GUEST

Kamelot et l’Europe : une grande histoire d’amour. Tel est le titre que je pourrais donner à ce report. En effet, après avoir connu une tournée triomphante au cœur de notre continent en 2008 (avec pour point d’orgue le Wacken), le groupe y revient cette année pour confirmer sa notoriété mais également pour combler les salles qu’ils n’avaient pas foulées, notamment celles de l’Espagne qui avaient été les grandes absentes de la tournée 2008. Avant de faire escale sur la péninsule ibérique, Kamelot a décidé de poser ses instruments à Toulouse (en plein milieu de la route Pratteln – Barcelone) afin de faire plaisir aux fans du sud de la France et ainsi changer le traditionnel tracé Londres – Paris – Lyon – Barcelone.
Pour cette tournée, Kamelot s’est entouré de guest assez similaires à la tournée 2008. Un groupe de power, Serenity, qui remplace Firewind qui évolue à quelque chose près dans le même style, et Delain dont la ressemblance avec Forever Slave (tournée 2008) provient du sexe féminin de leur chanteuse respective. Pourquoi changer une recette qui a déjà fait ses preuves après tout ?
Seulement, le groupe américain ne pouvait pas prévoir ce qu’il allait se produire. Serenity (groupe autrichien de power/prog à la notoriété grandissante) a du annuler la majeure partie de la tournée, faute à son chanteur infecté à la gorge et l’oreille. Ce désagrément allait il perturber les prestations des deux groupes restants ? C’est ce que l’on va voir…
Tout d’abord, il fallait être extrêmement patient pour voir le show commencer. En effet, le début du concert, prévu initialement à 19h, a débuté environ une heure et demie plus tard ! L’ouverture des portes s’est faite à 19h40 soulageant une foule de fans présentes depuis 16h30. Le show a ensuite débuté presque une heure après l’entrée de la foule soit à 20h25 ! Ce retard s’explique par le fait que les groupes ne pensaient pas que la route aurait été si longue entre Pratteln (Suisse) et Toulouse.
Ensuite il ne fallait pas avoir peur de l’aspect extérieur de la salle. Ressemblant à un grand entrepôt de grande surface désaffectée, la salle n’inspirait pas vraiment confiance au premier abord. En y pénétrant, le fait que des tables et des chaises soient placées un peu partout dans la salle (surtout au fond quand même) ne permettait pas de nous rassurer. Au final, même si tous ces critères n’inspiraient peu confiance, c’est une foule constituée d’à peu près 800 personnes (à vue d’œil) qui se sont agglutinées dans la salle du Havana Café de Toulouse (Ramonville pour être exacte). Le show allait donc pouvoir commencer.
____________________________________________________________________


____________________________________________________________________
Fort d’un premier album percutant et porté par des guests de renom tel que Marco Hietala (Nightwish), Sharon den Adel (Within Temptation) ou encore Liv Kristine, Delain a eu très vite une notoriété hors de leur terre néerlandaise. C’est pourquoi, il n’était pas rare de voir, dans la foule, un nombre assez conséquent (pour une 1er partie) de personnes venant principalement pour Delain.
Le groupe sort, en ce moment, son deuxième album et compte bien le soutenir sur la scène toulousaine. Malheureusement, et comme on pouvait le présager, les guests présents sur leurs albums ne sont pas présent ce soir. C’est donc la belle Charlotte qui assurera tous les vocaux (même ceux des garçons !). Elle assurera également les parties vocales du guitariste/choriste, Ronald Landa, malade depuis la date de Pratteln.

Delain a décidé de réaliser un set mélangeant leurs deux albums : Quatre chansons tirées de leur premier « Lucidity » et cinq de leur deuxième « April rain ». On pourra être surpris de l’absence, dans la set-list, du single « April Rain » que l’on entend pourtant un peu partout en ce moment et dont un clip a été réalisé. Bénéficiant de l’absence de Serenity, le groupe a pu rajouter une chanson de plus « A Day for Ghosts ».

Porté par la ravissante, que dis-je, la sublime Charlotte, Delain a réalisé un très bon show, carré, catchy et bien rythmé. Le son était plutôt bon et laisser entendre les nombreuses ambiances claviers (force du groupe). La voix de Charlotte était bien mise en avant et subjuguait l’auditoire de par son timbre clair et plein d’émotions. Les couplets étant, le plus souvent constitués uniquement par sa voix et le clavier, nous laissaient profiter de cette justesse de voix. On regrettera, du coup, qu’il faille la plupart du temps attendre les refrains et les passages instrumentaux pour bouger et headbanger. Chose que Charlotte fait très bien avec sa chevelure rousse flamboyante (Simone Simons n’a qu’à bien se tenir ). Elle arrivera à nous faire interagir avec elle en barbotant, d’une voix sensuelle, quelques mots en français. Le guitariste, affaibli car malade (la chanteuse nous l’expliqua dès le début), grimaçait assez souvent et bénéficiait d’un tabouret pour s’asseoir mais sa très bonne prestation ne peut être que saluée au vu dans l’état qui l’était. Du coup le bassiste a pris un peu les devants et chauffé la salle à l’aide de sa basse à cinq cordes.

Les titres du 1er album ont été dans l’ensemble les plus percutants du set. Le deuxième album étant plus « pop » (une volonté de la part du groupe et qui a déçu pas mal de fans me glissa une membre du staff de Delain France), les morceaux le représentant ont été moins suivi par la foule à part peut être "Invidia" qui bénéficiait de l’effet « premier morceau ». Les tubes les appréciables ont donc été « Sever » par sa vitesse avec la double pédale, « A Day for Ghosts » et sa rythmique du tonnerre et surtout « The Gathering » la pièce maîtresse du show de Delain selon moi. Charlotte nous a fait sauter tout le long du morceau, la foule criais « the gathering lala lala) à tue-tête en cœur. Une vraie musique de live !!!

Pour finir je reprendrais ce que l’on peut lire sur le site français officiel de Delain : «
L'un des meilleurs concerts de Delain depuis longtemps, et pourtant ils n'étaient qu'en première partie ! ». Cela ne m’étonne pas, car Delain a fait très bonne impression ce soir à Toulouse !

Set-List :
Invidia (April Rain)
Stay Forever (April Rain)
Sever (Lucidity)
Go Away (April Rain)
A Day For Ghosts (Lucidity)
The Gathering (Lucidity)
Nothing Left (April Rain)
Virtue And Vice (April Rain)
Silhouette Of A Dancer (Lucidity)
____________________________________________________________________


____________________________________________________________________
Après les avoir vu au Wacken 2008, je m’étais juré de les revoir sur une date en tant que tête d’affiche. Leur date au festival m’avait rassuré sur le fait de savoir si les morceaux du dernier album passeraient bien en live. En effet, Ghost Opera étant plus porté sur la voix de Roy Khan et les arrangements de Sasha Paeth et Miro, j’avais un peu peur que leur nouvelle set-list manque de punch. Mais point du tout, les nouveaux morceaux passent aussi bien que les anciens ! C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’attends l’arrivée du groupe. En attendant j’admirais l’impressionnante batterie de Casey Grillo qui était en train d’être découverte.

C’est sous une introduction grandiloquente que je ne connaissais pas (on me dit après que c’est l’intro du film « 300 ») et sous une épaisse fumée de fumigène que le groupe entre en scène. La foule commence à crier et je suis content de voir que l’ambiance va être chaude ! Le set commence avec « Rule the World » et là j’ai eu peur. Le son était assez mauvais ! La voix de Khan est peu audible et la basse, étant trop mise en avant, cache le son de la guitare et du clavier. Petit à petit la voix de Khan se remet à faire surface mais le problème de la basse continua et ce même sur la piste d’après « When the Lights Are Down » et de ce fait il était très difficile d’entendre la partie solo clavier/guitare (excellente en studio) de la composition.

Même si ces quelques problèmes ont légèrement gâché le début du set, on pouvait remarquer que les membres du groupe sont vraiment des bêtes de scène. Roy Khan complètement possédé par sa musique transpirant à grosse goutte au bout du 2ème morceau, Thomas Youngblood demandant sans arrêt la participation du public, Olivier Palotai bougeant sans arrêt ses cheveux sur ses deux claviers, Casey Grillo tapant comme un sourd dingue sur sa batterie (je remarque qu’il a perdu son T.I.C qui lui faisait tourner son bras autour de sa tête), et enfin Sean Tibbetts (remplaçant de Glenn Barry pour les tournées) souriant et se mettant sans arrêt en avant comme si il était guitariste. Sean Tibbetts est bien plus démonstratif et plaisant que Glenn Barry.

Thomas Yougblood et Sean Tibbetts changent souvent de place et grimpent sur les enceintes pour être au plus proche du public. Roy Khan s’accroupi carrément dans les bras du public qui ne cesse de le toucher sur chacun de ces moments. Roy Kahn est très tactile avec son public mais également avec le reste du groupe. Toujours en train de sourire, de se regarder, j’ai rarement vu un groupe autant soudé sur scène tout en donnant énormément au public.

Etant donné que c’est la tournée « Ghost Opera », le dernier album est légitimement mis en avant avec pas moins de 7 morceaux. Outre les normales « Rule the World », « The Human Stain », « Ghost Opera » (une tuerie sur scène) ou encore « Edenecho » (avec son refrain ravageur en live), le groupe a décidé de jouer « The Pendulous Fall » et « Anthem ». « The Pendulous Fall » est le bonus track de Ghost Opera et je la trouve en dessous du reste de l’album et je crois que je n’étais pas le seul car elle n’a pas reçue beaucoup de retour de la part du public. Par contre que dire de la ballade « Anthem » ! D’une qualité certaine mais gâchée par un effet retro en studio (on m’a dit que cet effet était là pour atténuer l’émotion trop grande dans la voix de Khan), cette composition dresse les poils du corps en live car l’effet est enlevé. Khan nous annonce, avant de la chanter, que c’est la chanson la plus personnelle qui l’ait écrite. Et on le croit, il avait les larmes aux yeux lorsqu’il a chanté !!!

Durant la tournée, le groupe change 2 titres à chaque concert. Ils font soit « Soul Society » accompagné de « Abandonned », soit « Moonlight » accompagné de « Anthem ». Et bien ce soir, on a eu « Moonlight » accompagné de « Anthem » et AVEC « Soul Society » aussi ! Sachant que cette dernière composition est une de mes meilleures chansons du groupe, j’étais aux anges.

Le groupe depuis le début de cette année réalise une JAM SESSION pendant ses concerts. Et bien je peux vous dire que le groupe va sûrement garder cette partie pendant longtemps tant celle si est exceptionnelle et jouissive pour le public. Un enchaînement de solo de tous les instruments, un par un, puis une partie instrumentale (inédite donc) jouée tous ensemble. Cela va du tapping à la basse jusqu’au solo batterie (traditionnellement chiant dans les concerts mais là non car superbement intégré dans la JAM) en passant par un solo virtuose à la guitare et une démonstration piano/clavier extraordinaire. Le moment le plus surprenant du concert et peut être le plus jouissif (ce que, par ailleurs, j’ai dit à Thomas Youngblood). Un autre partie instrumentale faisait partie du set : un solo PIANO de Oliver Palotai. Cette partie filmée par une personne (filmée ses doigts et tout autour de lui) fut un moment de repos et de pur évasion ! Par contre la mélodie jouée par Olivier était très connue mais je ne saurais vous dire le nom de celle-ci. L’album Epica fût représenté par l’explosive « Center Of The Universe » et son refrain au combien puissant.

Kamelot a également eu son moment de féminité avec la composition « The Haunting ». Simone Simons n’étant pas là, c’est Anne Katrin Maerske, choriste attitrée du groupe, qui nous a fait part de sa splendide voix. Et je dois avouer avoir préféré la version avec elle que celle jouée lors du Wacken avec Simone. Beaucoup plus souriante, plus belle (ça reste mon avis), et plus proche de Khan, elle m’a complètement conquis.

Et puis que serait un concert de Kamelot sans les 2 ENORMES tubes (peut être ceux qui les ont fait le plus connaître) que sont « Karma » et « Forever ». Le 1er placé à la fin du 1er rappel avec ses touches de claviers envoûtantes et le second placé juste avant le 1er rappel et d’une durée de 10 minutes ! Oui, vous avez bien lu, « Forever » a duré 10 minutes. En effet, le groupe en a profité pour présenter chaque membre du groupe, parler français et rire avec le public. De plus, Khan a commencé a entonné « Ne Pleure Pas » ce que j’ai trouvé génial (même si le public était peu réceptif à ce fredonnement). Chaque membre du groupe a pu montrer ses talents en français, notamment Olivier Palotai qui, à mon avis, connaît assez bien notre langue. Roy Khan nous a bien fait rire et même surpris en nous disant : « Je veux une PIPE ». Et même si vous me croyez pas (vu la réputation que j’ai sur heavylaw), je dois vous avouez, qu’en y réfléchissant, je trouve ça un peu déplacé de la part d’un groupe tel que Kamelot. Mais bon ça eu le mérite de me faire bien rire sur le moment. En parlant de « parler », Khan et le groupe ont été très expressif et communicatif ce soir d’où un show assez long (environ 1h50). Un vrai bonheur.

Le 2eme rappel, faisant guise de final, fût, sans surprise, « March of Mephisto" magnifiquement mis en scène avec deux filles au tambour de chaque côté de la batterie. Maîtrisée de bout en bout, cette composition reflète l’image qu’a été le concert de ce soir. Un show puissant, rythmé, envoûtant, émotionnel, jouissif, en un mot : SENSATIONNEL !!!

PS : C’est la 1er fois que je fais un concert au cours duquel il n’y a pas eu ni pogo, ni slam, ni trop grand mouvement de foule. Et vous ne pouvez pas savoir comme cela est agréable !
PS 2 : Désolé pour les photos de basses qualités mais mon appareil n'était pas au top de la technologie !
Set-list :
Introduction : Film « 300 »
Rule The World (Ghost Opera)
When The Lights Are Down (The Black Halo)
Soul Society (The Black Halo)
Center Of The Universe (Epica)
The Pendulous Fall (Ghost Opera)
Anthem (Ghost Opera)
Moonlight (The Black Halo)
JAM Session Instrumental
The Human Stain (Ghost Opera)
The Haunting (The Black Halo)
EdenEcho (Ghost Opera)
Keyboard Solo
Forever (Karma)
-------------------------------------
Ghost Opera (Ghost Opera)
Love You To Death (Ghost Opera)
Karma (Karma)
-------------------------------------
March Of Mephisto (The Black Halo)
PHOTOS SUPPLEMENTAIRES




____________________________________________________________________









|
Delain je connais pas vraiement, je viens d'essayer et à première vue, rien ne m'impressionne....bref
J'ai moi même vu Kamelot plus d'une fois, et chaque fois ils livrent une prestation sans faille! On peut d'ailleurs le voir sur leur dvd ! Sans hésitation un des meilleurs groupes que j'ai vu en live. Khan est toujours extrêmement expressif et proche du public. La Setlist est pas mal aussi, quoique pas aussi excellente que celle du show de Montréal l'année dernière
Bref, ce devait être un bon show de Kamelot, avec une première partie moyenne. Serenity est selon moi bien supérieur à Delain .
Le 05 Avril 2009