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Pain of Salvation - Road Salt Two : Ebony
jaquette
  • 01. Road Salt Theme
  • 02. Softly She Cries
  • 03. Conditioned
  • 04. Healing Now
  • 05. To The Shoreline
  • 06. Eleven
  • 07. 1979
  • 08. The Deeper Cut
  • 09. Mortar Grind
  • 10. Through The Distance
  • 11. The Physics Of Gridlock
  • 12. End Credits
Style:
Métal Prog
Label:
Inside Out Music
Sortie:
2011
Doryan Publiée le : 04 Août 2011 Consultée 2080 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Doryan
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
« Pain of Salvation, un groupe en perpétuel renouvellement ». Si un jour une belle âme se mettait à écrire une biographie des suédois, voilà un titre qui pourrait abreuver les têtes de gondole des librairies. Pain of Salvation n’a jamais cessé, tout au long de sa discographie, de proposer une musique et un style différent sur deux opus successifs. En effet, si on omet peut être l’enchainement « The Perfect Element » - « Remedy Lane » un tant soit peu ressemblant niveau structure, tous les autres albums présentent une atmosphère, une couleur musicale et un univers différents. Le groupe est capable d’emprunter plusieurs chemins musicaux pour retranscrire ses propos. Que ce soit de façon purement progressive, de façon rapé, de façon disco, de façon slamé/parlé, de façon expérimentale avec en fond un concept ou non, Daniel Gildenlow et compagnie nous offrent des mélodies travaillées de manière, le plus souvent, déstructurée et arrivent à garder cette signature musicale si hypnotisante et une ouverture d’esprit sans limite.

L’année dernière, non content de se renouveler uniquement d’un point de vue musical, le groupe décide de modifier également la forme. La prochaine aventure des suédois s’écoutera et s’analysera en deux vagues. Road Salt One nous a fait voyager dans un univers années 70, blues et très hétéroclite, peut être même l’album le plus hétérogène de Pain of Salvation avec Scarsick. Allant du hard-rock (« Linoleum ») à l’expérimental prog (« Sleeping under the Stars ») en passant par des chansons larmoyantes (« Sisters », « Road Salt »), on peut dire que les suédois ont proposé un panel assez varié de leurs compétences mais en gardant cette couleur seventy comme fil conducteur.

Nous voici donc aujourd’hui devant la seconde partie de ce Road Salt. Sous titré « Ebony » (« Ivory » pour Road Salt One) et au packaging de couleur diamétralement opposée au premier chapitre, on peut se demander ce qui se cache sous ces éléments fortement disparates. De plus, Daniel Gildenlow, lui-même, nous avait également fait pencher, au travers de ses interviews, pour une suite vraiment différente, plus metal et plus sombre. Le bonhomme s’était ravisé dernièrement en disant qu’il était trop impliqué dans ces deux albums et qu’il n’avait pas assez de recul, tout compte fait, pour décrire l’aspect général de ce Road Salt Two et de le comparer avec le Road Salt One.

Et bien M. God Gildenlow (on remarquera les mêmes premières lettres, comme Dieu et Daniel, coïncidence ?), nous, les chroniqueurs, auront les premiers avis extérieurs sur l’ensemble de votre œuvre, auxquels s’ajouteront par la suite ceux des fans et auditeurs. Et quelque soit le statut, tout le monde sera d’accord pour dire que Road Salt One and Two n’ont absolument rien d’opposé musicalement parlant.

Certes les différents éléments cités au dessus et les propos du principal intéressé pouvaient faire croire à une véritable scission entre les deux albums mais il n’en est rien. Ce Road Salt Two reste dans cette couleur des années 70. Et l’emprunte même encore plus, tout l’album semble avoir fait un bon en arrière de quarante ans. La guitare impose un son cru, très brut (que ce soit en acoustique ou électrique) et est accompagnée d’un clavier très discret uniquement là pour soutenir la mélodie principale créée par la guitare et le chant. Seule la composition « 1979 » laisse le champs un peu libre au piano. Le travail de Frederik Hermansson est tout de même exceptionnel et apporte une réelle profondeur (« To the Shoreline », « The Deeper Cut »). L’album a une teinture extrêmement bluesy (le break de « Eleven » est génial dans ce sens) et se permet même parfois de puiser quelques influences chez Enio Morricone sur « To the Shoreline » et quelques autres passages. Une grande majorité des titres pourraient être comparée à « Tell Me You Don’t Know » et « No Way » de Road Salt One. Que ce soit « Softly She Cries », « Conditionned », « Eleven », « The Deeper Cut » et « Mortar Grind » (dans une moindre mesure), ils ont tous fortement imprégné des années 70 avec cette rythmique et ces riffs typiques ainsi que ce jeu de batterie virevoltant au possible (à son paroxysme sur le break de « Healing Now »). Bref ce paragraphe est là pour dire à ceux qui n’ont pas aimé Road Salt One et qui attendaient un retour aux sources de Pain of Salvation que ce n’est pas avec cet album qu'ils vont être réjouis.

En fait la grande différence avec Road Salt One (car oui il y en a), c’est l’aspect très homogène de cette seconde partie. L’album est un tout unique. Là où Road Salt One perdait l’auditeur par son côté éclectique parfois dérangeant, Road Salt Two tient l’auditeur du début à la fin sans le lâcher. Les principales compositions sont liées par des pépites mélodiques (« To The Shoreline », « 1979 », « Through the Distance ») qui n’ont de négatif que leur durée relativement courte. Ce qui peut paraitre frustrant tant les refrains de ces trois compositions paraissent presque meilleurs que les pièces « maitresses ». Car oui à part « Healing Now » (sublime) et « Mortar Grind » (subissant un léger lifting comparé à l'EP), immédiatement mémorisables, le reste des mélodies va demander un certain temps pour se les approprier. Et c’est peut être là qu’on rejoint « l’ancien Pain of Salvation » avec ces mélodies hyper travaillées qui n’explosent pas tout de suite (au contraire de certaines pistes de Road Salt One qui pouvaient lasser au bout d’un moment). Certains passeront donc complètement à côté de « Conditionned » (jouée déjà en live il y a deux ans) ou de « The Physics of Gridlock » par exemple. Le reproche que l’on peut faire sur ce Road Salt Two est le manque de véritables hymnes comme le sont « Sisters » ou « Linoleum » mais l’album y gagne en équilibre et en plaisir sur la continuité.

J’ai évoqué « The Physics of Gridlock » juste avant. Ce titre, le plus long de l’album, est celui qui demandera le plus d’écoutes afin de l’assimiler. Là où « Innocence » (Road Salt One) pêchait un peu par sa longueur, « The Physics of Gridlock » remplie de façon optimale ces neuf minutes. Un titre fouillé, subtile (le clavier est divin) où Daniel Gildenlow nous sort une prestation impeccable. Un Daniel en extase sur tout l’album entre chant parlé (« The Physics of Gridlock »), crié (« Mortar Grind »), façon crooner (« To The Shoreline ») ou tout simplement « chanté » (« Healing Now »). Il se targue même de finir l’album et donc le titre « The Physics of Gridlock » par un passage en français (très poétique). Certes son accent est prononcé mais son articulation est bonne et franchement un album de Pain of Salvation qui se termine par du français, c’est quand même la classe. A n’en pas douter, un nouveau titre majeur de la discographie des suédois.

Au final, Road Salt Two est composé de dix excellents morceaux, englobés entre une intro et une outro samplées reprenant quelques mélodies de l’album et ma foi très bien exécutées. L’aspect plus régulier de l’oeuvre saura faire tenir beaucoup mieux l’attention des auditeurs que sur Road Salt One. Pain of Salvation maitrise son sujet, son univers blues et seventy ce qui était moins perceptible dans Road Salt One. Un album plus aboutit et plus cohérent dans l’enchainement des morceaux. Malheureusement, l’absence de titre vraiment fédérateur va très certainement contraindre certains chroniqueurs et certaines personnes à descendre l’album. Les titres « If You Wait » et « Gone » (présents dans l’EP) auraient été un supplément appréciable. Personnellement j’ai une préférence pour Road Salt Two qui m’a fait voyager et qui m’a complètement embarqué. Est-ce que ce sera le cas pour vous ?

Doryan
Le Groupe
Pain of Salvation
Discographie chroniquée
jaquette
Road Salt Two : Ebony - 2011
9/10 Doryan
jaquette
Road Salt 1 - 2010
9/10 felixbm
jaquette
Linoleum (EP) - 2009
8/10 felixbm
jaquette
Scarsick - 2007
9/10 Dreamer
jaquette
12-5 - 2004
9/10 Dreamer
jaquette
Be - 2004
10/10 Bonobo_666
jaquette
Remedy Lane - 2002
9/10 Dreamer
jaquette
The Perfect Element - 2001
10/10 Dreamer

Non chroniqués
jaquette
Ending Themes (on the Two Deaths of Pain of Salvation) - 2009
Non chroniqué
jaquette
The Painful Chronicles - 1999
Non chroniqué
jaquette
One Hour By The Concrete Lake - 1999
Non chroniqué
jaquette
Enthropia - 1997
Non chroniqué
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan 9/10   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 9/10

Digne successeur du premier volet, ce Road Salt est encore une réussite. Je préfère ce volet au premier même s'il est plus homogène, alors que Ivory explorait un spectre plus large. Si certaines chansons semblent en dessous à la première écoute comme To The shoreline où la mélodie clin d'oeil à Morricone est un peu longuet, une fois les paroles assimilées on redécouvre ces chansons avec une nouvelle intensité.
Les points forts :
Les riffs groovy de Softly She Cries et de Conditionned.
Le Healing Now qui tend à la ballade vedderienne, s'y je puis m'exprimer ainsi, est également assez plaisante.
L'aspect progressif et la mélancolie qui émane de 1979 est tout à fait séduisante.
Of Salt transmet admirablement bien l'impression d'une course effrénée qui arrive à son terme.
The Deeper Cut est une des chansons que je trouve jubilatoire. Le riff me rappelle celui de Flame to the Moth avec cette tension latente. Frisson et transe garantie en ce qui me concerne. Un morceau rageur bien comme il faut.
Through The Distance verse encore dans le mélancolique. Daniel est, une fois de plus, en train de geindre au micro. Si cela peut en agacer certains, moi j'en suis un fervent amateur.
The Physics of Gridlocks est également terriblement efficace avec ces passages de riffs nerveux et électriques, à des parties plus calmes avec la basse en fond. Les mélodies sont encore très soignées et le refrain transcende l'ensemble. Je ne suis pas un ardent défenseur de la fin de la chanson en français, mais pourquoi pas.

L'intro et l'outro ne sont pas non plus des incontournables.

Pour l'instant j'ai encore un peu de mal à considérer Eleven comme l'égale des autres compositions, mais elle brille par son côté vintage et instrumental. Il faut que je me penche sur les paroles de celle-ci également.
Bien que Mortar Grind soit un très bon morceau, je crois que je préférais la version de l'EP plus brut, rugueuse.


En somme, encore une réussite. J'adore les couleurs de cet album et au fil des écoutes il tendra progressivement vers le 10, mais pas dit qu'il l'atteigne. Un must have de cette année.

Le 29 Octobre 2011

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Membre

Ma note : 10/10

une perle , album de l'année ...

Le 26 Septembre 2011

J'écoute : Children of Nova,Savatage,Shadow Gallery,Freedom Call,Ayreon,Spock's Beard ,Anathema,Aspera,Pagan's Mind,Neal Morse,Amorphis,Wastefall ,Amon_Amarth ,Dark tranquillity ,Rhapsody of Fire,Pain of Salvation,kamelot , angra , helloween ,Cain's Offering ,rage ,gamma ray ,symphonyx,dreamtale,Adagio, Epica, Blind Guardian, Wuthering Heights,Royal Hunt,Amaseffer,Seventh Wonder,Shadow Gallery,Riverside ,Dream theater,

Membre

Pas de note

Comment je brûle de l'intérieur de pas pouvoir écouter cet album c'est immonde! C'est une véritable torture de lire qu'il est si bien! Je veux! :(

Le 26 Août 2011

J'écoute : A.C.T, Aimee Mann, Amorphis, Anorexia Nervosa, Arcturus, Ayreon, The Beatles, Blackfield, Blind Guardian, Danny Elfman, David Bowie, Devin Townsend, Diablo Swing Orchestra, Dimmu Borgir, Dire Straits, Dream Theater, Ensiferum, Gamma Ray, Gwen Stefani, Helloween, Joe Hisaishi, Johnny Clegg & Savuka, Katatonia, Lacrimosa, Marillion, Motoi Sakuraba, Mors Principium Est, Neal Morse, Nightwish, Oceansize, Opeth, Pain Of Salvation, Pendragon, Poets Of The Fall, Porcupine Tree, Powerwolf, Queen, Rhapsody Of Fire, Sonata Arctica, Stratovarius, Swallow the Sun, Sybreed, Symphony X, Transatlantic, Yes

Membre

Ma note : 9/10

Alors pour commencer, j'adore Pain Of Salvation, et contrairement à beaucoup, je n'avais pas du tout aimé "Road Salt one", puis voilà que je tombe sur le 2, et me le met sur les oreilles sans grande conviction, ça commence toujours avec ce son bien 70, que j'exécrais dans la galette précédente et que je trouvais relativement ennuyeuse, a part "Sister", pas de titres vraiment accrocheurs pour moi...

revenons à nos moutons, et bien déjà à la première écoute cet album ne me déplait pas, puis je commence à m'amuser à retranscrire les paroles en Français de Daniel, qui a quand même un foutu accent (j'aurais mis du temps à comprendre le "silencieusement" merci Do XD) mais franchement ça m'a fait craquer de l'entendre chanter en Français (l), et en plus le chant !!! (l) (l). Et oui, merci à Melon, le premier à l'avoir détecté, y'a bien du "Enio Morricone", tant qu'a la petite Sirène, bha euh...:D

"Je suis la mer
C'est pourquoi je dis :
Pour tous mes frères
Pour tous mes amis
Je vous donne la misère
Je vous donne la vie..."

Enfin, plus on écoute cet album, plus on devient accro, même le son ne me rebute pas, car les titres sont magnifiques, du coup, j'ai même fait un petit retour sur le "one", mais je n'accroche pas plus que ça...

(l) : The Physics of Gridlock, Through the Distance, The Deeper Cut, 1979

Le 24 Août 2011

Membre

Pas de note

Merci Doryan pour cette chronique très bien faite!!

Ca donne vraiment envie d'être autour du 20 Septembre pour enfin écouter cette galette qui a su se faire attendre!

Le 08 Août 2011

J'écoute : Dans le désordre: Pain of Salvation, Porcupine Tree, Lacrimosa, Marillion, Archive, Lùnasa, Dervish, Ayreon, Blackfield, Yann Tiersen, Dead can dance, Demians, Eilera, Empyrium, Evergrey, Faun, Gazpacho, John Butler Trio, Loreenna McKennitt, Tarif de nuit, The old dead tree, Riverside, Shearwater, Sopor Aeternus, Tempradura, Therion

Team Heavylaw

Pas de note

Bravo Dodo, je n'aurais pas fait mieux! Je crois même que nos deux chros se complètent bien. Excellente mise en bouche donc, et maintenant j'ai très hâte d'entendre l'album!

Le 07 Août 2011

J'écoute : Métal (Folk & Viking, Death mélodique, Prog, Power) - Metalcore & Hardcore - Punk - Ska

Pas de note

Arf, mise en bouche? Moi j'appelle ça de la torture!

Le 05 Août 2011

Team Heavylaw
Rom

avatar

Pas de note

Merci pour cette mise en bouche ! Dommage qu'il faille attendre si longtemps avant de pouvoir mettre une oreille là dessus...

J'espère ne pas être déçu après cette belle chronique ! :)

Le 04 Août 2011

J'écoute : Ayreon, Evergrey, Star One, Cathedral, Indukti, Disperse, It Bites, The Devin Townsend Project, Division By Zero, Volbeat, Ac/Dc, Led Zeppelin, Dream Theater, Freak Kitchen, Whitesnake, Ark, Noumena, Before The Dawn, VoTuM

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