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Gods Of Metal 2009: 2e jour
Lieu : Monza Reporter: Spade Date : 28-06-2009



Dimanche 28 juin 2009

Deuxième et dernière journée pour cette édition 2009 du Gods Of Metal, avec une affiche un peu moins prestigieuse que la journée précédente, mais pas moins efficace. Les hostilités commencent avec "The Black Dahlia Murder", qui entre sur la musique de Space Jam, seul moment intéressant du set, tant la musique que le combo propose est linéaire et dépourvue d'originalité.

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Static-X:

Position étonnante pour le groupe néo-metal américain que j'imaginais plus populaire en Europe, mais on fait avec ce que l'on a et d'ailleurs les titres s'enchaînent à la vitesse de la lumière devant un parterre pourtant assez conséquent qui réserve un bon accueil au groupe qui fait ce qu'il peut pour bâtir un set cohérent de seulement 25 minutes. Plutôt une bonne entrée en matière.

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Cynic:

Après beaucoup d'années d'absence, cela fait 2 ans que Cynic écume les scènes, et présent aujourd'hui son deuxième album "Traced in Air". Peut-être faut-il mettre en cause l'heure matinale, mais difficile d'accrocher au set du groupe, qui propose un metal progressif bordélique aux influences multiples dont les morceaux semblent n'aller nulle part. De plus, le parti pris d'exécuter les parties de chant agressif via des samples n'est pas très judicieux, les musiciens étant déjà des modèles d'imobilité. On repassera...

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Napalm Death:

On continue la parade des groupes ennuyants avec les grindeux de Napalm Death. Si au début j'étais attiré par la curiosité, force est de reconnaître que ce groupe porte l'inutilité à des sommets inégalés. En gros, on fait du grind mais sur des morceaux longs, du coup la chanson ne ressemble à rien, et notre chanteur joue au mongolien sur scène. D'ailleurs son attitude est tellement peu naturelle que ça en devient ridicule. Bon, ils nous ont bien balancés des morceaux de 20 secondes vers la fin du set, histoire de dire "on est quand même des rigolos", mais en ce qui me concerne, j'ai eu l'impression de voir un long morceau de 30 minutes entrecoupé de pauses pour que les musiciens boivent un coup.
Mais les choses vont devenir sérieuses avec Saxon, et bien non ! Les bonshommes ne semblent pas être arrivés sur le site à temps ("due to logistical problems" selon leur site officiel), et on ne sait pas vraiment ce qui va arriver, étant donné que la scène qui était en train d'être mise en place était donc celle de Tarja. D'ailleurs, ne vaudrait-il pas faire les annonces en anglais, en plus de l'italien, histoire que tout le monde soit au courant. Mais au final, même les italiens n'auront pas compris, puisqu'un festivalier me soutiendra que le prochain groupe à se produire serait Tarja, puis Mastodon et un autre groupe inconnu, mais que dalle, on a le droit à un gros vide en attendant la prestation de Mastodon sur la R-Stage (R pour right).

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Mastodon:

C'est donc à 14h45 que les choses sérieuses commencent réellement en ce dimanche tellement ensoleillé que sera sortie la bonne vieille lance à incendie pour le plus grand plaisir des festivaliers, d'autant plus que la sécurité de lésinera pas et qu'il sera facile de se retrouver entièrement rempli d'eau deux ou trois fois. Idéal pour éviter la surchauffe en attendant Mastodon, ainsi qu'une foule conséquente, preuve du succès grandissant du combo.
Première constatation, leur son est parfait et permet de bien distinguer chaque instrument, ce qui est fort appréciable tant leur mélange improbable des genres peut virer à la cacophonie si le son s'avère trop brouillon. C'est ainsi que l'on peut apprécier à sa juste valeur le tout en ambiance "Oblivion", opener du dernier album de la bande, le magnifique "Crack the Skye", ainsi que les déluges de violences que sont "The Wolf is Loose" (et puis ce roulement de batterie introductif, rien de tel pour mettre une fosse à feu et à sang) ou l'explosif "Blood & Thunder". Il faudra souligner le pit survolté pendant ces morceaux rapides qui auront vite fait de réduire la pelouse présente en début de festival (rappelons que nous nous trouvons dans un stade) à néant. Nous seront livrés les même titres qu'au Hellfest, à savoir le sublime "The Czar" (11 minutes de rock prog planant, 11 minutes ! Ils sont fous !) ainsi que le plus costaud "Crack the Skye", tous deux issus du dernier album, puis un "Iron Tusk" ravageur enchaîné à "The March of the Fire Ants" (il me semble) pour achever le public. Comme quoi, avec un set de 40 minutes, on peut tout casser. Je veux définitivement les revoir, dire qu'ils devaient assurer la première partie de Metallica à Nîmes et que ce sont les frenchies de "My Own Private Alaska" (mais...wtf ?) qui les remplacent...

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Setlist:

Oblivion
The Wolf is Loose
Cristal Skull
Blood & Thunder
The Czar
Crack the Skye
Iron Tusk
March of the Fire Ants


Tarja:

Tarja, tout le monde la connaît (ancienne chanteuse de Nightwish pour les incultes), et c'est bien cet argument qui lui permet d'être aussi haut placée sur l'affiche. Car pour ce qui est de la musique proposée, on se retrouve avec du heavy symphonique disponible dans nimporte quel supermarché qui n'a d'original à proposer que la présence d'un violoncelliste sur scène. mais ne lui jetons pas la pierre, car après tout, elle est loin d'être un mauvaise chanteuse, même si son style lyrique bien plus poussé que chez Epica peut rebuter. Et il faut reconnaître que niveau attitude scénique elle enterre toutes ses rivales, tant elle semble animée par cet esprit "Allons au charbon" qui fait défaut à toutes les chanteuses du genre, aussi talentueuses vocalement soient-elles. Mais malgré tout, ça ne suffit pas pour effacer la relative banalité des ses compositions qui sont quand même bien aidées par un son costaud et des musiciens pas manchots. Et c'est donc sans surprise que sur une heure de jeu vont nous être proposées 3 reprises de Nightwish, à savoir Nemo, Wishmaster (autant ne pas prendre les moins connues...) et "Over the Hills & Far Away" (qui pour le coup est une reprise de reprise, ahahah...), ainsi que "Poison" d'Alice Cooper, présente sur son album. D'ailleurs, quel est l'intérêt de reprendre des chansons (pour celles de Nightwish) qu'elle n'a visiblement pas composées sans aucune adaptation, en se contentant de les reproduire exactement telles qu'elles sont à la base (pourtant, une chanson comme "Nemo" n'étant pas très complexe, elle aurait pu être arrangée assez facilement). C'est à peine si le solo de "Wishmaster" s'en retrouve un peu modifié. Alors oui, c'est le concept de la reprise, mais aurait-elle repris ces chansons si elle n'avait pas fait partie de Nightwish ? Qu'elle veuille rappeler son passé mais en y mettant sa patte personnelle (après tout le groupe porte son nom), pas de souci, mais ici la démarche semble peu honnête, même si le public répond présent au final.
A noter le certain talent de Mike Teranna à la batterie qui fait son show, même si il faudrait qu'il pense à ne pas taper comme un brute tout le temps (c'est pas la peine sur les ballades Mike...).

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Down:

Pause casse-croute et go apprécier le concert de Down qui pose ses barils de testostérone avec ses riffs de bulldozer mais jamais bêtement bourrins et la sacré voix d'Anselmo qui semble être le frontman ultime du genre, tant son attitude mèle simplicité, efficacité et sincérité. Alors oui, toutes les chansons semblent dédiées aux "motherfuckers", mais c'est son style, et Down est une sacrée machine de guerre qui écrase tout sur son passage. D'ailleurs, c'est assez étonnant de voir le groupe dégainer obus sur obus tout en gardant une attitude plutôt cool et à des lieux des combos Harcore qui veulent tous avoir l'air plus méchant que les autres. Enfin bref, je ne connais pas le répertoire du combo, mais les ayant déjà vu une fois (au Hellfest pour ceux qui suivent pas), il est plus facile de rentrer dans leur show ultra-efficace.

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Blind Guardian:

Encore un groupe qu'il me tardait de voir. Et bien quelle surprise quand après une intro symphonique de rigueur, Hansi déboule... les cheveux courts ! Non, Hansi, mais pourquoi ? Tobias Sammet (Edguy) les a coupé, mais progressivement et puis pas ausi courts ! Hansiiiiii......
Bon, ce détail mis à part, les allemands nous proposeront ici un bon show balayant bien leur discographie, balançant les hits habituels ("Mirror,Mirror", "The Bard's Song",...) ainsi que des nouveautés comme leur titre composé pour le jeu vidéo Sacred. Musicalement les musiciens sont en place, même si on a du mal à y voir une cohésion, chacun exécutant sa partie et pis c'est tout. C'est d'ailleurs ce qui est un peu dommage, quand on voit les bonshommes d'Edguy qui passent leur temps à courir et danser ensemble (je suis fan de leur dandinement à 3), on a un peu l'impression de voir des mercenaires exécuter leur travail et laisser à Hansi tout le côté spectacle. Et bon, c'est pas non plus le dieu du charisme le père Hansi, même si tout le public lui mange dans les mains. Cet aspect mis de côté, Hansi chante bien, ça reste un plaisir d'entendre des titres comme "Valahlla", donc le concert reste agréable. On pourra néanmoins s'interroger sur le choix de jouer "Imaginations From the Other Side", qui si elle est une excellente chanson n'est pas faite pour la scène, et ce qui nous sera prouvé ce soir avec une interprétation ultra-mollassonne.
Un bon concert, mais une fois de plus, pas la baffe escomptée.

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Carcass:

Joker, étant assis devant la scène de Dream Theater pour régénérer mon pauvre dos, et donc un peu coupé du son.

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Dream Theater:

Assurément un des meilleurs concerts de ce festival. Si on pourra regretter que la setlist soit plus ou moins la même chaque soir, modulée par la durée de passage du groupe, il faut reconnaître qu'elle est plutôt bien foutue, faisant honneur aux nouveautés (Constant Motion, A Rite of Passage) mais allant piocher généreusement dans leurs premiers amours. En effet, ce soir, pas moins de 3 titres de "Awake" seront joués ("Caugt In a Web", "Erotomania" et "Voices"), ainsi que la sublime "Hollow years", ici en version longue, et les 2 classiques du groupe en final, à savoir "Pull Me Under" et le dantesque "Metropolis pt.1" rallongé de son duel de soli entre Rudess et Petrucci, absolument hallucinant et qui laisse le public admiratif devant tant de maitrise technique. Une fois de plus le pauvre Labrie n'est pas très à l'honneur, tant et si bien qu'on a l'impression qu'il n'y est plus tellement et qu'il vient juste poser ses parties vocales entre 10 minutes de soli débridés. Mais ses interventions sont toujours justes et il assure même plutôt bien, donc n'allons pas nous plaindre. Pour en revenir à la setlist, il est un peu dommage qu'aucun autre extrait de leur nouvel album ("Black Clouds & Silver Linings") ne soit proposé, étant donné qu'il est alors sorti depuis 5 jours. Sans doute le groupe préfère considérer cette tournée comme une tournée estivale indépendante de la sortie de cet album. Enfin bon, un "petit" "A Nightmare to Remember" n'aurait pas été de refus...
Toujours est-il que le plaisir est total tant le son est parfait et le jeu des musiciens au millimètre.
Citons aussi ce "Beyond this Life" génialissime montrant un peu toutes les facettes du groupe, metal, mélodique, aérien... un vrai régal.
Et quand les protagonistes quittent les planches, on se rend compte que cela fait déjà 1h30 qu'ils jouent... il est temps d'aller s'asseoir dans les gradins pour assister à l'hydre à 9 têtes Slipknot.

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Setlist:

In the Presence of Ennemies pt.1
Beyond This Life
Constant Motion
A Rite of Passage
Hollow Years (version "longue")
Caught in a Web
Erotomania
Voices
Pull Me Under
Metropolis pt.1

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Yo ! DT est dans la place ! USA represents !



Slipknot:

Pour Slipknot, je m'étais mis dans la configuration "Manson/Hellfest", à savoir: "C'est pas un groupe que je porte dans mon cœur, même si j'aime beaucoup certains morceaux, et puis bon, maintenant que je suis là, je vais bien voir". Premier constat, la scène est superbe, plusieurs plate-formes, la batterie surélevée avec tout un bordel autour, grand backdrop. Au moins on en aura pour nos yeux ce soir. Après une longue attente et une intro à rallonge (comme pour Manson tiens...), les clowns font un à un leur apparition et le déluge sonore peut commencer, déclenchant la guerre dans la fosse. Parce qu'il fallait le voir pour le croire: une demi-pelouse de stade qui pogote dans tous les sens, ne se fait pas prier pour exécuter des circle-pits. On aura même le droit au traditionnel "jumpdafuckup" dans "Spit It Out", où la fosse entière s'assoit (ou plutôt s'accroupit) pour ensuite sauter à l'unisson et fracasser ses voisins. Impressionnant. Et force est de reconnaître que Slipknot est une machine de guerre imparable en live, assurant un spectacle permanent, avec un son super costaud et une interprétation ultra efficace. Pour mon plaisir personnel seront dégoupillées "Wait & Bleed", "Before I Forget" et "Duality", mais à vrai dire, toutes les chansons proposées ce soir prennent une dimension inattendue, comme l'imbuvable "Psychosocial" qui fait ici oublier son refrain tout mou.
Pour conclure, une grosse claque et au final je ne suis pas mécontent de les avoir "enfin" vus, tant le spectacle était au rendez-vous, prouvant après tout que le groupe mérite son succès, tant leur prestation était irréprochable. Et puis que voulez-vous, moi, les plate-formes qui s'élèvent en tournant avec les gugusses accrochés dessus, je suis fan...

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Pour conclure, un très bon festival dans un cadre assez pratique à défaut d'être très joli. On pourra malgré tout pointer du doigt l'organisation qui peut nous faire rentrer armés jusqu'aux dents et la rupture de stock d'eau en plein milieu de dimanche (de la bière, ça par contre il y en a !). L'organisation du Hellfest est clairement plus performante, mais bon, ce serait chipoter tant on ressort de ce week-end le sourire aux lèvres.

Team Heavylaw
Merci encore une fois Spade pour ton report très garni et tu as essayé de mettre au moins une photo pour illustrer le moment:)
J'aime bien ton analyse et puis j'aime bien ton expression qui se prete bien à la lecture des reports !
Je suis un peu deçu de l'attitude de Tobias sur son dernier album qui fait comme si il s'en foutait mais je pense pas au fond.

Bravo pour ce "Gods Of Metal".

Le 30 Août 2009

Membre
Yeeeah! J'y étais et y'a pas à dire, DT sont des dieux!

Le 11 Septembre 2009

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