The Inner Circle (Paris - 31 mars 2010) :
Il est de coutume pour les groupes de partir en tournée suite à la sortie d’un album, afin de promouvoir celui-ci. Cependant il en est cette fois-ci tout autre pour les américains de Kamelot qui se sont lancés dans le Pandemonium over Europe Tour avant même d’annoncer une date de sortie pour leur nouvel opus en préparation. Suspense donc concernant les nouveaux titres que le groupe a promis de nous dévoiler en live. Voilà qui est fort alléchant. Pour l’occasion Kamelot s’est entouré de ses amis de Leave’s Eyes avec lesquels les américains étaient déjà partis en tournée en 2006, et de nos compatriotes d’Adagio, qui viennent de se séparer de leur vocaliste Christian Palin et sont accompagnés en live par l’illustre Mats Levén. La soirée promet donc d’être riche en émotions et le public parisien est donc venu en masse pour l’occasion. L’Elysée Montmartre affiche en effet sold-out ce soir, pour le plus grand plaisir des trois groupes.
Guill (Montpellier - 2 avril 2010) :
Premier concert pour moi à Montpellier et au Rockstore. Je me posais donc de nombreuses questions : y aura-t-il du monde ? Le son de la salle sera-t-il bon ? L’ambiance sera-t-elle à la hauteur du groupe ? Voulant être bien placés avec Doryan, on arrive à Montpellier plus de deux heures avant l’ouverture des portes. Première impression : il y a déjà une vingtaine de personne qui attend avant nous. Nous sommes très agréablement surpris, ça augure un public nombreux. Seconde impression : la façade de la salle en jette, il s’agit d’un bâtiment ancien avec une voiture encastrée au-dessus de l’entrée. Discussions dans la file qui grossit à mesure que le temps avance. Discussions plus ou moins intéressantes selon les personnes : on trouve toujours de sacrés numéros dans les files de métalleux, allez savoir pourquoi ! Enfin les portes s’ouvrent et les gens commencent à avancer. Retardé par le retrait de l’accréditation, je dois refaire la queue pour rentrer (bon j’ai bien grugé j’avoue ). A peine le temps de retrouver Doryan et ma sœur (son premier concert !) que le show d’Adagio commence. Bizarre car plus de la moitié des gens sont encore en train de faire la queue pour rentrer ! Le temps semble avoir pressé l’organisation car la soirée se terminera assez tôt. Sûrement en raison du dernier passage des tramways.
Adagio :
The Inner Circle (Paris) :
Adagio démarre sa prestation avec l’excellent "Vamphyri", premier titre de leur dernier opus Archangels in Black. L’énergie est immédiatement au rendez-vous et le plaisir que les musiciens ont à entrer sur scène se fait rapidement sentir. Naturellement, tous les regards sont rivés sur Mats Levén dont la performance est particulièrement attendue. Chanteur reconnu pour sa participation au sein de formations de grande envergure telles que Therion, At Vance, Amaseffer ou encore Malmsteen, Mats Levén apporte sans peine un nouveau souffle à la musique d’Adagio. Doté d’une voix chaleureuse et remarquable, d’un charisme indéniable et d’une énergie débordante, le suédois nous offre une performance tout simplement bluffante. A ses côtés, les français d’Adagio mettent également le paquet et la totalité de leur show est d’un très haut niveau. Si l’on avait pu être déçu par leurs précédentes performances, notamment lors de la tournée avec Paradise Lost en décembre dernier, force est de constater qu’Adagio fait ce soir un bel honneur à sa réputation et représente plus que dignement le metal français. Le groupe est d’ailleurs ce soir desservi par un son tout à fait correct et bien dosé.
Les titres se succèdent, le groupe ayant choisi ses morceaux les plus connus et les plus énergiques, notamment « Fire Forever », « Undead » ou encore « Second sight ». Mats Levén, s’est approprié chacun de ces titres et malgré quelques petites erreurs tout à fait pardonnables ses parties vocales sont très bien maîtrisées. Tout à fait à l’aise sur scène, il entre en interaction aussi bien avec le public qu’avec les membres du groupe. Ainsi, l’ambiance au sein d’Adagio semble n’avoir jamais été aussi bonne, et cela fait réellement plaisir à voir.
Excellente surprise donc que leur performance dans cette composition. Après un set véritablement excellent mais, première partie oblige, fort court, le groupe quitte la scène en laissant chacun rêveur : « Et si Mats Levén en venait à intégrer vraiment le groupe et devenir le chanteur du prochain album »…


Guill (Montpellier) :
Je connais juste le groupe de réputation et le situe à peu près sur la scène métal. Je sais que ce n’est pas vraiment mon style de prédilection, et je ne pas été transcendé par les quelques extraits écoutés. Ce soir c’est Mats Levén qui capte toute mon attention ! Car oui, c’est ce brillant chanteur qui joue le rôle de frontman pour les Français. Autant dire qu’ils ont un argument de poids pour cette tournée ! Je me demande comment il s’est retrouvé à cette place d’ailleurs, mais ça c’est une autre question. Les morceaux se succèdent et le son ne semble pas mauvais, correct même, ce qui laisse espérer un grand show de Kamelot.
Je ne suis pas vraiment conquis par la musique du groupe (trop « prog » pour moi), mais je dois reconnaître que leur prestation est très efficace et très professionnelle. Surtout, Mats Léven sait faire bouger le public. Je n’ai pas en mémoire un concert où le public ait été aussi réceptif pour une toute première partie, mais il faut dire que de nombreuses personnes avait fait le déplacement juste pour Adagio.
Prestation professionnelle je disais : les musiciens remplissent leur rôle sans prétention, même si Stephan Forté en fait quand même parfois un peu trop. N’empêche que personne n’est dans l’ombre, pas même le claviériste qui est pourtant à la limite des coulisses et qui est de profil par rapport au public. Bravo à lui pour avoir réussi à se faire remarquer dans ces conditions.
Voilà, Adagio c’est fini. C’est passé rapidement, signe que la musique du groupe est directe est efficace, ce qui n’est pas le cas de tous les groupes, dont on va avoir un bon aperçu juste après avec Leave’s Eye.
Set-list :
Vamphyri
Fear Circus
Second Sight
Undead
Fifth Ankh
Fire Forever


Leave’s Eyes :
The Inner Circle (Paris) :
En quelques années, les norvégiens de Leave’s Eyes, menés par Liv Kristine, ont su se faire une place de choix sur la scène metal symphonique. Les fans du groupe étaient par conséquent nombreux ce soir, et de multiples cris stridents ont accueillis l’arrivée de Leave’s Eyes sur scène. Les yeux se concentrent de prime abord sur la chanteuse Liv Kristin, ancienne égérie de Theater of Tragedy, vêtue d’une belle robe longue avec corset faisant honneur à ses formes. Souriante à souhait, elle salue chaleureusement son public et entend bien ne pas lui faire regretter d’être venu. A cette fin, le groupe propose un échantillon de titres pour la plupart tirés de leur dernier opus Nordj. L’enthousiasme et l’énergie sont palpables chez la plupart des musiciens, en particulier Liv Kristine et Alexander Krull. Tous deux monopolisent l’attention chacun à leur manière : Liv par son attitude gracieuse et ses poses parfois trop calculées, Alexander par son sourire omniprésent et son immense chevelure virevoltant autour de lui. On ne peut cependant s’empêcher de se demander si sa présence tout au long du set est réellement nécessaire, tant ses parties vocales sont limitées. Derrière le couple phare, les musiciens se montrent nettement plus effacés, particulièrement la bassiste Alla Fedynicht qui vient de rejoindre le groupe, et dont on ne remarque la présence sur scène que relativement tardivement.
Si les fans du groupe paraissent comblés, et on en prend pour preuve les multiples acclamations admiratives, force est de constater qu’une bonne partie du public s’ennuie fermement. Liv Kristine ne s’avère pas aussi charismatique qu’elle voudrait le faire croire et surtout, son chant ne possède rien d’impressionnant et montre même quelques faiblesses. Les morceaux s’enchaînent et malheureusement se ressemblent trop pour accrocher suffisamment les oreilles qui se lassent peu à peu. Suite au dernier titre de leur set, "Froya’s Theme", Leave’s Eyes tire sa révérence, trop tôt pour certains (certaines ?), fort tard pour d’autres.


Guill (Montpellier) :
Je le dis tout de suite, je ne connais pas plus le groupe qu’Adagio, et je viens sans trop de préjugés. Globalement, je n’ai pas trop entendu et lu de critiques positives sur le groupe, mais j’essaie de pas me laisser influencer et de me faire mon propre avis de visu. Et bien, dès la fin du premier morceau, mon avis est catégorique : non, non et non !
Une Liv Kristine dans un rôle de princesse avec sa robe et son décolleté profond, une musique linéaire (je serais bien incapable de discerner les différences entre les morceaux, ils semblent avoir tous la même structure), un chant pas si terrible (il me semblait qu’elle était réputée bonne chanteuse pourtant). Bref, je vois peu d’éléments positifs à dégager de la prestation de Leave’s Eye.
Si : le show du frontman Axel Krull, qui s’évertuera du début à la fin à motiver le public, et qui est assez convaincant dans son rôle de « Bête » par rapport à la « Belle ». Le public répond plutôt bien à son dynamisme, mais peut être plus par politesse que par réel enthousiasme.
En conclusion : un groupe dont je ne vois vraiment pas l’intérêt, autant dans la musique que dans le show. C’est mou, la musique n’apporte rien et est linéaire. Le groupe ne fait que gonfler le rang des « groupes de métal à chanteuse sans grand intérêt ». Seule bonne surprise, ils semblent avoir joué moins longtemps que prévu... Place à la tête d’affiche maintenant !
Setlist :
Intro
Njord
My Destiny
Emerald Island
Take The Devil In Me
Ragnarok
Elegy
Froya's Theme


Kamelot :
The Inner Circle (Paris) :
Il faudra de longues minutes d’attente avant le début de la prestation de Kamelot. Et pour cause, le groupe a choisi de soigner particulièrement sa mise en scène. Un long rideau blanc masque la plupart des préparatifs, et lorsqu’il tombe à la fin de la majestueuse introduction de "Ghost Opera" on découvre avec plaisir la grande estrade au milieu de laquelle trône fièrement la gigantesque batterie de Casey Grillo. Autour d’elle, prennent place de temps à autres deux choristes : Elize et Jack du groupe suédois Amaranthe. L’accueil réservé au groupe est naturellement triomphal. Et l’on se rend rapidement compte du lien qui unit Kamelot avec son public français. Roy Khan, dans l’un de ses traditionnels longs manteaux noirs, captive l’attention et arpente la scène de long en large, n’hésitant pas à venir chanter régulièrement au plus près des spectateurs. Sa performance, aussi bien vocale que scénique, ne souffre aucune critique. Roy a son lot d’admiratrices et se voit d’ailleurs offrir un bouquet de roses rouges, voilà qui n’arrive pas tous les jours. Néanmoins les autres musiciens ont également leur part de gloire, notamment au cours de quelques solos durant lesquels Roy Khan s’éclipse de scène. La performance de chacun est excellente et la prestation du groupe est ce soir de très haut niveau. Ajoutons à cela un son qui leur fait honneur et un jeu de lumière tout simplement bluffant… et voilà qui donne un petit aperçu de cette soirée exceptionnelle.
Le groupe propose une set-list composée des titres qui ont fait leur renommée, notamment « Center of the Universe », « Lost & Damned » ou encore « Rule the World ». Mais comme promis, certains titres de leur nouvel opus sont dévoilés. Ainsi, on découvre avec plaisir le puissant « The Great Pandemonium ». Mais cela est loin d’être la seule surprise réservée par Kamelot ce soir. Ainsi, lors des premières notes de « The Haunting », c’est une Simone Simons plus en forme que jamais qui arrive sur scène et livre un duo langoureux à souhait avec Roy Khan. De quoi ravir aussi bien les yeux que les oreilles. Autre joli instant visuel, la performance d’une danseuse orientale sur le début du titre « Karma », et enfin, l’arrivée de la silhouette fantômatique d’Elize vêtue d’un manteau blanc sur l’intro de "The Black Halo".
Kamelot a donc sorti le grand jeu pour cette tournée et leur prestation, très soignée aussi bien visuellement que musicalement, n’est pas prête de tomber dans l’oubli. Le groupe fait donc avec « March of Mefisto » ses adieux à un public comblé qui attend avec impatience la prochaine venue du groupe en France… il paraitrait que celui-ci aurait l’ambition de faire l’Olympia… affaire à suivre !


Guill (Montpellier) :
Déjà vu au Wacken 2008 avec malheureusement quelques problèmes de son et un Roy Khan malade, j’attendais beaucoup de ce concert plus intimiste. L’émotion monte à mesure que la scène se vide après le passage de roadies, et c’est sous une grande manifestation d’allégresse que les membres de Kamelot apparaissent tour à tour sur scène.
La batterie au fond, au milieu et en hauteur, en contrebas du fond de scène qui représente la pochette du nouvel album (confirmé par Roy Khan). Casey Grillo y sera comme d’accoutumé : à l’af-fût (facile ) et bigrement efficace. Le claviériste Oliver Palotai est à droite, dans l’ombre, assez mal desservi par les lights. C’est finalement lui qu’on verra le moins, même pendant son solo. Au fond, à droite et à gauche de la batterie : les choristes, une femme et un homme. Au premier-plan : Thomas Youngblood (guitare), Sean Tibbetts (basse) et Roy Khan (chant).
Le show commence très fort avec "Ghost Opera", et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public a du répondant. Les inquiétudes tant sur le nombre que sur l’ambiance sont très vite balayées : Montpellier a peut être un bel avenir comme étape des tournées (Kamelot n’est pas passé à Lyon). Les concerts y sont d’ailleurs de plus en plus nombreux.
Mais très vite, le son semble moins bon que les premières parties, malgré les quelques corrections qui auront lieu du début à la fin. Le show est même parcouru de nombreux larsen alors que je n’en avais pas relevé pour les deux premières parties. Dans l’ensemble, on n’entend pas très bien la guitare et encore moins le chant. Dommage, car le groupe a vraiment l’air en forme, et surtout heureux d’être là. Il a d’ailleurs l’air surpris de l’accueil qui lui est réservé. Il faut dire que l’ambiance a été torride, et merci : sans pogos !
Kamelot nous a présenté deux nouveaux morceaux : "The Great Pandemonium" (dont le titre de l’album se rapprochera vraisemblablement) et "Hunter’s Season" (morceau composé suite à la mort de la mère de Thomas l’an dernier). Mr Khan nous laisse espérer une sortie du nouvel album pour Juin. Vivement ! Il a aussi juré que le groupe serait de retour à Montpellier. Vivement bis, et sans les problèmes de son cette fois j’espère !
En conclusion, un grand show, du grand spectacle comme seuls les grands groupes savent le faire. Dommage que des incidents techniques aient empêché une performance encore plus mémorable. Mais le reste était tellement… « grand »… : lights, jeu des musiciens, décor, jeu de scène (le tambour sur "March of Mephisto" est toujours efficace !).
Petite critique quand même, et pour le groupe : il faudra un peu se renouveler. Le jeu de scène est le même que pour la tournée Ghost Opera et de nombreux éléments viennent même de celle de The Black Halo (pour l’interlude "Un Assassinio Molto Silenzioso" par exemple). Au niveau des solos (les mêmes que sur le DVD si mon oreille ne me trompe pas) et de l’instrumental aussi, qui serait le même que celui de la tournée précédente selon certains.
Setlist :
Ghost Opera
Eden Echo
The Great Pandemonium
Lost & Damned
Center Of The Universe
Anthem
Instrumental
Pendulous Fall
When The Lights Are Down
Key Solo
The Haunting (with Simone Simons)
Hunters Season
Rule The World with intro
Drum Solo
Forever
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The Black Halo with Interlude II: Un Assassinio Malto Silenzioso
Season's End
Karma
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March Of Mephisto
PHOTOS :
Adagio :








Leave's Eyes :







Kamelot :








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Le 11 Avril 2010