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Dernière journée un peu Off pour moi du point de vue de la programmation. Je n’ai pas coché grand-chose à voir avant le milieu d’après-midi, j’attends donc des surprises.



Dimanche 18 Juin :

Je commence par une visite express du Leclerc qui a installé une buvette extérieure où c’est enfin l’occasion de goûter à la bière locale à la pression, la Hellfest IPA de la Brasserie mélusine, avant de faire une première expédition sur le festival.

Direction la Mainstage2 où un certain Dickinson tient le micro de Shvpes. Bon j’étais déjà prévenu, mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’hormis la même énergie scénique le petit  Griffin n’a vocalement rien à voir avec son papa… Le groupe nous jette en pleine tête du gros Metalcore plein de rage, pour le plaisir des quelques fans du genre présents de bon matin.



Direction la Temple pour la bonne surprise du jour avec Welicoruss,  groupe de pagan/black fraichement sorti de sa Sibérie. Les Russes officient dans un registre pagan lourd, sombre et fascinant, magnifié par quelques orchestrations très efficaces.

A la sortie de la tente, Prong  commence son set sur la Mainstage devant pa smal de monde.  Malgré de bonnes conditions, leur groove métal  aux rythmiques Thrash /Punk assez accessibles peine à convaincre dans un premier temps, même si au fur et a mesure du concert les plus énervés de la fosse commencent gentiment à se rentrer dans le lard.

J’enchaine par un petit tour au hellcity square et à l’intérieur de l’Extreme-Market pour y faire quelques emplettes entre disques,vêtements ,accessoires et rencontrer des artisans et passionnés comme sur le stand SP Custom et 10:15 spécialisés dans la customisation et la fabrication de guitares sur mesure.

Grosse pause au campement avant de retrouver les Mainstages sur la fin du set de Skindred, groupe mélangeant métal, punk et ragga. Grosse affluence pour une grosse prestation, une musique bourrée d’energie menée par un chanteur rasta qui n’arrête pas d’aller chercher le public.



Retour a du son très eighties avec Black Star Riders qui a dû échapper à la programmation du samedi tant il fait office d’Ovni aujourd’hui, placé entre Skindred et il nino…

Pourtant les vétérans issus de Thin Lizzy, ne se démontent pas et déroulent un show très pro à la hauteur de leur expérience, en insérant dans la setlist le traditionnel Whiskey in the jar. Malheureusement le public  ne se montre pas des plus réceptif, la température caniculaire approchant des 40°c y étant peut-être aussi pour beaucoup.

En quête d’un peu de fraicheur, pendant que certains sont surement en train de se baigner dans le bassin de la zone vip, je me lance dans la demi-heure de queue qui me sépare de l’unique stand de glaces, avant de me poser sous l’ombre del’Altar, malgré une poussière suffocante.



On enchaine sur l’Altar avec Sanctuary , reformation du groupe power-thrash des années 80 mené par Warrel Dane (ex-Nevermore) au chant.

Malgré de bonnes compos et la présence de fans de la première heure, l’ensemble n’est pas super convaincant, surement dû au fait que Warrel semble s’ennuyer à mort.

Il tourne en rond, fait les 100 pas, ne communique pas et ne va a aucun moment chercher à capter le public…  Ses parties aigues sont loin dêtre parfaites et dénotent complètement de ce qu’on avait l’habitude d’entendre avec Nevermore, et pour couronner le tout aux ¾ du set un problême technique engendre un blanc de 5 min qui va finir de tuer l’ambiance.

Le temps de chercher un ravitaillement en eau je remarque qu’Equilibrium sous la temple fait un énorme carton. La tente est encore une fois  blindée, impossible même de se rapprocher de la zone autour de l’ecran exterieur. L’ambiance sous la tente à l’air brutale mais festive et j’y aurai bien jeté une petite oreille.

                                                            ...La ruée vers l'eau...

La chaleur commence progressivement à se calmer et la baisse des températures va de pair avec l’affluence massive. Du coup dans le même temps et devant une pelouse déjà dense et bien réceptive, Alter Bridge déroule son set étiqueté «metal alternatif», tirant sur du Hard-Rock moderne, populaire et  simplement efficace.  Le son limpide et puissant sublime ce show parfaitement contrôlé par mark Trémonti et Myles Kennedy.



Direction la Valley pour découvrir le groupe légendaire Blue öyster Cult.

Malheureusement je ne suis pas le seul a avoir cette idée… La programmation d’un tel groupe sur une si petite scène est une véritable erreur.

Une fois de plus impossible de mettre un pied sous la tente et en compagnie de plusieurs centaines de déçus il va falloir se contenter de regarder l’écran.

L’intro du show retentit sur le thème de Game Of Throne, belle entrée en matière mais aucun enchainement pour nous... La salle est tellement bondée que le son n’arrive même pas jusqu’à l’exterieur… Faute de musique, je me résigne donc en compagnie d’une grande partie du public coincé dehors, à quitter le secteur de la Valley sans avoir pu entendre la moindre chanson.

Direction donc le Bar des Mainstages pour patienter jusqu’à l’arrivée d’un des gros noms du week-end, Prophets of Rage.

La formation regroupant d’ex-membres de cypress hill, public ennemy, et Rage against the machine  est très attendue rien qu’a en voir les deux mainstage bondées.

Le show passe en revue le répertoire de chacun mais ce n’est pas sur les gros passages hip-hop  que le public va se déchainer mais bien sûr sur les incontournables tubes de Rage against the machine.

La foule balance des circle pit de partout à l’écoute de titres comme Guerilla Radio, Bombtrack ou évidemment Killing in the Name!

Tom Morello, peu exubérant et souvent dans son coin droit prend pourtant toute la place sur scène. Son toucher exceptionnele et son jeu de guitare unique attirent immanquablement tous les regards,  et  avec un son aussi parfait tout du long , chaque solo devient envoutant et chaque riff impressionnant de puissance et de maitrise.

Parti pour écouter seulement quelques titres de Metal Church sous l’altar, je vais finalement rester une heure devant la formation américaine qui assurent un bon vieux Heavy à l’ancienne. L’Altar qui est loin d’être remplie contient un bon noyau de fans et d’amateurs du genre, qui n’hésitent pas une seconde à se remuer.  La voix criarde du chanteur passe rapidement au second plan, grâce à une grosse dynamique de l’ensemble du groupe, des compos solides  qui encouragent à participer, et de gros riffs qui font l’effet d’un rouleau compresseur.

Fin de show pour Five finger Death Punch, qui mettent le feu aux Mainstage. Le combo propose un new-métal accrocheur avec un puissant gaillard derrière le micro qui remplace au pied levé le chanteur titulaire.

Enorme ambiance et très grosse prestation du groupe qui ne vole pas sa place aussi haut dans la programmation.

Troisème et dernière tête d’affiche de ce week-end Linkin Park, qui reçoit un accueil mitigé entre gros fans sur le devant de la scène et gros métalleux qui considèrent que ce groupe ne fait pas partie de leur monde.

Les américains enchainent les titres en alternant d’anciens tubes avec de nouveaux morceaux qui n’ont plus grand rapport avec ce qu’ils faisaient avant.

Même si les musiciens ne montrent pas un grand enthousiasme à jouer ce soir, la sauce  prend quand même pas mal et ce, en très grande partie grâce au chanteur Chester qui saute partout et se défonce à hurler,ou chercher haut dans les aigus.

Qu’on aime ou pas le style il faut reconnaitre que ce showman donne vraiment toutes ses tripes sur scènes, et le public qui était bien sage durant la 1ere heure finit par se lâcher.

Le show était assez bien mené quand tout s’arrête brusquement et les acteurs,tout sourire, heureux de leur prestation quittent la scène avec près de 20mind’avance…

Ce qui nous laisse une demi-heure de battement au lieu des 10 minutes habituelles…

Mais c’était sans compter sur Slayer, une valeur sure du hellfest, qui prend les choses en main et monte plus tôt que prévu sur scène  pour palier à cet imprévu.

Les vétérans du Thrash ne perdent pas de temps et balancent du très lourd d’entrée en ouvrant le set par Repentless et en enchainant avec leurs plus grands titres.

Il est près d’une heure du matin, et malgré trois jours intenses, le public répond toujours présent et se trouve encore en masse devant la Mainstage2.

Après quelques titres à écouter religieusement, les pogo vont se réveiller surtout après que Tom nous fasse une déclaration, nous trouvant "bien fatigués mais que le plus important était que nous soyons là…" il n’en fallait pas plus pour que les plus enragés reprennent leurs circle pit de plus belle, histoire de noyer une ultime fois la Mainstage dans un nuage de poussière étouffante!

War ensemble, Dead skin Mask, Raining Blood, Angel Of death, sont autant de recettes qui font des miracles sur nos organismes fatigués.

Classiques mais toujours ultra efficaces, les vieux thrashoux nous offrent un bon gros concert pour clore ce week-end dans la violence.



Les +: tom Morello (prophets) - tom Araya (slayer) - chester (linkin park)

Les -: le manque d’eau - lapoussière - le manque d’ombre

pour revenir aux reports des jours précédents c'est par ici: Vendredi , samedi



Ce douzième Hellfest s’achève donc et c’est encore une fois un immense succès pour le festival !

Une édition parfaitement réussie qui se termine avec plein de souvenirs en tête malgré qu’on retiendra surtout que les organismes ont beaucoup souffert sous des conditions climatiques extrêmes !



Merci à l’organisation et un grand bravo à toutes les équipes pour tout le travail abattu pour contribuer au bonheur des festivaliers.

Rdv l’année prochaine !

0 Comments 18 July 2017
Soundchaser

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