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Karelia Journée d'écoute
Lieu : Mulhouse Reporter: Heavylaw Date : 15-04-2005


Nous sommes le vendredi 15 avril 2005. Ce jour s'est précédé de huit heures de voyage pour notre cher ami Duck qui avait fait exceptionnellement le déplacement pour l'interview et la journée promotionnelle de Karelia. Sur place, notre confrère TeRyX était également de la partie.
On part deux heures à l'avance parce qu'on sait pas vraiment où c'est :p. Bref on galère un peu, on achète du vin :p et on arrive à la salle avec une demi heure d'avance. Au loin, un homme vêtu de piques sur la tête. Mais qui est cet étrange personnage? Nous nous approchons, d'un air apeuré, et tentant d'apprivoiser la bête nous essayons de communiquer: -"Salut". -"Salut je suis Loic". Rassuré, nous le saluons et faisons de même pour chaque membre du groupe. Première impression, ils font plus petit en vrai :o).
Ce n'est pas que les mésaventures de Matthieu avec les sacs marshall et filles nues ne nous intéressaient pas, mais on était là pour écouter le nouvel album de Karelia. Ha? Comment? Les allemands ne sont toujours pas arrivés? Il va falloir patienter? Patientons alors...le temps de quelques discussions avec Gilles Thiebaut et Bertrand Maillot, que deux heures se sont écoulées et que voilà enfin nos chers amis les allemands, qui, gagnés par la faim, se jettent goulûment sur le buffet ne laissant aucune chance aux pauvres morceaux de poulets. Une fois les vikings rassasiés, l'écoute de l'album peut alors débuter.
Matthieu nous présente en quelques mots les thèmes abordés par l'album et annonce de suite la couleur: l'album est plus centré sur les facettes les plus sombres du genre humain.
Gloups! Mais qu'est ce qu'ils nous font?

Raise: Le titre débute par des bribes de discours Hitleriens...Matthieu nous a préalablement expliqué que le choix des extraits des discours avaient été judicieusement choisis et analysés pour éviter toutes confusions vis à vis de la position du groupe face à leurs idées politiques. Ces samples ont pour seules vertu de contribuer à amplifier une ambiance grave et pesante.
Ce titre est dans l'ensemble assez mélancolique, sombre, négatif. On est loin de l'esprit "Bon Enfant" de Usual Tragedy, leur précédent album.
De ce titre se dégage nettement une évolution de son et de maturité du groupe: on est littéralement soufflé par l'impressionnante production.

Child Has Gone: Sans aucun doute mon morceau favori (Duck) de l'album. Cette évolution est nettement confirmée tant dans la production que dans la qualité des compositions. En effet, on tient là un morceau mélodique, rapide, imparable, une perle, dont le break en chant féminin fait mouche (Duck en avait des frissons). On le surprend d'ailleurs à applaudir le groupe dès la fin de celui ci. On remarquera également la présence de samples électroniques, une nouveauté qui avait déjà fait son effet sur le morceau précédent.

Breakdown: On retrouve un Karelia plus classique. La guitare se montre plus progressive. Une nouvelle fois un thème des moins joyeux est source d'inspiration pour ce titre: le mal du siècle; la dépression.

The Hermit: Le titre sûrement le plus speed de l'album. Alors que l'on pourrait comparer le groupe aux grands noms de la scène Sympho, celui ci vient casser cette image par un break que l'on peut qualifier de gothique.
Ce n'est pas étonnant que le groupe se serve de ce titre pour la promotion de l'album; c'est du bon!

Disharmonical Dogmas - Cross & Crescent: La guerre des religions fait rage. A ma droite les musulmans, à ma gauche les chrétiens. Un combat sans fin s'engage alors, une scène de combat imagée par les choeurs des différents camps qui se veulent plus puissants afin de surpasser l'autre. Un étrange "jeu" musical se met alors en place. S'en suit une entrée brutale du titre Cross & Crescent qui affirme une nouvelle fois l'évolution du groupe.

Tearful Clown: Un titre ayant la particularité d'être dédié principalement à Charlie Chaplin. Une composition majestueuse à la mélodie prenante, un rythme rapide accompagné d'impressionnants arrangements symphoniques et d'un refrain entêtant.

Unbreakable Cordon: Le titre le plus long de l'album, une composition basée sur les rapports mère/enfant. Elle se dévoile être riche, aux changements de rythme incessants. L'un des plus beaux morceaux de "Raise", triste et mélancolique, violent et révolté.

Coming Turn: Une nouvelle fois Karelia nous sort le grand jeu. Le titre se veut plus électronique que les précedents, plus inquiétant également. L'ajout de voix death (trop court malheureusement) apporte un charme de plus au titre de Karelia. On y découvre deux ambiances totalement opposées, formidablement mises en scène par le groupe. Un titre riche d'idées et d'innovations.

High Hopes: Ce morceau ne vous est pas forcement inconnu puisqu'il s'agit du titre fard des Pink Floyds sorti en 1994 (le 5 avril exactement) sur l'album Division Bell.
Le titre passe de 8:33mn à 5:40mn. Je ne suis pas expert pour vous dire si oui ou non le pari est réussi, mais le titre passe agréablement à l'oreille.


A peine remis de ces émotions que nos vikings allemands se remettent en marche vers le buffet fraîchement garni. Des bêtes :o), nous essayons tant bien que mal de nous dénicher deux trois tranches de salami ou pâté au risque d'y perdre la vie :p.
Le temps était donc aux interviews. Nous avons réussi à chipper Gilles et Loïc et en voici le résultat:



Après Cette première écoute il est évident que Karelia a acquis une certaine maturité, comment penses tu que le groupe l'ai acquis?

Loïc : Cela s'explique par le fait que lors de la sortie du premier album, la majorité des titres avaient déjà été composés par les "anciens", principalement par Matthieu et Bertrand. Un an s'est ensuite écoulé ce qui nous a permis de prendre du recule. Pour le deuxième album on (Loic, Gilles et Erwann) a plus participer à l'écriture des titres en y apportant nos propres influences. Mais Matthieu et Bertrand restent toujours à la base des compositions.
En fait, les choses étaient différentes avec le premier album puisque celui ci est un album concept sorti tout droit de l'imagination de Matthieu, il savait donc quelle musique il voulait. Mais c'est pas que l'on avait rien à dire mais tous étaient déjà en boite. Pour le second album a donc tout repris à zéro et on a eu notre mot à dire.

(Gilles arrivant dans la discussion)
Je parlais du gain de maturité entre les deux albums...

Gilles : Il est vrai que l'on a eu l'occasion de s'investir d'avantage sur ce second album...

Une grande famille alors?

Ca commence en effet à être le cas. Mais c’est difficile au début tu sais, chacun a ses influences, c’était quand même un problème, on avait du mal à s’entendre sur certains points de la musique. Mais au final on se rend compte que c’est cela qui nous a permis d’en arriver à cette musique. On s’y fait et ça commence à bien marcher.

Bien parlons de ce premier titre Raise, où l’on peut entendre des samples des discours d’Hitler, Stratovarius a eu des problèmes avec son label, était ce votre cas ?

Loïc : Alors en ce qui concerne les samples, Mattieu a eu l’idée de les placer pour amplifier le côté dramatique du titre. Et pour le choix des extraits, on les a tous plus ou moins choisi et trier pour qu’il n’y est aucun rapport direct avec « ce qu’il a fait ». Les extraits sont tirés des discours dans lesquels il essai d’embobiner le peuple, il n’y a rien de politique et religieux.
Le label voulait tout simplement enlever les samples. Mais on a joué gros en les « menaçant » de supprimer totalement le titre si il n’y avait pas les samples. Donc je pense que ça les a motivé à les conserver (rires)

Gilles : Mais c’est vrai que le titre en lui-même est basé sur ces samples, donc si on les enlève, 90% du titre n’a plus d’intérêt.

Parlons maintenant de cette pochette plus que surprenante, on s’attendait à une nouvelle fois à un paysage angélique dans la pure tradition heavy symphonique, mais c’est tout le contraire. Une cover plutôt typé néo métal de banlieue, pourquoi ce choix ? But commercial ?(rires)

Loïc : C’est vrai. D’une part on a gardé le logo original, on l’a juste changé de couleurs pour le rendre un peu plus froid. Du coup, il fallait forcement une pochette qui colle avec le logo et le nouvel esprit du groupe. Au départ cela devait être Markus Mayer. Drakkar l’a donc contacté et quelques temps après on a eu les premiers dessins, mais qui, malheureusement, ne collaient pas du tout à l’image du groupe. Même le patron de Drakkar a trouvé que ça faisait trop « kitch ». Une cover à la Hammerfall, vraiment très loin de ce que l’on voulait. On a donc décidé de prendre un designer de Drakkar qui s’était occupé de tout le design intérieur du livret du premier album.
La seule consigne qu’il avait, c’était : « fais toi un délire ». Il nous a donc fait 5 pochettes différentes et celle là sortait du lot. Instinctivement on a tous choisi la même.
En fait notre idée de départ est celle de la télé qui est repris à l’intérieur du livret. Mais là Drakkar n’était pas d’accord sur le principe. Une télé sur un album de métal c’est pas ce qu’il y a de mieux. Mais au final on s’en rapproche, le haut parleur est aussi un moyen de communication. Et puis en effet, tu as raison de le dire qu’il y un effet néo-métal, je pense que cela fait office de transition pour le troisième album. Bon on ne peut pas trop l’affirmer pour le moment, puisque l’on vient juste de composer le premier titre du prochain album. Ce titre est dans la lignée du premier de ce deuxième album, un peu plus mélancolique mais aussi un peu plus dans l’ambiance comme, bon c’est deux exemples totalement différent mais une ambiance entre Nightwish et Ramstein, sans même copier puisque l’on veut affirmer notre style . Mais on aimerait bien mettre ça en place.

On serait donc proche d’un univers Electronique de Ramstein avec une magie de Nightwish ?

Loïc : Pas tout à fait, les influences se ressentiront plutôt dans les rythmiques et les lyrismes.

Quel est votre titre préféré de l’album ?

Loïc : Alors moi c’est sans doute le premier
Gilles : Alors moi c’est très dure, je dirais tout l’album (rires). Non mais il est vrai que j’ai une petite préférence pour Child Has Gone, mais j’aime tous cet album, tous les morceaux (rires)

On peut remarquer dans cet album Raise, que l’album est beaucoup plus porteur de messages que le précédent, comme si vous attendiez que les auditeurs réagissent et fassent bouger les choses.

Loïc : Il est clair que notre but premier n’est pas de vouloir que les gens se révoltent. On veut juste faire une constatation du monde à l’heure actuelle. Par exemple le titre Cross & Crescent, qui montre que la guerre des religions date de plusieurs siècles et continuera sur plusieurs siècles aussi. C’est un pseudo message en fait, c’est pour dire : « On est tous des êtres humaines, on vit sur la même planète, on doit tous vivrent ensemble, on à pas le choix ». Pour Raise, le message est un peu plus fort.
Le sujet traite de ce qui c’est passé il y a plusieurs années, mais qui est toujours d’actualité. Bon je ne te donnerais pas les détails, mais ce sont aux gens de comprendre ce que l’on veut dire. On n’est pas là pour faire de la politique, mais on aimerait faire comprendre que nous sommes à la même situation qu’il y a soixante ans. C'est-à-dire des gens qui arrivent à soulever des peuples entiers pour aller tuer femmes et enfants, pour quoi ? Pour la religion, argent et pétrole…c’est aux gens de comprendre. Voilà.

Gilles : Je suis tout à fait d’accord, surtout qu’aujourd’hui avec les moyens que l’on dispose, Internet, télévision c’est facile de manipuler les foules. Faites très attention.

Bon on passe aux choses sérieuses, quels sont les points forts et faibles de l’album ?(rires)


Loïc : Justement, tout à l’heure Gilles disait qu’il aimait tous, et bien moi ce n’est pas mon cas (rires). Ce n’est pas que j’aime pas des titres, c’est que je les aime moins, parce que , comme tu l’as dit toi-même, il est assez varié et suivant nos influences on ne peut pas tout aimer, et c’est mon cas.
Pour les points forts, et tu l’as remarqué toi-même, le son. Le son est hyper important aujourd’hui, tu prends par exemple un groupe qui a un son énorme, mais musicalement pas génial, pourtant ils sont mondialement connus. Et puis tu as les autres groupes qui, musicalement sont très intéressant, mais qui ont un son pourri, du coup ils ne sont pas reconnu.
Donc notre son est notre grand point fort, les compos également sont des points forts, qui par rapport au premier album les gens accrocheront plus.
Et en point faible, je pense que le son n’est pas encore au top (rires). Non mais je pense qu’il y a dans les compositions certaines erreurs que l’on reprochait déjà dans le premier. On est qu’au deuxième album, on est pas encore au top. Mais d’après les retours que l’on a eu de ce deuxième album, certains nous ont dit q’une partie des erreurs du premiers ont été corrigés. Cela veut dire qu’il en reste toujours (rire), donc à nous de les corriger.
Sinon l’autre point faible serait plutôt du côté de l’enregistrement studio, en effet vu les moyens qu’on a à notre disposition, l’enregistrement n’a pas toujours été simple contrairement à ce que pense la plupart des gens. L’enregistrement a été délicat, on a eu des problèmes avec notre studio, je ne rentrerais pas plus dans les détails.

Et toi Gilles, tu dois penser qu’il n'y a pas de points faibles ! Peut être un poil trop mélancolique ?

Gilles : Non !(rires)
Loic : Et bien moi pour l’instant, je le trouve pas trop mélancoliques comme album. Je pense que j’aurais cette impression là au troisième.
Comme tu as pu le constater, sur cet album, ce qui te fait frissonner, c’est cet esprit un peu glauque, et non pas le truc kitch que l’on retrouve sur tous les albums classiques. Donc dans le troisième, on va approfondir et accentué cet esprit là.

Y’a-t-il des éléments que vous auriez aimé ajouter, mais qui, par manque de temps ou de moyens, se sont révélés impossible à faire ?

Loïc : Comme le disait Matthieu pendant l’écoute de l’album, on aurait aimé utiliser de vrais choeurs et un vrai orchestre, mais il faut être réaliste, on est français, et pour trouver des gens qui veulent collaborer dans un projet de métal, ça courent pas les rues. On avait contacté par exemple l’orchestre philharmonique de Mulhouse qui n’était pas du tout intéressé. Donc il faut donc tout de suite partir à l’étranger, ce qui représente des coûts supplémentaires et monstrueux, mais qui sait, peut être qu’un jour… (rires).

Bon on vous voit pas beaucoup en tournée…

Loïc : C’est vrai et j’espère que ça viendra, pour le moment on a rien de prévu. Phil, qui travaille avec nous depuis peu pour la promotion du groupe, et qui remplace par la même occasion XIIIbis, prend contact pour des festivals français, mais c’est un peu difficile, puisqu’ils ont en clôture d’inscription. Mais du côté allemand, je pense que l’on a un peu plus de chance, il y’a des festivals jusqu’au mois d’août.
De toute manière le label était clair là-dessus : « on ne s’occupe pas de tout ce qui est concert ». Mais ils servent plus « d’intermédiaires » entre le tourneur et le groupe. Et puis si les ventes de l’album sont bonnes, je ne vois pas pourquoi on ne tournerait pas, mais avec qui ?(rires)

Veux tu poser une questions que je n’ai pas posé et que tu aurais pu nous poser ?

Gilles : Oulà, c’est pas toi le journaliste ?(rires) Et bien qu’as-tu pensé de l’album, ta synthèse ?

C’est marrant c’est toujours la même question que l’on nous pose (rires)
Donc comme je l’ai dit, le son m’a cloué au sol. Pour les compositions, musicalement, c’est du bon, mais je trouve les thèmes abordés un poil trop mélancolique. Et le chant de Matthieu, ce n’est pas qu’il est mauvais, mais je trouve que quand il passe dans les aigus, il force trop et n’a pas la même magie quand il chante avec sa voix plus naturelle comme il chante sur l’un des titres de l’album. A mon avis, je pense qu’il devrait s’en tenir à ce registre là.


Loïc : Ca ne me surprend qu’a moitié ce que tu me dis, pour le premier album on a eu beaucoup de chroniques, et c’était marrant de constater que les journalistes, soit ils détestaient, soit ils adoraient. Au japon on nous a carrément demandé si il y avait deux chanteurs. Mais pour ce second album il a essayé d’en mettre beaucoup moins, et pour le troisième il y en aura beaucoup moins voir même plus du tout, il va rester dans le medium. Tampis pour ceux qui aimaient (rires).

Et pour finir, quelque chose à rajouter ?

Loïc & Gilles : Bah merci bien d’être venu, merci à tous et on espère vous voir très bientôt. Encore merci.


Chronique

Le pouvoir de l'éloquence. Tel est le thème principal du nouvel album de Karelia. Epaulé d'autre thème tout aussi joyeux (la dépression, la solitude, les relations enfant/mère, les guerres de religion, l'aliénation mentale) constitue la source d'inspiration majeur du nouveau Karelia. Un logo plus sombre pour un état d'esprit plus sombre? C'est fort possible, en témoigne la pochette, belle et froide, on reconnaît un vieux haut parleur, symbole de la communication, qui utilisée à de mauvais fin peut amener un peuple au massacre. Très loin d'un Usual Tragedy bis, Karelia se fait plus sombre, plus énigmatique, plus intéressant aussi. En effet, ce Raise fait plaisir à entendre et témoigne de la très bonne santé du combo alsacien.

Karelia a belle et bien abandonné le coté happy métal de leur précédent album pour se concentrer ici sur des ambiances plus glauques, voire malsaines afin de rendre sa musique plus envoûtante, plus immersive. Pour appuyer ce coté plus sombre, on note d'ailleurs une place plus importante allouée aux rythmiques. On sent une volonté d'aller vers une musique plus hargneuse, et ce sans perdre le coté lyrique que l'on trouve sur le premier album du groupe. Car même dans une ambiance sombre, on reconnaît Karelia. Certes le groupe a évolué, a mûri, mais ne s'est pas métamorphosé. C'est donc avec grand plaisir que l'on retrouve des choeurs grandiloquents, carrément impressionnant ainsi que les orchestrations! On note de même un coté éléctro accentué, ce qui apporte un charme supplémentaire à la musique, l'introduction de Child Has Gone en est un parfait exemple. Ainsi que le break de Coming Turn ou l'apparent calme de la musique est en désaccord avec les samples et l'électronique assez psychédéliques. Pour un morceau traitant de la maladie mentale, le contraste entre l'apparent calme extérieur des malades (sous drogues médicales) et la véritable souffrance et confusion qu'ils vivent silencieusement et intérieurement est parfaitement rendu.
Loin d'un bête discours politique où de paroles à la noix pour un monde meilleur, Karelia ne prend pas d'initiative utopiques ou autre. Car le groupe préfère poser un constat sur l'état actuel des problèmes ethnique et autre et tente, peut être, d'occasionner une prise de conscience. Tout cela dans un climat triste et lourd. En témoigne Raise, condamnant la montée du 3e Reich dans l'Allemagne de la seconde guerre mondial, ou Cross & Crescent posant un constat sur les guerres de religion. Un titre en deux parties d'ailleurs, dont l'instrumentale Disharmonic Dogmas est très original et illustre avec subtilité et humilité ce problème.
Au niveau du chant, on remarque que Matthieu Kleiber à abandonné le coté ténor, il préfère rester en voix naturelle avec quelque envolée dans les aigues. Ici la cassure entre les deux voix se fait très rare. On remarque aussi l'arrivée de voix soufflées (Coming Turn) ainsi que d'une très appréciée mais malheuresement trop courte apparition de vocaux féminin par Celine Flota qui illumine le breaks de Child Has Gone pour en faire l'un des meilleurs morceaux de l'album.
Des compositions qui se font d'ailleurs plus techniques, les breaks sont plus nombreux et ingénieux et parviennent à rendre irrésistibles nombre de titres. Mes préférés demeurant le breaks au piano de Raise, atmosphérique ! Sans oublier le break gothique en vocaux profonds et soufflés de The Hermit. Qu'ils soient longs ou courts, tous sont réussis. On a vraiment un album remplis de perle, Unbreakable Cordon en tête au changement de rythme incessant, alternant la ballade et le speed. Du très bon! Le tout parfaitement mixé, et bénéficiant d'une production au top, on est soufflé par la puissance démesurée du son.

Ce second album de Karelia est une véritable perle, et une aubaine pour tout amateurs de heavy symphonique. Car même si l'album se montre plus sombre, il reste incroyablement rythmé (il n'y a pas de ballade). Les mélodies, tout comme les refrains sont d'une excellence rare. Un grand nom en devenir! Merci Karelia!


Duck & TeRyX à Mulhouse le 15 avril 2005.
Team Heavylaw
Félicitations messieurs pour ce joli report...
ça se lit avec plaisir, bref du beau boulot...
Va falloir que j'écoute d'une oreille plus attentive la musique des alsaciens...

Le 26 Avril 2005

Membre
Très joli report, très complet et facile a lire, chapeau messieurs ;)

Le 28 Avril 2005

Membre
Joli report ça soule pa et cest bien presenté, Duck le roi des balises :) bravo :D

Le 29 Avril 2005

Team Heavylaw
oué report à Mulhouse !!!! haha la grande premiere !

Merci pour cette lecture complete !

Le 30 Octobre 2007

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