| Gorod - Cynic | ||
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| Lieu : Nouveau Casino | Reporter: Cyric | Date : 06-06-2010 |
| En ce dimanche 6 juin 2010, le death était à l’honneur sur la scène du Nouveau Casino ! Autant dire que le public ne s’y est pas trompé en investissant en masse la petite salle parisienne. Et il n’est pas besoin d’être un devin pour comprendre que nous allions assister à la prestation du groupe Cynic, tant les metalleux sont nombreux à arborer fièrement leurs t-shirts à l’effigie du groupe. Après leur passage remarqué dans la capitale (le 27 novembre 2008, en compagnie de Opeth et de The Ocean), le groupe américain de death metal progressif nous revient sur scène à l’occasion de la sortie de leur dernier EP, à savoir « Re-Traced ». Mais avant cela, ce sont les Français de Gorod qui ouvrent le bal. Gorod ![]() Les Bordelais ont le diable au corps et cela se voit ! Durant pas moins de 45 minutes, le groupe nous délivre un death metal technique devant un parterre de fans dévoués à leur cause. Le son est très bon (il me semble que c’est souvent le cas au Nouveau Casino) et les membres du groupe particulièrement charismatiques : on sent l’expérience de la scène. Mention spéciale au bassiste et à son style de jeu efficace mais aussi au chanteur qui nous gratifie tout le long de la prestation de ses beuglements saignants. Les compositions, sacrément alambiquées, sont bien retranscrites sur scène, et au vu de la difficulté des morceaux, respect ! Bien que le dernier album en date des Bordelais est à l’honneur (« Process of a New Decline », 2009), le groupe n’oublie pas de jouer quelques morceaux de « Leading Vision » (2006) reconnu comme étant leur meilleur album à ce jour. ![]() ![]() ![]() ![]() Les minutes passent vite et l’heure est déjà venue de nous quitter. Les ovations fusent tandis que le chanteur n’en finit pas de remercier le public visiblement ravi d’avoir pu assister à spectacle d’aussi bonne qualité. Chapeau les gars ! Set-list : Disavow your God A Common Experience Here Die Your Gods Earth Pus Diverted Logic The Path Chronicle From the Stone Age Blackout Almighty's Murderer Cynic Bien placé à l’extrême est de la scène, je piaffe d’impatience à l’idée de voir enfin les Américains monter sur scène. J’ai mis du temps à entrer dans « Traced in Air », mais force est de constater que mes efforts furent récompensés après une bonne dizaine d’écoutes. Un superbe album donc, court mais intense, que j’attendais de voir jouer en live depuis bien longtemps ! Mais plus nombreux encore sont ceux, nostalgiques des débuts du groupe, à vouloir assister à l’intégralité des morceaux du premier album, à savoir « Focus », sorti il y a 17 ans aujourd’hui. Le public en aura pour son compte, car pour avoir fait un tour au merchandising afin d’y rafler un des t-shirts du groupe (avec un motif coloré très original, au passage), j’ai pu tombé par hasard sur leur set-list et m’enthousiasmer puisque les Américains allaient jouer pendant pas moins de 1h30 ! Les musiciens entament donc leur set et nous jouent les uns après les autres les titres de « Focus », sans faire l’impasse sur un seul. Le son est satisfaisant bien que marqué par un peu trop de basse. Les lumières, particulièrement sombres, font pâlir les photographes (votre serviteur y compris) tant le rendu sur appareil est mauvais… malgré quelques effets de lumière (via l’utilisation de stroboscopes rotatifs dispensant des jets de lumière), la scène était généralement sombre (je m’excuse donc par avance pour la qualité moyenne des photographies prises durant le set). Tymon Kruidenier, en retrait à l’autre bout de la scène, le sera du début à la fin. Mais bien heureusement, son chant death n’est pas en reste ! Quant à Paul Masvidal, je suis saisi d’entrée par la justesse de son chant clair mais aussi par sa zénitude (le monsieur pratique le yoga, ça a sûrement du bon). Le groupe au complet joue merveilleusement bien et maîtrise ses morceaux (les anciens comme les récents) à la perfection. Il prend plaisir à jouer, à l’image de Paul Masvidal et de Robin Zielhorst, ayant très souvent le sourire aux lèvres. Paul profitera d’une pause pour remercier l’assistance d’être venu en masse et souligner la beauté architecturale de la ville de Paris. ![]() ![]() Les morceaux s’enchaînent à vive allure, et c’est dans ces moments-là que je regrette que les morceaux de « Traced in Air » ne soient pas plus longs ! Frissons garantis quand l’on connaît un tant soit peu les morceaux. Joués avec justesse, ces derniers sont taillés pour la scène et c’est avec bonheur que les mélodies d’un Adam’s Murmur ou de la jouissive The Space For This me parviennent à l’oreille. Le groupe jouera même en exclusivité le dernier morceau de leur dernier EP sorti cette année (« Re-Traced »), à savoir Wheels Within Wheels. ![]() Mais voilà, le concert se termine déjà et l’heure est venue de nous quitter. Les musiciens, très disponibles et ouverts, se prêtent au jeu des dédicaces et en profitent pour échanger quelques mots avec leurs fans. Une attitude révélatrice d’un respect mutuel, qu’il est important de souligner. En bref, un concert d’une intensité rare, avec ses quelques défauts (notamment en ce qui concerne le peu de lumière sur scène et la basse, trop marquée) mais bien faiblards comparés à la prestation générale des Américains… vivement votre retour sur nos terres ! |
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