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Broken Mirrors - The Universal Disease
jaquette
  • 01. Strong Enough
  • 02. A Thousand Voices...
  • 03. Pig Marmelade
  • 04. Heaven Can Wait
  • 05. Holding the Triggers
  • 06. Aquarius
  • 07. Anthropophobia
  • 08. Erotic Thirst
  • 09. OverDriven
  • 10. Heartsick
  • 11. Nightmare in Mind (part I : Falling...)
  • 12. Nightmare in Mind (part II : A Dream Within a Dream)
  • 13. Inner Enemy (bonus track digipack edition)
  • 14. Beat It (M. Jackson Cover)
Style:
Thrash Mélodique
Label:
Brennus Music
Sortie:
2012
AlexFullHD Publiée le : 04 Janvier 2012 Consultée 660 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
AlexFullHD
7/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
7/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
7/10
Pour les superstitieux, briser un miroir peut valoir pas moins de sept ans de malheur... Il est évident que certaines croyances sont omniprésentes et dictent nos comportements. Combien de fois êtes-vous passé sous une échelle, avez-vous cru que vous alliez vous disputer avec la personne qui vous a remis le sel en main propre ? Combien de fois avez-vous pensé que la poisse vous accompagnerait parce que le chat noir du voisin s’est présenté à vous pour une toute petite caresse ? Ces superstitions qui sortent d’on ne sait où, et qui pourtant rythment nos vies ont toujours une influence ésotérique qui peut faire peur à certains. Tous les craignent ? Assurément non, car les Annéciens ont décidé de mettre en scène la plus connue de ces croyances. Et bien même si la formation française tente se s’attirer la malchance, on dirait bien que l’avenir artistique de nos compères semble se dérouler sous de bons auspices. En effet, après un furtif EP en 2008 et un album qui a suivi presque immédiatement, nos hommes sont assez inspirés et grâce à une créativité tentaculaire « The Universal Disease » voit le jour.

Le thrash métal est un genre assez diffus et il faut veiller à ce que chaque partie instrumentale soit optimale pour ne pas accoucher d’une compote inaudible. Or, lorsqu’on a suivi la courte carrière des musiciens, ce qui frappe la première fois avec cet album c’est l’effort ostensible réalisé sur le travail acoustique. Je ne sais pas si les critiques ont permis de faire évoluer le groupe à ce niveau, mais je me rappelle avoir attaqué « Seven Years... » sur ce point. Il est vrai que l’album crachouillait et gâchait le plaisir, désormais le problème est réglé et ce surement grâce aux moyens fourni par le label et le mastering réalisé au Hiroshima Studio avec l’aide d’Arnaud Ménard. Nous avons donc tout le loisir d’arpenter les pistes avec le mérite qu’il se doit.

Ainsi, Broken Mirrors nous livre donc un condensé agréable avec sa signature personnelle. En effet, on distingue clairement que la musique dégage une puissance au travers des multiples accélérations aux percussions, les chants souvent à l’origine de la férocité dégagée et les guitaristes servent un foisonnement en riffs tranchants (« Pig Marmelade »). La structure musicale se bonifie par le biais des mélodies à la fois pénétrantes et variées. Ainsi, les chansons se teintent d’une versatilité très importante qui permettra à l’auditeur de ne pas avoir la sensation de déjà entendu et surtout d’être tenu en haleine. Parce qu’il est vrai qu’on a souvent tendance à s’ennuyer quand un album propose peu de variations. L’homogénéité est un levier qu’il faut savoir doser parce qu’on en a besoin pour ne pas perdre son fil et s’intégrer dans un registre, mais à forte dose, elle devient létale. Les efforts sont réduits à néant, et l’album devient vite insipide et ne présente plus beaucoup d’intérêt. Arthur Laffer avait modélisé ce principe au niveau économique avec la courbe des impôts : « trop d’impôts tuent l’impôt », et bien il en va de même pour la musique !

Broken Mirrors évite avec grandeur les écueils et malgré un album frôlant l’heure et quart, on ne s’ennuie pas l’ombre d’un instant. Le jeu des musiciens déploie tout un arsenal technique et inventif dans le but unique de capter l’attention. Par exemple, « Holding The Triggers » permettra au batteur de développer une ribambelle d’émotion grâce à son solo, on notera aussi les arpèges au clavecin sur « Nightmare In Mind (part one) » venant soulager la structure dans son intégralité. De ce fait, on note une forte volonté de créer une musique captivante sans en oublier son esthétique syncopée. Cette coquetterie se cristallise de nombreuses fois grâce à la vive célérité occupant une grande partie de « The Universal Disease ». L’abattement titanesque est de haute volée et l’harmonie reste toujours en avant (« Hesoteric Thrist »). Ce savant alliage est taillé dans la justesse pour ne pas donner des apparences excessives ou pompeuses.

Les Français abordent leur musique sous un angle bien propre et incorporent de nombreux ingrédients identitaires comme le clavier qui sonne le midi vieilli. Cependant, ce qui au début semblait passable est devenu la marque de fabrique de notre combo et finalement devient un avantage. L’éventail des samples utilisé ratisse large et notamment la petite touche qui m’a fait sourire c’est la reprise (volontaire ou pas) du riff sur les premières secondes de Final Fantasy 7 « The Chase » sur « Nightmare In Mind ». Étant un joueur averti et un grand fan de ce jeu, je n’ai pas pu éviter le rapprochement :



Enfin, la cover « Beat It » du King of Pop interjetée à la fin d’album est plus anecdotique qu’autre chose. Surement le groupe a voulu concrétiser un délire et doit être appréhendé autrement que de cette manière.

« The Universal Disease » charme par ses attraits, son aspect bien ciselé et ses ambiances soignées. Le groupe va bien au-delà du minimum syndical et intègre la notion progressive sur certains de ses titres comme sur « OverDriven », « Aquarius », « Anthropophobia » ou « Nightmare In Mind ». Les breaks instrumentaux se forgent une place croissante et les riffs laissent peu à peu apparaitre des écoulements mélodiques d’une complexité plus évidente. Néanmoins, le retour à un thrash plus radical ne reste jamais bien loin... L’emprise devient totale avec « Inner Enemy » grâce à sa rythmique martiale et les légers ajouts de samples aériens en support font de ce titre un hit incontournable. Le résultat est immédiat : pied qui tape et hochement de tête garantis.

L’effort réalisé est considérable, les erreurs du passé sont gommées et je pense sincèrement qu’on assiste à la naissance d’un groupe qui va marquer tôt ou tard. Alors la note me direz vous ! Tant d’éloge pour un petit 7/10 !? Bien évidemment, parce que parti comme ça dans quelques années, je vais devoir mettre des 10 partout et je préfère réserver les meilleures notes pour l’avenir ! En tout cas bravo les gars et merci pour ce que vous faites !
Le Groupe
Broken Mirrors
Discographie chroniquée
jaquette
The Universal Disease - 2012
7/10 AlexFullHD
jaquette
Seven Years … - 2009
6/10 AlexFullHD
jaquette
Beyond The Mirrors - 2008
6/10 AlexFullHD

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD 7/10   Balin -
Bonobo_666 -   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle -   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Pas de note

Désolé pour le track by track peu synthétique. Voici en détail ce que j’ai aimé dans ces compositions après 3-4 écoutes. Je suppose que de nouvelles pépites devraient se dégager lors des écoutes ultérieures, car il s’agit d’un album dense, à longue durée de vie et que l’on ne cernera pas entièrement à la première écoute même si certains éléments ne manquent pas de retenir l’attention.
Strong Enough est loin d’être ma préférée mais il faut reconnaître que les Annéciens créent une véritable ambiance où le clavier et la basse figurent en bonne place. La thrashy A Thousand Voices ne m’a pas plus fait vibrer que ça, pas plus que la rugissante Pig Marmelade. Les choses s’excitent avec Heaven Can Wait avec un roulement de batterie me rappelant Death In Fire d’Amon Amarth. Cette track promet pour le live avec des riffs favorables au headbangage et des blasts à la batterie. Mais, je ne leur trouve, pour l’instant, pas la finesse des autres compos.
Je vous avoue que pour moi, à partir de Holding The Triggers ça commence à prendre de l’ampleur. Le riff est d’entrée proggisant dans la veine de certains Dream Theater. On sent du volume, une tension latente cristallisée par une rythmique saccadée et le riff qui précède le refrain et le solo. Le tout explose au refrain.
Aquarius fait une entrée tonitruante avec un riff me rappelant iced earth, s’ensuit un riff propice au pogo. Le clavier distille une ambiance un poil indus m’évoquant certains passages de Shade Empire. Une référence s’il en est. Les harmoniques sont utilisées à bon escient. La batterie offre un jeu un tantinet tribal qui apporte une nouvelle couleur.
Anthropophobia démarre sur un riff typiquement hard rock. L’ensemble évolue dans des ambiances assez fines, sombres avec une voix grave rappelant à certains égards un The Old Dead Tree. Le pré-refrain est soutenu proche d’une mélodie de Finally free de DT avant « One last tIme… we lay down to day ». Bref, de quoi faire monter l’intensité. Le chant de François est on ne peut plus versatile, soit un très bon point. Son interprétation prend réellement aux tripes. Le tout s’achève dans le vacarme d’un blast de batterie.
Erotic Thirst est rageuse à souhait et profite d’une rythmique saccadée qui s’achèvera en fin de piste de manière très proche de certains riffs de Symphony X. Le solo qui le précède se révèle très à propos. Je ne me lasse pas de la fin de ce morceau. Presque trop court.
Overdriven nous offre un court solo à deux guitares qu’on n’attendait pas sur un tel album a priori, ce qui montre bien le niveau de composition des annéciens. Tout en finesse. Le clavier se plait à distiller des mélodies terriblement entrainantes. Il prend en quelque sorte ce que le power fait de mieux. L’interprétation est encore variée, autant que la composition.
Heartsick démarre de manière originale, ambiance froide, construite tout en subtilité par la batterie et quelques cris désespérés de la guitare. Le tout prend ensuite de l’ampleur. La grosse force de ce morceau est peut-être la guitare lead soutenant le chant par une mélodie glacée qui vous hérisse le poil et porte le chanteur à un niveau d’intensité jusqu’alors rarement atteint sur l’album. Vraiment un beau travail de composition. Le solo est peut-être un peu trop démonstratif, mais bon il en faut un peu quand même pour satisfaire les plus demandeurs de soli speed. Une ambiance doomesque plane sur ce morceau et qu’est ce que c’est bon.
Vient ensuite le dyptique Nightmare in Mind qui démarre sur les chapeaux de roue, digne des grandes compositions de speed (je pense à certains Sonata comme Wolf & Raven par exemple). Mais on retourne à une ambiance plus extrême rageuse, encore une fois un poil indus. Le refrain est terriblement réussi où François explore un registre encore non parcouru. Il fait partie des rares refrains immédiatement identifiables de l’album. La touche néoclassique est particulièrement bienvenue et la transition avec un blast furieux est tout simplement jubilatoire, même si le son de batterie ne me convainc pas tout à fait. L’aspect mélodique est placé nettement en avant dans cette composition et se combine merveilleusement avec la musique de Broken Mirrors. Cette première partie s’achève en Fade Out. Trahit-il une difficulté à conclure le morceau ?
Le deuxième volet s’ouvre sur un riff rappelant Depth of Hell d’Iced Earth. L’ambiance est nettement différente du précédent. Noire, teintée d’onirisme, l’auditeur voyage et navigue entre sphères extrême et mélodique sans écueil. Elle me rappelle un peu Cthullu Dawn de Cradle à certains égards.
La bonus track est plus fun. Basée sur un riff heavy proche de certains Sabaton, l’ensemble évolue subtilement avec des passages chuchotés et se conclue sur une mélodie entrainante presque happy métal à la Edguy. Broken Mirrors manie avec un charme déstabilisant ce paradoxe musical qui est de vouloir marier des mélodies heavy/power connotées happy avec des rythmiques et un chant mêlant extrême, thrash et prog de façon plus malsaine et perturbée.
Ce track by track tout subjectif soit il montre bien la richesse de cet album. Pour moi il synthétise d’une bien belle manière les influences des divers membres du groupe. Quoi je n’ai pas mentionné COB ? Eh ben non. Si les précédents efforts du groupe étaient marqués d’une manière un peu trop envahissante par cette influence. Les idées sont là. Tout n’est pas encore poignant d’un bout à l’autre. On sent, en effet, une marge de progression encore importante pour ces jeunes loups de la scène française. Je conseille l’album aux amateurs de musiques progressives, heavy, et d’extrême qui n’ont pas peur de structures alambiquées sinon ils risquent d’être perdus sur environ une piste sur deux de l’album. Il faut une certaine ouverture pour apprécier chacun des aspects de la musique du groupe, car peu de groupes opèrent de telles synthèses musicales.

Le 12 Avril 2012

J'écoute : Ayreon, Lacrimosa, Marillion, Porcupine Tree, Pain Of Salvation, Sopor Aeternus, Riverside, Dream Theater, Symphony X,, Stratovarius , Helloween, Gamma Ray, Blind Guardian, Iced Earth, Iron Maiden

Membre

Ma note : 7/10

Pas mal, je ne connaissais pas ce groupe; moi c'est plutôt le début de "Strong Enough" qui ma fait penser à final fantasy 7, sinon les autres chansons sont pas mal du tout, à écouter.

Le 13 Janvier 2012

J'écoute : Sonic Syndicate

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