Ce soir c'est direction Paris en compagnie d'un TeRyX fraichement débarqué de Bruebach pour aller assister au concert de 3 groupes FINLANDAIS qui ont tous produits 4 albums mais dont la notoriété n'est pas équivalente. Le Glaz'art est une salle que ni moi ni l'autre nogout ne connaissions et pour cause : La toiture est rose !
Il faut dire que pour cette petite salle, le monde était présent ce qui n'est pas plus mal !
Omnium Gatherum
TeRyX :
Autant je n’apprécie guère Omnium Gatherum sur album, autant leur prestation de ce soir fût une excellente surprise. Le groupe de death mélodique a su mettre le feu à la salle en seulement quelques chansons, et je dois avouer que leur son passe admirablement bien l’épreuve de la scène. Les chansons sont plutôt simples et le son très brut du concert leur confère une énergie que l’on ne retrouve pas sur album. De plus le son est vraiment très bon, très clair et on ne peine pas à discerner la moindre mélodie. Au niveau du chant c’est moins catastrophique que sur album, les lignes de chant moisies sont moins remarquables, et certains refrains ratés (comme « A Shadowkey » ou « Nail ») font malgré tout leur petit effet sur l’assemblée. Omnium Gatherum a su livrer un concert pro et carré, débordant d’énergie et de bonne humeur. Le groupe a préféré privilégié des titres de leur premier et dernier album ; des chansons directes et taillées pour la scène en oubliant les titres les plus intéressants (ceux qui possèdent des attraits atmosphériques ou progressifs) d’où cette sensation de set efficace et l’adhésion complète du public.



HD :
J’avoue que je ne connaissais que très peu ce groupe Finlandais, effectivement je n’avais écouté que très succinctement « The Redshift ». Le résultat n’était que peu convainquant, ce qui pour moi apparaissait comme le maillon faible de la soirée a su en fait me montrer que j’avais tord. Pour tout vous dire, j’ai eu les mêmes impressions que TeRyX le ouf, le groupe nous libère un death mélodique puissant, accrocheur sur scène et qui a su faire l’effet d’un électrochoc auprès de l’assemblée. La succession des titres emportés mélangés à l’ardeur des musiciens a su créer une émulsion magique électrisante tout en déclenchant les hochements de nuques. Les musiciens ont su meubler la petite scène du Glaz’art (et pour la petite anecdote : dans leurs escapades ils sont arrivés à se percuter !). Néanmoins, seul le 2e guitariste est apparu en retrait au niveau du show et est resté concentré sur ses accords jusqu’au bout du set. Le chanteur quant à lui à maintes fois appelé le public pour l’accompagner dans son chant et la réponse a toujours été au rendez-vous… Bref, Omnium Gatherum est un groupe qui saura peut-être montrer (pour cette fois-ci) des meilleurs atouts en live que sur CD.
Setlist:
1- Nail
2- The Perfumed Garden
3- Into Sea
4 The Return
5- A Shadowkey
6- It Shines
7- The Redshifter
8- Chameleon Skin
9- Son's Thoughts



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Insomnium
TeRyX :
J’étais vraiment curieux de voir à quoi pouvait ressembler la musique d’Insomium en live ! En effet ils sont plutôt connus pour pratiquer une musique complexe reposant sur de superbes mélodies et guitares. Et bien ce soir, malgré un son parfois un peu brouillon, les Finlandais ont su s’imposer et offrir une prestation d’excellente qualité. Ils ont su enchaîner les « tubes » de leurs 2 derniers albums (aucunes chansons des deux premiers) en choisissant soigneusement les titres énervés et clairement rapides. Un choix très judicieux car ils ont vraiment su conquérir le public et l’ambiance était énorme. Niilo (chant / basse) est tout chou quand il growl, les deux vils guitaristes (blague inside) alignent riffs et mélodies sans sourciller et, last but not the least, le polly pocket en short derrière la batterie envoyait le bois ! J’ai également remarqué qu’ils avaient « emprunté » le clavériste de Swallow The Sun. En bref les natifs de Joensuu ont su mettre le feu et j’ai adoré le fait qu’ils jouent les introductions des albums, à chaque fois suivies de la chanson phare. Ainsi « Equivalence » annonçait « Down With The Sun » et « The Gale » annonçait la mortelle « Mortal Share ». Les quelques chants clairs « The Harrowing Years » et « Where The Last Wave Broke » étaient assurés par l’un des guitaristes mais on ne les entendait pas (c’est pas plus mal vu qu’ils gâchent les chansons ). Insomnium en live ça tue . Ha, une dernière chose… Niilo est un sex symbol et HD avait le kiki tout dur !



HD :
Bon, je ne vais pas cacher que Insomnium est le groupe qui a motivé mon déplacement de derrière le boul(ev)ard périphérique pour atterrir dans cette salle affichant des couleurs dignes des plus belles poupées Barbie. Je ne vais pas tergiverser pendant 107 ans, j’étais venu voir Swallow The Sun mais surtout Insomnium ! Ce groupe qui affiche des stats absolument démentes sur mon profil last fm devaient bien faire l’objet d’un examen en test réel ! Et je dois dire que j’ai été à la fois comblé et déçu. J’ai été comblé parce que la salle parisienne est intimiste, ce qui fait que je touchais la guitare de Ville Friman situé en face de moi, que je pouvais sentir les mouvements de cheveux de Niilo juste à coté, et en définitive je pense que je n’aurai jamais pu approcher le groupe d’aussi près. J’ai aussi apprécié le set qui a été choisi expressément pour avoir un impact scénique et embraser la foule déjà bien chauffée par le combo précédent. Les morceaux tirés d’Above The Weeping World chargés en violence et groovant sous la dextérité des musiciens ont su trouver leur place parmi les chansons plus mélodiques tirées d’Across The Dark. Il est vrai que nos Finlandais se sont donnés à fond mais ma déception vient de la dimension hors studio. Et bien évidemment, il était prévisible que les arrangements qui font toute la subtilité de la musique du groupe n’ont pas pu éclater au grand jour. Le pick scrap sur « Down With The Sun » absent, « Drawn To Black » trop cacophonique - le son trop fort et mal ajusté n’a pas permis de profiter pleinement du potentiel du groupe. C’est dommage, mais au final je ressors très satisfait pour une première approche de mes chouchous du death (ultra) mélodique.
Setlist :
1- Equivalence
2- Down With the Sun
3- Drawn to Black
4- Where The Last Wave Broke
5- The Harrowing Years
6- The Killjoy
7- The Gale
8- Mortal Share
9- Weighed Down With Sorrow
Rappel:
Devoid of Caring



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Swallow The Sun
TeRyX :
Swallow the Sun en live, c’est bizarre ! J’étais curieux de voir ce qu’allait rendre le doom / death mélodique des Finlandais ! D’entrée de jeu ce qui fût dommage c’est la relative sensation d’un son trop brouillon qui ne rendait pas vraiment hommage aux compositions. Les subtilités mélodiques ainsi que toute l’émotion se sont envolées au profit d’un son brut, finalement très rythmique. Mikko, le grand timide, est dans sa bulle, il chante les yeux fermés, accroché à son micro et s’autorise quelques aller-retour entre son micro et la batterie. Je le savais, et ce concert me le confirme, il n’y a pas vraiment d’échange entre le groupe et le public. Mikko préfère se concentrer sur son chant (vraiment très bon, malgré le fait que l’on ne l’entendait pas toujours très bien), seul Juha tente de motiver les métalleux présents. Le groupe a choisi d’interpréter 3 chansons du nouvel album : « These Woods Breathe Evil » qui montre l’évolution vers un son plus cru et « black métal » ainsi que les très douces, mélodiques et absolument superbes « New Moon » et « Falling World ». Grosse déception pour la chanson « These Hours Of Despair » assez affreuse en live car l’enrobage symphonique qui lui donne toute sa saveur disparaît en live à cause d’un clavier trop en retrait, voire carrément inaudible. Petite surprise également de les voir jouer une partie de « Plague Of Butterflies », leur chanson fleuve de 34 minutes. Je crois que, pour moi, le meilleur moment de ce 3e concert fût le rappel avec deux excellentes chansons. Tout d’abord « The Giant » qui explose sur 12 minutes entre superbes mélodies sur voix claire et rythme effréné sur voix death. Vraiment une sublime chanson qui alterne les ambiances et qui rend très bien en live. Et puis pour la fin, l’apothéose « Swallow » au riff succulent. La chanson fait figure de parfaite fin de concert car elle est à la fois pleine d’émotion et de rage. Malgré tout je n’ai pas été tout à fait comblé, voire même un peu déçu par la performance de Swallow The Sun qui n’a pas véritablement été au niveau de mes attentes à cause d’un son trop brouillon qui masquait le clavier, certaines mélodies et surtout, l’un des éléments clés de ce groupe : le chant ! Dommage, mais je préfère les écouter sur album dans la pénombre.



HD :
Swallow the Sun en live, c’est bizarre ! Mais parce qu’à mon sens ce n’est pas de la musique faite pour être vécue et qui se partage, le Doom Death c’est une musique qui s’intériorise et qui ne se véhicule pas comme du Power ou Death Mélodique (jusque là présenté). La césure a pour moi été nette, on est beaucoup moins embarqué par les musiciens de ce fait. Ceci ne remet absolument pas en cause leur travail et loin de là ! Les premières minutes j’avoue avoir été hypnotisé par Mikko tant son chant est incroyable et inhumain. A la frontière de la beauté et du monstrueux, ce beau gosse possède un organe vocal hors norme , on s’aperçoit immédiatement que le Finlandais en a sous le pied. Cependant, on avait l’impression qu’il n’était pas dans son assiette, en plus d’être enfermé dans son mutisme, il semblait haleter entre ses tirades, il avait les yeux rouges et a éternué sa grippe A sur la grosse caisse du batteur ! Mais quel homme même dans cet état, il a assuré toute la soirée.
J’ai redécouvert l’aspect technique de la formation au travers de ses mélodies et surtout au niveau des rythmiques, Kai Hahto est une véritable machine à percussions tenant le rythme avec une facilité déconcertante. Qui a dit qu’il n’y avait pas de double caisse sur Swallow The Sun ?! La prestation de ce soir à montré que l’on peut être ravagé par un son peu valorisant et se montrer persuasif. Il est vrai que le genre musical ne se prête pas aux pogos, aux slams mais les headbangs étaient toujours de mise même lorsque Markus se plantait dans son exécution (2 décrochages de sangle, quelques passages à vides, mais une volonté de fer). Pour moi, une expérience à renouveler avec un son au top et un groupe moins fatigué.
Setlist:
1- These Woods Breathe Evil
2- Falling World
3- These Hours Of Despair
4- Out of This Gloomy Light
5- Sleepless Swans
6- Plague Of Butterflies
7- Don't Fall Asleep (Horror Pt. 2)
8- New Moon
9- Descending Winters
Rappel:
The Giant
Swallow (Horror, Part 1)



...TeRyX... & - ȦɭɐxƑuɭɭĦĐ -
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C'est vrai que mine de rien l'affiche était alléchante, j'aurais adoré voir Omnium Gatherum en live, car contrairement à vous j'ai adoré le dernier album. Je connais trop peu Insomnium pour pouvoir en parler, mais c'est dommage que vous soyez un peu resté sur votre faim. Pour Swallow The Sun, je les avais déjà vu au Wacken 2007, et j'avais peu voire pas apprécié. Je trouve que leur musique ne se prête pas au live, car elle est trop froide, et du coup les musiciens aussi. Pourtant, quel dernier album
Enfin, bon report, ça devait quand même être une bonne soirée. Par contre, je ne sais pas qui a pris les photos, mais c'est pas tip top
Le 11 Décembre 2009