Vous recherchez quelque chose ?

Chronique - Danzig, Black Laden Crown

Heavy Metal / Nuclear Blast / Mai 2017


Note : 6/10

Il n’est pas dans mon habitude de commencer une chronique par sa conclusion, mais l’écoute de ce nouvel album de DANZIG nous met face à une vérité sans appel, même si elle est cruelle : Glenn n’a plus de voix…

Malgré un dernier album correct (« Deth Red Sabaoth », il y a 7 ans déjà), il est vrai que l’album de reprises raté (« Skeletons », sorti en 2015) aurait du nous mettre la puce à l’oreille… Alors commençons par ce qui fâche, ce qui fâche vraiment : l’ami Glenn, sans doute pas vraiment conscient d’avoir perdu la quai totalité de son efficacité d’antan (et personne n’a sans doute osé lui avouer, on connait le caractère du bonhomme), n’a, à aucun moment, souhaité cacher sa faiblesse vocale dans une production qui aurait pu le mettre à son avantage (on sait à quel point on peut bien faire chanter un mauvais chanteur aujourd’hui). La voix est ainsi mise vraiment en avant, devant tout le reste, d’une manière absolument inexplicable. Et lorsqu’il s’agit d’une chanson qui voit Glenn pousser un peu, on se retrouve avec la pire catastrophe auditive de la carrière de DANZIG, à savoir une voix de papy très en peine qui cache quasi toute la musique dans un ensemble frôlant l’amateurisme. C’est le cas, donc, sur cet insupportable « Devil on Hwy 9 » (titre mis en avant de manière incompréhensible et suicidaire avant la sortie de l’album) et sur les morceaux les plus metal, et donc les plus exigeants vocalement (« Eyes ripping fire »).

Heureusement, passé cette sincère déception, on retrouve sur le reste du disque des morceaux beaucoup plus lents, ambiancés et sombres, qui permettent à Glenn de proposer un registre vocal beaucoup plus posé, et donc infiniment plus agréable. Evidemment, on reste encore très loin des 4 premiers albums (qui restent inatteignables de toute façon), mais des morceaux comme « Black laden crown » (morceau d’ouverture à la froideur rassurante quand on aime le groupe depuis ses débuts), le très bon « Last ride » ou l’excellent morceau final « Pull the sun » nous permettent de retrouver le DANZIG que l’on a toujours aimé, celui qui adapte son style aux capacités actuelles du groupe, celui qui reste unique dans le paysage du metal depuis quasiment 30 ans.

Vous me direz, il suffit donc simplement de ne garder que les morceaux rendant justice au groupe et de jeter les autres. Seulement, avec 9 titres et 46 minutes au compteur, il ne reste rapidement plus grand chose à se mettre sous la dent, surtout après 7 longues années d’attente. Quand on y pense, et quand on prend un peu de hauteur sur la carrière de DANZIG, il est finalement très frustrant de constater à quel point Glenn a maltraité numériquement sa voix à une époque où il était en totale possession de ses moyens (« Blackacidevil » et dans une moindre mesure « Satan’s child »), alors qu’il retrouve un chant totalement brut au moment où il aurait bien besoin d’un peu d’aide (triche ?) niveau production…

Un album mi figue mi raison, donc, qui mélange très bon et catastrophique, et qui reste au final agréable, mais qui aurait pu être tellement meilleur si il avait été mieux pensé…


Line up :


Tracklist :

  1. "Black Laden Crown"
  2. "Eyes Ripping Fire"
  3. "Devil On Hwy 9"
  4. "Last Ride"
  5. "The Witching Hour"
  6. "But a Nightmare"
  7. "Skulls & Daisies"
  8. "Blackness Falls"
  9. "Pull the Sun"

0 Comments 01 June 2017
Wazbones

Wazbones

Read more posts by this author.

 
Comments powered by Disqus