| Sonisphere Festival - Suisse | ||
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| Lieu : Zürich | Reporter: Spade | Date : 18-06-2010 |
| Il y a des affiches comme ça, il est décemment impossible d'y croire, d'approuver une telle débauche de grands noms, et pourtant, l'étape suisse du Sonisphere se permet de réunir en une seule journée (certes bien longue, puisque se déroulant non-stop de 10h du matin à 4h30 du matin le lendemain) ni plus ni moins que Metallica, Anthrax, Slayer, Motörhead, Megadeth, Volbeat, Amon Amarth, Alice in Chains, et autres joyeux lurons. Quand on ajoute à ça les annulations de Mastodon et Heaven & Hell (bon eux ils ont une bonne excuse), on se dit que l'on se rapproche de l'affiche ultime en terme de heavy metal, et le tout pour la modique somme de 77E. D'ailleurs le public ne s'y est pas trompé et des hordes de métalleux arpentent les rues de Zurich, tous convergeant vers une aire de festival pas beaucoup plus grande que celle du Hellfest, mais qui accueillera une masse importante de festivaliers. Premier constat en arrivant à l'entrée : il pleut depuis lundi (nous sommes vendredi...) et le sol s'est mué en sorte de couche de 20 centimètres de boue, et ce sur l'intégralité du site. Pour ceux qui se souviennent du Hellfest 2007, et bien imaginez l'état du camping dans ses pires heures, multipliez par 10, puis étendez ça sur toute l'aire du festival et vous obtenez les conditions bien rock n' roll qui seront celles de ce Sonisphere Zürich. Rock on ! ![]() Devil Driver : Arrivant sur le site vers 10h30, la prestation de Smoke Blow passera à la trappe, et le baptême se fera donc par DevilDriver qui arrive alors que des trombes d'eau tombent inlassablement. Le groupe ne dispose que de 30 minutes, donc ne fait pas de chichis et balance son métal bien épais, aux relents thrash/death, qui séduit les festivaliers, malgré le temps plutôt décourageant à cette heure si avancée de la journée. Plusieurs circle-pits seront lancés, preuve s'il en est que le métalleux obéit gentiment, même dans une piscine de boue. Globalement, le groupe se taille un vif succès et repart bien applaudi. ![]() Hellyeah : Pour info, Hellyeah est un groupe composé de membres de Mudvayne, NOthingface ainsi que Vinnie Paul (ex-Pantera) à la batterie et oeuvre dans du gros heavy pas finaud, porté par la voix caractéristique de Chad Gray. Si la performance scénique du groupe est de qualité, le son revanche est plutôt excécrable, la faute à une batterie réglée mille fois trop fort ("Ouais ! Moi c'est Vinnie Paul, alors je veux qu'on entende ma batterie super fort !"), et la prestation d'Helllyeah sera pretexte à aller faire le plein de victuailles avant de camper devant l'Apollo Stage. Car il faut expliquer la disposition du festival. Deux scènes sont côte à côte, mais les fosses sont séparées par des barrières permettant au staff de faire des allées et venues depuis la régie. De plus, on retrouve le concept de "pelouse or" cher à AC/DC puisque une barrière en demi-cercle se dresse autour des scènes, créant ainsi deux fosses à capacité limitée, fosses qui passé une certaine heure de laisseront plus entrer personne. L'inconvénient de ce dispositif est que les entrée étant situées sur les extrémités, il faut faire tout le tour pour changer de scène, ce qui en poussera certains (dont moi) à rester de midi à minuit dans le même espace et compte sur un demi sandwich et de la Red Bull pour tenir tout l'aprem. ![]() Atreyu : N'attendant pas grand chose d'Atreyu, force est de constater que le groupe est sympathique et propose un néo métal pas dégueulasse et bien efficace. Alors oui, on est ici dans la frange "commerciale" du métal, mais le public adhère et la demi heure allouée passe comme un lettre à la poste, agrémentée d'un reprise bien métal du "You Give Love a Bad Name" de Bon Jovi. A revoir au Gods of Metal en ce qui me concerne... ![]() As I Lay Dying : Nous voilà dans le metalcore maintenant. Pour être honnête, si le propos du groupe n'est pas mauvais, il semble peu original et les voix claires virent vite au désagréable. Joker pour cette fois, à approfondir une autre fois. ![]() Anthrax : Premier groupe du Big Four à s'élancer, on peut s'étonner d'une heure si avancée (12h55 quand même) pour un tel groupe, mais il est vrai qu'avec toutes les péripéties digne de Dallas ayant eu lieu au sein d'Anthrax, sa crédibilité est quelque peu émoussée. Pour faire simple, un jour Anthrax change de chanteur, puis reprend l'ancien pour une tournée nostalgie, le vire, puis engage un illustre inconnu et le présente sur scène pas plus tôt que l'été dernier. Puis hop ! Viré à son tour ! Du coup, le deuxième chanteur dépanne le groupe sur les dates restantes avant de se barrer et vlà qu'Anthrax reprend son premier chanteur (je fais ici abstraction des tout tout premiers chanteurs du groupe, n'ayant pas vraiment existé on va dire), n'ayant plus tellement le choix. Nostalgie ? Argent ? Peu importe les raisons pour avoir repris Joey Belladonna, Anthrax est là, motivé et prêt à en découdre, mais le père Joey est à la ramasse. Alors que le groupe propulse son thrash old school avec entrain, Belladonna montre clairement ses limites et son incapacité à adopter un chant agressif convaincant. Non pas qu'il soit faux, mais il manque de puissance et fait douter quant à un supposé nouvel album avec la voix du gaillard posée dessus. Ce détail mis à part, le prestation, bien que courte est plutôt bonne, Anthrax ne faisant pas partie du Big Four pour rien, jouant entre autres Antisocial, la version anglicisée de notre tube hard rock national, et le début d'Heaven & Hell, en hommage à Dio, où Belladonna se révèle irréprochable. Comme quoi, il reste un bon chanteur, mais le thrash ce n'est plus vraiment pour lui. ![]() Bullet for my Valentine : Groupe à préjugés, Bullet for my Valentine est une formation dont la présence peut soulever des questions, mais une fois les premiers accords plaqués, plus personne ne moufte, et ce, pour une bonne raison : les mecs envoient du bois, et bien. D'un supposé metalcore à minettes, Bullet nous fait du thrash/power gentillet certes mais rythmiquement précis et efficace. Si les voix claires peuvent agacer sur cd, elles sont ici plus naturelles et moins plaintives, ce qui rebute moins les plus endurcis n'entre-nous. Entamant sont set sur le , il faut le dire excellent "Your Betrayal", Bullet for my Valentine trouve facilement son public qui lui mange dans la main. Et j'en profite pour signaler la qualité du public du festival qui acclame le groupe en dépit de son statut de "honte du métal". Car le fait qu'un tel groupe trouve son public dans un festival comme celui-là prouve plusieurs choses : les festivaliers sont respectueux d'un groupe qu'ils ne connaissent pas forcément et ont tendance à conspuer, et le dit-groupe a réussi à faire taire ses détracteurs en montrant qu'il savait jouer et chanter. Bonne surprise en définitive. ![]() Alice in Chains : Séance découverte pour moi avec le grunge un poil torturé d'Alice in Chains et son "nouveau" chanteur William Duvall. L'entame est assez étrange, le groupe jouant 2 morceaux plutôt aériens et ambiancés, ce qui peine à faire remuer le public, mais rapidement sont dégainés des morceaux plus entraînants et plus agressifs dans l'esprit. Un des points agréable à signaler est la polyvalence des membres du groupes, William Duvall s'emparant de temps à autres d'une guitare pour laisser le chant à Jerry Cantrell, chant de toutes façons assuré la plupart du temps par leur voix à l'unisson. Le son étant très bon, on peut pleinement apprécier la prestation du groupe qui se conclut par un "Rooster" hypnotique qui peut surprendre à première vue comme conclusion mais qui donne un côté mystérieux plutôt sympa. A réécouter avec plaisir. ![]() Stone Sour : Pas foncièrement désagréable, le deuxième groupe de Corey Taylor (chanteur de Slipknot pour les retardataires) investit la Saturn Stage (celle de gauche) pour 40 minutes d'un mélange entre néo et stoner. Par contre le son est trop chargé en basse et rend la suite des évènements difficile à suivre, pour peu que l'on ne connaisse pas le répertoire du groupe, ce qui est mon cas bien sûr. Ceci dit, on sent le propos maitrisé et le public est réceptif, profitant de l'accalmie du temps pour sauter quand Corey Taylor le demande. Pas ultime mais agréable pour faire patienter avant l'arrivée de Slayer. ![]() Slayer : Heure avancée aussi pour un groupe du calibre de Slayer (Tom Araya se fera un malin plaisir de le souligner, preuve qu'il y a toujours de la rancœur à passer bien avant Metallica), mais que voulez-vous, avec Metallica jouant 2 heures, les autres doivent passer tôt... Ayant pourtant assisté aux Hellfest 2007 et 2008, chacun accueillant Slayer, je ne m'étais jamais donné la peine d'assister à leur show, il est donc temps pour une séance de rattrapage. Et bien je ne suis pas déçu ! Les fans de longue date s'accordent à dire que les dernières réalisations studios du groupe ne valent pas tripette mais que sur scène, bien qu'il vienne prendre son cachet, Slayer reste une grosse machine de guerre. Et en effet, Slayer, c'est un peu le Motörhead du thrash : un groupe qui joue sans artifice, un peu roots mais qui s'amuse quand même, en témoignent les nombreux sourires parcourant le visage d'Araya, toujours un peu limite au niveau du chant et pas franchement incisif à la basse, mais c'est un peu ça qui fait le charme Slayer. Quant à la paire de gratteux, entre un Kerry King ayant toujours l'air de vouloir détruire son instrument et Hanneman tirant un tronche de trois pieds de longs, le ton est donné, et même quand le combo exécute des titres récents plutôt rapides et bas du front, où s'entremêlent d'improbables soli en tous genres, ça fonctionne. Il faut dire qu'avec les "Angel of Death", "Dead Skin Mask" et le cultissime "Rainin Blood", le public a de quoi s'amuser, et Lombardo reste quand même un putain de batteur. Dommage certes que l'on ait plus le droit au fameux cri d'ouverture d'"Angel of Death", mais bon, à part ça, Slayer a livré là une fort bonne prestation. ![]() Setlist : World Painted Blood Jihad War Ensemble Hate Worldwide Dead Skin Mask Angel of Death Beauty Through Order Disciple Mandatory Suicide Chemical Warfare South of Heaven Raining Blood Megadeth : Voici MegaDave et ses lieutenants sur la Saturn Stage ! Et pan ! Pas le temps de faire une entrée convenable, le groupe attaque Holy Wars, on a vu pire comme début non ? Et donc ça joue rapide, précis, propre, Megadeth c'est un peu l'antithèse de Slayer. Quant ces derniers jouent en débardeur ou t-shirt Slayer, MegaDave a une chemise blanche à manches longues, image simple illustrant bien la ligne du haut. Mais aujourd'hui, et ben Dave il sait pas chanter. Ou alors le rat crevé qui vit dans son larynx a décidé de faire des petits car c'est vraiment pas joli à entendre et on en vient à plaindre le pauvre rouquin qui grimace à chaque phrase pour ne sortir que des sons étouffés. Heureusement qu'à côté, niveau guitare, entre lui et Chris Broderick, ça taquine sévère, même si ce dernier ainsi que les autres musiciens, habillés en noir, semblent s'effacer en permanence devant Mustaine, trustant le devant de scène. Un petit "Peace Sells" en conclusion, où Scott Ian (Anthrax) vient chanter la fin du morceau, et il est l'heure pour Megadeth de laisser sa place à Mr.Kilminster et sa bande à la tête de moteur. ![]() Motörhead : Motörhead, c'est plus qu'un groupe, c'est LE groupe, c'est une institution, une religion. Avec Motörhead, la setlist ne change que très peu (toujours plus qu'AC/DC, diront certains), mais on s'en fout. Pourquoi ? Parce que Lemmy. C'est tout. Et sinon parce qu'avec Motörhead, il n'y a aucun artifice, aucune mise en scène. Lemmy traîne sur lui les pires saloperies de l'histoire du rock, il a 65 ballets, il est encore là, et, avec lui, pas d'intro en grande fanfare. Non. Le groupe arrive sur scène en testant ses instruments, Lemmy éructe "We are Motörhead, and we play Rock n' Roll !", et les hostilités commencent avec un Iron Fist ravageur. Et puis ça le fait, et puis voilà. Il faut ajouter à çà une puissance sonore monstrueuse mais jamais assourdissante, une sorte de rouleau compresseur a t'en faire sortir les vers de terre grouillant dans le marécage géant tenant lieu et place de fosse. Et le père Kilminster n'est jamais en avarie vocale, son grain crade et rauque s'avérant encore plus chaud et racleur que d'habitude. Et des morceaux qui envoient du bois, Lemmy en a un paquet dans son sac. Jugez un peu : In The Name of Tragedy (dédié à Dio et pretexte à un solo de batterie époustouflant de puissance et de rapidité), Rock Out, One Night Stand (tous les trois des morceaux récents d'ailleurs, preuve que Motörhead ne joue pas la carte du tout nostalgique), Going to Brazil, et bien sûr les inévitables Ace of Spades (c'est ma chanson, c'est ma chanson !) et Overkill, habituellement envoyés en rappel, mais cette foi-ci introduits par un "Bon, normalement, là, c'est le moment où on s'en va et on revient, mais on a pas vraiment le temps, alors on continue." Et "Ace of Spades" de retentir, joué complètement à l'arrache, mais du coup ayant une certaine saveur. Pour les fans, est dégotée "Cradle to the Grave", chanson un peu perdue du répertoire de Motörhead, mais qui fait son effet, ainsi que "Just Cos' You've Got the Power", morceau de retour en grace depuis quelques années et qui dans le genre mid-tempo écrasant tout remplit son rôle à la perfection. Et on peut rajouter qu'il est toujours agréable de voir les 3 membres de ce combo de légende s'amuser autant, Phil Campbell arpentant la scène en long et en large, la moitié du temps une clope a la bouche, et Mikkey Dee donnant tout ce qu'il a, à un point qu'on en a mal pour lui. Enfin bref, concert bien énorme de la part de ces infatigables lurons, espérons que ça durera encore longtemps, faudrait pas qu'il nous claque dans les doigts le Lemmy... ![]() Setlist : Iron Fist Stay Clean Be my Baby Rock Out Metropolis Over the Top One Night Stand The Thousands Names of God Cradle to the Grave In the Name of Tragedy Just Cos' You've Got the Power Going to Brazil Killed by Death Ace of Spades Overkill Rise Against : Curieuse position que celle de Rise Against, coincé entre Motörhead et Metallica, mais un masse considérable est présente devant la scène pour les accueillir. Pour être honnête, je n'ai que très peu suivi, occupé à manger et boire (il faut bien un peu hein...), donc on fera l'impasse pour ce coup-ci, mais on peut dire tout de même que dans un registre un peu fourre tout, heavy-mais-pas-trop, machin-core et autres, le groupe s'en sort bien et le public répond en conséquence. ![]() Metallica : Voilà le groupe tant attendu, Metallica et sa scène bigger than life, ses 8 micros, son écran géant géant géant... Le soleil est prêt à se coucher quand retentit "The Ecstasy of Gold", intro accompagnant chacun des concerts de Metallica depuis sa création. Et là, effet garanti quand les écrans géants du festival, servant jusqu'alors à filmer les groupes, commencent à diffuser des images du film "Le Bon, la Brute et le Truand", film dont est tiré la dite intro musicale. Au fur et à mesure du morceau, la tension monte, le public chante, et un fois les dernières notes en suspens, le groupe déboule et voilà que quelques coups de batterie se font entendre, introduisant "Creeping Death". A partir de là, un show comme Metallica sait les faire, malgré un public peu remuant, compte-tenu de la marre de boue se tenant sous nos pieds. Chaque membre est en pleine forme, égal à lui-même, et le public hurle et chante à pleins poumons sur les refrains où Hetfield nous met à contribution, ainsi que sur les fameux "Die ! Die !", réellement impressionnants quand la caméra pointe le public et permet d'apercevoir l'immensité du site (on n'en est pas au niveau du Rock am Ring, mais il doit bien y avoir 30000 personnes, si ce n'est plus). ![]() Amateurs de vieilleries, réjouissez-vous, puisque Metallica n'envoie ni plus ni moins que For Who the Bell Tolls, Ride the Lightning, No Remorse ("I hope you like old stuff", dixit James) et Fade to Black. Mine de rien, tous ces morceaux ont plus de 25 ans, et pourtant n'ont pas pris une seule ride. On pourra juste reprocher au son de la grosse caisse d'être assourdissant et d'écraser un Fade to Black pourtant fort bien exécuté. ![]() Le groupe quitte la scène, puis l'intro de "Death Magnetic" se fait entendre, couplée à des images de météorites explosant, projetées sur l'écran géant, et puis voilà que "That Was Just Your Life" fait son apparition, et croyez-moi, un riff comme celui-là fait toujours des ravages. Alors oui, le terrain remplit de boue n'incite pas les gens à bouger, mais on sent que l'intention y est... On le dit toujours, l'intérêt d'un concert de Metallica est sa setlist changeante, ne conservant que les classiques purs et durs, et il faut d'ailleurs attendre "Sad But True", dédié au Big Four, pour voir le premier indéboulonable, et il serait franchement dommage de s'en priver, vu sa lourdeur et son succès auprès de l'audience. ![]() Il faut préciser que, et c'est une habitude, le show est toujours assuré en permanence, les membres se déplaçant sans cesse et donnant un vrai relief à cette prestation, digne de leur statut. On pourra regretter que Lars soit plutôt imprécis quand il s'agit de donner dans la double pédale, cela s'entend particulièrement sur "One" et son fameux break, sa batterie étant réglée suffisamment forte pour que l'on se délecte de tous ses petits pains. Mais mis à part ceci, aucun point faible n'est à désirer, ici on parle plutôt d'agréable surprise quant les premières notes de "Welcome Home (Sanitarium)" se font entendre, et que ce morceau que j'aurais attendu est vocalement interprété dans une style assez proche de l'original. ![]() Il y a donc ce constat incroyable avec Metallica : peu importe ce qu'ils jouent, ce sera toujours énorme. Ils peuvent ne faire 6 heures de concert qu'avec des morceaux qui tuent, et s'amusent à les faire tourner pour rendre chaque date un tant soit peu unique. Par exemple, c'est un régal que d'entendre le vieux et primitif "Fight Fire with Fire" qui fait du bien par où il passe, après un "Master of Puppets" une fois de plus d'anthologie. ![]() Si la présence d'Enter Sandman et de l'inévitable "Seek & Destroy" en conclusion ne surprennent pas, le traditionnel duo reprise/Kill'Em All est ce soir constitué de "Breadfan" et "Whiplash". Personnellement, j'aurais préféré une autre reprise, quant on sait ce qu'ils ont en magasin, que l'on aurait pu avoir Lemmy en guest sur un bon vieux Motörhead, ou alors un special jam Big Four, comme à Sofia 4 jours plus tard où Anthrax et Megadeth (donc pas Slayer) les ont rejoints pour un Am I Evil dantesque... ![]() En tous les cas, concert magique une fois de plus, toujours plein de spontanéité et de bonne humeur. On notera le petit moment de flottement précédant "Seek & Destroy" où James se retrouve tout seul et visiblement ne s'y attendait pas, puisqu'après quelques secondes de blanc, il nous sort "Bon, je sais pas, on fait quoi, Me ryhtm solo ?", et le gus de nous jouer un petit riff bien thrash comme on les aime pendant 5 secondes avant que Kirk arrive et que les choses sérieuses puissent commencer. En conclusion, avec Metallica, on prend toujours sa petite claque, et on ne s'en lasse jamais. En tout cas, moi, je ne m'en lasse jamais... ![]() Setlist : The Ecstasy of Gold Creeping Death For Whom the Bell Tolls Ride the Lightning No Remorse Riff "The Sign of the Southern Cross" (Black Sabbath) Fade to Black That Was Just Your Life End of the Line Sad But True Welcome Home (Sanitarium) Broken, Beat & Scared One Master of Puppets Fight Fire With Fire Nothing Else Matters Enter Sandman ===================== Breadfan (Budgie Cover) Whiplash Seek & Destroy Volbeat : Mais non ! Le festival n'est pas fini ! Moults groupes nous attendent encore ! Et pas des moindres ! A commencer par les Danois de Volbeat, eux aussi attendus par le public, qui, s'ils font leur apparition sur une nouvelle intro, sans doute celle de leur album à venir, démarrent les hostilités par le sur-efficace "The Human Instrument". Et là on voit la puissance volbeat : des riffs pas compliqués mais qui tuent tout, une batterie d'un précision affolante et donnant toute leur dimension aux nombreux morceaux expédiés ici, malgré la seule heure de jeu allouée à nos gangsters préférés. Ensuite le groupe nous expédie rapidement le "hit" "Radio Girl", suivi du très country "Sad Man's Tongue", une nouvelle fois dédié à Johnny Cash et Ronnie James Dio, accueuilli comme il se doit. Entre 2 morceaux, Michael Poulsen remercie avec humour tous les petits groupes passés avant d'avoir ouvert pour eux ("Des applaudissements pour Metallica, ils le méritent !"), pour les courageuses personnes encore sur le site du festival, car il faut dire que même si un nombre non négligeable de festivalier est encore présent, il s'est considérablement réduit une fois le show de Metallica terminé. Niveau setlist, on retrouve entre les morceaux ayant ravis les oreilles des Lyonnais un mois plus tôt, comme les terribles "Hallelujah Goat" et "Guitar Gangsters & Cadillac Blood", toujours éxécutés dans la bonne humeur, ainsi que le jouissif "Still Counting" en guise d'au revoir. Encore une prestation solide de la part d'un groupe qui a, à n'en pas douter, un bel avenir devant lui. ![]() Setlist : The Human Instrument Radio Girl Sad Man's Tongue Hallelujah Goat Mary Ann's Place I Only Want to Be With You (Dusty Springfield cover) Boa [JDM] Pool of Booze, Booze, Booza A New Day Guitar Gangsters & Cadillac Blood A Warrior's Call The Garden's Tale Still Counting Amon Amarth : Les écrans géants disparaissent, car c'est qu'il se fait tard (minuit bien passé), et c'est sur une longue intro vaguement symphonique que nos vikings adorés font leur entrée et envoient vite fait bien fait "Twilight of the Thunder God", opener de leur dernier (et excellent) album en date, et démontre qu'en matière de death mélodique viking, on ne la leur fait pas ! Le groupe jouant moins longtemps que prévu ("problèmes techniques, soi-disant...), la setlist est un condensé de tubes (alors qu'on parle de death viking quand même), encourageant les moins téméraires d'entre nous au headbang, que ça soit venant de nouveaux morceaux (4 sur les 9 joués) ou des plus anciens, devenus cultes dans le coeur des métalleux, à savoir "Death in Fire" et "Pursuit of Vikings". Incroyable d'ailleurs de constater que ces 2 morceaux fassent partie du patrimoine metal et soient connus quasiment de tous. Côté prestation, c'est carré, très carré, même si le guitariste lead est peu précis et massacre allègrement la plupart des soli, en particulier celui de "Twilight of the Thunder God", joué sur cd par Roope Latvala de Children of Bodom de façon...euh...moins ratée en fait... En réalité, on pourrait juste reprocher au combo un côté trop mécanique (les 2 guitaristes sont des sosies, de la tenue à la coiffure en passant par la guitare), mais le frontman Johan Hegg s'avère très sympathique et ne perd pas une occasion de remercier chalereusement le public. Une fois "Live for the KIll", coupé en 2 par les violoncelles d'Apocalyptica (pas là pour de vrai hein...) pour raprtir de la plus belle des façons, et "Puirsuit of Vikings" envoyés dans le froid et la boue, il est temps de leur dire adieu et de se rendre compte qu'il reste encore 3 heures pour ceux voulant faire la fin du fest. ![]() Setlist : Twilight of the Thunder God Runes To My Memory Guardians of Asgaard Varyags of Miklagaard Asator Thousand Years of Oppression Death in Fire Live for the Kill Pursuit of Vikings 3 Inches of Blood : Et bien on va la faire cette fin de fest ! Enfin, encore un groupe après 3 Inches of Blood. Ne connaissant pas du tout le groupe, je m'attends au pire, un genre de métalcore, le truc bien fourbe quand on n'a plus rien dans les pattes. Et bien non ! 3 Inches of Blood nous fait du Accept en plus costaud, et le chanteur a pour ainsi dire la même voix que le père Udo. Du coup, concert plus qu'agréable, sentant bon la sueur et restant dans uen veine typypiquement "old school heavy metal" dixit le chanteur. Niveau thèmes abordés, rien de bien original, le morceau "Call of the Hammer" parlant de détruire Jesus Christ à coups de marteau, c'est vous dire le niveau... Enfin bref, compte-tenu de l'heure tardive/avancée (passé 02h00, on ne sais plus vraiment), bonne surprise, même si nos oreilles poussent un "ouf !" de soulagement après une heure de heavy qui tâche sans s'arrêter. C'est qu'il reste encore un groupe... ![]() Dear Superstar : Avec un nom pareil, on parie pour du glam/émo/core, et bien c'est quasiment ça ! Nous avons ici affaire à un heavy rock tantôt gentillent, tantôt plus agressif, avec quelques screams discrets, et un propos majoritairement glam. Niveau prestation, rien à dire, chacun est en place, mais dites-vous qu'il ne doit pas rester plus que 30 personnes devant la scène (oui oui, 30, pas 300 !). En même temps, il doit être près de 4 heures du matin, il s'est remis à pleuvoir et l'état de légume commence à tous nous guetter. D'ailleurs, je reste intimement persuadé qu'il ne restait plus un seule personne sobre (à part mon pote et moi, ahahah !) devant la scène, entre ceux se roulant dans la boue et les mecs torse-poil complètement déchirés nous offrant des bonbons et nous demandant "Why don't you be naked ?" (tout ceci est véridique !), il y a de quoi se demander dans quelle dimension nous avons mis les pieds. Et quand le groupe, après trois quarts d'heures (alors qu'il dispose d'une heure), nous dit "Bon, comme il a l'air de beaucoup pleuvoir, je vous propose qu'on en joue une dernière, on range notre matos et on se retrouve au bar pour boire une bière !", notre corps tout entier se sent libéré. ![]() Mais après coup, on se dit qu'un festival qui a réuni le Big Four ainsi que Motörhead pour ne citer qu'eux, vient de se terminer devant 30 pelés par un "Bon ça nous soûle, venez on s'met une mine !", alors que seule la présence d'agents de sécurité entre la scène et les barrières nous permet de s'assurer qu'une organisation est encore présente, tant l'impression que n'importe quel groupe pourrait venir poser son matos et jouer nous semble tenace. Pour conclure cette journée, on pourra dire que ce fut épique, salissant et de la grosse balle. Par contre, il faut pointer du doigt le relatif manque d'âme du festoche, existant au nom du "tout profit", puisque Mastodon et Heaven & Hell n'ont jamais été remplacés, que, sachant qu'il pleuvait depuis 4 jours, un effort aurait pu être fait sur la tenue du sol, véritable marécage, comme au Hellfest 2007 où les organisateurs avaient eu la présence d'esprit de mettre un peu de paille de ci de là. Ceci dit, devant telle affiche, on est prêt à se salir de partout, sachant que l'équipe de France nous fera bien rire dans les jours qui viennent (pour situer, Jeudi : France/Mexique, Vendredi : Sonisphere, Samedi : Découverte de l'affaire Anelka à la télévision Suisse et gros aprèm' lolage). C'est l'heure des récompenses ! Médaille d'OR : Metallica ![]() Médaille d'ARGENT : Motörhead ![]() Médaille de BRONZE : VolBeat ![]() Médaille en CHOCOLAT : Slayer et Amon Amarth EX-aeco ![]() ![]() Médaille du LOL : Dear Superstar ![]() Médaille de la puissance destructrice : Motörhead ![]() Médaille du roux chantant le moins bien : Megadeth ![]() Médaille du truc le plus sale : Les verres de terre ! ![]() [/u] Et voici des photos pèle-mêle ! Devildriver : ![]() La boue ! : ![]() ![]() Atreyu : ![]() Anthrax : ![]() ![]() ![]() Bullet for my Valentine : ![]() ![]() La boue ! : ![]() Alice in Chains : ![]() ![]() ![]() Stone Sour : ![]() Slayer : ![]() ![]() ![]() ![]() Luigi, et la boue ! : ![]() Megadeth : ![]() ![]() Motörhead : ![]() ![]() ![]() Metallica : ![]() ![]() ![]() ![]() Volbeat : ![]() ![]() |
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Le 24 Juin 2010
vraiment pris plaisir à le lire. Et super bien illustré .gif)
Le 25 Juin 2010
Après je dois dire que les shows étaient monstrueux et nous tenaient en haleine toute la durée de la prestation de chaque groupe. J'ai été très agréablement surpris par la setlist Metallica, je m'attendais à qqch de plus axé sur le new school mais visiblement pas o_O
Au final, on peut dire que maintenant on est rodés pour tous les temps. Qu'il pleuve, vente, neige, grêle, avalanche, toucketuveu moi je suis paré à camper 8-D
Le 24 Juin 2010