| SummerBreeze 2009 (partie 2) | ||
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| Lieu : Dinkelsbühl, Allemagne | Reporter: Gounouman, DreamSlayer, TeRyX, The Inner Circle (photos) | Date : 15-08-2009 |
Suite et fin de notre grande épopée allemande ! Les deux premiers jours vous sont contés ici VENDREDI (3ème jour) Gounouman : Désirant nous placer au mieux pour Battlelore, The Inner Circle et moi allons nous placer directement devant la Party Stage… Où nous pouvons commencer la journée par le set énergique et sans prétention d’un groupe de Hard Rock suédois nommé The New Black. The New Black ![]() Le jeune groupe (dont les membres, eux, ne semblent pas si jeunes que ça) constitue vraiment l’opening parfait pour la journée. Son Hard Rock à l’ancienne fait mouche, et même s’il ne s’agit pas forcément d’un groupe que l’on rêverait d’entendre en studio, leur pêche communicative et leurs grands sourires nous donnent tout de suite envie d’headbanguer avec eux ! Un apéritif très efficace, en somme, avec qui plus est, un très bon chanteur. ![]() Battlelore ![]() Après une petite demi-heure d’attente (durant laquelle je retrouve mon chouette pote Cyric, membre émérite d’Heavylaw), les choses sérieuses commencent enfin avec Battlelore. Tomi, le chanteur, que j’ai interviewé et rencontré personnellement au Ragnarök Festival (si vous voulez faire un petit retour sur cette anecdote trépidante, cliquez ici), m’apercevant au premier rang, me salue gentiment pendant qu’il installe le matériel.. Et, ouvrant leur show sur le tonitruant « Storm of the Blades », le groupe, habillé et grimé comme il se doit, entame les hostilités ! Et que dire, si ce n’est que comme toujours, Battlelore me ravit au plus haut point à chacune de ses prestations ! Seulement 6 titres pour une demi-heure de concert, mais quel pied ! Le son est idéal, et nos évadés de la terre du milieu font tout pour nous en mettre plein la vue et les oreilles ! On ne regrettera qu’une chose : la très courte durée du show… ![]() On applaudira cependant le choix des titres, piochant de manière équitable dans chacun des cinq albums de la formation. Et puis, vraiment, le sourire de Kaisa, rhaaa ! Bref, à revoir, encore et toujours, et à découvrir pour ceux qui ignorent toujours l’aura magique des finlandais. ![]() Setlist Battlelore
Après avoir salué Kaisa et Tomi (à qui j’en profite pour offrir un album de mon groupe), Sog et moi leur demandons si nous aurons l’occasion de les croiser backstage. Seulement, comme Katatonia, Sabaton et beaucoup d’autres, ils sont attendus dès le lendemain pour jouer au Bloodstock festival en Angleterre. Ce sera pour une autre fois… A ce moment précis, notre équipe de reporters est un peu éparpillée. C’est pourquoi, le temps que j’aille manger avant de courir sous la tente (à partir de 15h30, les choses sérieuses commencent…) je vais laisser DreamSlayer vous parler d’un groupe apparemment particulièrement navrant. Nim Vind DreamSlayer : Un trio de hard canadien au nom improbable (Ne nous demandez-pas pourquoi “Nim Vind”, nous n’en savons rien nous même, selon les dires de l’un des deux chanteurs). Pour ma part, ne me demandez pas pourquoi les organisateurs du Summer Breeze sont allés chercher un groupe aussi chiant de l’autre côté de l’Atlantique pour jouer sur l’une des deux grandes scènes (mais devant dix pèlerins), je n’en sais rien… Seule originalité du groupe, le chant est à peu près équi-réparti entre le bassiste et le guitariste. ![]() Lassé, je vais voir sous le chapiteau la fin du set de… Sacred Steel Du sous-Judas Priest sans grand intérêt qui a malgré tout son public à en juger la fréquentation du chapiteau… ![]() Gounouman : Je ne serais pas aussi lapidaire, même si le timbre du chanteur est un peu irritant. Seulement, à mi-chemin du set, voilà le groupe qui se lance dans l’interprétation d’un morceau extrême à dominante black/death, intitulé, si mes souvenirs sont bons « Slaughter’s Prophecy ». Et là, c’est vraiment bon, et l’on peut se lâcher à headbanguer sans problème… Voilà un groupe surprenant ! Je pensais qu’il ne s’agissait que d’un énième représentant du Heavy Metal kitsch des années 80 (leurs tenues et attitudes à la Stormwarrior le laissait franchement présager), et voilà que je découvre que leur musique est connotée d’influences extrêmes plutôt audacieuses pour le genre… A tel point que le chanteur, très agaçant en chant heavy, me convaincra bien davantage dans ce registre ! Bref, plutôt sympa, dommage que j’ai moi aussi raté le début. A noter aussi que l’un des guitaristes ne semble pas avoir plus de 17 ans. Le fils de l’un des autres membres, vieux briscards du Metal ? ![]() Psychopunch DreamSlayer : Autre incongruité de cette après-midi du vendredi, Psychopunch, qui sonne comme un cover-band de Blink-182… les tubes en moins. ![]() Skyforger ![]() J’étais intrigué aussi bien par le nom de ce groupe (le même que celui du meilleur album de l’année ) que par sa nationalité (lettone). Avec leurs flûtes et leur cornemuse, Skyforger peuvent faire penser à Eluveitie, même si leur musique lorgne plus vers le black que vers le death mélo. Leur renommée est apparemment assez grande sur ces terres germaniques, puisque la tente est toute entière acquise à leur cause.Gounouman : Un groupe que je connais encore superficiellement, mais que j’ai toujours apprécié. Vus live au Ragnarök Festival en 2008, nos petits lettons m’avaient alors laissé une bonne impression, et j’étais curieux de les voir à nouveau en condition festival. Et même si je ne connais pas les nouveaux morceaux (tirés de l’album à venir en novembre), l’on peut déjà annoncer que ceux-ci passent brillamment le cap de la scène ! Le chanteur nous contera même le concept de l’un deux, traitant d’un monstre mythologique… Si le fond s’associe à la forme, il n’y a plus qu’à en profiter ! Et effectivement, le groupe se donne à fond, les instruments Metal étant accompagnés par les mélodies de la cornemuse, souvent des plus efficaces… A noter que le bassiste du groupe, mastodonte ressemblant au chanteur d’Amon Amarth s’agite particulièrement, jouant sur les genoux, se relevant, et semblant sur le point de pleurer entre les morceaux, incroyablement touché par l’accueil chaleureux que réserve le public au groupe ! Bref, très bonne prestation, avec un point d’orgue personnel : l’interprétation de « Kad Usins Jaj », mon titre préféré. ![]() Setlist Skyforger
The Haunted TeRyX : J’étais assez impatient de voir comment allait se dérouler me concert des suédois ! Avec une paire de gratteux de légende, et un frontman déchaîné je m’attendais à quelque chose d’assez énorme. Mais force est de constater que le show fût plus que mitigé à mon gout. La faute a des chansons qui ne passent pas vraiment l’épreuve du live, manquant de moment vraiment fort et peinant à mobiliser le publique. Davantage des chansons d’albums que des chansons live finalement. De plus le groupe joue en pleine après midi devant un publique clairsemé et pas vraiment réceptif aux nombreuses acclamations du frontman. Peter Dolving est pourtant un petit monstre de scène, il sautille à droite et à gauche allant jusqu’à se balader dans la fosse d’un bout à l’autre pour motiver les gens, sans réel effet. Je crois que le manque d’ambiance l’a un peu saoulé d’ailleurs. Un concert en demi teinte donc, pas raté mais sans ambiance à cause d’un publique pas enchanté. Black Messiah ![]() DreamSlayer : L’après-midi folk continue sous la tente avec Black Messiah, groupe de pagan allemand surfant sur la vague Viking. Le clavier et le violon apportent un côté festif à cette musique guerrière, et c’est plutôt agréable à écouter. Le concert se termine de manière décalée avec une reprise amusante de Moskau (de Dschinghis Khan, oui oui). Sur scène, Black Messiah reste cependant très loin derrière Turisas, la référence du genre à mes yeux. ![]() Gounouman : Voilà un groupe que j’attendais particulièrement impatiemment, dans la mesure où je ne les avais jamais vus sur scène auparavant, et que leur dernier album fait partie des meilleures surprises de l’année pour moi. Et franchement, là encore, une excellente prestation ! Mais comme pour Turisas, il est particulièrement difficile de survivre à une prestation de ce groupe au premier rang dans un espace étroit. Entre les headbangueurs (dans le cas qui nous concerne, headbangueuses) de chaque côté qui vous envoient fréquemment et avec beaucoup d’insistance leurs cheveux dans les yeux, les slammers fous et les pogos et mouvements de foule incessants qui arrivent de derrière, croyez-moi, il faut s’accrocher ! C’est pourquoi je rapporterais peu de photos de l’événement, et que j’aurais du mal par moments à suivre tout ce qui se passe sur scène…. L’organisation du festival aurait vraiment du prévoir de faire jouer le combo sur le Party Stage ! Enfin, voilà qui confirme une fois de plus l’engouement incroyable des allemands pour toute la scène Folk/Viking/Pagan ! Et franchement, on peut les comprendre, car Black Messiah, sur scène, ça déchire. Vêtus de peaux de bête comme il se doit, chaque musicien nous offre de grosses décharges d’énergie, et l’on ne peut que se laisser emporter par ces joyeuses mélodies. Mentions spéciales à « Irminsul », où le chanteur troque par moments son micro pour un violon, qu’il manie avec une virtuosité époustouflante, et puis bien sûr « Sauflield », un hymne du groupe, où le chanteur fait participer le public au maximum ! « Ta,dadadadadam! ». Bref, excellente prestation mais à revoir… Dans d’autres conditions, c’est évident. ![]()
Entombed ![]() DreamSlayer : Ces salauds de suédois ont mis mes cervicales au supplice avec leur death groovy, direct et terriblement accrocheur. Grosse ambiance, mais dommage qu’ils aient fait complètement l’impasse sur Uprising, de loin mon album préféré du groupe. ![]() Sabaton ![]() Gounouman : Pardonnez d’avance mon léger manque d’objectivité… Mais il s’agit là de Sabaton, qui, (en toute objectivité pour le coup), auront donné un excellent concert, encore bien meilleur que celui du Wacken l’an dernier. Probablement l’un des meilleurs shows d’eux auquel j’ai assisté ! ![]() Dès que les concerts sous la tente sont achevés, je me rue comme un animal enragé à la partie Stage où l’un des groupes les plus extraordinaires de tous les temps va bientôt prendre place. En effet, encore en vêtements « civils », nos fantastiques héros suédois sont affairés, occupés à installer le matériel, à se préparer psychologiquement pour un assaut qui s’annonce d’ors et déjà comme terriblement dévastateur. Les fans, déjà intenables, se bousculent sur les premiers rangs (fort heureusement, je suis bien placé), et scandent haut et fort nombre des hymnes du combo. Quel soulagement de voir que contrairement aux français, le public allemand a parfaitement saisi, lui, la grandeur et l’incroyable qualité de la musique de ce groupe ! Ici, je suis bel et bien dans mon élément, entouré de fans/groupies aussi dingues que moi. Et le groupe le sent bien : l’armée avance en terrain conquis, la victoire est d’ors et déjà acquise. Quelle émotion quand les musiciens arrivent en courant sur scène, souriant et déjà impatients d’en découdre, tandis que derrière le rideau résonne la voix de stentor de Joakim Broden, qui annonce le début des hostilités avec « Ghost Division » ! Aussitôt, la folie s’empare de la foule, qui headbangue, pogotte, et réagit au quart de tour à la demande de nos suédois qui affichent un large sourire et communiquent une énorme énergie ! ![]() Et dès lors, les exploits se succèdent, Sabaton étant définitivement un grand groupe de scène. Joakim, hilare et communicatif, ne se prive pas, nous parle de bière, de sexe et de heavy Metal, et semble ravi de l’accueil qui lui ai fait. Anecdote, qui achèvera de faire cette prestation un grand moment : sur « Panzer Battalion », le guitariste Rikard Sunden rattera l’entame du solo, le démarrant une mesure trop tôt, alors que Joakim est encore entrain de chanter ! Au lieu de s’interrompre ou de ne rien montrer, les autres membres du groupe se chargeront bien de rire et d’honnir le malheureux fautif, qui rougit et ne sait plus où se mettre ! Joakim ira jusqu’à lui pincer les tétons en plein solo pour le punir ! Tout cela avec, évidement, beaucoup d’humour, ce qui donne à Sabaton un côté très humain et proche des fans. Pour le reste, et bien que la setlist soit assez convenue et basée en majorité sur le dernier album, tout cela passe comme une lettre à la poste, et c’est un plaisir intégral que d’entendre tous ces hymnes, appelés à devenir des classiques du Metal. Mention spéciale à « The Price of a Mile », qui file toujours le grand frisson. Bref, un grand, très grand concert pour un grand, très grand groupe. Pure Heavy Fuckin’ Metal !!! Et merci, immense merci à Matt (DreamSlayer), qui m’offrira le médiator d’Oskar, attrapé à la fin du show ! Kult !! ![]() DreamSlayer : Il y a deux manières d’apprécier un concert de Sabaton. Pour la première approche, celle du fan, se conférer aux impressions de Gounouman La seconde consiste à prendre le show au second degré, au moins il n’y a pas de déception possible ! Un sentiment de déjà-vu tout de même après leur prestation au Wacken 2008, même s’il y avait j’imagine quelques modifications dans la setlist (je ne me rappelle pas avoir déjà entendu leur.. heu… « hommage » du Gutter Ballet de Savatage). Les classiques Primo Victoria et Metal Machine font évidemment mouche, mais de manière générale Sabaton se fait à mon sens surclasser sur son terrain du heavy hymnesque par Powerwolf. Anecdote amusante : Joakim s’assure de la signification du mot allemand ‘ficken’ – charmant nom donné à la (délicieuse) liqueur distribuée à tour de bras sur le site du Summer Breeze, puis nous demande si nous voulons bien “ ficken ” avec lui… Je me disais bien qu’il y avait de l’homosexualité refoulée chez Sabaton ! ![]() Setlist Sabaton
Cynic ![]() DreamSlayer : En arrivant au Summer Breeze, je n’avais toujours pas réussi à me prononcer sur Traced in Air, le deuxième album de Cynic paru l’automne dernier, et je comptais sur ce concert pour parvenir à me forger un avis. Mais jamais je ne m’attendais à prendre une telle claque ! Un show hypnotique, avec un dosage parfait entre nuance et brutalité. Paul Masvidal s’occupe du chant clair au vocoder, le bassiste (il me semble) des growls. Les jeux de lumières sont sobres mais bien vus, le son est parfait… heureusement que ce concert eut lieu sous la tente ! Le show était si prenant que je n’ai pu résoudre à partir à l’heure convenue, ratant ainsi le premier morceau d’Amorphis… c’est dire ! Etrangement, alors que la setlist se concentrait quasiment exclusivement sur Traced in Air (à l’exception du morceau Veil of Maya), cet album me laisse aujourd’hui toujours aussi perplexe… ![]() Setlist Cynic
Amorphis ![]() Gounouman : Déjà très bien placé pendant le concert de Sabaton, je profite par la suite des mouvements de foule pour me glisser au premier rang. Ce sera mon second show d’Amorphis, après celui du Wacken 2007 qui m’avait déjà enthousiasmé et laissé une très bonne impression. Et encore une fois, les finlandais, parfaitement rodés, proposent un superbe set, piochant allègrement dans l’essentiel de leur discographie. Et puis, quel plaisir et quelle surprise pour moi qui me régale de « Tales.. » d’entendre « Magic and Mayhem » en final !!! Sinon, mention spéciale à « From the Heaven of my Heart » et « The Smoke », des tueries! Super concert, mais je préfère laisser au spécialiste le soin de développer davantage… ![]() DreamSlayer : Bon, essayons d’être objectif. Ce concert fut magique-merveilleux-inoubliable-génial-divin-dantesq... Pardon. Je reprends. Depuis l’arrivée dans le groupe du chanteur Tomi Joutsen, en 2006, Amorphis est une valeur sure en live, et cela c’est encore confirmé en cette soirée teutonne. Même fatigués - ils n’avaient quasiment pas pu dormir de la nuit en raison d’un vol bien trop matinal et avaient du se résoudre à annuler la session d’autographes prévue durant l’après-midi pour pouvoir faire une sieste – les finlandais ont gratifié le public d’un show d’une intensité phénoménale, dotée d’une interprétation sans faille, de la part des musiciens comme de l’homme aux rastas. Ajoutons encore à ce flot d’éloges un son limpide et un jeu de lumières envoutant. Nous aurons droit à trois morceaux de Skyforger : l’excellent Sampo, qui passe comme une lettre à la poste, l’efficace Silver Bride et le trop convenu From the Heaven of my Heart, qui casse un peu le rythme du concert. Convenu, voici le seul défaut qui me venait à la bouche après le toujours aussi plaisant House of Sleep (qui se transforme au fil des concerts et des années en karaoké) et dont je m’apprêtais à affubler la setlist, qui, forcément, allait s’achever sur un bon vieux Black Winter Day des familles. Et bien non. La bande à Esa Holopainen avait décidé de me faire écrire un report de fanboy. En effet, le rappel fut constitué de Magic and Mayhem, dernier morceau un peu étrange du culte Tales From The Thousand Lakes, métamorphosé en char d’assaut qui détruisit le Summer Breeze sur son passage ! A revoir en urgence en octobre, à Paris ou Rennes pour toi lecteur, à Helsinki pour moi. Espérons pouvoir entendre à cette occasion d’autres titres de Skyforger ! ![]() Setlist Amorphis
Amon Amarth ![]() Encore sous le choc du show d’Amorphis, je me retrouve tout d’un coup en pleine troisième guerre mondiale. Ou plus exactement dans les premiers rangs du concert d’Amon Amarth. Enorme ambiance donc, moshpits, pogos et slams dans tous les sens pour célébrer cette agression sonore en bonne et dûe forme. Je n’ai pourtant jamais été particulièrement fan des disques des vikings, mais quelle claque en live, notamment sur les énormes Guardians of Asgaard et Cry of the Black Birds ! Et puis ce Johan Hegg, quel charisme ! Dommage que, comme pour à peu près tous les autres groupes officiant sur la Main Stage, le son ne soit pas à la hauteur… Gounouman : Un show d’Amon Amarth en tête d’affiche en Allemagne, franchement, voilà qui est plutôt prometteur ! Après, une grande question se pose : dois-je rester derrière comme certains que je ne nommerais pas (ptites natures, va !), ou bien suivre Kamal et DreamSlayer qui tentent d’atteindre les premiers rangs en priant pour ma vie ? Après quelques secondes d’hésitations, ma décision est prise. Comme tout guerrier qui se respecte, je dois tracer mon chemin et braver les obstacles ! Au 6ème rang, nous retrouvons Ronnie, ami et batteur d’Angellore, qui lui aussi, lutte chèrement pour sa vie… Mais quel concert, mes amis !!! Même s’il paraît que le show commence à devenir très calibré (tous ceux qui les ont vus sur cette tournée disent que même le discours de Johan devient uniforme, ce qui ne fait jamais plaisir), pour moi qui n’avait plus vu le groupe depuis longtemps, c’est du bonheur. Energie et testostérone au max, effets pyrotechniques qui apparaissent au bon moment, voire collent aux paroles du groupe, et les titres des deux derniers albums particulièrement irrésistibles…Sans compter l’hymne des hymnes « In Pursuit of Vikings », sur laquelle j’achèverais définitivement ce qui me restait de voix après avoir chanté toute la journée ! Enorme prestation, d’un professionnalisme et d’une qualité visuelle et sonore quasi-irréprochable. ![]() Setlist Amon Amarth
Haggard ![]() C’est vraiment incroyable. A chaque fois que je me déplace pour un festival à l’étranger, Haggard, groupe extrêmement rare en France, y assure une prestation. Mine de rien, c’est donc la 4ème fois en 3 ans que j’aurais l’occasion de voir le groupe se produire. Seulement, leur show, comme souvent, est là pour clôturer la soirée, et j’enrage d’être aussi fatigué et donc de ne pouvoir profiter aussi pleinement de leur prestation. Kamal et moi nous situons donc en retrait, histoire de profiter du show en toute tranquillité. La configuration de ce soir comprend 15 musiciens, dont le chanteur opéra qui n’était pas au Wacken l’an dernier, et qui partage le chant clair avec l’imposant Asis Nasseri (qui ferait d’ailleurs mieux de se concentrer sur l’extrême). Et malgré quelques très légers pains, le concert est très beau, avec toujours ce charme renaissance délivré par les instruments classiques. Et même si je n’aime pas du tout le dernier album de la formation, notamment à cause de sa production moche et inadaptée, les morceaux passent bien mieux sur scène. Ainsi, « Upon Fallen Autumn Leaves » ou « Tales of Ithiria » prennent d’entrée de jeu une autre ampleur. Et puis, le final sur « Awaiking the centuries » à la lueur des torches, même quand on est habitués, ça fait rêver ! ![]() DreamSlayer : Le dernier disque des allemands, Tales of Itheria, m’avait gonflé, tout comme ce concert à vrai dire. Trop mou après la jouissive montée en puissance Cynic-Amorphis-Amon Amarth, et malgré la présence de trois choristes et de 5 ou 6 musiciens classiques pour accompagner le groupe , visuellement absolument pas impressionnant après avoir vu Corvus Corax... Les circonstances ayant cependant peut être trop influencé mon jugement, je ne manquerai pas de les revoir si j’en ai l’occasion. Setlist Haggard
C’est après cette très belle journée que j’aurais le plus de chances Backstage. Rencontre avec le mythique guitariste d’Amorphis, avec le délirant ingénieur son de Sabaton, discussions passionnantes avec le patron de Season of Mist, et point d’orgue, quelques échanges plutôt sympas avec Oskar Montelius de Sabaton ! Celui-ci m’apprendra que le DVD du groupe leur pose pas mal de problèmes et que sa sortie est toujours incertaine, qu’il espère ne plus jamais jouer d’extraits de Metalizer sur scène, et que le groupe devrait rentrer en studio à la fin de l’année afin de mettre en boîte le successeur de l’extraordinaire « The Art of War ». Bonne nouvelle ! Je peux aller me coucher heureux ! SAMEDI (4ème jour) Gounouman : Je ne sais pas ce qui me réveille ce matin là. La chaleur suffocante qui pénètre la tente, où l’enthousiasme communicatif de Sog, qui va pouvoir assister à deux concerts de son idole à la suite, le veinard ! Tandis que les fans (et beaucoup de français parmi eux) s’amusent comme des bourrins au concert de Benighted, nous sommes peu nombreux à venir squatter le premier rang pour profiter au mieux du talent de Tuomas Saukkonen. La chaleur est épouvantable et l’on sue à grosses gouttes (le soleil allemand paraît vraiment impitoyable), mais l’on se prépare dignement pour le show. En plus, Matthieu, guitariste du groupe de thrash grenoblois Hellixxir et membre d’Heavylaw, s’avère également des nôtres ! Le groupe s’installe, et cette dernière journée peut maintenant commencer. Black Sun Aeon ![]() DreamSlayer : J’étais curieux de voir comment notre Phil Collins du metal allait s’y prendre pour retranscrire en live la musique de Black Sun Aeon… Le groupe avait la forme inhabituelle d’un triangle, avec Tuomas centré au fond, flanqué de Mikko Heikkilä qui s’occupait de la basse et du chant clair à droite et de Mynni Luukkainen (de Sotajumala) à la guitare et aux growls. Tuomas nous expliquera plus tard que l’objectif de ce positionnement est de ne mettre personne en avant, de ne pas avoir de frontman. S’il était particulièrement impressionnant de voir Tuomas chanter en growls tout en jouant de la batterie, la sauce n’a jamais vraiment pris. La faute à un soleil (et à une chaleur !!!) trop présent, à un public en revanche très peu présent, et à un choix de non-interaction qui, s’il est défendable au vu de la musique doomesque pratiqué par Black Sun Aeon, n’est pas franchement adapté à un festival. Semi-échec, donc, mais à revoir en salle dans de meilleures conditions ! ![]() Gounouman : Mon point de vue rejoint vraiment celui de DreamSlayer : autant la musique du groupe possède beaucoup de charme et de puissance sur album, autant, la configuration trio avec personne au centre, si elle demeure originale, n’est pas très adaptée pour un live, surtout en festival en matinée. Par moment, l’ambiance est prenante, et l’exécution impeccable, donc je me laisse emporter, mais le reste du temps, je m’ennuie un peu… Ce que je regrette surtout, c’est que les parties acoustiques et de clavier soient toutes samplées. En bref, un album à réécouter, c’est certain, mais pour la scène, je ne suis pas convaincu… The Storm ![]() DreamSlayer : Entre deux doses de Tuomas Saukkonen, je passe jeter un œil à la Main Stage. Encore un choix de programmation étrange avec ce groupe de (pop) rock sans grande originalité mais à la très charmante chanteuse – dont le ramage se rapporte au plumage, ce qui ne gâche évidemment rien. Avant l’ultime morceau, la belle remercie le public clairsemé pour sa présence, d’autant que le premier album de ce groupe danois n’est même pas encore sorti, et lui annonce une surprise… Et quelle surprise ! Le set de The Storm se conclut en beauté sur un duo avec Michael Poulsen de Volbeat ! Et la, tout s’explique : Pernille (c’est son nom) est la demoiselle invitée sur le titre Mary Ann’s Place du dernier album de Volbeat, et apparaît d’ailleurs dans le clip dudit morceau ! Une question demeure : qui est responsable du pistonnage de Nim Vind et de Psychopunch ? ![]() ![]() Before the Dawn ![]() Décidément, ce cher Tuomas n’est pas un grand bavard (sur scène du moins, en backstage c’est autre chose ). De nouveau sur scène, mais avec Before the Dawn cette fois, il laisse en effet le bassiste Lars Eikind communiquer avec le public – nettement plus nombreux qu’une heure plus tôt. Concert qui n’a heureusement rien eu à voir avec la prestation catastrophique du Wacken 2008, mais qui ne m’a pas franchement marqué, en grande partie du fait de l’inexplicable impasse sur le dernier album du groupe, le seul que je connaisse vraiment. Deadsong a fait son petit effet, mais pour le reste, je vais laisser la parole à SoG…Gounouman : Même si le public est peu participatif, il répond présent à l’appel du Dark/death mélo personnel et efficace de Before The Dawn. Pas grand-chose à ajouter là non plus, si ce n’est que « Deadsong » reste un super tube, et que je regretterais l’absence de « Fear Me » ! ![]() Setlist Before The Dawn
Après m’être restauré tranquillement, je vais me placer pour Epica, et assiste aux deux derniers titres de Krypteria, qui a très largement orienté son set sur son nouvel album à venir, « My Fatal Kiss ». Finalement, je regrette de ne pas en avoir vu plus, car ce show, avec son décor sympa et la belle Ji-in toujours à fond, me paraît déjà largement que celui donné l’an dernier au Wacken qui m’avait pas mal déçu. ![]() Setlist Krypteria
Epica ![]() Gounouman : Grand fan de la formation batave, je me réjouis d’avoir une fois de plus l’occasion de les voir sur scène, et ainsi de découvrir leur nouveau guitariste, lui aussi originaire de la scène extrême. Et bien finalement, mes impressions seront mitigées. Bien sûr, Mark est toujours un guitariste chanteur aussi talentueux que souriant et sympathique, et le nouveau guitariste semble parfaitement à l’aise et intégré, ce qui fait plaisir. Le groupe fait beaucoup moins la gueule que lors des derniers concerts avec Ad, où l’ambiance se détériorait. Mais non seulement Simone quitte la scène dès qu’elle a un long passage où elle n’intervient pas (ce qui est tout de même peu respectueux pour les fans), mais en plus, ce show, pourtant énergique et efficace, s’avère totalement sans surprise ! J’espérais tellement un titre du prochain album à venir ! Au lieu de cela, le groupe se contente de balancer pour la énième fois « Sensorium » et « Cry for the moon », toujours efficaces, mais qui finissent par me lasser franchement… Bref, un bon concert, énergique et chaleureux (tout du moins du côté des gars du groupe), mais en tant que fan, j’espérais encore bien mieux. ![]() Setlist Epica
![]() Brainstorm ![]() DreamSlayer : Je gardais un bon souvenir d’Andy B. Franck : en 2005, il avait volé la vedette à Sonata Arctica pour qui il ouvrait avec son autre groupe, Symphorce. Même si je n’ai pas accroché musicalement à Brainstorm, il faut reconnaître que le gaillard est un frontman hors-pair, se mettant le public dans sa poche en quelques minutes. La suite ne fut que courses dans tous les sens, haranguage, tapage dans les mains du premier rang, lancé de « whoooohoohooo » et grimaces en tout genre. Les fans de heavy furent certainement comblés, malgré un son une fois de plus brouillon sur cette Main Stage. ![]() TeRyX : Voici venir les allemands de Brainstorm. Eux aussi ont la malchance de jouer en pleine après midi devant un publique clairsemé et irrémédiablement l’ambiance peine à décoller. Pourtant le groupe donne un bon concert avec un Andy B. Franck bien en voix, et des chansons forgées pour la scène. C’est à l’aide de gros refrain, d’excellentes mélodies et de riffs bien allemands que Brainstorm tente de soulever un minimum de bruit mais c’est sans compter sur un publique plus amorphe qu’autre chose. Je pensais que voir Brainstorm, en territoire allemand et sur la Main Stage allait être d’anthologie mais il semblerait que leur power métal n’est pas vraiment d’impact aujourd’hui. Un bon show de la part du groupe tout de même. ![]() Waylander ![]() Gounouman : C’est maintenant l’heure pour moi de retourner sous la tente, où décidément se produisent l’essentiel des groupes catalogués folk/pagan. J’y retrouve Cyric, et nous assistons à la prestation des irlandais de Waylander. Malgré leurs étranges maquillages bleus, ces gars là assurent à la perfection sur scène ! Ceux qui auront lu ma chronique savaient que mon enthousiasme à l’égard des irlandais était vraiment limité. Mais sur scène, la musique prend une autre ampleur, et l’on sent bien le vieux groupe parfaitement rodé et apte à faire de son show un vrai grand moment. Le chanteur, qui ressemble vaguement à Mickael d’Opeth, développe énergie et charisme et fait participer le public, le joueur de flûte alterne avec une sorte de banjo aux sonorités étranges, et les guitaristes, sans cesse en mouvement, assurent à la perfection ! Bref, un très bon live, qui me donne envie de me pencher davantage sur la discographie du groupe, même si j’ai peur que Waylander ne soit vraiment convaincant que sur les planches. Mention spéciale à « Born to the fight », la tuerie finale, l’introduction mélancolique de « A Hero's Lament », et au morceau d’ouverture, « As The Deities Clash ». ![]() Moonspell ![]() DreamSlayer : Très bon concert des Portugais, même si le fait de jouer en plein jour a probablement diminué l’impact maléfique de leur musique. Avec quatre titres, leur excellent dernier album, Night Eternal, fut bien représenté. Evidemment, Scorpion Flower avec la voix d’Anneke van Giersbergen samplée perd un peu de son charme… A noter un Opium envoûtant, un Alma Mater dévastateur pour les cervicales et un Full Moon Madness dédié aux fans de la première heure. J’aurais bien aimé entendre plus de titres de The Antidote, mais ne faisons pas trop la fine bouche ! ![]() Gounouman : Etonnant, étonnant, vraiment. Le public restera de marbre. Etrange sentiment… Je suis placé en retrait et savoure la prestation de loin, et force est de constater que si le groupe donne son meilleur, le public reste poli, et réservé… Au grand damn de Fernando, qui use au maximum de ses charmes pour haranguer la foule, et incite au final le public à lui faire un triomphe, pour qu’il garde du SummerBreeze 2009 un meilleur souvenir encore que celui des éditions précédentes… Mais cela ne fonctionne pas. Et pourtant, le groupe assure un excellent set, délicieusement ténébreux, piochant allègrement dans l’ensemble de sa discographie (dommage d’occulter l’excellent « Sin/pecado », mais le reste contient suffisament de pépites pour que l’on ne reste pas longtemps frustré !). Mais bon, le sortilège de la lune doit être moins efficace en plein jour, je ne me l’explique pas autrement. Très bon concert pour ma part, cependant ! Setlist Moonspell
Ghost Brigade TeRyX : Je me suis retrouvé tout seul à ce concert, qui fût pour moi l’un des plus intenses du festival ! Les finlandais de Ghost Brigade ont offert un superbe show sous la Party Tent. Un endroit qui sied à merveille à la musique énervée et mélancolique du groupe. Le son est excellent, et malgré la relative « lenteur » des chansons, les différents musiciens sautillent, headbang, sourient pour un contraste saisissant. Manne Ikonen, le vocaliste, reste dans son trip et délivre une performance vocale surprenante avec un growl écorché aussi bon en live qu’en album, et une voix claire encore plus cristalline et touchante que sur disque ! Une prouesse ! Ils auront en tout joué 2 chansons du 1e album et 5 du second disque ! « Rails At The River » ouvre le concert de la meilleure manière, une fusion entre l’esprit calme, acoustique suivie de guitares puissantes et d’un refrain criée du meilleur effet. S’en suivent la très bonne « My Heart Is A Tomb » et son refrain saisissant qui découle sur une « Into The Black Light » qui prend une ampleur dantesque en live ! La chanson « Suffocated » et son riff principale de folie m’a brisé les cervicales, tout autant que son excellent refrain ! Autre chanson violente de la formation, « Architect Of New Beginnings » déchire vraiment en live. De même pour la pachydermique « Lost In A Loop » à l’ambiance d’une noirceur inouïe ! Le show se termine sur « Autoemotive » l’une des meilleurs pistes du 1e album au final redondant en parfaite conclusion ! Ghost Brigade
Gounouman : Un peu patraque je vais m’allonger quelques instants dans la tente… Mais la voix chaleureuse de Michael Poulsen (Volbeat) qui résonne au loin m’incite à me lever….Et me voici répondant présent pour découvrir ce que vaut en live cet excellent groupe ! Volbeat ![]() DreamSlayer : Concert fantastique, avec une setlist parfaite, regroupant tous les tubes des trois albums des Danois. Jugez-en par vous-mêmes : le show démarre sur des chapeaux de roue avec Guitar Gangsters and Cadillac Blood , le premier titre de l’album éponyme, puis viennent pêle-mêle Mr and Mrs Ness, Pool of Booze Booze Booza, The Human Instrument, … et bien sur l’inévitable Sad Man’s Tongue, dédié au père de Michael Poulsen ainsi qu’à Johnny Cash et largement repris en chœur par le public. Michael, justement, venons-y. Je savais déjà qu’il était un chanteur d’exception, il s’est révélé être également un frontman phénoménal, débordant d’énergie et très communicatif – de manière souvent décalée, qui plus est. Après avoir constaté que « cette année nous avons peut-être perdu Michael, mais tant que nous avons Lemmy tout va bien » , il demandera au public s’il aime le rock’n roll, le heavy metal, le punk, la country, etc, - le metalleux de base est foncièrement intolérant mais adore gueuler YEEEAAHHH !!, le poing levé – concluant par un « vous aimez tout, vous êtes merveilleux ! » Nous aurons droit à un nouveau morceau, nommé provisoirement Walowalowah et dénué pour le moment de paroles. Qu’importe, elles seront improvisées, à base de « We are here playing on the Summer Breeze Main Stage by this sunny afternoon », de «Does anybody want to be my babe? » , et de Walowalowaaaah (justement)! Le morceau, lui est absolument terrible, ce qui augure du meilleur pour la 4e offrande de Volbeat! Autre moment particulier, la belle Pernille est venue rendre la pareille à Michael (cf The Storm) en chantant sur Mary Ann’s Place. Après un petit riff de Slayer ni-vu ni-connu, les Danois exécutent avec brio un Still Counting dévastateur pour conclure et m’offrent au passage mon second orgasme musical après Amorphis la veille ! Ce groupe est à surveiller comme le lait sur le feu, Michael Poulsen est né pour chanter dans des stades…![]() Gounouman : Un peu sceptique au début, j’ai tout de suite laissé tombé mes préjugés et mon mal de ventre pour savourer cette prestation… Et c’est vraiment du bonheur. Volbeat, c’est…. C’est du heavy rock n’ roll, voilà tout ! Du putain de rock !! La voix de Mickael fait des miracles, et toutes ses blagues et interventions entre les chansons contribuent à créer une atmosphère vraiment amicale ! Il incitera même les gens à faire, non pas un « wall of death », mais un « wall of love » ! Le monde a plus besoin d’amour que de mort, alors, que la foule se sépare en deux, et, à mon signal, tout le monde fonce et se fait un câlin ! La consigne est plus ou moins bien exécutée, mais voilà qui illustre bien le côté décalé et extrêmement positif de Volbeat ! En bref, un show qui nous laisse avec un gros sourire sur le visage, et qui donne vraiment envie de les revoir. A ne manquer sous aucun prétexte, un grand moment de rigolade et de bonne musique. Setlist Volbeat
Opeth DreamSlayer : Particulier, voila l’adjectif pour qualifier le show de la tête d’affiche du Summer Breeze 2009. Au point que Mikael Åkerfeldt a publié un billet sur son MySpace pour donner sa version du « concert le plus embarrassant jamais joué par ce line-up » ! Le concert s’arrête effectivement dès la fin du premier morceau, Heir Apparent, car le groupe se rend compte qu’aucun son ne sort de la guitare de Fredrik Åkesson. Les roadies s’affairent, Fredrik change de guitare, de câbles, et Mikael tente de meubler avec son flegme légendaire. « J’adore raconter des conneries sur scène, mais seulement quand je l’avais prévu. Là je ne sais pas trop quoi vous dire… Nous sommes Opeth. Vous êtes le Summer Breeze, c’est bien ça ? » Mais bon, c’est Opeth, donc le public lui mange dans la main, et acclamera un jam complètement bancal improvisé par le bassiste et le batteur. Suivra une reprise toute aussi improvisée du Soldier of Fortune de Deep Purple interprétée par Mikael et le claviériste Per Wiberg (le bassiste Martin Mendez ayant paraît-il oublié le morceau). Quoiqu’en pense Åkerfeldt, ce fut un moment magique, sa voix magique figeant le public et stoppant le temps… Nouveau blanc, puis le groupe attaque Ghost of Perdition. Ensuite, les problèmes techniques n’ayant visiblement pas été résolus, Opeth se lance dans une version instrumentale de Harvest, mais s’arrête après quelques minutes, le public n’ayant pas compris qu’il devait chanter ou ne connaissant pas les paroles… Puis le concert reprend son cours normal, avec notamment un The Lotus Eater splendide. Taquin, Mikael nous demandera si l’on a vu ses amis de Katatonia la veille. « Jonas avait-il l’air toujours aussi obèse ? Oui, bien sur que oui… » Dommage que le show ait été à ce point perturbé, mais au moins le public aura assisté à un concert absolument unique… ![]() Gounouman : Non, non, et non ! Les problèmes techniques, je veux bien, et j’avoue que j’étais mal à l’aise pour le groupe, mais ce n’est pas parce qu’il s’agit d’Opeth que le concert est forcément bon ! Personnellement, j’ai été extrêmement séduit, touché en plein cœur par la reprise inattendue et absolument pas prévue de « Soldier of Fortune », morceau d’une très grande sensibilité et incroyablement émouvante dans ses conditions, mais pour le reste, passé le quart d’heure de réglages techniques indépendant de la volonté du groupe, je me suis ennuyé ferme. « The Leper Affinity » n’est certainement pas le meilleur morceau de Blackwater Park à jouer en live, et le jam proggy qui transforme la petite « Closure » en monstre d’un quart d’heure pour l’occasion m’a laissé totalement de marbre. Il n’y a guère eu que le final rythmique de « Deliverance » pour m’offrir le moment de bonheur que j’attendais… Bref, le groupe n’a pas eu de chance, c’est certain, mais par rapport à la prestation bourrine et efficace du Wacken l’an dernier, ce show fut une énorme déception, à tout point de vue. Evidement, c’est Opeth, donc je sais que je serais seul au monde à tenir ces propos, mais tant pis, j’assume. Après tout, même les plus grands peuvent parfois se planter… Setlist Opeth [list] Deathstars ![]() DreamSlayer : Pathétique. Je n’avais pas aimé sur album, et il n’y a pas eu de miracle sur scène. Des morceaux archi-basiques, répétitifs et où seules les lignes de chant semblent varier (un peu) selon les titres… Oui, je sais, c’est de l’indus, mais bon… Un chanteur qui singe Marilyn Manson, souvent prostré ou en train de se contorsionner de manière comique, des speechs assez minables entre les morceaux (« Les filles, ça vous fait quoi de savoir que les membres de Deathstars ont envie de coucher avec vous ? Les mecs, ça vous quoi de savoir qu’on va se taper vos copines ? »)… Allez, un point positif tout de même, un visuel détonnant et original, même s’il m’a fait plus penser à Tokio Hotel qu’à un groupe de metal. Le groupe semble pourtant avoir son public, qui semble rassembler des profils plus divers que seulement des petites goths de moins de 14 ans. Je comptais rester jusqu’au bout, mais je n’ai pas tenu… Gounouman : Kamal et moi hésitons franchement : devons-nous profiter de cette fin de festival pour voir un extrait de la prestation de Secrets of the Moon, ou savourer nos derniers instants backstage pour faire les groupies au maximum ? Et bien après un passage éclair sous la tente où le black charismatique des allemands semble très apprécié, nous optons finalement pour la seconde solution ! L’occasion de parler avec les mecs bourrés mais très sympathiques de Waylander (qui m’informe par la même occasion que 2 morceaux et demi sont déjà composés pour le prochain album), le guitariste de Volbeat (qui donnera un médiator à ce chanceux de Kamal) et le bassiste bourré d’Epica, qui au début, ne veut pas me dire qu’il joue vraiment dans le groupe, puis tente de me faire croire que ce n’est pas Tony Kakko mais Luca Turilli qui chante ( !) sur le nouvel album du groupe !! Il s’offusque aussi du fait que je n’aime pas la pochette, et m’explique que le nouvel album, sans constituer une totale réorientation, devrait surprendre, tout en restant dans la continuité du précédent… Et que les membres du groupe n’étaient pas prêts à interpréter ces nouveaux titres sur scène ! Bref, un étrange dialogue, mais somme toute assez fendard… Vivement les revoir jouer des extraits de ce 4ème opus ! Le lendemain sonne l’heure du départ….Depuis le camping, nous apercevons les scènes en train d’être démontées, ça nous laisse le cœur gros... Mais je rentre avec plein de souvenirs, anecdotes avec la team, médiators, setlists attrapées après les concerts, CD achetés pas cher, photos, délires… Un excellent festival, un super bon moment, meilleur encore pour moi que le Wacken 2008. Et un grand « hails » et merci à DreamSlayer, qui fut notre émérite chauffeur et sût nous ramener à bon port sans problème !! See you next year, SummerBreeze !! DreamSlayer : En conclusion, festival à l’affiche germano-suédo-finlandaise très réussi, qui a globalement bénéficié de bonnes conditions météorologiques. Quelques bémols toutefois : les magasins les plus proches sont vraiment très loin, et les points d’eau dans l’enceinte du festival vraiment trop peu nombreux. Les bénévoles ne parlent pour la plupart pas mieux anglais qu’au Wacken Open Air, mais c’est plus excusable étant donné la clientèle essentiellement allemande du festival. Après Wacken et Dinkelsbühl, où se posera la caravane festivalière de Heaylaw ? Réponse l’été prochain… |
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Le 16 Octobre 2009
Bravo les gens !
Le 27 Septembre 2009