraction : l'adversaire retire son casque enchanté par ce qu'il écoute, se met à headbanguer de sa longue chevelure (sauf si c'est un batteur, là il est chauve), et paf, les rusés roublards peuvent enfin assener un coup d'épée fatal ! Une stratégie que le compagnon du roi Fabio, le grand Luca T. lui même n'aurait pas renié. Ceci dit, les coups peuvent parfois être aisés à parer, par une trop grande simplicité qui entache un peu le constat. Après un «Rising Anew» bourré aux testostérones et d'un potentiel jouissif dont il est déjà proscrit de douter, «Glorious» a du mal à suivre la cadence, si bien qu'après la surprise suit la déception. Un peu d'innovation, que diable, l'armée adverse se relève bien trop vite de vos coups après de tels faux pas ! Mention de la niaiserie à la mauvaise (dommage) «Sacrifice» et son refrain humiliant pour la formation.

En revanche, lorsque l'attaque est plus longue, elle peut être très douloureuse par sa puissance et sa portée pour celui qui se met en travers de son chemin. «Blood Alliance» l'éponyme est une tuerie de plus de 9 minutes aux variations de tempo régulières et qui n'ennuie pas. De quoi faire rêver. «City of Lies» est réussie aussi.

Et le nouveau «chevalier du microphone», est-il digne des galons de son prédécesseur ? Incontestablement.
Est-il un bon chanteur ? La question n'a même pas à être posée, c'est oui.
Révolutionnera-t-il le genre ? Absolument pas, il n'en a pas la prétention.
Est-il différent du précédent ? Oui, et cela apporte une nouveauté bienvenue.
Apporte-t-il quelque chose à l'album ? Tout à fait, de la puissance, de l'émotion, et une voix qui peut basculer de l'aigu au grave avec assez d'aisance.
Des défauts ? Un timbre un peu trop passe-partout, et assez classique.

La lutte est rude et le combat difficile et terrible, mais avec leur arme secrète «Blood Alliance», une bonne partie des ennemis est mis à terre. Certains sont toujours debout, les vétérans, ceux qui ne connaissent que trop bien ce son et n'y trouvent plus le moindre petit effet de surprise. Alors pour commencer avec Power Quest c'est un bon disque, et le roi Fabio ne s'est pas trompé sur sa qualité. Malgré tout, pour calmer sa révolte, les compères ne sont pas plus efficaces que l'ont été les Highland Glory ou les Serenity. Bons, mais sans plus. Et alors que les jeunes garnements de Southampton se font déchirer leurs vêtements, le bien nommé Fabio fomente un terrible complot … Si aucun des cavaliers n'est capable de venir à bout de cette rébellion, il viendra lui-même la calmer et entrera en action … mais plus tard dans l'année, lui et ses amis se préparent, tapis dans l'ombre ...
Le Groupe
Power Quest
Discographie chroniquée
jaquette
Blood Alliance - 2011
7/10 BubbleJune
jaquette
Master Of Illusion - 2008
7/10 Dragonman
jaquette
Magic Never Dies - 2005
6/10 Testicool
jaquette
Neverworld - 2003
6/10 Duck
jaquette
Wings Of Forever - 2002
6/10 Suprême

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 7/10   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune 7/10   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman 9/10
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck 8/10   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 8/10

Sans doute fort occupé à l’époque par ma campagne visant à faire accepter par les plus hautes instances gouvernementales le glam comme grande cause nationale 2012, j’avoue être passé à côté de cette savoureuse chronique commise par notre pétillante Sphère de gaz ou d'air dans un liquide, une matière fondue ou capturée dans une substance Sixième mois de l’année, me parant alors de l‘infamant manteau de l‘opprobre.
Transporté par des écrits qui font passer n’importe lequel des méfaits d’un Proust pour du babillage attardé de gamin pokemonisé, j’ai souri béatement à la lecture des aventures et mésaventures de ces fougueux et belliqueux jeune gens .( Et euh, j’en profite, chère Bubble, pour rappeler que l’édit de Constantine, ratifié en 1280 et demi, entériné par l’édit Barclay en 1280 trois-quarts et par l’édit Moitou de 1280 et neuf dixième, annule les dispositions de cette bête convention de 1280, autorisant conséquemment l’usage sans restriction des propos salaces plutôt bienvenus dans toute épopée qui se respecte. Voilà, hum, pour dire que c’est fort dommageable que tu n’aies point eu connaissance de ces dispositions.)
Tout autant que cette chronique digne d’être conservée pour l’éternité dans le Panthéon culturel de l’Humanité au même titre qu’une Chanson de Roland, ce POWER QUEST m’a transporté. Claviers le disputant aux guitares en plaisante et mélodique volubilité, chant du ménestrel sri-lankais bien placé, efficace et agréable à défaut d’être extraordinaire, refrains enthousiasmants, tout ça au service d’un speed frais et accrocheur, pour reprendre les termes de l’Homme Dragon, avec parfois une petite coloration rock FM je trouve. Voilà de quoi faire passer un bien agréable moment, sans prétention certes, mais qui sait faire l’impasse sur les fléaux que sont manque d’inspiration et médiocrité, ce qui, en ce beau royaume de Spidévie, n’est déjà pas si mal par les temps qui courent.

Le 04 Août 2011

Membre

Ma note : 8/10

Je viens de decouvrir ce groupe et cet album et je mets 8/10 ce qui est une très bonne note!
Ce groupe me plait enormement!fichtre quel chanteur, un batteur survolté sur glorious, des leads comme je les aime

vraiment une très bonne surprise tellement bonne que je vais de ce pas me faire la disco complete

Le 27 Juillet 2011

J'écoute : Metallica, sonata arctica, satriani, jaded heart, evidence one Scar symmetry, mygrain, silent descent etc...

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Honnêtement, je n'y croyais pas... un tel remaniement de line up ajouté aux derniers albums d'une qualité décroissante... je me disais que le nom Power Quest allait faire à jamais partie du passé... et l'incroyabe s'est produit, ce disque est sacrément bon, il tourne beaucoup sur ma platine en ce moment, sans trace de lassitude... c'est frais, c'est bon, c'est puissant, c'est accrocheur, c'est mélodique, c'est bon enfant, ça fout la patate... bref du speed mélodique pur jus!

Chapeau Bubble pour ta chronique fraîche, bonne, puissante, accrocheuse, bonne enfant... et qui fait honneur au disque!

Le 15 Mai 2011

J'écoute : Rhapsody, Skylark, Edguy, Dies Ire, Derdian, Dark Moor

Team Heavylaw

Ma note : 7/10

Ahhhhhhhh tout à fait d'accord avec toi BubleJune, Powerquest revient en pleine forme et ça fait plaisir, ce Blood alliance ne déboulonnera pas la statue des anciens (ni des nouveaux rois :p) du Speed mais le plus impoortant était que les Anglais poursuivent leur très belle carrière après le départ de Garavello.

Et quelle entame les enfants!!!(L'enchaînement Battle Stations/Rising Anew est aussi fatal qu'un double Jack Rose suivi d'un Johny Walker sec)Le speed de powerquest s'est toujours attaché à des rythmes enfiévrés qui dépannent les cordons bleus de la cantine... Du punch, du mordant aux guitares, un tempo relevé mais pas inhumain à la Dragonforce un clavier mélodique à souhait (chapeau Steve Williams d'avoir pourquivi l'aventure e dépit du départ du chanteur et des zicos) et des tubes délicieusement surannés, étiquettés "Speed des années 90" pour un Survive (l) échevelé au possible ou les années 1980 pour le très vanhalennien Better days (ah ce clavier (l)), Powerquest a vraiment encore des choses à dire (ils signent, si je ne m'abuse avec Crunching the number, le premier titre métallique sur la crise économique de 2008, l'embryon-de-l'esquisse-de-l-ébauche du speed engagé que j'appelle de mes voeux depuis 1999, quel régal :p).
Le nouveau chanteur n'efface pas l'ancien mais l'expérimenté Chity Somapala apporte des tonalités claires et stables qui stabilisent les structures mélodiques. Seul regret par rapport à son prédecesseur, il monte beaucoup moins haut:(.

A part ça, je salue,Buble, ta très belle chronique dont j'apprécie l'atmosphère et partage totalement l'avis général à deux exceptions près: Le roi du speed n'est plus Timo depuis longtemps, c'est Tommy! :) et Powerquest explose littéralement des formations comme serenity ou Highland glory. Dans le contexte assez morose métaliiquement parlant de 2011, Blood alliance fait partie des rares bonnes sorties de cette année!

Le 11 Mai 2011

J'écoute : Evil Mascarade

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