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- Lacrimosa, Barcelona -
Lieu : Bikini, Barcelona, Espagne Reporter: Dreamer, Guill647, La Dame à la Licorne Date : 18-10-2008
Setlist : (plus ou moins dans l’ordre)

Intro
Komet
Shakal
Satura
Malina
Kelch der Liebe
Not every pain hurts
Apart
Durch Nacht und flut
Letzte Ausfahrt: Leben
Alleine zu zweit
Alles Lüge
Halt Mich

Premier rappel :

Der Morgen Danach
Ich verlasse Heut Dein Herz
Lichtgestalt

Second rappel :
Stolzes Herz
Copycat


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Dreamer


Aller voir Lacrimosa, pour moi, et certainement pour la plupart de mes compagnons de voyage, était quelque chose de tout à fait spécial. Bien entendu, je n’avais jamais fait autant d’heures de voitures pour voir un concert. Mais cette fois-ci, l’occasion fut trop grande pour que l’on puisse la rater. Aller voir un concert ? Non pas un concert, Lacrimosa tout simplement. C’est animée de cette passion quasi fanatique que notre joyeuse équipée s’en est allée gagner des climats plus généreux que ceux de la France. Quoique…

Bref, passons ces entre-faits. Nous arrivons ce Samedi 18 Octobre à Barcelone, devant le Bikini. L’entrée de cette salle est d’une configuration assez particulière, rendant le contact avec les organisateurs très difficile. C’est donc avec beaucoup de déception que notre interview de Lacrimosa n’aura pas donné de suite, tant de minutes de stress, pour rien…
Beaucoup de fans de Lacrimosa se sont mis sur leur 31, y compris moi ; maquillages, coiffures, vêtements gothiques en tout genre, allant d’un style sobre au plus improbable. Pour certains, l’occasion est trop belle, et comme à la parade, ils défilent, exhibent fièrement leur excentricité, ou arborant pour certains des airs evil en costume porc épic. Mais bon passons sur les comportements sociologiques, sans doute déjà bien étudiés dans ces nouvelles études sur le métal ou le milieu gothique qui germent un peu partout ces derniers temps.

Une fois les portes ouvertes, on pénètre dans un corridor métallique, façon Star Wars, avant de gagner le hall d’un club flambant neuf, mais déserté de tout stand de merchandising.
On se dirige donc directement vers la salle, esquivant les distributions de flyers, et dégotant ainsi une place de choix, au centre, à deux mètres du centre de la scène, Tilo Wolff nous surplombant de toute sa grâce et majesté.
L’attente fut longue et saturée par l’impatience ; une première partie aurait alors été assez malvenue. Comme espéré, retentit l’intro libératrice, faisant naitre sur mon visage un sourire béat, niais, et incontrôlable. On se dit, j’y suis enfin.


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Ce qui suit n’est qu’un pur moment de bonheur. Ce concert m’a semblé le plus court de ma vie. Les titres s’enchainent, et chacun d’eux est rythmé par les chants d’un public curieusement composé. En effet, certains semblaient s’en foutre, ne décrochant ni sourire, ni mot, alors que d’autres, et il s’agit là d’une majorité, chantaient à n’en plus pouvoir tous les titres du groupe. Il s’agit peut-être du public le moins violent que j’ai rencontré à ce jour. Chacun reste à sa place, et quand on se laisse emporter et que l’on bouscule légèrement quelqu’un, on s’en excuse. Restons gentlemen ! Autrement dit, le public n’entachera pas le show et décuplera, par ailleurs, sa puissance.


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Les grands standards du groupe y passent, laissant une grosse part à Lichgestalt, Elodia et Echos et oubliant, à notre grand regret, les titres les plus anciens comme Seele In Not, Vermächtnis/Kabinett ou encore l’émouvant Tränen Der Sehnsucht. Mais l’émotion ne sera pas absente de ce show passionné, d’un bout à l’autre. Le public trouvera son union la plus parfaite, avec Alleine Zu Zweit et sera gratifié en rappel de l’émouvante (encore cet adjectif) Ich Verlasse Heut’ Dein Herz qui sera entachée de quelques problèmes techniques.

J’ai été particulièrement surpris par Satura, dont je n’attendais rien de spécial. En effet, le show mettait clairement en avant les guitares et la section rythmique. Cela m’a permis d’apprécier encore plus la finesse de ses compositions. Même si la setlist était plutôt orientée symphonique, le son transformait beaucoup de morceaux en titres heavy. Le final sera tout particulièrement heavy si l’on considère la dernière partie de Stolzes Herz, ainsi que l’incroyable Copycat, qui nous jette au visage toute l’alchimie qui peut régner dans le groupe et notamment entre le bassiste, Yenz Leohardt et Tilo Wolff («You’ve Killed The Love, You’ve Killed The Trust »).


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Pour résumer, ce concert fut inoubliable, et excellent malgré quelques imperfections et regrets, mais on ne peut pas tout avoir. Un grand merci également à Guilli, Licorne et Matt qui ont contribué à rendre ce voyage en terre catalane inoubliable. (Et Siraxta, bah je lui ferais passer sa récompense iek iek iek)



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Guill647


C’est en néo-converti de Lacrimosa que j’accepte de faire le déplacement jusqu’à Barcelone. J’ai vraiment découvert le groupe depuis que j’ai su que j’allais au concert, et j’ai donc essayé d’écouter une partie de leur discographie : les albums symphoniques en particulier. J’ai même été pris sous le charme d’Elodia, et j’en attendais beaucoup en live. La déception et le stress par rapport à l’interview tant bien que mal mis de côté, on entre enfin dans cette salle Bikini, qui, il faut l’avouer est bien charmante, et en tout cas très clean. La scène est un peu petite, mais chaque musicien y aura son espace vital minimum. En fond : une toile blanche, où seront projetés des extraits de clip, ainsi que le logo du groupe.

L’absence de première partie ne se fait pas ressentir, et je dirais même que cela a été bénéfique en fin de compte. Lacrimosa entre progressivement sur scène, Tilo en dernier, et commence par un morceau qui remplit à la perfection son rôle d’introduction : Komet. Première impression : on en prend plein les oreilles, et le son, bien que fort, reste supportable, et surtout dessert bien chaque instrument.


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C’est pourtant au niveau du son que le concert laisse un petit goût amer. C’est en effet ce dernier, et lui seul, qui ôte la perfection comme qualificatif de la performance du groupe. C’est une composante indépendante du groupe certes, mais il n’en reste pas moins quelques frustrations : les deux guitaristes ont changé de place pour Ich Verlasse Heut’ Dein Herz, mais l’un deux restera accroupi tout le long pour régler des problèmes techniques. Le magnifique solo rempli d’émotions de ce morceau que je considère comme le plus touchant du groupe perdra donc une grande partie de sa magie, l’unique guitare peinant à se faire entendre. Outre ces quelques problèmes instrumentaux, auxquels il faut ajouter un clavier à peine audible par moments (et même débranché au milieu d’un morceau), le micro d’Anne n’était pas parfaitement réglé, il était très souvent difficile de l’entendre. Toutefois, la voix de Tilo, dont on ne saurait faire l’éloge, a été très audible tout le long du show, ce qui a permis en grande partie la magie présente à Barcelone ce soir-là.


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Dans l’ensemble, ce concert est pour moi une grosse surprise, le groupe s’est avéré bien plus métal que sur album, avec des riffs parfois bien tranchants, en particulier en fin de concert avec Stolzez Herz et Copycat. Si on y rajoute des morceaux plus calmes : Not Every Pain Hurts, Ich Verlasse Heut Dein Herz..., et des alternances au sein même de nombreux morceaux, on se retrouve en présence d’une prestation complète.

C’est bien cela Lacrimosa : un groupe complet, à la croisée du symphonique, du classique et du métal. Desservi par des voix uniques, en particulier celle du chef d’orchestre, le nommé Tilo Wolff, Lacrimosa est un groupe unique, aux compositions uniques, à l’atmosphère unique, et à la performance unique. Oui unique, rien d’autre qu’unique, cela est vain de chercher à comparer ce que l’on a vécu ce 18 Octobre avec ce que l’on a pu vivre ailleurs. Merci à ceux (ils se reconnaîtront) qui m’ont poussé à écouter le groupe, et surtout m’ont permis de vivre ce moment inoubliable. Je ne peux que recommander vivement Lacrimosa, en studio comme en live. Ceux qui hésiteront passeront à côté de quelque chose, les autres devraient, je l’espère, récolter les fruits de leur curiosité.



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~ La Dame à la Licorne ~

Barcelone, 17h45…

Dans exactement, trois heures et quarante cinq minutes, j’allais atteindre l’objectif ultime de ma vie : assister à un concert de mon groupe tant aimé, Lacrimosa. Certes, dans deux heures, je devais donner une interview avec Tilo Wolff le maître à penser du groupe mais malheureusement, l’interview ne vit jamais le jour du fait d’une mauvaise organisation de la salle de concert… Mais passons !
Le but premier de ce long voyage était bel et bien la prestation des Suisses sur scène et nous patientâmes donc longuement, mes disciples et moi-même, assistant à l’agrandissement de plus en plus important de la file des fans. Dans le lot, beaucoup de gothiques, grimés tout spécialement pour l’occasion, mais aussi des gens plus « modérés » confirmant le fait que, malgré son apparence, Lacrimosa est capable de rassembler beaucoup de personnes d’horizons diverses.

Le temps défile, rapidement, lentement… On ne sait plus, on perd toute notion du temps, seul compte la finalité proche… Enfin, s’ouvre l’étrange porte du Bikini pour laisser entrer les quelques six cents fans réunis pour l’occasion. Sur les places, une première partie était annoncée mais les minutes défilent et rien ne se passe…

Lorsque les lumières s’éteignent, et que débutent les premières notes de l’Intro, nous savons tous qu’Ils arrivent et les fans crient leur joie. Imposants, charismatiques, Yenz Leonhardt et JP Genkel arrivent et se mettent en place alors que le plus discret Manne Uhlig se glisse derrière sa batterie. Le second guitariste (Sascha Gerbig ?), plus décontracté, s’installe également, suivi d’Anne Nurmi, adulée par les fans, vêtue d’une tenue splendide, qui se place derrière ses claviers.
Soudain résonnent les premières notes aux claviers d’un vieux morceau connu de tous : Ich bin der brennende Komet. Et lorsque la basse de Yenz rugit , le public est en liesse ! C’est alors que retentit la voix de celui que tous attendaient : Tilo Wolff. Et quand notre maître de cérémonie entre en scène, le public, déjà conquis, l’acclame avec amour et passion.
Ca y’est, l’instant tant attendu : Il est là devant moi, rayonnant, divin, majestueux… Aucun terme n’est assez fort pour exprimer ce que je ressens à cet instant. Amour ? Foi ?


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Les yeux rivés sur lui pendant tout le morceau, je savoure chaque note de sa voix, chaque geste qu’il exécute dans une grâce infinie… Radieux, il danse de façon exquise, exprime sa joie d’être là et n’hésite pas à montrer la complicité qui le lie à ses musiciens.
Pour le moment, c’est la vieille époque qui est à l’honneur, avec Schakal puis Satura. Et malgré leur âge, ces titres n’ont pas pris une ride en live !
Mais c’est bientôt au tour de Anne d’occuper le devant de la scène… Tilo exécute les premières notes de Not Every Pain Hurts alors que la belle se prête au jeu de la danse de façon sensuelle. Lorsqu’elle commence à chanter, son timbre de velours envoûte le public qui, dès la fin du titre, en réclame aussitôt un nouveau. Commence alors Apart, à laquelle je ne m’attendais pas du tout, mais qui fut magique, de par les lumières et la somptueuse prestation de Anne.


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Je ne vais pas détailler chaque morceau un par un car ça serait trop long… Je vais donc essayer de synthétiser.
Je savais que Lacrimosa était taillé pour le live et j’allais au concert très confiante quant à la prestation de mes chouchous. Et on a beau connaître les titres par cœur, que ce soit en version live ou studio, on reste bluffé par tant d’excellence.
Le chant de Tilo était parfait : vivant, poignant, juste, riche en émotions… Tout ce qu’on était en droit d’attendre du maître et plus encore ! De plus, il était sincèrement heureux d’être là, souriant souvent et multipliant les « Muchas gracias ». Et quelle joie pour le public ibérique quand il a entamé le refrain de Durch Nacht und Flut en version espagnole ! S’il peut paraître très froid, au fond il n’en est rien, Tilo aime le live, il aime ses fans et ça se voit !
Quant au reste de la troupe… Anne était absolument fantastique, éclairant la scène de sa beauté et du son de ses claviers. Malheureusement, elle a rencontré quelques soucis avec son casque, du coup on ne l’entendait plus quand elle faisait les backing sur Der Morgen Danach ou Lichtgestalt. De plus, elle a également eu un problème avec l’un de ses claviers, ce qui a valu à un des techniciens un regard des plus noirs… mais d’une beauté sans pareil !

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Yenz a été excellent, fidèle à son image, quelque peu déjanté mais tellement complice avec Tilo… Chose pas toujours courante, la basse était très bien mise en avant. Et heureusement, car la musique de Lacrimosa sans basse perdrait de sa saveur ! Mais là le génie de Yenz pouvait s’exprimer librement et quelle joie d’entendre l’intro de Ich Verlasse heut’ Dein Herz ! La basse, le clavier, lui, elle… C’était magnifique ! De plus, niveau backing vocals, il assure terriblement et c’était trop excellent de l’entendre sur Malina ! Et que dire de son duo avec Tilo sur Copycat ? Jouissif !
Aux guitares, mon opinion est partagée. Bon sur JP, rien à redire, il est plus réservé, moins expressif que Jenz mais il en impose naturellement et son image est tellement associée à celle du groupe à mes yeux, que je ne pouvais pas être déçue. Il joue, se fait plaisir, tout en exprimant la complicité qu’il partage avec Yenz et avec Tilo. Quant au second guitariste, je suis beaucoup plus réservée. Certes, il a eu pas mal de soucis de son, à notre grand désespoir au moment du solo de Ich Verlasse heut’ Dein Herz , mais même sans ça, j’ai trouvé qu’il se la jouait mais bon, ce n’est que mon humble avis.
Enfin, mention toute spéciale à Manne, le batteur de génie, qui était malheureusement à peine visible derrière ses fûts du fait de la fumée ! Si nos yeux le distinguaient à peine, son jeu lui, parvenait parfaitement jusqu’à nous, pour notre plus grand plaisir (et pour celui de Tilo !). En effet, Manne a sublimé les morceaux par son feeling et sa technique, améliorant certains vieux morceaux, les rendant plus énergiques, moins lourds. Ce mec est un dieu de la batterie et je crois qu’on ne pouvait rêver meilleur batteur pour Lacrimosa ! Merci à toi Manne !

Pour terminer en beauté, nous avons eu droit à deux rappels, qui ont permis de terminer le show en apothéose avec Stolzes Herz et la terrible Copycat !


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Vous pensez sûrement que j’en fais trop, que j’exagère, que je ne suis pas objective, qu’il n’y a pas de quoi s’extasier etc. Vous savez quoi ? J’en ai rien à foutre ! Ce concert c’était le rêve de ma vie, maintenant je peux mourir en paix. Lacrimosa a confirmé, même cela n’était pas nécessaire, que c’était un groupe de scène autant que de studio et leur prestation était tout simplement parfaite. Même si aucun de mes deux titres préférés n’a été joué et que ça m’a déçue sur le coup, avec le recul, ça n’a gâché en rien le concert. Ce fut un moment unique, inoubliable et je remercie Matt, Dreamer, Siraxta et Guilli d’avoir partagé ce week-end avec moi.

Merci à vous, merci Lacrimosa…


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Membre
Super report!!!! :)

Je n'ai rien à rajouter à ce qui a déjà été dit...

C'était sublime, magique, intemporel.... lacrimosa dans toute sa splendeur! (l) (l) (l)

Le 21 Octobre 2008

Membre
À la demande de Licorne, je poste un comm! Euuuhhh alors super report euuuhh bravo d'avoir fait toute cette route en peu de temps! Euhhh ça a dû être cool là-bas! Et euhhhh jsuis sûre que j'aurais aimé ça si j'avais été là... et euhhhh jsais plus quoi dire! Mais bravo et allez en paix mes enfants! (l)

Le 21 Octobre 2008

Bravo pour le report, de belles photos en prime!
Dommage pour l'interview ratée :(

Le 23 Octobre 2008

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