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Opeth - Deliverance
jaquette
  • 1. Wreath
  • 2. Deliverance
  • 3. A Fair Judgement
  • 4. For Absent Friends
  • 5. Master's Apprentices
  • 6. By The Pain I See In Others
Style:
Death mélodique
Label:
Music For Nations
Sortie:
2002
Extrait:
Cliff Publiée le : 27 Octobre 2005 Consultée 555 fois
Opinions
L'avis du chroniqueur
Cliff
9/10
L'avis de la team
[Voir le soundcheck]
10/10
L'avis des membres
[Voir les commentaires]
10/10
2002 : Opeth nous propose un nouveau concept en deux parties, donc en deux albums, le premier opus étant donc Deliverance. Le chanteur – guitariste du combo suédois, Mikaël Akerfeldt, l’a annoncé, Deliverance et Damnation (tel est le nom de la seconde partie) s’opposeront, l’un illustrera le côté « métal » du groupe, c'est-à-dire le côté death pur et dur (surtout dur d’ailleurs !!), l’autre mettra en lumière l’aspect mélodique et acoustique.

Avec Deliverance, Opeth aborde donc le côté sombre de sa musique, sorte de synthèse de ce que les Suédois nous ont livré jusqu’alors, les superbes parties instrumentales gorgées de riffs comme eux seuls savent les faire, les transitions déroutantes entre acoustique et électrique… Lorsqu’on écoute pour la première fois Deliverance, la chose qui découle presque automatiquement est que Opeth a mûri, aussi bien dans ses compositions que dans son jeu : si on sent les musiciens très à l’aise derrière leurs instruments respectifs, c’est surtout le chant dont on remarque qu’il a gagné en assurance et en puissance, et cela dans le chant clair comme dans le chant death. Les quelques défauts ont été gommés depuis Orchid pour arriver à quelque chose sans faille, puissant, brutal, sombre, désespéré.

Cela commence avec Wreath qui nous met tout de suite dans l’ambiance noire de Deliverance avec un death très dense, très brut, avec des riffs gorgés de puissance et de richesse harmonique. Mikaël Akerfeldt force et noircit sa voix pour un résultat d’une intensité rare et quasi inhumaine dans le death mélodique actuel. Il n’est pas usurpé de dire qu’il est aujourd’hui un des meilleurs vocalistes de cette scène tant sa polyvalence vocale est impressionnante. Le titre suivant, Deliverance, le titre éponyme, est probablement l’un des plus puissants qu’aient engendré les Suédois : les rythmiques sont tout bonnement énormes, les riffs plus corrosifs que jamais, les parties acoustiques alternent parfaitement avec les parties métal et la fin de ce titre est extraordinaire, tout simplement jouissive avec ce duel monstrueux de la guitare rythmique et de la double caisse enrobé d’un lointain son électrisé de guitare.

A Fair Judgement représente la touche de douceur dans cet océan d’obscurité, avec ses parties acoustiques proéminentes qui passent d’une enveloppe musicale chaude et protectrice à un delirium oppressant et tourmenté, nous rappelant s’il en était besoin que Deliverance est avant tout un album noir. For Absent Friends, l’instrumentale de l’album et chanson la plus courte, est bien placée dans l’ossature de l’album et nous laisse un moment de répit et de repos avant la dernière ligne droite, à savoir Master’s Apprentices et By The Pain I See In Others, deux derniers titres qui clôturent Deliverance sur la même ambiance qu’il a débuté.


Opeth a vieilli, mais comme le bon vin, il s’affine et s’améliore avec le temps qui passe. Le groupe maîtrise désormais totalement ses compositions, et on sent que le jeu devient digne d’un grand groupe de métal. Avec Deliverance, les Suédois nous livrent leur album le plus radical, le plus violent, le plus sombre, mais aussi le plus abouti musicalement parlant. Opeth a indéniablement franchi un cap, et les Suédois nous projettent dans un abyme d’une noirceur sans précédent dans l’histoire du groupe. Alors évidemment, une connaissance du groupe et de leur musique est grandement recommandée pour apprécier Deliverance à sa juste valeur, et il vaut mieux avoir une oreille habituée à ce style pour ne pas sombrer. Mais croyez-moi, si ces deux conditions sont remplies, vous voilà en face d’une perle de death mélodique, un album à part, un album d’exception. Simplement imparable.
Le Groupe
Opeth
Discographie chroniquée
jaquette
Watershed - 2008
9/10 Cliff
jaquette
Ghost Reveries - 2005
7/10 Cliff
jaquette
Damnation - 2003
10/10 Cliff
jaquette
Deliverance - 2002
9/10 Cliff
jaquette
Blackwater Park - 2001
10/10 Gounouman
jaquette
Still Life - 1999
7/10 Cliff
jaquette
My Arms, Your Hearse - 1997
6/10 Gounouman
jaquette
Morningrise - 1996
8/10 Cliff
jaquette
Orchid - 1995
8/10 Cliff

Non chroniqués
Soundcheck
1,984 -   aerendil -   AlexFullHD -
Balýn -   Bonobo_666 -   Chris -
Cliff 9/10   Cyric -   darkpoupou -
Denis -   Doryan -   Dragonman -
felixbm -   Golder -   Gounouman 10/10
guill647 -   idrisanara -   ludo -
mammuth -   Maxwell -   metalorion -
Nola -   PapaDuck -   Quetzalcoalt -
Roune -   Spade -   Spirit Of Gaïa -
TeRyX -   The Inner Circle -   wanderer -
Whysy -        

Commentaires

Membre

Ma note : 10/10

[left]Ha oui, je ne peux pas mettre autre chose que la note maximale pour un album incroyable qui dépasse même (de peu) pour moi Blackwater Park. Cet album possède une atmosphère complètement sombre, les compositions sont poussées à la perfection ([i]By the pain I see the others[i]est sûrement l'une des meilleures chansons d'Opeth, voire même de death tout court qu'il m'ait été donné d'écouter; une merveille!), avec des rifs dantesques, des vocaux monstrueux, le tout dépassant aisément les 10 min sans jamais arriver à lasser.
J'en suis à mes découvertes d'Opeth, Deliverance étant le deuxième que j'écoute, mais là je suis bien parti pour prendre leur disco complète!!!

Le 14 Juillet 2009

J'écoute : Nightwish, System of a down, Minushuman, Genesis, Scar Symmetry

Membre

Ma note : 10/10

Le 1er album d'Opeth que j'ai écouté (Merci Cliff^^). C'est le plus agressif du groupe, celui qui contient les riffs les plus dévastateurs. Le son est toujours aussi énorme et les compos aussi aboutis. Rien que le morceau titre vaut la note maxi. on atteint des sommets en agressivité et en puissance tout en restant très technique (le break de batterie de fin laisse sur le cul).

Le 24 Mai 2007

J'écoute : Anathema, Antimatter, Daylight Dies, Dream Theater, Edguy, Epica, Evanescence, The Gathering, Hammerfall, Iced Earth, Iron Maiden, MetallicA, Opeth, Porcupine Tree, Riverside, Saturnus, Scorpions, Sonata Arctica, Stratovarius, Swallow The Sun, Symphony X,, Within Temptation, .....

Membre

Ma note : 10/10

Cet album peut se résumer selon mwa en un mot : brutal. Je n'arrive décidemment pas à saisir toute la "magie" habituelle d'Opeth, qui réside à mon avis dans ce talent d'alternance entre les passages accoustiques et électriques. Ici, presque pas de répit à part A Fair judgement, à laquelle j'ai tout de même du mal à accrocher. Le seul titre que j'ai à peu près assimilé est la title track, avec ses riffs ravageurs, et ses 10 bonnes minutes de plaisir. En revanche je pense qu'il va me falloir beaucoup, beaucoup de temps avant d'apprécier pleinement le millésime 2003 des suèdois. Je laisse le 6/6 de Gounouman, puisque je ne peux pas encore juger ! Mais faîtes mwa confiance je reviendrai très bientôt, et entre temps je commenterai les chroniques à venir, notamment celle de Blackwater Park !

Le 06 Mai 2006

Team Heavylaw

Ma note : 10/10

Je ne mets que rarement des 6/6 mais là je ne peux faire autrement !!

J'ai eu une expérience spéciale avec cet album. Ecouté pour la première fois à une époque où le mot Metal rimait uniquement avec Heavy, je l'ai détesté. Mais quelquechose m'avait néanmoins interpellé dans la musique du combo suédois, et quelques mois plus tard j'y suis revenu... pour n'en jamais sortir.

Cet album est une perle. Mais je me dois de préciser quelquechose : j'écoute tout type de Metal aujourd'hui et beaucoup de black. Et bien, ce Deliverance est l'oeuvre la plus noire, désespérément noire qu'il met été donné d'entendre. On croit entrevoir la lumière vers le milieu de "Master's apprentices" mais la noirceur revient bien vite reprendre le dessus et emprisonner vos âmes. Triste, splendide ("A fair judgement", un morceau sublime, d'une perfection rare), efficace par moments (la fin du morceau titre) le plus souvent complexe à souhait mais toujours émotif...

Voici le meilleur album d'Opeth aux côtés de Blackwater park. Le chant, death ou clair, y est, de plus, en tout point parfait.

Le 22 Avril 2006

J'écoute : Empyrium, Agalloch, Sabaton, Kiss, Saturnus, Die Apokalyptischen Reiter, Menhir, While Heaven Wept, Angra, Nightwish, Arkona, Samael, Epica, Blind guardian, Uaral, Opeth, Rhapsody, Lumsk, Tuatha de Danann, Dream theater, Moonsorrow, Sonata Arctica, Megadeth, Falkenbach, Battlelore, Summoning, Haggard.

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