Le Samedi était un jour relativement tranquille pour nous en fait. Etant donné que nous avions beaucoup moins de groupes à voir que la veille. Mais quels groupes comme l'a fait si bien remarquer Balin! Rapides douches pour les filles, les garçons étant engagé dans un concours: à savoir lequel sera le plus crasseux dimanche soir. Et c'est parti pour le jour 2, direction la Rock Hard Tent pour Kalisia !
Kalisia (Rock Hard Tent - 11h05>11h35)

Quetzalcoalt : Journée plus tranquille ne veut point dire journée glandouille! Celle-ci commence d'ailleurs sur les chapeaux de roue avec Kalisia, groupe de Death Prog français adoré de la team pour son album Cybion sorti début 2009, et donc TRÈS attendu. Pourtant nos attentes au niveau de Kalisia étaient entachées par un certain nombre de doutes. Certes Kalisia avait sorti un des meilleurs albums prog de 2009 après 13 ans d'absence, mais voila le problème. 13 ans d'absence scénique, c'est long. Il était donc légitime de se méfier de la qualité du show que nous allions voir. De plus comment le groupe allait-il faire au niveau de la setlist? Cybion se présentant comme une grande histoire subdivisée en 20 parties, quels morceaux allaient être joués, surtout pour une durée de set aussi courte? Où alors le groupe ne jouerait que des morceaux de son EP sorti 14 ans auparavant, Skies? Autant de questions qui nous taraudaient tous plus ou moins sous la Rock Hard Tent. Une chose restait sûre pourtant. Sur ce live, ça passe ou ça casse. Et ça passe! Juste quelques minutes le temps de se mettre en confiance et de régler quelques problèmes techniques et l'on se retrouve enfin totalement dans l'univers de Cybion que le groupe a mis si longtemps à nous concocter. Niveau setlist, le choix de jouer le début et la fin de Cybion avec le titre "Lost Soul" issu de leur EP "Skies" au milieu passe très naturellement et permet au groupe de faire une transition plutôt habile entre les deux parties. Je regrette personnellement de ne pas avoir pu écouter quelques morceaux qui auraient très bien passés l'épreuve du live ("Contact Experience" par exemple), mais ce regret s'efface vite devant l'intelligence qui a été fait preuve afin de garder la cohérence nécessaire au concept de l'album. Au niveau du jeu, les musiciens étaient irréprochables et Brett Caldas-Lima, trop heureux d'être là, assure le show. Seuls couacs dans le live, le guitariste soliste qui part dans un solo dont on entendra pas grand chose et la chanteuse dont le micro n'était pas assez fort pendant les passages plus violents. Un concert beaucoup trop court au final mais surtout un énorme soulagement de voir qu'un concept tel que celui de Kalisia et le live ne sont pas incompatibles. Maintenant je n'ai envie que d'une seule chose, les voir enfin jouer leur album en entier.
Whysy : Même avis que Quetz, c'était quitte ou double pour le groupe. Je partais sans réelles attentes de ce live pour ne pas trop être déçu mais avec une certaine curiosité. Et j'ai été très surpris, quelques problèmes de son au début du set pour Brett mais très vite résolu. Le groupe opte pour une setlist assez disparate qui couvre leur demo Skies et quelques morceaux de Cybion (voir setlist). Le groupe partage bien sa joie d'être ici et le public lui rend bien de nombreux fans ayant fait le déplacement. Malgré ça on voit bien l'absence de live durant ces longues années certains musiciens restant assez statiques. Pressé de voir tout ça en tête d'affiche malgré tout .gif)
Balin : Réveil un peu plus tardif que la vieille en faisant l'impasse sur Dew-Scented et Tantrum (parait qu'il y avait de la donzelle peu farouche) et direction la Rock Hard Tent pour assister à n'y plus ni moins que l'un des concerts les plus attendus de la Team, j'ai nommé les français de Kalisia. Vous connaissez l'amour que porte Heavylaw à l'album Cybion c'est pourquoi l’intégralité de la fine équipe se retrouve à la barrière pour les 30 minutes du show. Avant que ce dernier commence, les spéculations vont bon train. Quels titres le groupe va-t-il jouer? Impossible dans ce laps de temps si court d'incorporer Cybion dans son ensemble. Kalisia fait donc le choix de jouer la première et la dernière parties de son chef d’œuvre entrecoupées d'une chanson tirée de sa démo Skies. Choix tout à fait judicieux à voir la réaction du public qui même si il n'est pas très nombreux rend un bel hommage à la bande à Brett Caldas-Lima. Ce dernier contrôle le show d'une main de maître, il pose devant les photographes et harangue la foule à la moindre occasion. A côté de ça ses compagnons ont l'air plus effacé à l'exception de la chanteuse Elodie qui s'aventure sur le devant de la scène à quelques reprises (même si les fils de son micro m'ont fait craindre la chute). Rien à redire sur la performance des Montpellierains, c'est carré, ça joue et c'est tout aussi efficace en live que sur album. Petit bémol quand à la batterie électrique qui sonnent un peu trop mécanique mais je chipote. Le risque était important mais Kalisia l'a relevé sans difficulté aucune.
Set list:
Aspirations [Reception | Translation]
Arken Bringer [Union | Contruction]
Alien Choice [Declaration | Revolution]
Awkward Decision [Division | Integration]
Lost Soul
Device Awakening [Activation | Production]
Down Below [Confusion | Ressurection]
Distant Chronicles [Realization | Penetration]
Digital Disclosure [Disconnection | Comprehension]
Deserved Eternity [Salvation | Connection]

La sortie de ce concert coïncidant pile-poil avec l'arrivée d'une averse, une réunion stratégique capitale s'imposait pour décider de notre future marche à suivre. Finalement on décide de ne pas aller voir jouer Tantrum sous la flotte pour plutôt se laisser tenter par une visite en bonne et due forme du Extreme Market. Ce qui selon les excellents retours du concert, apologie de décadence sur fond de strip-teaseuses, fût apparemment une grosse erreur. S'ensuivit pour le groupe une séance de lèche-vitrine intense, au cours de laquelle Balin et Nola nous laissèrent pour retourner voir les lives. Plus de 2h et un trou plus ou moins marquant dans le porte-feuille plus tard, le reste de la troupe émergeait ainsi pour partir de se restaurer et profiter des charmes du carré VIP. Mais pas avant d'avoir enfin pu saluer Gounouman et Bonobo qui travaillaient au stand Rock Hard.
Delain (Mainstage 01 - 12h15>12h55)
Balin : A lire avec l'intention des biscuits Belin : Delain, Delain, Delain!
Ah et sinon le concert? Je déteste ce style, je déteste les chanteuses et leur discours guimauves, et je déteste manger avec un truc pareil en fond sonore. Mais force est de constater que Charlotte (ouais j'ai quand même révisé avant de venir) se débrouille bien mieux en live que sa compatriote de la Tentation Intérieure.
Anvil (Mainstage 02- 16h05>16h55)

Nola : Je vais me placer pour assister au concert d’Anvil. Le groupe de heavy en provenance du Canada monte sur scène, plein d’énergie, pour un set endiablé placé sous le signe de la bonne humeur. Et avec le soleil s’il vous plait, tout ça augure de bonnes choses pour le reste de la journée. En attendant, le spectacle est sur la scène tant Anvil est décidé à tout donner. Lips, le chanteur tout sourire du début à la fin, s’adresse souvent au public et n’oublie pas de le gratifier d’un solo de guitare joué au vibromasseur. Côté musique, Anvil sort ses plus grands classiques dont certains comme « Metal to Metal » sont repris en chœur. Un bon moment pour les néophytes et les aficionados en somme.
Retour sur Whysy, moi (Quetzalcoalt) et The Inner Circle qui continuons de nous prélasser dans le carré VIP en attendant le live d'Airbourne. Les organisateurs ont d'ailleurs mis le paquet pour que cet espace soit un petit paradis sur terre. Une grande salle avec télés, sièges et bar avec à l'arrière un énorme espace vert pour se poser à un table ou se reposer dans un hamac. La décoration était d'ailleurs juste stupéfiante, avec un peu partout les statues faîtes par un même artiste. (Les photos des œuvres viendront dans la dernière partie) Ce moment était l'occasion pour nous de manger et pour moi-même de découvrir avec délice mes nouvelles acquisitions. Notre groupe est assez vite rejoins par Bonobo, venu piller les réserves de bouffe des backstages en toute impunité. Il nous fera d'ailleurs goûter une des merveilles issues de ses pillages, le chou à la crème au chocolat enrobée au chocolat. Un pur délice et surtout un arrière-goût de pas assez. On peut dire que les artistes étaient choyés sur ce festival. Gounouman nous rejoint un court moment ensuite et nous profitons du soleil naissant posés à une table sous les pins avec Anvil en fond sonore. Évènement totalement surréaliste, l'arrivée de Dee Snider, chanteur de Twisted Sister, qui passe à un mètre de moi et Whysy avec un de ses potes pour prendre les sculptures du jardin en photo sous tout les angles possibles.
Airbourne (Mainstage 02 - 17h00>17h50)

Nola : De l’habitude naît l’ennui dit-on. C’est ce que je me suis dit après le concert d’Airbourne sur la Mainstage 01. Ce n’est pas la première fois que je croise la route des Australiens mais j’ai eu l’impression d’assister au même concert que deux ans auparavant, les chansons pourries en plus. Parce que, pour en ajouter sur la liste des revendications, les titres du deuxième album (à l’exception de « No Way But The Hard Way ») sont extrêmement poussifs pour ne pas dire ratés. Et c’est encore plus flagrant en live lorsqu’ils sont en comparaison directe avec les chansons de Runnin’ Wild. Côté spectacle, Joel O’Keeffe assure, une nouvelle fois, tout seul l’animation. Il ne s’arrête pas une seule seconde, court d’un bout à l’autre de la scène, escalade tout ce qui lui tombe sur le pied, semble vouloir être partout à la fois. Mais ce qui était si intéressant lors des premiers concerts, devient finalement lassant. Quand les premières notes de « Girls in Black » résonnent, on sait qu’il faut préparer son appareil photo et lever le nez. Alors oui, c’est impressionnant mais on a, à la fois, le sentiment de revoir encore et encore le même concert mais aussi l’impression très nette que le groupe est enfermé dans un gimmick qu’il ne maitrise plus. On tombe dans la surenchère d’énergie et c’est tout simplement trop fatiguant. Et pourtant, c’était tellement bien la première fois…
Balin : A Wacken 2008 c'était extraordinaire, à Wacken 2009 c'était bon et au Hellfest 2010 c'est extrêmement décevant. La faute à quoi? Au dernier album pour commencer, largement moins intéressant que son prédécesseur il fait un peu retomber le soufflet Airbourne. Et puis au groupe aussi, que tout le monde me comprenne les Australiens donnent tout ce qu'ils ont sur scène mais l'impression de déjà vu se fait cruellement sentir. Et là où on découvrait le show et ses surprises avec émerveillement la première fois il ne reste qu'un spectacle déjà rodé et calculé (le solo pour Girls In Black, les canettes de bière balancées à la foule etc...). Je comprends que tous les gens qui voient Airbourne pour la première fois souhaitent de voir tous ces spécificités (il fallait voir l'attitude des personnes attendant le concert pendant qu'Anvil jouait) mais trois fois le même truc en trois ans ça commence à sentir le réchauffé. Alors oui c'est du réchauffé 3 étoiles au Michelin mais j'ai peur qu'Airbourne ne devienne une machine sans âme qui n'arrivera jamais à la cheville de qui vous savez.
Quetzalcoalt : Bin bizarrement pour moi ça sentais pas du tout le réchauffé! Vous l'aurez compris c'était la première fois que je voyais Airbourne en concert et même que j'écoutais un de leur morceaux. C'était donc comme le disent si bien Balin et Nola avec des yeux nouveaux que je découvrais le groupe. Et quel spectacle! Rien que le fait de voir Joel O'Keeffe monter à 25 mètres de hauteur pour taper un solo sans sécurité ou quoi que ce soit fait qu'on doit voir ça de ses yeux au moins une fois. Rock'n'Roll!!! En soit même la prestation était plutôt bonne, le groupe se voulant l'incarnation même d'un Hard Rock pure bière énergique et rafraîchissant. Mais sans toute cette surenchère, aurais-je autant apprécié ce live? Car je me doute bien que la curiosité et l'attrait de la nouveauté ont joué pour beaucoup là dedans. Une chose est sûre, en dehors d'un live ce n'est vraiment pas le genre de groupe que j'aime écouter.
Setlist:
1- Raise The Flag
2- Chewin' The Fat
3- Diamond In The Rough
4- Blonde, Bad And Beautiful
5- Cheap Wine & Cheaper Women
6- Girls In Black
7- No Way But The Hard Way
8- Too Much, Too Young, Too Fast
9- Runnin' Wild

Nevermore (Mainstage 02 - 17h55>18h45)
Nola : J’ai suivi de loin Nevermore, je n’ai jamais été une fanatique du groupe mais force est de constater que les américains ont plus d’une corde à leurs arcs et qu’ils savent vendre leur musique. Sympa.
Whysy : Y'a rien à faire j'aime définitivement pas le chant de Warell Dane. Heureusement Jeff Loomis était là et délivrait ces riffs par brouette entière. Sympa mais sans plus.
Quetz : Je n'attendais pas vraiment grand chose de ce live car ce que j'avais écouté de Nevermore, c'est-à-dire leur dernier album, ne m'avait pas beaucoup plu. En effet le chant plutôt particulier du chanteur, assez spécial et teinté heavy, m'avait plus que rebuté. Heureusement ça passe beaucoup mieux en live, me permettant d'apprécier plus amplement les compos et j'ai donc pu passer un bon moment. C'était cool mais sans plus.
Balin : La malédiction continue, je n'ai jamais eu l'occasion d'assister à un concert des américains de A à Z et ce n'est pas l'édition 2010 du Hellfest qui arrivera à combler ce manque. Le temps de sortir de la folie Airbourne, de retrouver tout le monde et de se prendre un godet le show de Nevermore a déjà commencé depuis un bon quart d'heure. Qu'importe la suite se révélera intéressante quoiqu'un peu en déça de mes espérances. Warell Dane et sa voix si particulière n'a pas l'air dans son assiette et peine à certains passages, le bougre semble malade. Heureusement la section musicale est irréprochable Jeff Loomis en tête qui réussit avec une facilité déconcertante toutes ses partitions. A noter la présence du nouveau guitariste Attila Voros qui semble prendre plaisir à jouer en live à côté de ses légendes, il a encore du chemin avant de faire oublier un certain Chris Broderick parti "Ruster" In Peace avec un certain roux mais sa joie de vivre est communicative. Ayant sorti un album très récemment le groupe en profite pour en jouer quelques extraits mais ces derniers ne semblent pas faire le poids face aux anciens tubes du groupe comme "Born". Bon concert néanmoins avec un son tout à faire correct.
Slash (Mainstage 01 - 18h50>19h50)

Nola : On continue avec Slash qu’on ne présente pas. Il y a foule pour acclamer le célébrissime guitariste. Même s’il est entouré de ses musiciens, il est clair que tout le monde n’a d’yeux que pour le monsieur au chapeau et n’attend qu’une chose : des chansons des Guns ! Nous sommes servis puisque seront jouées « Nightrain » , « Sweet Child O’ Mine » et l’attendue « Paradise City » pendant lesquelles l’ambiance monte d’un cran. Mais réduire le set de Slash à trois chansons serait un peu injuste surtout tout se passe bien, et que le chanteur s’en sort admirablement sur les titres de l’album Slash. L’alchimie fonctionne et on en redemande.
Balin : Ultime groupe annoncé à l'affiche de cette édition 2010, Slash et son chapeau haut de forme débarque à Clisson avec Miles Kennedy (Alter Bridge) dans ses valises. Au programme des extraits de son album solo, du Slash's Snakepit et des Guns N' Roses. Son album solo sorti cette année est pour moi une sombre fumisterie à l'image d'un certain Chinese Democracy et quand les premières notes de Ghost se font entendre j'ai peur que le set soit tourné vers le dit album. Heureusement les choses rentrent vite dans la normale avec un Nightrain suivit d'un Rocket Queen qui mettent (enfin) le feu à la terre Clissonnaise. Le public ne s'y trompe pas, on veut du Guns! A noter l'excellente performance de Miles Kennedy au chant qui passent sans problème l'examen Guns'N'Roses, à ce propos j'aurais bien pris un Metalingus d'Alter Bridge, une autre fois peut être.Sinon que dire sur Slash qui n'a pas été dit? Showman extraordinaire, guitariste au touché sans pareil et charisme sans limite l'américain attire tous les regards. Finalement les chansons tirées de son repertoire personnel ne sont qu'un trou normand avant le plat de resistance nommé Guns'N'Roses. Le concert se finit d'ailleurs en apothéose avec un enchaînement tout simplement orgasmique: "Sweet Child O Mine" et "Paradise City". Emballé c'est pesé.
Setlist:
1- Ghost
2- Back from cali
3- Night train
4- Rocket Queen
5- Suckertrain Blues
6- Nothing to say
7- By the sword
8- Civil war
9- Slither
10- Sweet Child o' mine
11- Paradise City
Twisted Sister (Mainstage 01 - 20h50>22h00)

The Inner Circle : Dee Snider a décidément trop la classe!
Whysy : Personnage culte du Heavy metal pour sa rébellion dans les années 80 contre la censure de la musique au États Unis, pas fan de Heavy, je n'attendais pas grand chose de ce concert omis le fait de voir Dee Snider. Et bien, belle surprise, le groupe avait une pêche d'enfer, grosse ambiance devant la scène notamment grâce à Dee qui avait l'air heureux d'être là. Poignant hommage à Ronnie James Dio vers la fin du set ou le groupe jouera "Long Live Rock'N'Roll" de Rainbow. Un des meilleurs concert de ces 3 jours !
Nola : On arrive maintenant au concert que j’attends depuis presque un an maintenant. Mon impatience et mon état d’excitation montent d’un cran (comme avant un concert de Moonsorrow) dans les dernières minutes qui nous séparent du passage de Twisted Sister. Après avoir passé les mois et les semaines précédant le Hellfest à écouter Stay Hungry en boucle, j’étais prête pour la bande à Dee Snider. Et je n’ai pas été déçue : pour faire court et simple, Twisted Sister fut le meilleur concert du festival. Dee Snider est un irrésistible frontman qui prouve à lui seul qu’on peut être survolté à 55 ans ! Et le chanteur d’entrainer tout le monde avec lui sans difficulté. Ainsi le public lui mange presque littéralement dans la main. Il aurait pu nous faire faire ou dire n’importe quoi. La set-list enchaine tube sur tube pour la plus grande joie du public qui saute comme un seul homme, applaudi à tout rompre ou scande en cœur les titres qu’il connaît sur le bout des doigts. Mention spéciale à « We’re not Gonna Take it » et « I Wanna Rock » qui cristallisent à eux toute l’osmose du groupe avec le public. Mais il ne faut pas oublier « The Price » ( :emo tout en émotions, dédicacé à Ronnie James Dio qui suit la reprise de "Long Live Rock 'n Roll" de Rainbow. Il n’en faut pas plus. Twisted Sister est venu, nous avons vu et les américains ont vaincu (sans même avoir à combattre). Respect!
Quetz : Ahlala Dee Snider... Personnage emblématique d'un groupe tout aussi mythique du monde du metal. Certains d'entre vous le connaissent peut-être comme moi à travers le documentaire A Headbanger's Journey, où l'on apprend comment ce dernier a fermé le clapet du congrès américain pendant leur guerre contre le metal. Voir ce groupe en live était donc en soi une étape obligatoire, tout comme on se doit de voir certains classiques du cinéma. Et leur statut légendaire n'est en rien usurpé. Assurant le show comme pas deux, le leader et chanteur Dee Snider bouge partout et met le public dans sa poche, allant jusqu'à se traîner sur le sol du mainstage. Du légendaire "We're Not Gonna Take It" si représentatif de l'esprit du metal à toutes les autres hymnes du groupe en passant par le merveilleux hommage fait à Dio. Ce live aura été un sans-faute complet qui restera dans les annales du festival. Awesome!
Balin : Twisted Fuckin' Sister. Meilleur concert des trois jours. Pas besoin d'en dire plus. Si? Obligé? Set list absolument énorme qui fait bien sûr la part belle à Stay Hungry sans oublier les grandes classiques du groupe ("The Kids Are Back", "You Can't Stop Rock N' Roll", "The Fire Still Burns"), un Dee Snider et un groupe remontés comme des coucous suisses et ce même en l'absence de leur fameux costume Glam. On aurait pu craindre que le groupe perde son identité en abandonnant leur gimmick mais force est constatée que même sans les Sisters sont un grand groupe (pas sûr que ça soit le cas de tout le monde n'est ce pas messieurs Simmons et Stanley). Dee Snider est un des meilleurs frontman qu'il m'a été donné de voir, il se met le public dans la poche en moins de temps qu'il faut pour le dire. On soulignera d'ailleurs son émouvant hommage à Dio pour qui il dédie un The Price chargé en émotion. Et que dire devant cette reprise de Long Live Rock'N'Roll par Rainbow chanté à l'unisson par le public? En 2009 LE moment du Hellfest a été sans hésitation aucune The Final Countdown par Europe qui a réuni tous les festivaliers dans un joyeux bordel indescriptible, pour l'édition 2010 la palme reviendra sûrement à I Wanna Rock qui a mit tout le monde d'accord. Et vas y qu'on lève le poing comme un seul homme et vas y qu'on saute tous ensemble, tout simplement magique. Allez histoire d'être tatillon on peut reprocher le discours un poil démago de Jay Jay French qui annonca que c'était le 100ème concert de Twisted Sister depuis la reformation en 2003 du groupe et que le Hellfest était l'environnement le plus cool dans lequel ils aient joué, pas besoin de me brosser dans le sens du poil pour que prenne mon pied hein. Bref qu'importe c'était grandiose, gargantuesque, gigantesque, génial, fantastique, etc... Messieurs Snider, Ojeda, Mendoza, Pero et French, MERCI!
Setlist:
1-Under the Blade
2-The Kids are Back
3-Stay Hungry
4-Captain Howdy
5-You Can't Stop Rock'n'Roll
6-We're not Gonna Take it
7-Long Live Rock'n'Roll (Rainbow cover)
8-The Price
9-The Fire Still Burns
10-Burn in Hell
11-I Wanna Rock
12-S.M.F

Immortal (Mainstage 02 - 22h05>23h20)

Whysy : Concert que j'attendais depuis pas mal de temps et les 3 norvégiens ne m'ont pas déçu. Décor sublime (le backdrop me fait encore baver), le groupe commence à jouer dans la nuit tombante, côté ambiance on fait pas mieux. Forcément Appolyon, Abbath et Horgh joue sur leur réputation, ça prends des poses méchantes à tout bout de champ, c'est totalement cliché mais qu'est ce que c'est bon. On a droit au traditionnel craché de feu d'Abbath et au tirage de langue. Pas de surprise au niveau de la setlist leurs chansons phares "One by One", Sons Of Northern Darkness" seront jouées entre autres ,mais les titres se composent essentiellement de morceaux de "All Shall Fall". Dommage le dernier album n'est pas mon preferé mais bon on s'en contentera. Quelques soucis de guitare au début du set pour Abbath mais tout est vite rentré dans l'ordre. Bref Immortal est grand !
Nola : Un autre rendez-vous incontournable voilà ce qu’est le concert d’Immortal qui suit immédiatement celui de Twisted Sister. C’est aussi un changement radical de style ! On se retrouve sans transition au royaume de Blashyrkh et ça rigole beaucoup moins. Sans attendre Abbath, Apollyon et Horgh montent sur scène tout en corpse paint, en cuir et en clous. Ah, ils m’avaient vraiment manqué ! Visuellement, le concert tient toutes ses promesses. Ca pose trve dans tous les coins, ça tire la langue, ça crache du feu, c’est très pas-carré-mais-c’est-pas-grave-on-fait-exprès. Apollyon a gagné en assurance et se montre le digne fils spirituel d’Abbath qui est un peu radin quand même sur les pas chassés. Tous les deux monopolisent la scène et en imposent autant que s’ils étaient douze. Côté set-list, c’est plus décevant. Immortal joue trop de titres de leur dernier album. En soi, ça ne me dérange pas vraiment même si les nouvelles chansons n’ont pas la même aura que les anciennes. Mais, dans les faits, ce choix fait passer « Battle in the North » et surtout « Blashyrkh » aux oubliettes. Et, nom d’un sapin, voilà qui est impardonnable ! Heureusement qu’Abbath c’est le beau, le plus fort, le plus grand…, ma déception n’aura finalement pas duré longtemps. Et puis Abbath qui crache du feu et Appolyon qui pose devant son ventilateur, c'est plus fort que tout !
Quetz : On se sent quand même un peu bête quand on est un néophyte complet du groupe entouré d'une foule de fans en délire connaissant chaque morceau par coeur. Et les 4 hardcore fans qui me servaient de coéquipiers en ce festival n'étaient pas là non plus pour alléger cette impression. Mais la qualité du live et l'aura indéniable du groupe auront rapidement su me laisser prendre au jeu et apprécier le concert. Abbath suinte salement le charisme quand même. Un groupe que j'adorerais revoir quand je connaîtrai un peu mieux leur discographie. Trve Iveuuul!!! 
Balin : Comment se relever après une claque pareille? Aller voir Immortal peut être une bonne solution. Mais cette fois ci je serais largement moins dithyrambique sur la prestation d'Abbath, Appolyon et Horgh. Défendre son nouvel album sur scène je suis tout à fait pour surtout quand il est de qualité (Iron Maiden qui jouait l'intégralité de A Matter Of Life and Death par exemple) mais dans le cas d'Immortal ça me gène beaucoup plus. All Shall Fall est, pour moi, l'album le plus faible du combo et voir, ce soir-là, pas moins de 5 titres tirés de ce dernier ça me fend le coeur... rien que ça. Surtout qu'à cause de ce choix sont zappés les mythiques Battles In The North et Blashyrkh (Mighty Ravendark), vous parlez d'un sacrilège. Le seul titre à sauver en live du dernier album est l'épique et magnifique Unearthly Kingdom, le reste je m'en passe largement même All Shall Fall et Norden On Fire que j'apprécie d'habitude. Toujours au rayon des déceptions quelques pains d'Abbath dans les solis et tapping, je sais que c'est pas trop dans l'habitude du groupe de jouer carré et que cela donne un charme certain mais des fois c'est trop. Dernier motif de reproche la batterie d'Horgh triggée qui donne un aspect trop mécanique à l'ensemble, j'aime beaucoup sentir l'impact de la frappe sur les toms mais dans le cas d'Immortal c'est impossible de ressentir la puissance du batteur puisque tous les coups sont de la même intensité. Bref c'est le fan qui chipote devant un de ces groupes favoris qui l'a (légèrement) déçu, en effet le show dans son intégralité était d'excellente qualité : Abbath fait toujours autant le pitre et Appolyon prend ses marques dans le grand cirque Immortal. On a eu le droit quand même à quelques instants de bravoures, un Grim and Frosbitten Kingdoms plus joué depuis des lustres, un medley de l'album Pure Holocaust ou le craché de feu pendant Withstand the Fall of Time. Moins ultime que le concert de Wacken 2007, Immortal n'en reste pas moins un très bon groupe de live.
Setlist:
1. All Shall Fall
2. The Rise of Darkness
3. Solarfall
4. Sons of Northern Darkness
5. Tyrants
6. Hordes to War
7. Norden on Fire
8. Grim and Frostbitten Kingdoms
9. Damned in Black
10. Pure Holocaust
11. Unearthly Kingdom
12. Withstand the Fall of Time
13. One By One

Fields Of The Nephilim (Rock Hard Tent - 23h55>00h55)
Nola : Pas de repos puisqu’on enchaine avec Fields of the Nephilim. Enfin pas de repos ce n’est pas tout à fait vrai puisque les anglais proposent une musique qui invite à la rêverie et fait voyager. Il est tard, les festivaliers reprennent des forces au son envoutant du groupe et ça fonctionne. Fields of the Nephilim s’apprécie comme on veut, couché, debout, les yeux fermés ou non, tant que les oreilles sont grandes ouvertes, c’est l’essentiel.
Balin : Alice Cooper on le retrouve à Wacken, par contre Fields Of The Nephilim c'est beaucoup plus rare. Deux raisons qui m'ont poussé à me rendre sous la Rock Hard Tent pour prendre un peu de Rock Gothique dans les esgourdes. Carl Mc Coy avec son look à la Undertaker et sa voix d'outre tombe nous amène dans l'univers sombre du groupe. J'en ai profité pour reprendre des forces avant Carcass mais qu'importe le voyage que m'a proposé Fields m'a tout à fait convaincu. Allez messieurs de l'orga, l'année prochaine un petit Sisters of Mercy? .gif)
Quetz : Si l'expérience Ulver c'était avérée intense, l'expérience Fields of the Nephilim s'est elle révélée carrément magique. De nuit, assis dans l'herbe les yeux fermés à balancer la tête au gré des chansons, extatique, le temps s'étant comme arrêté. On se laisse envahir par le son pour ne faire plus qu'un avec lui. Ce concert fût pour moi un excellent moment que même le froid de plus en plus présent n'a pas pu entamer. En un mot, envoûtant.
Carcass (Mainstage 02 - 01h00>02h00)

Nola : Les quelques forces glanées pendant le set de Fields of the Nephilim vont être bien utiles pour résister à Carcass qui clôture cette deuxième journée sur la Mainstage 02. Il fait un froid de canard mais qu’importe nous faisons confiance aux Anglais pour réchauffer les têtes et réveiller les endormis. Et nous avons raison puisque Carcass se bonifie avec l’âge depuis sa reformation. Le groupe est maintenant pleinement opérationnel et c’est jouissif, un peu à l’image de la sorte de medley de l’album Necrotism qu’il propose à la foule nombreuse qui vient les supporter. Une bien belle façon de terminer la journée. Mais pour vous en parler avec des accents de fanboyisme aigu (très aigu même), il est préférable d'écouter Balin (pour une fois) ! N'oubliez pas d'imaginer un ton hystérique au dernier degré quand vous lirez ses lignes.
Balin : Dernier groupe de la journée et pas n'importe lequel puisque le plus grand groupe de Death de tous les temps débarque sur la Main Stage 02. La bande à Jeff Walker a ramené une jolie surprise dans leur bagage puisque l'album Necrotism sera joué ce soir dans son intégralité (sous la forme d'un Medley). C'est donc assurément la set list la plus intéressante de Carcass qui m'ait été donné de voir même si cela laisse que peu de place aux classiques de Symphonies of Sickness ou Heartwork. Le show s'ouvre quand même sur This Mortal Coil tiré de ce dernier avant que les liverpudlians (vous saviez qu'on appelait comme ça les habitants de Liverpool? On dit merci qui? Merci Balin) ne commencent les choses sérieuses. Et quelle claque mes amis, quelle claque! Du très grand Carcass ce soir à l'image d'un Bill Steer appliqué. Pendant ce temps là l'écran de fond sert à passer des images d'autopsies dignes de 4chan chères à l'imagerie du groupe, ambiance garantie! En revanche pas de présence de Ken Owen cette fois çi mais son remplaçant Daniel Erlandsson a encore montré toutes ses qualités de batteur en faisant preuve d'une facilité déconcertante. Pas étonnant que Michael Amott ait voulu que cela soit "son" batteur qui accompagne la reformation de Carcass. Jeff Walker comme à son habitude est tout sourire et s'amuse avec le public qu'il provoque à propos du froid qui est tombé sur Clisson avec la nuit ou lorsque les premières mesures de "Ruptured In Purulence" montrent le bout de leurs nez et ce growl si particulier avec. Le frontman préfère se fendre d'un "Vous savez comment ça fait" qui ne manque pas de donner la banane à toute l'assistance. Une nuit historique comme l'a souligné Jeff Wakker avec la certitude de pouvoir dire à sa descendance: "J'y étais".
Whysy : Humm concert passé à côté de deux groupies (Balin, Nola), je connaissais pas particulierement le groupe seulement quelques chansons écouté à la va vite avant le festival. La fatigue et le froid commençaient à se faire sentir mais le show a eu vite fait de me réveiller. Michael Amott avait en effet collé son pote d'Arch Enemy Daniel Erlandsson aux fûts et le moindre que l'on puisse dire c'est qu'il envoie le petit. Une heure de riffs bien tranchants et incisifs y'a rien de mieux avant de dormir!
Setlist :
- This Mortal Coil
- Inpropagation
- Corporal Jigsore Quandary
- Symposium Of Sickness
- Pedigree Butchery
- Incarnated Solvent Abuse
- Carneous Cacoffiny
- Buried Dreams
- Ruptured In Purulence /Heartwork
- Lavaging Expectorate Of Lysergide Composition
Cette deuxième journée ne fut donc pas la plus remplie pour nous mais elle ne fut pas, pour autant, dénuée d'émotions. Immortal, Twisted Sister, Kalisia et The Fields of The Nephilim (pour ne citer qu'eux) ont su nous ravir, nous faire vibrer, nous transporter. En bien ou en mal, aucun groupe ne nous a laissé indifférent à en juger par nos commentaires. Alors peu importe si ne nous sommes pas d'accord entre nous, si certains ont découvert pendant que d'autres connaissaient sur le bout des doigts. Nous nous sommes tous éclatés et c'est bien ce qui compte ! Parce que comme Mr Snider l'a si bien dit dans la soirée : "We wanna rock" (ok il ne l'a pas vraiment dit comme ça mais vous saisissez ce que je veux dire ) !
Ps : Immortal is Superior !!! |
Ps : Kalisia rules !!!
Le 01 Juillet 2010