| Wacken Open Air 2008 - Premier Jour | ||
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| Lieu : Wacken | Reporter: Doryan, DreamSlayer, Spirit Of Gaia, Guill647 | Date : 31-07-2008 |
EN ROUTE POUR WACKEN![]() DreamSlayer : Contrairement aux 5 derniers étés passés à soupirer en voyant la fin du mois de juillet approcher, cette-fois ci l’excitation est à son comble : le moment est venu d’entreprendre mon premier pèlerinage au « Holy Land of Wacken » ! A l’inverse des p’tites b… euh de nos chers collègues qui ont préféré le confort (??) du bus pour se rendre à la frontière avec le Danemark, le valeureux tandem SoG/DreamSlayer entrepris un long périple de 1200 km au parfum de road movie (égayé par les pitreries de deux acolytes nantais) ! Le voyage se déroula sans incident majeur (mais je me rappellerai toute ma vie du nom de toutes les banlieues de Bonn je pense), et nous débarquons dans la mythique petite bourgade allemande vers 1h du matin. Une fois les pass récupérés et la tente plantée, nous explorons les lieux avec SoG, et rentrons laborieusement nous coucher, car trois journées de folie nous attendent ! ![]() Le lendemain, je commence par faire une petite expédition dans le village histoire de faire quelques réserves. Le spectacle est saisissant : des milliers de métalleux déambulent dans les rues, en voiture, à vélo, à pied ou en calèche, formant des queues gigantesques à l’entrée de la station service et de la grosse épicerie. Le peuple métallique (et leurs euros) est chaleureusement accueilli par les locaux, qui ont décoré leurs maisons avec des drapeaux du festival, aménagé leurs boutiques pour cette clientèle particulière (comme cette bijouterie vendant majoritairement des bijoux WOA) et monté des stands de bouffe et de bière dans leurs jardins. Retour au site du festival. Celui-ci se compose de trois parties : la zone du festival proprement dite, avec les quatre scènes (deux énormes scènes principales fonctionnant en alternance appelées Black Stage et True Metal Stage, encadrées par trois gigantesques écrans géants, une scène un petit peu plus petite à l’écart, la Party Stage, et une dernière abritée par un grand chapiteau, étrangement dénommée WET Stage), un grand magasin et un large choix de stands de bouffe et de boisson ; la zone backstage, accessible depuis la zone du festival par une passerelle ; et enfin la zone du camping à l’étendue défiant l’imagination, divisée en 26 parcelles contenant chacune des toilettes, des douches payantes, une épicerie et un snack. Il fallait bien tout ça pour accueillir 75 000 pèlerins de noir vêtus (en réalité, le chiffre devait avoisiner les 90 000) ! ![]() LE PREMIER JOUR MUSTASCH Doryan : D’un coté, Girlschool, groupe mythique constitué de 5 filles, de l’autre, Mustasch, jeune groupe de hard/heavy stoner. Que choisir pour ouvrir ce Wacken en beauté ? Quel choix cornélien se proposait à moi. Après plusieurs heures de réflexion mon choix se dirigea sur Mustasch (Et oui j’avais laissé ma célèbre réputation en France ). Comme je le disais précédemment, c’est donc surtout pour suivre les autres que je me dirigeais vers la scène sur laquelle jouait Mustasch (ahah vous avez vraiment cru que mes habitudes ne dépasseraient pas les frontières ). A part ça, niveau musical, c’était bien sympa. Le principal atout étant le charisme et la voix du chanteur. Scéniquement le groupe n’est pas transcendant mais assure le minimum grâce à un show carré.![]() DreamSlayer : C’est au bien-nommé (au vu de la tête du chanteur) groupe suédois Mustasch que revient l’honneur d’ouvrir les hostilités. Je ne connaissais que leur dernier album (ainsi que le délirant clip qui en est issu), mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment. Le concert ne fut pas transcendant mais porté par la bonne humeur du groupe, leur hard rock se mariant bien avec le soleil qui tapait fort ce jeudi. A noter un très bon son, et une grosse ambiance sur le hit du dernier album (qui passe encore sur les ondes nordiques), Double Nature. ![]() Spirit Of Gaia : C'est sans difficulté que nous arrivons à la barrière, pour notre premier concert du festival, Mustasch (sur la party stage). Personnellement, je ne connaissais le groupe que de nom, et je n'avais donc jamais entendu leur musique. Un peu de blabla avec les gars de la team avant que le concert ne commence, et j'apprends qu'il s'agit d'un groupe de stoner. C'est sous un soleil de plomb que le concert commence... sur les chapeaux de roue! La qualité du son est irréprochable, jamais je n'ai entendu pareille perfection lors d'un concert. Au niveau de la prestation, on peut dire que le groupe est content d'être là, car il bouge bien sur scène, sans trop en faire. Il en ressort une certaine classe au niveau visuel et tenue. Musicalement très accrocheur, leur style passe vraiment très bien en live, m'échauffant ainsi pour le headbang (et faisant même slammer certains). Ce fut donc un très bon premier concert, qui annonçait donc un excellent festival. ![]() Guill647 : On commence avec du stoner (mélange de hard rock et de heavy) venu de Suède. J’avais écouté le dernier album histoire de voir à quoi cela pouvait bien ressembler, et la performance live m’a plus qu’enchanté. Bonne présence, en rapport avec le style (tenue droite, frime mais sans en abuser, pose…), son parfait (on est au Wacken en même temps) et morceaux certes répétitifs mais bien rythmés. Et avec trois morceaux du dernier album (Double Nature, Falling Down et Bring Me Everyone), je ne pouvais qu’être satisfait. Grosse entrée en matière ! ![]() NASHVILLE PUSSY ![]() DreamSlayer : Je ne connaissais ce groupe que de réputation, et je n’ai pas franchement accroché. Entre un chanteur poseur aux relents machos et deux nanas peu vêtues à la basse et à la guitare qui faisaient tout pour attirer l’attention du public sur leurs attributs mammaires… Bon, il est vrai que je ne suis pas un fan du hard rock sudiste. A noter le moment de bravoure de la charmante guitariste, qui, voulant peut être piquer la vedette à Joel O'Keeffe d’Airbourne, a escaladé la tour attenante à la Party Stage pour y jouer quelques notes, sous les acclamations du public. ![]() Setlist : Say Something Nasty Piece of Ass High As Hell Speed Machine Good Night for a Heart Attack C'mon c'mon Hate and Whiskey I'm So High Ain't Your Business Gonna Hitchhike Down to Cincinnatti and Kick The Shit Outta Your Drunk Daddy Nutbush City Limits Struttin Cock Rock n Roll Outlaw Go Motherfucker Go You're Goin Down ![]() LAUREN HARRIS Doryan : Voulant être bien placé pour Airbourne, nous avons du subir le show de Lauren Harris. Oui j’ai bien dit SUBIR. Une réelle torture pour les oreilles, les yeux quant à eux étaient aux anges . Quoi de plus, ben rien vu que j’ai mis mes bouchons à partir de la deuxième chanson. PS : Lauren Harris est bien une fille : 15 minutes de retard (elle devait se pomponner) et partie dix minutes avant la fin du show comme une diva. Au final un show court (long ?) de 25 minutes (pour notre plus grand bonheur ).Spirit Of Gaia : Nous quittons la party stage pour nous rendre sur la scène principale afin de bien se placer pour Airbourne. Mais manque de chance, il y a un groupe qui joue en attendant... Je n'aurai peut être rien dit si il s'agissait d'un autre combo, mais là il faut bien le dire, Lauren Harris n'a d'attirant que son apparence (et encore...). Bref, les 20 minutes auront été un pur supplice pour les oreilles puisque la miss ne sait vraiment pas chanter... Je ne sais pas, sa voix stridente et non mature me faisait siffler les oreilles... On aurait dit une adolescente en pleine puberté... Bref, je m'assois et je me mets les bouchons d'oreilles... ![]() Guill647 : On enchaîne avec un petit bout de Lauren Harris. Si on arrive vers la scène principale, la qualité est bien moindre. Qu’on dise ce que l’on veut, mais Lauren Harris est belle et c’est la fille à son père, voilà tout ce qu’a cette charmante demoiselle. On ne lui en veut pas, mais franchement ça ne passe pas : les compositions sont banales, peu inspirées, et le chant est…catastrophique. Les lignes vocales sont mal pensées et on ne sait pas du coup si elle chante faux ou non. C’est bien beau d’être dans les valises d’Iron Maiden, mais certains bagages sont inutiles… AIRBOURNE Doryan : Première grosse claque du Wacken. Le groupe m’avait laissé sur ma faim avec leur album studio, préférant d’autres groupes du même style tel que Gotthard pour ne citer qu’un exemple. Mais Airbourne est décidemment un groupe de scène comme l’est leur groupe d’influence : AC/DC. Torses nus, gesticulant et bougeant de partout, grimpant sur l’architecture de la scène, de vraies bêtes de scènes !!! Le show qui m’a (qui « nous » je pense) fait le plus transpirer et bouger. Bravo les Australiens ! ![]() DreamSlayer : Suite au gros buzz entourant ces australiens, c’est l’un des groupes que j’attendais avec le plus d’impatience. Et je ne fus pas déçu : un show à 100 à l’heure, certainement le plus énergique de tout le festival ! Ces bêtes de scène ont mis une belle claque au public, complètement déchaîné ! On s’y attendait, Joel O'Keeffe a réitéré son numéro de funambule sur Girls in Black, grimpant bien plus haut que la guitariste de Nashville Pussy, pour jouer un solo en altitude, peinard ! Alors certes, Airbourne est une copie carbone d’AC/DC, mais en live ils sont tellement jouissifs que l’on oublie instantanément ce bémol. Une chose est sure : ces futurs très grands méritent totalement les louanges qui pleuvent sur le combo ! ![]() Spirit Of Gaia : Groupe que j'ai découvert récemment grâce à leur seul album, j'étais impatient de voir les fous australiens sur scène. Et je ne fus point déçu ! Dès les premières notes, le public s'enflamme, et ce sont des pogos de fous furieux qui éclatent dans la bonne humeur. Un petit regard vers l'arrière pour s'apercevoir qu'il y a du monde... énormément de monde même ! Airbourne, c'est surtout un show excellent de la part du chanteur, qui ne s'arrête pas. Toujours avec le sourire ainsi qu'avec la bouteille de Jack Daniels pas loin, il se dépense à fond. On ne savait pas où il allait le faire, mais il l'a fait... Répétant sa folie du Hellfest, l'homme se met à escalader la scène pour y faire son solo, en headbanguant comme un fou. Le public est alors en furie, et on constate même des drapeaux australiens par ci par là. Le son pour ce show fut particulièrement fort, rajoutant ainsi du piment. Un grand moment, pour des futurs grands. ![]() Guill647 : Heureusement que derrière cette déconvenue il y a les Australiens ! Avec Airbourne, on sait qu’on ne va pas être déçu. C’est bien simple, ils arrivent sur scène et ils jouent. Ils jouent quoi ? Leur seul album, de 36 minutes, en entier mais dans le désordre. Quid du temps restant vu qu’ils jouent une heure ? Le reste permet au chanteur/guitariste de s’envoyer en l’air pour faire son solo, ou encore de déconner avec le public. Ils sont jeunes, fous et sont dans la lignée de leurs pères : AC/DC. On n’a pas fini d’entendre parler d’eux. A voir absolument en live. ![]() Setlist : Stand Up for Rock 'n' Roll Hellfire Fat City Diamonds in the Rough What's Eatin' You Girls in Black Cheap Wine, Cheaper Women Heartbreaker Black Jack Too Much, Too Young, Too Fast Runnin' Wild ALESTORM DreamSlayer : Après avoir lutté pour rentrer dans une WET Stage blindée, je n’ai pas tenu plus d’un morceau, il était impossible de respirer et j’avais trop peur pour mes orteils (le soleil tapait tellement fort le matin qu’il m’a déconnecté quelques neurones : j’ai tenu toute la journée de jeudi en tongs !)… Dommage que les organisateurs ne les aient pas fait jouer sur la Party Stage ! Guill647 : L’expérience de la WET Stage quand on n’est pas à la barrière avait déjà été très difficile avec Tyr l’année précédente, et il en a été de même pour les pirates écossais. La tente est pleine à craquer, on pousse dehors, on est écrasé à l’intérieur, il fait chaud, on ne voit rien, et on finit par sortir avant même la fin du premier morceau. L’organisation va devoir mieux évaluer le nombre possible de fans pour un groupe dans la répartition des scènes, ou agrandir la capacité d’accueil de la tente. Qui a dit qu’Alestorm méritait la place de Lauren Harris sur une des scènes principales ? LEAVES’ EYES ![]() DreamSlayer : Je n’ai vu que les deux derniers morceaux de l’unique représentant du « robe metal » au Wacken, et je me demande encore pourquoi ils ont utilisés des pyros pour une chanson aussi molle qu’Elegy… Prix du kitch pour le drakkar dans lequel était installé le set de batterie ! IRON MAIDEN Doryan : Le fait que la setlist n’ait pas bougé durant tous les festivals fait par le groupe ne m’a pas dérangé (contrairement à d’autres qui le faisaient savoir devant moi). En effet j’avais révisé à fond cet enchaînement de pistes et j’ai donc pris un grand plaisir à chanter les refrains mythiques du groupe ; Run to the Hills et surtout Fear of the Dark étant les points culminants du show. J’ai été subjugué par les effets visuels, les changements de décors, la rapidité avec laquelle Bruce se changeait, la puissance et la folie du show. Comme quoi à plus de 50 ans on peut encore donner des leçons à d’autres groupes plus jeunes (je ne citerais aucun groupe en particulier ). Et même si on était placé assez loin, ce show restera mémorable !![]() DreamSlayer : Cette XIXe édition du WOA aura été marquée au fer rouge par l’effet Maiden : festival sold-out dès le printemps, True Metal Stage réquisitionnée toute la journée pour les préparatifs du concert du soir, foule innombrable venue voir la bande à Steve (certains n’ont même pas pu rentrer dans la zone du festival, pleine à craquer), et enfin, de très loin le meilleur show du festival. Si j’avais été quelque peu déçu par le concert de Bercy, j’ai cette fois totalement pris mon pied, mangeant comme le reste du public dans la main d’un Bruce Dickinson très en voix (seule la toute fin de Hallowed Be Thy Name lui posera problème) et totalement déchaîné, rugissant de bonheur en réponse à ses fréquents « scream for me Wacken ! ». Sa grosse colère contre les techniciens s’occupant de la caméra mobile (« this is a heavy metal show, not a fucking movie ! Get the fuck out of here, you stupid idiot ! ») restera dans les annales. En cause, un problème récurrent du festival : le grand bras de la camera mobile masquait la vue de la scène à une frange importante des spectateurs. Cette intervention fut évidemment acclamée par le public, et fit commencer le concert sur des chapeaux de roue. La suite fut une succession de hits, ponctués de changements de décors impressionnants et de changements de tenues de Bruce. Le moment le plus intense fut (vous vous en doutez certainement) l’enchainement Run to the Hills / Fear of the Dark : entendre plus de 60 000 personnes chanter d’une seule voix, ça file des frissons ! Je pensais assister à ce beau spectacle d’un peu plus loin (rappelez-vous, j’étais en tongs), mais les (franchement dangereux) mouvements de foule m’ont propulsé tout devant… Inutile de vous dire que j’avais les orteils en sang ! Mais bon, je fus récompensé par un médiator d’Adrian Smith tombé du ciel ! Certains fans se plaindront sans doute de la setlist, avec l’anachronique Fear of the Dark et l’inutilité des plus grands hits au vu de l’esprit revival de la tournée, mais il faut bien contenter ceux qui les voient pour la première fois… Quoiqu’il en soit, la Vierge de Fer a plané au-dessus de la concurrence, et n’est pas près de lâcher son sceptre de King of Metal (n’en déplaise à Manowar ).![]() Spirit Of Gaia : Réputé par ses prestations live, et surtout par son immense carrière, la bande à Dickinson se trouve enfin devant moi... à quelques centaines de mètres plutôt. Car en effet, une foule immense s'est retrouvée pour ce qui est le seul concert du groupe en Allemagne pour cette tournée. C'était prévisible, et on s'est fait avoir. Mais bon, Iron Maiden, c'est quand même quelque chose, même d'aussi loin ! Plus qu'un concert, c'est un show que nous offrent les anglais. C'est tout simplement magique de voir les changements de décors ainsi que les changements de costumes pour Bruce. Le moment fort fut pour moi pendant Fear Of The Dark, où jamais je n'ai entendu un public aussi excellent. SCREAM FOR ME WACKEN ! ![]() Guill647 : Ils sont là, la légende du Heavy Metal est là, sous nos yeux, ou presque… Impossible de voir quelque chose à près de 50 mètres de la scène, les places se sont vendues chères pour être bien placés. Certains ont même attendu là dès l’ouverture des portes du festival, alors que personne ne jouait sur cette scène avant eux. On se contentera des écrans géants et de la musique, qui est quand même l’essentiel. Une setlist qui reprend les meilleurs morceaux du groupe, même si on regrette l’absence de l’album Brave New World. Inutile de préciser l’émotion que procure le public reprenant Run To The Hills ou Fear Of The Dark. Petite déception : le fait que le groupe ait fait exactement le même show que pour les autres dates de sa tournée, malgré sa première présence au Wacken Open Air. La première journée se termine dans le rêve, on réalise à peine qu’on vient de voir un groupe qu’écoutaient nos parents dans leur jeunesse. ![]() Setlist : Aces High 2 Minutes to Midnight Revelations The Trooper Wasted Years The Number of the Beast Can I Play with Madness Rime of the Ancient Mariner Powerslave Heaven Can Wait Run to the Hills Fear of the Dark Iron Maiden Moonchild The Clairvoyant Hallowed Be Thy Name ![]() =>Wacken Open Air 2008 - Second Jour |
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