| Lordi + Fatal Smile + Brandon Ashley and the Silverbugs | ||
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| Lieu : Transbordeur (Lyon) | Reporter: Bonobo & The Inner Circle | Date : 25-02-2009 |
| Vous nous auriez dit, il y a quelques années, que nous allions assister de notre plein gré et avec un plaisir non dissimulé, au concert d'un ancien vainqueur de l'Eurovision, nous vous aurions très probablement ri au nez !!!! Et pourtant... l'impossible s'est produit ! C'est donc avec une certaine curiosité mêlée d'excitation (tels des touristes visitant le petit cirques des horreurs) que nous nous dirigeons en ce mercredi 25 février au Transbordeur de Lyon, pour assister au concert des monstres finlandais : Lordi ! Et comme le chantait Tobi : "Ladies and gentlemen, welcome to the freeeeeaaaaaak shooooooow !!!" Brandon Ashley and the Silverbugs Le choix des premières parties semblent parfois bien étrange (souvenez-vous de Brother Firetribe précédant Pain)... Et cette fois encore, la question est de mise. On se demande, en effet, comment les italiens de Brandon Ashley and the Silverbugs ont atterris en ouverture des monstres de Lordi sur leur tournée européenne ! Car aussi bien visuellement que musicalement, les deux groupes évoluent dans des registres plutôt dissemblables. Ainsi, c'est tout de cuir et de bas résilles vêtus que les transalpins foulent les planches du Transbordeur ce soir pour nous asséner un Rock/Metal mi-Glam, mi-Electro... et mi-Gothique encore (je sais ça fait trois moitiés au total). Très rapidement, l'attitude scénique du filiforme chanteur trahit l'influence principale du groupe, à savoir Marilyn Manson ! Les similitudes entre les gimmicks du Révérend et celles de Brandon Ashley transparaissent en effet de manière évidente... Quant à la musique (également proche d'un Deathstars), à défaut de déchainer les passions, elle s'avère par moments suffisamment rythmée et entrainante (comme sur Rock'n'Roll Suicide) pour engendrer un léger headbang au sein d'une partie (très minoritaire) du public. ![]() Peut-être conscients du peu d'intérêt qu'ils suscitent, les italiens ont donc prévu un joker dans leur jeu. Il s'agit en l'occurrence une jeune danseuse fort peu vêtue, venue se trémousser sur plusieurs morceaux ; ce qui aura au moins eu le mérite de réveiller, l'espace d'un instant, une partie de l'audience masculine. Mais de là à dire que le combo restera dans les mémoires... n'exagérons pas. Au final, la « nouvelle sensation du Gothic Glam Core italien » laisse donc une impression mitigée, entre quelque fans visiblement conquis et une grande majorité de spectateurs totalement impassibles, venus à l'évidence pour la seule performance de la tête d'affiche. ![]() Fatal Smile Passé une première partie pour le moins étrange, c'est au tour des suédois de Fatal Smile d'arriver sur scène. Et d'entrée, le style semble déjà un peu mieux correspondre à l'affiche du soir : du bon vieux Hard Rock US très influencé par Mötley Crüe (jusqu'à la coupe de cheveux) ! Bien que l'empressement de voir les stars de la soirée commence à se faire sérieusement sentir, la prestation des suédois se montre sympathique et provoque déjà un peu plus d'entrain au sein du public présent. Leur attitude Rock n'Roll s'avère énergique et leur musique entrainante et plutôt efficace. ![]() Pourtant, un petit soucis technique (une corde cassée pour le guitariste) fera perdre de longues minutes au groupe. Ce dernier tentera tant bien que mal de combler l'espace laissé vacant en improvisant quelques « sing along » avec le public (à grand renforts de « Hip Motherfucker »). Cet impondérable viendra malheureusement casser un peu l'ambiance instaurée plus tôt. Et bien que le chanteur se démène comme il peut, les morceaux qui s'enchaineront laisseront comme une impression de linéarité, empêchant le public de pleinement s'enflammer. Ainsi, malgré leur bonne volonté évidente, les Fatal Smile effectueront leur set devant un public quelque peu amorphe, bien que plus réceptif par rapport au premier groupe. Et les suédois quitteront la scène sous des applaudissements chaleureux à défaut d'une standing ovation. Souhaitons que le groupe puisse se défendre à l'avenir dans des conditions qui lui soient plus favorables... ![]() Lordi Le public étant venu spécialement pour le festival « sons et lumières » des finlandais, l'attente fut longue jusque là, et les fans impatients. C'est donc sous un tonnerre d'applaudissements que Mr. Lordi et ses sbires apparaissent enfin sur scène, après une courte intro nous plongeant dans l'ambiance... D'entrée, le public se montre survolté, scandant le nom du groupe à gorge déployée, notamment les membres du fan club français qui avaient, pour l'occasion, sorti tout l'attirail (masques, maquillages, banderole, ...). ![]() Le terme de « spectacle » n'est absolument pas usurpé quand on parle d'un concert de Lordi ! Et le show de ce soir n'en est qu'une confirmation de plus... Au court du set, chaque musiciens y va donc de sa petite mise en scène macabre : décapitation de zombi par Kita (la tête trônera en haut du kit de batterie le reste de la soirée), empalement d'un couple de danseurs morts-vivants par Awa, coup de basse d'Ox sur un faux roadie qui trainait sur scène, démembrement d'un Quasimodo monstrueux par le même Ox, livre sacré partant en fumée pour Amen, éviscération et trépanation d'un patient sur la table d'opération par Mr Lordi, etc… Si tout cela fait bien évidemment prête plus à sourire qu'à être effrayer, il y a au moins de quoi s'en mettre plein les yeux et s'immerger totalement dans l'univers « série Z » du groupe ! Mais outre l'hémoglobine, nous aurons également droit à bon nombre d'effets pyrotechniques : feux d'artifices, jets de flammes, poupée, hache et scie circulaire crachant des étincelles, ... Les finlandais ont sorti l'artillerie lourde. Et, croyez-nous, même en étant placé à cinq bon mètres de la scène pour des raisons évidentes de sécurité, la chaleur ressentie à chaque explosion était déjà impressionnante... alors imaginez ce que les pauvres doivent supporter sur scène sous leurs nombreuses couches de maquillage, de latex et de fourrures diverse !!! ![]() Mais le visuel d'un concert ne fait pas tout, et bien que les effets scéniques soient la marque de fabrique du groupe, la musique n'est pas en reste et se montre à la hauteur du spectacle ! Le heavy/Hard traditionnel des finlandais (certes pas très révolutionnaire) fait mouche avec ses sonorités terriblement 80's et ses nappes de claviers caractéristiques. Simple et directe, sans pour autant être simpliste, le recette est éprouvée et demeure encore plus addictive et immédiate en condition 'live' ; l'environnement scénique renforçant un peu plus l'effet accrocheur de la musique. Les titres joués ce soir font évidemment la part belle au dernier opus (Deadache), et ses morceaux prennent toute leur puissance et leur aura sur les planches (Raise Hell In Heaven, Bite It Like A Bulldog, Man Skin Boot, et j'en passe...). Les hits incontournables du groupe ne sont, bien évidemment, pas oubliés (Who's Your Daddy?, Would You Love A Monsterman?, Blood Red Sandman, Devil Is A Looser, Hard Rock Hallelujah, ...) pour le plus grand bonheur des fans qui reprennent les refrains en chœurs. On aurait toutefois aimé quelques vieux titres supplémentaires, tels les tubes Get Heavy, Dynamite Tonight, My Heaven Is Your Hell ou Pet The destroyer, … Mais là on chipote, la set-list établie étant déjà grandement suffisante pour passer un excellent concert. ![]() Avec un Mr Lordi très en forme vocalement et taquin avec le public et ses comparses (un french kiss avec le gratteux ou une main déchiquetée baladeuse... ), l'atmosphère est détendue et le spectacle complet. Comme à son habitude, Amen (guitare) arpente la scène de long en large, singeant le pas de danse d'Angus Young, et prenant régulièrement la pose devant les premiers rangs. Et que dire des décors (rappelant un bloc opératoire), des costumes et du maquillage arborés par nos monstres... Ils sont tout simplement impressionnants et travaillés dans les moindres détails (jetez donc un œil sur les photos). Après une telle performance, nous pouvons vous certifier que la réputation scénique précédant le groupe est à la hauteur du spectacle offert ! Le public en a incontestablement pour son argent ; le prix du billet (équivalent à celui d'un autre concert) est amplement rentabilisé par la qualité du show. Malheureusement, l'audience de ce soir était un peu clairsemé et il n'est donc jamais trop tard pour le dire et le redire à l'infini : Lordi en « live » ne se rate sous aucun prétexte ! Quelque soit vos gouts musicaux, vous passerez quoiqu'il en soit une très bonne soirée placée sous le signe du second degré et de la bonne humeur... monstrueuse ! ![]() Setlist Lordi: Intro + Girls Go Chopping They Only Come Out At Night Raise Hell In Heaven Quasimoto Bite It Like A Bulldog Who's Your Daddy? Bass Hit Blood Red Sandman Man Skin Boots The Night Of The Loving Dead Bazooka Awa Solo Deadache Bringing Back The Balls To Rock Kita Monster Monster Evilyn Amen Wake The Snake Dr. Sin Is In Missing Miss Charlene -------------------- Would You Love A Monsterman? Devil Is A Looser -------------------- Hard Rock Hallelujah Brandon Ashley and the Silverbugs ![]() Fatal Smile ![]() ![]() ![]() ![]() Lordi ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Le 09 Mars 2009
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