| The Metal Winter Night | ||
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| Lieu : l'Heretic (Bordeaux) | Reporter: Chris | Date : 05-02-2010 |
| The Metal Winter Night, c’est sous cette appellation alléchante que se déroule la soirée Metal mensuelle de l’Heretic, la salle de concert bordelaise qui ose les musiques non-conformistes. Si la nuit hivernale est loin d’être glaciale, c’est néanmoins sous une ennuyeuse pluie que je rentre bien vite me réfugier à l’intérieur. Une pluie qui chasse également les quelques chevelus qui patientent encore sur le parvis pour griller une dernière cigarette. Et il était temps puisque le show d’Atmosfairy vient de débuter lorsque nous autres, retardataires, entrons dans cette petite salle de concert. Atmosfairy – 45 mn ![]() Les six musiciens d’Atmosfairy, tassés sur la scène, ne semblent se soucier de leur faible espace vital, et sont visiblement heureux de pouvoir jouer une nouvelle fois devant le public de leur ville. Il s’agit là de leur dernier concert électrique avant une série de shows acoustiques prévus ça et là dans la région en 2010. Raison de plus pour profiter de la soirée au maximum. Des soucis techniques de son alimentent le début du spectacle, et c’est le bassiste Sylvain qui meuble comme il peut en dialoguant avec l’assistance de tout et de rien. Il va jusqu’à remercier leur costumière. Le gars maîtrisant l’art du second degrés aussi bien que sa basse, difficile de savoir s’il plaisante, mais on peut l’imaginer tant les tenues de scène ne semblent pas en harmonie avec la musique d’Atmosfairy. Seules Vanessa (la chanteuse) Émilie (la violoniste) sont vêtues de façon qui paraît appropriée aux thèmes musicaux d’Atmosfairy, puisque l’on pourrait qualifier la musique de féerique évasion gothique. Le rendu sur scène est assez bon, même s’il est assez difficile de s’immerger complètement dans l’œuvre mélancolique d’Atmosfairy que je découvre ce soir. Vanessa assume complètement son rôle de chanteuse et accompagne ses prestations vocales par une gestuelle des plus parlantes. Lyrique ou plus posée, en anglais ou en français, sa voix est agréable est colle à merveille aux compositions. La puissance est de mise tout au long du set, les deux guitaristes se chargeant comme il faut de cet aspect de la musique des bordelais. Quant aux parties de violon, Atmosfairy a choisi de les intégrer avec parcimonie, ce qui se révèle parfait, la discrète Émilie délivrant des mélodies toujours envoûtantes. Excellente découverte pour ma part. ![]() ![]() ![]() ![]() Thunderland - 45mn ![]() Le groupe qui suit n’est pas une découverte puisque j’ai déjà vu les gars de Thunderland sur scène il y a 10 ans maintenant. Depuis, l’eau a passé sous les ponts et Déborah a rejoint le groupe au poste de chanteuse. William, le fondateur guitariste/chanteur du groupe, cherchait déjà à l’époque son successeur au chant qui pourrait faire franchir un palier à Thunderland. Le groupe est plus vivant que jamais, leur prestation de ce soir le démontre à merveille. Déborah, que j’étais impatient de voir sur scène, possède un timbre doux et aigu, légèrement stylé « chanteuse japonaise », qui s’allie parfaitement au speed mélodique faisant la marque immuable du groupe. Beaucoup de nouvelles compos nous sont offertes, et je me réjouis d’entendre que le style de Thunderland a quelque peu évolué. Certains passages sont assez atmosphériques, voire gothiques. Parties de claviers horrifiques, chant black et chœurs caverneux assurés par William, les nouvelles compos ont un style proche des derniers Adagio. Complètement maîtrisés par des musiciens désormais maquillés à l’image de leur musique assombrie, tous les titres font mouche. Les mélodies sont bien là, rapides et efficaces, et je suis happé par chaque morceau. La prestation de Déborah, très à l’aise et sourire en coin, est remarquable. William, fidèle à lui-même, assure les solos comme un dieu, et s’entend à merveille avec Stéphane l’autre guitariste. Le bassiste Yves et le claviériste Sylvain, plus introvertis, sont néanmoins irréprochables dans leur set. Le son est très bien équilibré, et le batteur, en grande forme, harangue l’audience très garnie qui réagit pourtant un peu mollement. Thunderland, c’est pour moi la meilleure prestation de la soirée, de quoi faire oublier les minutes jouées dans la pénombre totale, il semble que le système d’éclairage, pourtant rudimentaire, soit capricieux à l’Heretic. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Lÿre - 45mn ![]() On est prévenu, le groupe suivant sera plus déjanté. Lÿre, qui œuvre dans le Rock-Metal, n’est composé que de trois musiciens, au look post-androgyne, dont un certain Ayrton, guitariste-chanteur-frontman excentrique qui n’a pas son pareil pour chauffer l’audience. Quelques spectateurs semblent être des fans, ou des connaissances du monsieur, mais ce dernier n’hésite pas à les casser façon Brice de Nice entre chaque titre. Il vaut mieux d’ailleurs retenir la bonne dose d’humour d’Ayrton que la prestation musicale de Lÿre. La basse, surboostée volontairement, cannibalise tout, et Ayrton s’égare dans des errements vocaux incroyables. Approximations ou désinvolture délibérée, qu’importe, la vérité est ailleurs avec Lÿre : dans les pogos d’une partie du public complètement acquis à sa cause, et dans les délires agrémentant les pauses entre les chansons. Ayrton fait même monter un volontaire sur scène pour lui offrir un cd et un t-shirt du groupe, ce qui bien évidemment est un leurre, un prétexte pour tondre la chevelure du pauvre diable. Ce petit numéro, avec un spectateur habitué de la salle connu pour montrer ses percings les plus intimes, a tout l’air d’être prévu à l’avance, mais s’avère un excellent divertissement, surtout que notre volontaire ne se fait bien-sûr pas prier pour montrer son sexe percé de part en part avant de quitter la scène. La suite du set est très mouvementée, les fans déchaînés redoublant de pogos. Pourtant, même la sensualité d’Ayrton qui embrasse littéralement son micro, me laisse de marbre. De plus, les paroles restent incompréhensibles tout au long du show. Lÿre termine par une reprise de Maniac (de la b.o.f. de Flashdance), massacrée mais devant un public acquis. Il n’empêche que malgré un concert musicalement reprochable, Lÿre a parfaitement réussi son coup. Un groupe très communicatif. ![]() ![]() ![]() ![]() Techny-Call X – 45 mn ![]() L’entracte se fait plus longue avant la mise en place des musiciens de Techny-Call X, ces derniers amenant leur propre matos en remplacement de celui présent sur scène depuis le début du concert. Quant le kit électronique de batterie arrive, je me demande si ce n’est pas pour jouer à RockBand sur PS3. Ce choix, qui me paraît d’abord surprenant, est en fait complètement dans l’esprit du groupe, qui délivre un Metal électro-indus, les machines et l’électronique étant partie intégrante de leur univers biomécanique. Musicalement hybride de Samael et Rammstein, le trip musical de Techny-Call X n’est malheureusement pas le mien. Néanmoins le show est hyper carré, et j’aime le côté cybernétique poussé jusque dans l’apparat de tous les musiciens, qui nous délivrent un vrai concert, c’est-à-dire avec le côté théâtral qui va avec. Les quelques fans sont enchantés, mais la salle s’est vidée de plus de moitié, ce qui ne décontenance pas le chanteur, impérial et imperturbable, cigarette au bec, qui semble dénué de tout sentiment. Chaque musicien semble commandé par une intelligence artificielle que rien ne peut arrêter dans sa marche martiale vers l’anéantissement de tout sentiment. Seule la claviériste, qui souvent se contente visiblement de lancer des samplers, lâche quelques sourire. Bravo à Techny-Call X pour cette prestation scénique impressionnante, mais n’aimant pas vraiment ce style musical, je décide à mon tour de quitter la salle (avant la fin du set) pour remonter au bar. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Malheureusement Atmosfairy a déjà quitté les lieux (je voulais un cd moi snif), mais j’échange quelques mots avec Will de Thunderland, qui plus est organisateur de la soirée. Il m’annonce que leur nouvel album est en cours d’enregistrement et devrait être disponible au prochain concert. C’est donc sans cd en poche que je quitte l’Heretic, mais avec des souvenirs plein la tête. liens myspace : Atmosfairy Thunderland Lÿre Techny-Call X |
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A part ça ton report est bien sympa ! Danke Chrissou !!
Le 22 Février 2010