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Adagio - Sanctus Ignis
jaquette
  • 01.Second Sight
  • 02.The Inner Road
  • 03.In Nomine ...
  • 04.The Stringless Violin
  • 05.Seven Lands Of Sin
  • 06.Order Of Enlil
  • 07.Sanctus Ignis
  • 08.Panem Et Circences
  • 09.Immigrant Song
Style:
Prog Metal
Label:
Limb Music Products
Sortie:
2001
Dreamer Publiée le : 24 Août 2005 Consultée 1600 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Dreamer
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
9/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
9/10
Adagio, ce nom nous renvoit instantanément à la musique classique, pas musique banale mais classique, Mozart, Ravel… Vous voyez maintenant et bien voici une part des influences d’Adagio qui nous délivre ici son premier album Sanctus Ignis. Le groupe est emmené par un guitariste FRANÇAIS Stephane Forté. Comment, vous ne le connaissiez pas encore ? Et bien une fois Sanctus Ignis écouté, je pense que ce nom restera gravé dans vos mémoires. Stephan Forté pour le coup n’a pas réuni des débutants, voyez plutôt par vous-mêmes ce qu’il en est : David Readman (Pink Cream 69) au chant, Dirk Bruinenberg (Elegy) à la batterie, et THE Richard Anderson (Majestic, Time requiem ...).

Je parlais tantôt d’influences classiques, en effet pour citer mon confrère Doryan Adagio pratique un « neo-prog metal classique avec des pointes symphoniques et speed » (je pense qu’ils n’ont pas réussi à en mettre plus). Il n’est donc pas étonnant qu’Adagio se retrouve dans la droite ligne de groupes comme Symphony X, et évidemment du père Yngwie Malmsteen.

Les compositions délivrées par Adagio bien que proche de Symphony X n’en sont pas qu’une pâle copie dénuée d’intérêt. Au contraire, elles frôlent paradoxalement le sublime et le génial. Sur de longs morceaux, Adagio s’est attaché à restituer une musique mariant technique et virtuosité en y associant mélodie, feeling et puissance… Rien de moins messieurs.
Nous n’en exigions pas moins de musiciens aussi chevronnés. La question étant encore de savoir si l’on peut considérer cet album comme un premier, car il est vrai que les musiciens sont bien loin du coup d’essai, la plupart étant déjà très familiarisé à l’univers des studios. Il en résulte une plus grande facilité dans le processus d’enregistrement, ce qui ne doit pas être étranger à la qualité de cet album.

Cependant, il s’agit de leur première coopération, et tous se sont mis en quête identitaire, celle d’Adagio, car cela n’est pas chose aisée. En effet, de nombreux éléments nous rappelleront qu’Adagio emprunte beaucoup d’éléments à leurs pères et ne parvient donc pas à un son totalement original.
J’en ai pour exemple le riffing heavy et saccadé de Second Sight qui ne sera pas sans nous rappeler la non moins sublime Of Sins And Shadows de Symphony X. Nul besoin de donner d’autres exemples, car la comparaison saute aux oreilles (permettez moi l’expression) tout au long de l’album.

Le chant pratiqué par David Readman ne présente aucune faute et il élève l’ensemble de son puissant organe. Par moments, il est soutenu par de légers chœurs qui confèrent puissance et grandeur aux morceaux.
Le clavier ne s’aventure pas outre mesure dans des sonorités trop artificielles et privilégie pour la plupart du temps des sons de pianos. Et ceci de belle manière, je vois de là courir ses doigts à une cadence effrénée. Certains breaks laisseront voix à ce dernier afin de mieux le mettre en avant car il est vrai que les rythmiques heavy de la guitare et le chant puissant de Readman ont tendance à le reléguer à sur un second plan.

Sanctus Ignis impose à l’auditeur une ambiance sombre et pesante où les mélodies viennent illuminer les ténèbres de leur vélocité et de leur brillant.
Les morceaux flirtant pour la plupart autour des 6 minutes, le groupe se réserve donc le temps de creuser efficacement l’aspect instrumental et technique, celui-ci étant poussé à son paroxysme lors de Seven Lands Of Sin, pièce maîtresse de l’album, le culminant en son centre du haut de ses 11minutes 39. Le tout est exécuté avec intelligence et majesté, quelques influences orientales chargent le morceau de mystère puissamment renforcé par des rythmiques solides et un chant modulé entre doux et puissant.
Order Of Enlil mettra aussi cette facette d’Adagio en lumière puisqu’il s’agit d’un morceau instrumental d’un peu plus de 4 minutes qui prélude au self title.

L’œuvre d’Adagio s’impose à nous fièrement, en nous exhibant ses plus beaux atours dans toutes leurs richesses. On retrouve une musique progressive et riche ce qui signifie que cet album aura une durée de vie importante, la lassitude vous gagnera difficilement si vous affectionnez les morceaux qui ne tombent pas d’emblée tout cru entre vos oreilles. Ici vous pourrez prendre plaisir à savourer à chaque écoute de nouveaux détails ayant réussi à fuir votre vigilance lors de vos précédentes écoutes. D’autre part, si vous êtes musiciens je pense que vous y trouverez votre compte au niveau technique, chacun des musiciens fait preuve d’une maîtrise peu commune qui fait acte de leur travail.

La fin de ce chef d’œuvre se profile et se présente à nous une reprise du mythique Led Zeppelin. Et c’est d’un jeu proprement Adagien qu’est interprété Immigrant Song. En effet, le morceau est exclusivement instrumental ; grandiose, là encore les gens avides de chant trouveront encore à rechigner tandis que les musiciens applaudiront des deux mains mais je pense que s’ils en avaient quatre ils ne manqueraient pas de s’en servir.

Ce premier album d’Adagio est donc une réussite complète si l’on exclut un manque d’originalité dû à une familiarité trop importante avec Symphony X. Cet album fera le bonheur des fans du genre, en revanche il se révèlera peu accessible aux allergiques des longues parties instrumentales et du progressif. Le prochain fera peut-être figure de messie.

Dreamer
Le Groupe
Adagio
Discographie chroniquée
jaquette
Archangels In Black - 2009
8/10 1,984
jaquette
Dominate - 2006
7/10 Dreamer
jaquette
A Band In Upperworld - 2004
7/10 Dreamer
jaquette
Underworld - 2003
8/10 artica
jaquette
Sanctus Ignis - 2001
9/10 Dreamer

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   AlexFullHD -   Balin -
Bonobo_666 8/10   BubbleJune -   Chris -
Cyric -   Doryan 9/10   Dragonman -
felixbm -   Golder -   illman -
metalorion -   Nightguest -   Nola -
PapaDuck -   Rom -   Silvergm -
Sog -   Spade -   Stenka -
The Inner Circle 9/10   wanderer -   wazbones -
Whysy -        

Commentaires

Team Heavylaw

Ma note : 9/10

Un magnifique premier album. Plus je l'écoute, plus je trouve que la ressemblance avec Symphony X n'est pas si flagrante que ça. Certes on retrouve l'influence des américains mais pas tant que ça. Adagio a vraiment réussi à trouver son propre son dès leur premier opus et l'exploitera de façon magistrale sur "Underworld".

Un prog néo classique de grande classe !

Le 26 Janvier 2009

J'écoute : Pain of Salvation, Dream Theater, Ayreon, Symphony X, Demians, Beyond Twilight...

Membre
Seb

avatar

Ma note : 10/10

.. je ne m'attendais pas à ça ! N'étant pas vraiment adepte du prog, je m'attendais à des compos longues et pompeuses. Mais d'entrée, c'est le déclic. En fait, j'ai été scotché à mon siège ... Les compos sont longues e techniques, mais l'ennui ne se fait jamais sentir.
Chaque titre est doté d'un feeling impressionant, l'auditeur ne peut que rester en admiration devant la virtuosité des musicien. Le chanteur possède une voix magnifique qui colle à merveille aux compos et les soli de stephan forté sont ... grandioses. Le clavier est magnifiquement utilisés, ... chaque titre bénéficie de la puissance nécessaire (à mon gout :)). Bref, c'est excellent !

Le 31 Juillet 2006

J'écoute : Draconian, Swallow the Sun, Ghost Brigade, Rapture, Windir, Dimmu Borgir, Dawn of Solace, Void of Silence...

Membre

Ma note : 10/10

Aussi bien la guitare que le piano sont impressionants dans ce beau CD ! Les soli ont de qwa défriser même le plus blasé d'entre vous, j'en suis sûre ! Mais ce n'est pas le seul point positif de l'oeuvre, puisque le chanteur possède une voix puissante, qui se hausse (presque) au niveau d'Hansi Kürsch (et c'est pas peut dire, du moins selon mwa) ! Le jeu de batterie aussi nous réserve quelques moments de gloire, avec de nombreux changements de rythmes ! Toutes les compositions sont bonnes, et la reprise de Led Zeppelin est un régal pour les noreilles avides d'instrumentaux de qualité ! Bref une superbe chronique qui donne envie de se mettre au prog, et pour ma part, c'est réussi.

Le 26 Avril 2006

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