| Paradise Lost - Samael - Adagio | ||
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| Lieu : Lyon ( Transbordeur) | Reporter: The Inner Circle | Date : 14-12-2009 |
| A quelques jours de Noël, le froid s’abat sur la région lyonnaise pour nous signaler quelque peu rudement l’arrivée des fêtes et le temps de se cloitrer chez soi avec un bon vin chaud. Mais ce serait oublier qu’il reste encore quelques concerts à faire pour terminer en beauté l’année 2009, et le passage à Lyon de la tournée de Paradise Lost en fait partie. C’est donc armé de beaucoup de courage, à défaut de vêtements chauds, et avec une impatience croissante, que le public attend sagement l’ouverture des portes afin de pouvoir se réchauffer à l’intérieur… et de voir les prestations de Paradise Lost, Samael et Adagio. Photos prises par Cyric lors de la date parisienne du 19 décembre. Adagio : Le groupe finlandais Ghost Brigade a assuré la première partie de la plupart des dates de la tournée de Paradise Lost. Cependant, ce sont les français d’Adagio qui ont été choisis pour les dates lyonnaises et parisiennes. Très enthousiaste et débordant d’énergie, le groupe débarque donc sur scène avec la ferme intention de mettre le feu. Christian Palin court dans tous les sens tandis que Stéphan Forté et Franck Hermanny arpentent fièrement la scène, arborant des sourires visiblement forts sincères. Le groupe avait déjà joué ici quelques mois en arrière (au Lyon Metal Fest IV en juin) et avait reçu un accueil chaleureux de la part des fans. Cependant, il semblerait que ceux-ci se soient nettement moins déplacés ce soir, du fait de la position du groupe sur l’affiche, et l’ambiance au sein du public peine à monter. Des applaudissements enthousiastes mais timides, quelques acclamations, mais pas de quoi réchauffer véritablement le Transbordeur. Dommage. Dommage aussi, le ridicule temps accordé à Adagio pour son set, soit tout juste 25 minutes. De fait, le groupe ne peut jouer que 5 titres, ce qui par rapport à sa discographie, est réellement infime. Si l’on ajoute à cela un son plus que limite, trop saturé et surtout trop accentué sur la basse et la batterie, avec un chant parfois inaudible ou hasardeux, on comprend aisément pourquoi tout fan d’Adagio présent ce soir là a pu être terriblement déçu. N’en blâmons pas le groupe, bien entendu, qui a fait de son mieux et fut néanmoins heureux d’être sur scène ce soir. Souhaitons simplement que leur prochain passage dans la région les mette davantage à l’honneur. Set list : 1. Intro / Vamphyri 2. Fear Circus 3. Second Sight 4. Undead 5. Dominate ![]() ![]() ![]() Samael : La déception ressentie face à la prestation d’Adagio disparaît rapidement devant Samael. D’entrée de jeu les Suisses mettent le paquet et réchauffent nettement le public avec des titres endiablés face auxquels il est impossible de rester immobile. Les têtes tournent, les bras se lèvent, les jambes sautent… et sur scène c’est pareil. Une énergie débordante donc, et une prestation impeccable, bien rodée et terriblement efficace. Le charismatique Vorph annonce que le groupe a décidé de choisir les titres les plus emblématiques de sa carrière pour cette tournée, et c’est ainsi que l’on passe sans peine d’un Black Hole extrait de leur dernier album "Above", à un Into the Pentagram provenant du premier opus, "Worship Him". Au fil de la carrière du groupe, les atmosphères changent, mais le gros son est toujours présent de même que les vidéos et images défilant sur l’écran judicieusement placé en fond de scène. On est ainsi pleinement immergé dans l’ambiance Samael d’un titre à un autre… et quel bonheur ! Le groupe a en effet tout mis de son côté pour que sa prestation ne passe pas inaperçue. Outre l’écran fort bien exploité, un jeu de lumières magistral met en valeur la scène et les musiciens survoltés. Vorph est particulièrement communicatif et chaleureux. Et la plupart du public est sous le charme. Du reste, il est difficile de résister au headbanging furieux appelé par un titre tel que Slavocracy, bien que sa bouillonnante mélodie soit un peu trop en retrait. Car s’il est en effet une chose à regretter quant au show de Samael, une seule, c’est le son encore une fois mal agencé. La puissance de la basse choque cette fois-ci nettement moins, mais on aurait apprécié des claviers mieux mis en avant, d’autant plus que la prestation de Xy tient du spectacle. Mais pour terminer sur une note positive parce qu’avec une telle performance de la part du groupe, c’est nécessaire : Gloire à Samael et vivement le prochain passage en France ! Set list : 1. Rain 2. Solar Soul 3. Reign Of Light 4. Infra Galaxia 5. Western Ground Ceremony Of Opposites 6. Black Hole 7. Into The Pentagram 8. Slavocracy 9. The Ones Who Came Before ![]() ![]() Paradise Lost : Autant le dire d’entrée de jeu, non, même la tête d’affiche n’a pas échappé aux déséquilibres sonores ce soir. C’est encore une fois regrettable, le duo basse/batterie est toujours trop mis en avant, et ce, à en donner parfois mal au crâne. Cependant, force est de constater que les oreilles s’y habituent, il n’est donc point nécessaire de s’attarder sur ce point plus longtemps, place à l’émotion dégagée par Paradise Lost. De nombreux critiques disent que Paradise Lost sur scène, ça n’est pas excellent. Soit. Que les musiciens sont statiques. Je l’accorde parfaitement. Que le groupe semble parfois trop blasé. En effet. Que Nick Holmes possède le charisme d’un poulpe. Je suis encore une fois d’accord. Cependant on ne peut point dire que leur prestation ne dégage pas d’émotion, cela est faux et archi-faux. Maintenant, on peut en effet affirmer que là-dedans, les jeux de lumières et les projections sur le fond de scène représentant la pochette du dernier opus y font pour beaucoup. Cela aide en effet à transmettre l’ambiance si particulière qui se dégage lorsque l’on écoute un album de Paradise Lost : profonde, mystique… ah, vous avez dit gothique ?! Mais bien sûr, l’ingénieur lumières n’est pas le seul à féliciter, louons donc également les musiciens pour une prestation très carrée et sans faille, notamment concernant Milly Evans remplaçant brillamment Greg Mackintosh ayant du se retirer de la tournée pour soucis familiaux. (Pour la petite information pas tout à fait inutile, Milly Evans est le guitar-tech de Paradise Lost et ce depuis de nombreuses années, donc forcément cela aide un peu à connaître sans peine les titres.) Le public, composé de nombreux fans du groupe, est rapidement conquis et une très bonne ambiance s’installe dans la salle, calme mais transportée, chantant fréquemment sur les refrains et hochant mélancoliquement la tête. Fort agréable tout cela, de même que le rendu live des excellents titres du dernier opus Faith Divides us, Death unites us. Cependant, cela ne fait point oublier l’attitude fort désagréable de Nick Holmes. On dirait bien que le monsieur n’est pas très content d’être sur scène ce soir et préfèrerait s’enfiler une bonne bouteille de scotch. Son air blasé et son manque de communication sont relativement déstabilisants. Ajoutons à cela la manière fort peu polie avec laquelle il a demandé à l’une des personnes du public de cesser de filmer le concert. Et terminons enfin par le fait qu’arrivé sur la fin de la tournée, il ne connaît toujours pas les paroles du titre Faith Divides us… (car non, il ne regarde pas ses pieds tout le long du morceau, il lit les textes collés derrière son retour)… on se dit que son manque d’implication sur scène est véritablement flagrant… et qu’on apprécie nettement mieux sa voix sur les albums de Paradise Lost. Set List : 1. Rise of the Denial 2. Pity The Sadness 3. Erased 4. I Remain 5. As I Die 6. The Enemy 7. First Light 8. Enchantment 9. Frailty 10. One Second 11. No Celebration 12. Eternal 13. Requiem 14. Faith Divides Us 15. Last Time 16. Say Just Words |
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Le 23 Décembre 2009
Le 09 Mai 2010
Le 07 Juin 2010
Samael m'a toujours laissé de marbre sur album ; mais peut-être qu'en live ce serait différent ? En tout cas, visiblement, ça avait l'air grandiose. Alors une prochaine fois...
Quant à Paradise Lost, certains de leurs albums sont géniaux (et le dernier est vraiment excellent) et même si l'ambiance sur scène n'est pas à la débauche d'énergie ou à la gaieté débordante, ça doit quand même être un grand moment... une sorte de communion entre initiés !
Sinon, très bon report une fois de plus, mais... pas de photos ?
Le 23 Décembre 2009