| Eilera - Arcas - Deep Breath | ||
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| Lieu : Lyon (Lyon's Hall) | Reporter: The Inner Circle | Date : 02-06-2010 |
| Lyon avait déjà accueilli Eilera en décembre dernier dans la spacieuse salle de l’Astrée, tandis que les premières neiges hivernales commençaient à tomber. Le groupe revient se produire aujourd’hui dans un tout autre contexte, dans la petite salle du Lyon’s Hall, lieu des plus rustiques que toute personne a eu du mal à trouver en s’y rendant la première fois, ruminant longuement avant de trouver la porte menant vers la salle au trésor… que dis-je, l’antre des rats, mais aussi des hot-dog et de la bière, accessoirement temple de la scène underground lyonnaise. Changement de salle, changement de saison puisqu’une douce chaleur estivale caresse encore les épaules de la cinquantaine de metalleux pénétrant dans le sanctuaire. Fort peu me direz-vous, et j’en conviens. Mais ce sont bien là les aléas de la scène lyonnaise, désormais connue pour son affluence plus qu’aléatoire : le Ninkasi blindé lors de la venue d’Arch Enemy, à peine un demi CCO pour Katatonia, une centaine de personnes seulement pour Evergrey, et une cinquantaine ce soir pour Eilera… that’s life ! Cela n’entrave cependant en rien l’ambiance de la soirée, beaucoup de convivialité, des oreilles attentives, des mains qui ne demandent qu’à applaudir … ne dit-on pas que la qualité prime sur la quantité ? Alors, vite, musique maestro ! Deep Breath Les cinq lyonnais de Deep Breath sont les premiers à monter sur scène tandis que le public s’impatiente. Débuter un concert à l’heure prévue au Lyon’s Hall est et demeurera une légende, au même titre que la poule aux œufs d’or par exemple (me dites pas que vous y avez cru ?!). La formation est toute récente et j’avais pu les voir en janvier dernier lors de leur, ce me semble, premier concert avec cette composition. Le manque d’expérience était alors flagrant et le groupe souffrait d’une absence d’assurance et par conséquent d’un statisme décourageant. Qu’en est-il quelques mois plus tard ? Premier constat, les musiciens semblent nettement plus sûrs d’eux et prennent visiblement du plaisir à être sur scène même si leur jeu demeure encore très statique. La chanteuse Sandrine a particulièrement gagné en assurance et s’avère désormais très charismatique. ![]() Musicalement, c’est également plus carré et mieux maîtrisé même si le chant de Sandrine souffre toujours de quelques faiblesses. On apprécie cependant ses intéressants passages en growls qui apportent une petite touche plus brutale à un rock-metal alternatif somme toute un peu trop basique et qui aurait besoin d’une vraie touche de personnalité. Néanmoins Deep Breath possède un bon potentiel, on leur souhaite donc une bonne continuation. ![]() Arcas Quelques rapides changements plus tard, et les six musiciens d’Arcas font leur apparition sur une scène qu’ils connaissent déjà (trop) bien. Le groupe bénéficie désormais d’une bonne popularité dans la région et les adeptes sont présents, arborant fièrement leurs tee-shirts à l’effigie du groupe. Celui-ci navigue ainsi en terrain connu, et entame son set avec l’assurance de ceux qui savent que quoi qu’il advienne ils bénéficieront d’un soutien sans faille. Si l’ambiance est encore un peu faible lors des premiers titres, le public se rapproche peu à peu de la scène à la demande de Sacha et ne tarde pas à montrer son enthousiasme. Pas de headbang en furie pour cette fois, mais beaucoup d’applaudissements et un intérêt grandissant de la part de ceux qui découvrent le groupe ce soir, si bien que l’on sent rapidement l’implication de la totalité de la salle. Voilà de nouveaux adeptes qui repartiront tee-shirts sur le dos et CD sous le bras. ![]() Scéniquement, tout est au poil et nos six compagnons s’en donnent à cœur joie. On peut juste regretter que le violon de Simon soit par instants trop couvert par les autres instruments, en dehors de cela le son est tout à fait correct. Une nouvelle fois, il s’agit d’une très bonne prestation des lyonnais, on prend toujours un plaisir indéniable à remuer gaiement la tête sur leur metal progressif aux accents folkloriques, même si l’on connaît désormais les titres par cœur. Arcas sera à nouveau en concert samedi 5 juin au Lyon’s Hall, prestation qui sera suivie d’une longue période de pause scénique annoncée par le groupe. Alors, nos souhaits pour la suite ? De nouveaux titres, un nouvel album, et surtout d’autres scènes où se produire ! Allez, allez, la première partie de Magö de Oz on y croit ! ![]() Eilera Il nous faudra encore de longues minutes avant de voir arriver les musiciens d’Eilera. Il commence déjà à se faire tard (22h30) et certains ont déserté la salle. Eh oui, nous nous trouvons bien là face à la traditionnelle malédiction de la tête d’affiche du Lyon’s Hall. L’heure tourne, la salle se vide, et le groupe arrive devant un comité fort réduit qui s’amenuise encore progressivement pour ne comporter au final qu’une vingtaine d’irréductibles gaulois véhiculés. C’est ainsi. En attendant, l’étonnante introduction finit par retentir après un long changement de plateau… les musiciens font leur apparition, la charismatique Eilera point le bout de son nez, et c’est parti pour une heure et demie de bonheur ! Car le set proposé est long, très long… pour le bonheur de tous ceux qui auront pu rester jusqu’à la fin. Le groupe prend un plaisir certain à être sur scène et à partager sa musique, on se doute qu’ils resteraient toute la nuit s’ils le pouvaient (avec des litres de café cela pourrait probablement se faire !). La set-list alterne savamment les tout nouveaux titres issus de Dark Chapter… and Stars avec ceux de Fusion voire des premiers Eps. Le chant magique d’Eilera envoute sans peine la salle tandis que la jeune femme se meut gracieusement sur scène, entourée par les énergiques Loïc Tézenas et Jan Sormo ainsi que le batteur Jean Ferry. ![]() Le quatuor fait son effet et conquis rapidement le public, néanmoins on ressent cruellement l’absence du violoncelle et de la flute, instruments si présents sur les compositions d’Eilera. On a beau dire, mais des samples, cela n’est tout de même pas pareil. Quant au son, il est un bon poil trop fort par rapport au gabarit de la salle et parfois inégal. La voix d’Eilera est assez souvent un cran en dessous de ce qu’il faudrait, cela est particulièrement regrettable sur « Non Merci » qui perd ainsi une partie de sa puissance. La magie a par conséquent un peu plus de mal à opérer qu’en décembre dernier à l’Astrée, néanmoins l’on passe un fort agréable moment en compagnie d’un groupe particulièrement heureux d’être sur scène, peu importe le nombre de personnes face à lui. La soirée s’achève donc joyeusement sur un rappel constitué de l’envoutant « Back to the Essentials »...vivement la prochaine fois ! ![]() PHOTOS Deep Breath : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Arcas : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Eilera : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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