| Ace of Spades | ||
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| Auteur : Van Belag | Note : 10 / 10 | |
| Jeudi, dans un club londonien, la soirée s’annonce mouvementée. Les enceintes hurlent du Dubstep à une horde de teufeurs survoltés. Lorsque les projos daignent éclairer suffisamment la salle, je peux apercevoir le t-shirt du DJ. Un énorme ace de pique et le nom de ce groupe inoubliable : Motorhead. 30 ans après la sortie de l’album mythique, les musiciens les plus divers continuent de se réclamer de cette influence. Alors cette fois, je me décide. Il faut que j’écrive quelques lignes sur ce disque. Je ne serai sûrement pas le premier. Ace of Spades, le quatrième album du groupe britannique émerveillera encore longtemps de nombreux fans. Le premier titre, qui donne son nom à l’album a très vite acquis un statut culte. Et aujourd’hui encore, que ce soit dans une série télé ou dans une pub pour de la bière, on peut toujours en entendre résonner les accords. Les autres titres valent tout autant le coup, hymnes à la vie rock’n’roll et à la culture punk. C’est toujours la même recette : une rythmique rock bien dansante, des accords de blues, un riff de guitare malsain et la voix caractéristique de Lemmy. Ce dernier joue de la basse de manière frénétique, avec un son complètement saturé et rend ainsi l’usage d’une seconde guitare superflue. La batterie finit de faire groover le tout et il n’en faut pas plus pour se faire emporter par la machine. La production s’avère excellente pour l’époque, Vic Maile avait fait un travail formidable. Du début à la fin, ça bombarde sans ralentir. « Shoot You in the Back » fait écho à la pochette en racontant le western spaghettis. « We are the Road Crew » nous fait rêver quand à la vie de roadie (emploi occupé par Lemmy fut un temps). « Live to Win », « Danse » nous font partager la philosophie du groupe, qu’on pourrait résumer par le mot TEUF. D’autres titres comme « Jailbait », Bite the Bullet" ou "The Chase Is Better Than the Catch" nous laissent découvrir l’idée que Lemmy doit se faire des femmes. Et sur chaque morceau, "Fast" Eddie nous balance des solos incroyables de mélodie. Si vous en avez l’occasion, essayez aussi de trouver la Face B « Dirty Love », juste pour ses lignes de guitare. Il serait pourtant réducteur de parler de ce disque comme une seule succession de hits car au fil des années, il est devenu symbole de toute une culture. Atteignant la 4ème place des charts anglais lors de sa sortie, l’ace de pique s’est vite vu patché sur les perfs à clous des keupons, tatoué sur les bras des bikers et tagué sur la brique rouge des murs londoniens. Intransigeant, novateur et très mal élevé, le groupe avait su avec cet album donner une leçon de rock à toute une génération. Les références à Lemmy dans la culture populaire sont maintenant nombreuses. Il y a peu de temps quelques bons artistes français se sont regroupés pour publier une BD hommage chez Dargaud (Nous sommes Motorhead) qui vaut plutôt le coup. On continuera à parler de cet album longtemps encore alors si vous ne l’avez pas encore écouté, rejoignez le club ! Tant que Lemmy est debout, aller voir Motorhead en concert est également une occasion à ne pas louper. |
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Le 07 Juin 2011