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Hellfest 2009: 1e jour
Lieu : Clisson Reporter: Spade Date : 19-06-2009


Vendredi 19: Mötley Däy

Orakle:

C'est avec un groupe de black metal français que le Festival s'ouvre sous la "Rock Hard Tent", consacrée quasi-exclusivement au black et death metal. Bien que je ne connaisse absolument pas Orakle, j'ai apprécié leur prestation, avec leur black porteur d'ambiances pas trop envahissantes, et doté d'un son très bon. Il faut d'ailleurs souligner que la qualité du son sera une constance tout au long du festival. Enfin bref, les Orakle ont peut-être la lourde tâche d'ouvrir le festival, mais ils s'en sortent très bien, et le public leur réserve un bon accueil.

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Squealer:

Direction la Mainstage 01, baptisée "Crüefest Stage" pour la journée, en raison de la venue de "Mötley Crüe" le soir. Le groupe à inaugurer la scène se nomme Squealer et n'est autre qu'un groupe français ayant sévi dans les années 80 reformé depuis peu. Musicalement, on a le droit à un heavy/hard rock typique de l'époque va-t-on dire qui fait mouche et rencontre un certain succès auprès de l'audience assez fournie à cette heure "matinale" (11h35). Il faut souligner l'entrain que met le chanteur dont le look et la voix peuvent rappeler Udo d'Accept, qui fait participer le public à plusieurs reprises et ne se contente pas de rester parqué derrière son pied de micro. En 30 minutes de set, le groupe ne perd pas son temps et enchaine les titres directs pour ne pas perdre l'attention des festivaliers, et finit par un "Hate On The Wall" très efficace. Pas mal pour un groupe qui avant sa reformation du Paris Metal France Fest 3 en janvier dernier n'était plus actif depuis 15 ans. Un groupe très en place et un chanteur impressionnant, voilà ce qu'il fallait pour bien démarrer ce Hellfest 2009 dans la bonne humeur !

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Melechesh:

Connaissant un peu le dernier album du groupe, je décide d'aller de suite sous la Rock Hard Tent pour juger de la prestation de Melechesh, et voir si ils arrivent à correctement restituer leur black metal aux sonorités égyptiennes. Et ce que l'on constate est qu'en dépit d'un bon son, ces ambiances passent un peu à la trappe au profit des guitares. Malgré tout, le show est efficace et bien carré.


GirlSchool:


C'est au tour de Girlschool d'investir la Crüefest stage. Leur venue est l'occasion de voir ce que les "Motörhead en filles" comme on les surnomme valent sur scène. Après avoir explosé une tête d'ampli avant même la première chanson, ce qui retarde un peu le set, le concert peut enfin commencer, et les 4 filles, plus toutes jeunes balancent leur hard un peu lourd dans une ambiance décontractée.
Mais, pour ma part, je trouve que ça manque de punch et un peu plus d'entrain aurait été appréciable, car, même si leur musique proposée est loin d'être mauvaise, l'ennui pointe au bout de quelques chansons. On pourra malgré tout remarquer la dextérité de Jackie Chambers, joli blonde officiant à la guitare solo.

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Backyard Babies:


Le temps d'aller vérifier rapidement que Taake fait toujours du true "norvegian black metal", et les Backyard Babies sont prêts à prendre d'assaut la "Crüefest Stage". Je n'ai pour ma part jamais écouté une seule chanson du groupe et je ne les connais que de réputation, mais ça ne m'a pas empêché d'adorer leur prestation énergique et joyeuse. Les gars ont le sourire et ont l'air contents d'être là, ce qui est toujours bénéfique en festival quand le public n'est pas forcément tout acquis à sa cause. Il faut dire que le guitariste solo, sorte de sosie de Keith Richards en fait des tonnes, multiplie les tours sur lui-même, les duck-walks, et n'hésite pas à aller jouer à l'extrême rebord de la scène pour remuer le public. Et ce public quand même constitué d'une bonne partie de fans est très réactif. Une très bonne prestation en définitive de la part d'un groupe qui aurait peut-être mérité d'être placé plus haut sur l'affiche.

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Eyehategod:

Pour être honnête, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'ambiance du show des apparemment cultes Eyehategod, leur espèce de doom/sludge ayant du mal à passer en plein jour. Direction l'ombre des arbres en attendant Nashville Pussy.


Nashville Pussy:

Premier groupe de la journée que j'attendais au tournant, Nahsville Pussy propose une espèce de mélange entre Ac/dc et Motörhead, à savoir du hard rock crasseux à fond les ballons et on peut dire que je n'aurai pas été déçu. Après un "What's New Pussycat" de Tom Jones balancé en bande sonore, le groupe déboule sur "Speed Machine" extrait de leur nouvel album, le sympathique "From Hell To Texas" et c'est l'occasion de vérifier que Karen Cuda est bien une des plus belles bassistes en circulation et que Ruyter Suys est bien la pile électrique décrite dans les magazines, cabotinant sans arrêt. Blaine semble bien en forme aussi et nous régale de sa voix d'alcolo criarde. Conscient du peu de temps à leur disposition, le groupe ne s'embarrasse pas et joue à 100 à l'heure en enchainant les chansons sans répis. Ainsi seront envoyés au casse pipe pas moins de 4 extraits de leur nouvel album, 3 du prédécesseur "Get Some", dont un surpuissant "Come on, Come on" et encore 3 de High As Hell, plus un "Go Motherfucker Go" pour finir. Alors, c'est sûr, l'ambiance doit être différente de leurs concerts en salle, mais leur show n'en reste pas moins très efficace et autrement plus rentre-dedans que Girlschool. Et c'est à peine si le groupe ralentit sur un "Hate & Whisky" que j'aurais plutôt vu remplacé par "The Bitch Just Kicked Me Out" ou "Lazy White Boy". Pour résumer, un concert explosif qui me donne envie de revoir le groupe dans les plus brefs délais.

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SETLIST: (l'ordre est peut-être un chouia différent vers la fin)
Speed Machine
Piece Of Ass
High As Hell
Good Night For A Heart Attack
Struttin Cock
I'm So High
Ain't your Business
Hate & Whisky
Drunk Driving Man
Come On Come On
Go Motherfucker Go


Buckcherry:

Pentagram ayant été déprogrammé et aucun groupe ne semblant les remplacer, c'est l'occasion de se reposer à l'ombre avant le set de Buckcherry (notez le clin d'oeil à Chuck Berry), premier groupe du package "Crüefest", avec Papa Roach, à venir ensuite, et bien sûr Mötley Crüe.
Le groupe déboule sur scène et assène un rock assez lourd plutôt rentre dedans et efficace, mais le propos du groupe tourne un peu en rond, à force de chansons juste efficaces à qui il manque un petit quelque-chose pour être géniales. De plus, le groupe délivre un prestation "à l'américaine" dirons-nous, comprenez par là une attitude un brin démago, et ponctuée de "fuck" toutes les 2 secondes, mais pas le "fuck" grossier d'un Anselmo, le "fuck" cool de langage qui fait que t'es un mec bien. Enfin bref, une prestation pas impérissable, mais pas mauvaise pour autant; c'est juste que devant la tonne de groupes proposés ce week-end, le degré d'exigence est un peu plus élevé quand on n'en connaît pas un.

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Voivod:

Vu de loin, le groupe propose un thrash assez bizarre auquel il est difficile d'accrocher si on ne connaît rien de leur discographie, ce qui est mon cas. Ceci dit, les membres semblent s'amuser sur scène, cette tournée d'hommage à leur guitariste décédé étant peut-être la dernière. De plus, en l'absence de Jason Newsted, le groupe a réuni pour l'occasion son vieux line-up. Un concert d'une plus grande valeur sentimentale que musicale dira-t-on.


Papa Roach:

Papa Roach, en voilà un autre groupe que j'attendais, sachant que c'est certainement la seule occasion que j'ai de les voir en concert, résidant sur Nice et ne pouvant me permettre d'aller sur paris en claquant des doigts (bon, pour Gamma Ray et Helloween, c'était pas pareil ^^). Leur présence dans ce festival est un peu controversée, le groupe adoucissant son propos d'album en album et ne correspondant pas forcément à l'étiquette "Métal extrême" du festival. Mais si on y regarde bien, la programmation du jour sur cette Crüefest stage est très rock n' roll, et de toutes façons, si le festival veut grossir, il ne peut pas se cantonner à black death et hardcore. Ceci dit, le groupe semble attendu, et on croise beaucoup de jeunes ados, dont certaines filles qui ne doivent pas avoir plus de 14 ans. Malgré tout, Papa Roach sait que devant un public de métalleux, il ne faut pas faire trop de ballades (souvenez vous de Dream Theater qui nous avait propulsé leur répertoire le plus metal il y a 2 ans), et les voilà qu'ils attaquent par leur premier tube, le redoutable "Between Angels & Insects", qui met aussitôt la fosse en ébullition qui reprend en chœur les "Take My Money, take my possesion !" pour le plus grand plaisir de Jacoby Shaddix qui est un frontman impressionnant, en en faisant des tonnes et haranguant le public sans arrêt pour ne pas faire retomber la pression. Aussitôt ce premier titre, le groupe enchaîne sur le plus récent "To Be Loved", puis le lourd et terrible "Getting Away With Murder". Et oui, quand on a que 40 minutes de temps de parole, on enchaîne les hits comme des perles ! Pour la suite, ne connaissant pas le nouvel album, j'ai découvert avec plaisir ses morceaux, à savoir "Hollywood Whore" et "Lifeline" (il me semble). Et pour finir sans faire retomber la pression, Jacoby annonce un retour old-school, à savoir l'album Infest, opus plus metal que les autres, dont seront tirés cet après-midi "Dead Cell" et en final le tube "The Last Resort". Le groupe nous gratifiera même d'un Wall of Death (ou Braveheart comme nous appelons ça en France) histoire de remuer encore plus le public. Inutile de dire que je me suis bien éclaté !Mission accomplie pour Papa Roach avec une prestation sans temps mort et sans faille.

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SETLIST: (il doit m'en manquer une au milieu)

Between Angels & Insects
To Be Loved
Getting Away With Murder
Alive (N out Of Control)
Life Line
Hollywood Whore
Forever
Into The Light
Dead Cell
The Last Resort


Down:


Un petit tour sous l'electric circus pour un combat de catch rigolo pendant un concert de WASP pas très percutant se permettant d'empiéter sur l'horaire de fin allant même jusqu'à faire durer la fin des chansons alors que Down aurait déjà dû commencer et en en annonçant encore une autre ! Sur quoi Down commence son set, nous offrant donc pendant 5 minutes deux concerts simultanés sur 2 scènes côte à côte. Malgré tout, en se concentrant sur une scène, on arrive à ne pas trop entendre l'autre, et le concert de Down peut donc être apprécié à sa juste valeur. Bon alors, encore un groupe dont je n'ai jamais écouté la moindre chanson et que je ne sais bon que de réputation. Je dois avouer qu'il m'aura fallu un moment pour rentrer dedans, mais passé un certain moment, le stoner super lourd des Sudistes se révèle assez addictif et monstrueusement efficace, le tout magnifié par un Phil Anselmo qui ne tient pas en place et qui montre à tous les jeunes coreux ce qu'est LE chant hardcore. Alors oui, il en rajoute, mais si on veut se mettre le public dans la poche, il vaut mieux ne pas être timide. Et en gise d'adieu, Anselmo nous gratifiera de 2 phrase a cappella de "Stairway To Heaven" de vous savez qui.
Une très bonne surprise, à confirmer dans quelque jours au Gods of Metal.

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Heaven & Hell:

Joker sur Anthrax (honte à moi) pour être bien placé devant Heaven & Hell, groupe mythique et culte, car, pour rappel, il ne s'agit ni plus ni moins de la reformation du line-up de Black Sabbath ayant accouché de "Heaven & Hell", "Mob Rules" et "Dezhumanizer", à savoir Tony Iommi, Vinny Appice, Geezer Butler et bien sûr Ronni James Dio, le petit lutin de 67 ans dont la grand-mère est à l'origine du fameux signe de cornes adopté par des générations de métalleux et de rockeurs. Après une tournée de "reformation" (Black Sabbath est toujours officiellement constitué des instrumentistes ci-dessus et d'Ozzy Osbourne), un album a suivi, le très bon "The devil You Know", et c'est donc tout naturellement que le groupe tourne encore, en ne proposant que du matériel issu de ces 4 albums de travail communs, histoire d'être honnête et de ne pas verser dans la facilité en jouant les hits de l'ère Osbourne. Et dieu sait (ahah) qu'ils sont attendus, car, c'est en quelque sorte l'histoire du Metal qui se dresse devant nous, et voilà qu'ils mettent tout le monde d'accord en attaquant d'entrée avec "Mob Rules" et son "Come ooooon" qui prouve que Dio possède toujours une voix impeccable sur laquelle le temps de semble n'avoir aucune emprise. Et, set d'une heure oblige, "vous voulez du classique ? Et ben vous allez en bouffer", jugez plutôt: I, Children Of the Sea, dans le genre efficace et impressionnant de talent, ça se pose là. Pour honorer son premier album sous le nom "Heaven & Hell", nous avons aussi le droit au futur classique "Bible Black", monstrueux en live, avec son intro planante, son riff qui déboule en décornant des boeufs, et un solo génial (une fois de plus) signé Iommi, puis le très bon "Fear".
Fort d'un accueil royal, le groupe propose vraiment une prestation carrée et parfaitement maitrisée, témoin de leur longue expérience, et c'est devant un public conquis qu'est relâchée la bête "Heaven & Hell" morceau "épo-éponyme" du groupe, dans une version rallongée pour faire participer le public (ah làlà... ces oh...ohohoooooh... c'est émouvant) et y glisser un long solo de notre ami Iommi, qui daignera quand même lâcher un sourire pendant ce passage instrumental. Première fois que je vois ces gugusses sur scène, et bien ça fait quelque-chose je vous le dis !

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SETLIST:
Mob Rules
The Children Of The Sea
I
Bible Black
Time Machine
Fear
Faling Of The Edge OF The World
Die Young
Heaven & Hell


Mötley Crüe:

Bon, difficile d'être objectif pour le coup, car en tant que bon fan du Crüe, leur simple venue est déjà un évènement en soi, et je sais que peu importe les conditions sonores, la présence de certaines de mes chansons favorites fera de ce concert un de mes inoubliables.
Ah, on me souffle qu'il faut être objectif, juger impartialement de la prestation du groupe, oui mais voilà, je l'aurais appris ce week-end: si tu es près, tu as l'action et au diable le rendu sonore (dans une certaine mesure), et si tu es loin, tu juges vraiment la prestation en notant ce qui ne va pas.
Mais pas de souci, le son sera très bon, et après un "Hell's Bells" merveilleux craché par les enceintes, le groupe rentre en scène en tombant le rideau sur le mythique "Kickstart My Heart", peut-être mon morceau préféré de Mötley Crüe, et je ne vous dis pas la folie qui s'empare de la fosse à ce moment là (bon en fait si): et vas-y que ça pousse dans tout les sens, créant des appels d'air frais à tout va, entre deux inhalations de poussière (marteler le sol ça remue la terre...). C'est que retourner dans un pays après 19 ans, ça créé de l'attente, et quelle attente mes amis ! Nikki Sixx est un puits de charisme à lui tout seul, le fantômatique Mick Mars impressionne par son look de mort vivant, Vince Neil ne s'arrête pas de courir et Tommy Lee frappe comme une brute, que demander de plus pour assurer une ambiance du tonnerre ?
Une grosse ambiance qui ne faiblira pas tout au long du show, ponctué de classiques évidents ("Shout at the Devil", monstrueux et ici proposé dans se désormais définitive version "rapide", "Girls Girls Girls", "Dr. Feelgood"..., j'en passe...) ainsi que (seulement) 2 extraits du dernier album en date, "Saints Of Los Angeles" et "Motherfucker of The Year" qui passent très bien le test de la scène. On aurait quand même pu espérer un "White Trash Circus", mais bon, les Mötley sont là, c'est bien le principal ! Alors c'est sûr, la setlist ne présente que peu de prises de risques, mais on n'est pas dans un concert classique, et 1h20 reste assez court pour un groupe de cette envergure. Ajouté à ça la longue abscence du groupe dans nos contrées et on ne fait vraiment pas la fine bouche quand sont jetés en pature les "Looks that Kill" et autre "Live Wire", véritables tueries scéniques qui déchainent le public.
Et c'est sur l'inévitable et superbe "Home Sweet Home" que la légende quitte les planches pour ne plus revenir, "Home sweet Home" dont le premier refrain sera aussi joué au piano, contrairement à la version live "Carnival Of Sins", où après l'intro au piano, les guitares reprenaient leurs droits dès ce premier refrain.
Pour résumer, un concert magique, intense, à la hauteur de mes attentes et qui aurait pu (dû) être plus long ! Après tout, on aurait bien repris un petit "Anarchy in the UK" en dessert !

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SETLIST:

KickStart My Heart
Wild Side
Shout At The Devil
Saints Of Los Angeles
Live Wire
Motherfucker of the Year
Same Old Situation (SOS)
Primal Scream
Look That Kills
Girls Girls Girls
Dr. Feelgood
Home Sweet Home




Membre
Ah ouais kickstart my heart, shout at the devil, girls grils girls, dr feelgood. ça fait envie comme ça.

Le 21 Août 2009

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