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Somewhere Out in England, part.2 : Sonisphere UK
Lieu : Knebworth (UK), Knebworth House Reporter: Spade Date : 30-07-2010
Somewhere Out in England
Le récit des pérégrinations d'un métaleux en terre étrangère.


Part. 2 : Sonisphere UK : 30 & 31 juillet, 1er août

Knebworth, Knebworth House


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Nous sommes en 1592, en plein règne d'Henri IV. Notre bon Roi, étant inquiet sur sa santé décide de consulter une voyante, qui pourrait ainsi lui prédire l'avenir et le rassurer. Il fait donc venir Théobald, son valet le plus fidèle et le somme d'aller chercher la plus renommée des diseuses de bonne aventure du Royaume. Quelques jours plus tard, Théobald est de retour, accompagné d'une étrange vielle femme.

"Sire, voici Pustula, assurément la meilleure voyante que vous pourrez trouver dans tout le royaume !

_Très bien, très bien, vous pouvez disposer Théobald.

_Bien Sire."

Le Roi s'approcha, non sans esquisser un rictus de dégout devant les quelques insectes grouillant dans la chevelure difforme de la voyante.

"Madamme Pustula...

_Mademoiselle.

_Mademoiselle Pustula. Je suis inquiet pour mon règne. Depuis que j'ai imposé la poule au pot à tous les français, j'ai peur que l'on veuille s'en prendre à moi. Alors je me suis dit que vous pourriez me dire à quoi ressemblera l'avenir.

_Bien sûr, bien sûr... Mettez dans cette potion un peu de vos cheveux.

_D'accord...et aïe ! Cela devrait suffire.

_Non ! Il y en a beaucoup trop, arrêtez !"

Mais il était trop tard et Henri IV avait déjà précipité une imposante masse de cheveux dans le bouillon maléfique.

"C'est grave ?

_Et bien, je ne peux garantir que ce que je vais voir corresponde à ce que vous cherchez.

_Dites-moi tout de même."

Pustula renversa la potion par terre et se mit à parcourir la flaque de ses doigts crochus.

"Hum, je vois, je vois...c'est étrange...

_Quoi ? Que voyez-vous ?

_Cela n'a aucun sens. "Alors que la fin du monde approche, un festival viendra sur Terre, traversera l'Europe et mettra tout le monde minable. Il y aura même des monstres. Une personne surpassera Jésus-Christ en mourant plusieurs fois et en ressuscitant dans la même soirée !"

_Étrange en effet..."


Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que la fin du monde est programmée pour 2012, et que quelques années avant, un mastodonte du nom de Sonisphere vient de poser ses pattes sur notre vieux continent. Et si l'on regarde ses affiches, on peut affirmer que l'on avait jamais vu ça, et rien qu'en prenant les étapes turques et anglaises, on tient le line-up ultime du heavy metal. Il s'est dit que cet été, les gros groupes avaient rendez-vous aux Sonisphere. Et c'est l'édition anglaise, se déroulant à Knebworth, qui va être contée ici-même.

Tout d'abord, le lieu. C'est la Knebworth House qui accueille le festival, un immense terrain appartenant à un vieil homme vivant dans un château, et qui loue donc le temps de quelques jours son terrain à des hordes de métaleux venus de tous les coins du monde. Et des hordes, il y en a. Je n'ai jamais vu autant de monde concentré en un seul endroit, et, pour preuve, le camping est tellement disproportionné qu'il faut compter 10 bonnes minutes pour le traverser avant d'accéder au site du festival à proprement parler. Alors, cela n'arrive pas au niveau du Wacken, d'après ce qu'internet a pu montrer, mais, pour comparer, on arrive facilement à un population 4 fois plus importante qu'au Hellfest. En même temps, annoncer sur 3 jours, Alice Cooper, Rammstein et Iron Maiden, forcément, ça déplace les foules. Le festival annonce d'ailleurs être sold-out, ce que l'on veut bien croire quand on voit toutes les peines du monde que l'on aura à sortir de l'enceinte chaque soir.

Mais trève de bavardage, rentrons dans le vif du sujet.

1er jour : Vendredi 30 juillet :


Vivre The Final Countdown dans un festival, c'est magique. Commencer ce festival PAR The Final Countdown, c'est divin.
Oui, ce premier jour est en réalité une demi-journée, ne commençant qu'en fin d'après midi, mais de toutes façons, le temps de rallier Knebworth, de s'installer (une heure pour monter la tente, bercé par Biglef que l'on entend de si loin...) et d'arriver dans l'aire des festivités, Delain et Turisas sont déjà passés et Europe a commencé son set depuis 40 minutes. Les 5 dernières sont donc pour ze tube, "The Final Countdown", et je dois dire que c'est assez surréaliste d'arriver tout frais dans un festival et de démarrer les hostilités avec l'hymne du rock, qui va voir une foule devenir folle, sauter dans tous les sens, chanter, au plus grand bonheur de Joey Tempest et ses acolytes qui vivent vraiment une seconde jeunesse depuis leur reformation de 2003 et ne se reposent pas sur leurs lauriers, un nouvel album étant même annoncé pour 2011. Enfin bref, je ne pouvais pas rêver d'un meilleure entame au final !

Ce soir, seulement 5 groupes étaient programmés, et sur la seule Saturn Stage (je ne compte pas la Bohémia Stage). Il en reste donc 2, à savoir Gary Numan, puis le grand Alice Cooper.
Ne connaissant absolument pas Gary Numan, je m'attendais à un truc du genre "Le 'blabal machin' Band" avec une star et un backing band invisible, le tout dans un rock gentil. Et bien quelle ne fut pas ma surprise de voir un groupe tout de sombre vêtu, arriver sur scène et de se lancer dans un métal indus lent et lourd, accompagné de sonorités électroniques. Et sur le coup, aucun membre n'étant particulièrement mis en valeur par rapport à un autre, j'en viens à me demander si "Gary Numan" n'est pas un nom choisi au pif. Bon, on me confirmera plus que c'est le nom du chanteur, mais en tout cas, le groupe fait preuve d'un belle cohésion et musicalement, c'est rudement efficace. Pas technique pour deux sous, la musique de Gary Numan se veut pesante, mélancolique, et est servie par un son de batterie à en retourner la terre. Le soleil commençant à doucement se coucher, la prestation du groupe gagne en intensité visuelle, mais aussi musicale, certains morceaux voyant Gary Numan empoigner à son tour une guitare, et se révélant heavy à souhait. Valorisant tous les instruments, ce concert est une agréable surprise en ce qui me concerne et on peut dire que le public, déjà copieusement fourni est chaud bouillant pour Alice Cooper, qui va clôturer la journée.

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Il est temps de parler de LA trouvaille du festival. L'écran géant propose aux spectateurs d'envoyer un texto (surtaxé bien sûr) qui sera ensuite affiché sur l'écran. Du coup, florilège de "Rammstein forever !", "Buttscratcher !" et autres conneries dans le genre. Mention spéciale au "I shagged my english teacher in high school", et je dois dire que je suis assez fier de mon "I can't believe I shaved my balls for this !".

Enfin bref, après une petite demi-heure d'attente devant un imposant rideau affichant "Alice Cooper Theater of Death", une petite intro retentit, suivi d'un coup de sifflet, et c'est parti pour "School's Out" ! Rien que ça ! Commencer par un tube, en voilà un bon moyen de reveiller l'audience ! Un peu comme les récents concerts de Deep Purple, ouverts par "Highway Star"...
Et là, on voit la scène, magnifique, avec cinq lettres (A L I C E) qui pendent, une petite plate forme pour Alice, une grande en fond de scène, et tous les musiciens en costume. Alice Cooper peut donc se targuer de proposer un show ultra visuel et d'envoyer des morceaux à chaque fois excellents. Et les tubes vont être enchaînés, puisque rien de moins que "No More Mr. Nice Guy" et "I'm Eighteen" constituent la suite du spectacle. De plus, le groupe est impressionnant, Alice chantant divinement bien, et ses musiciens s'éclatent sur scène, faisant partie de la mise en scène, changeant de costumes quand il le faut (tout le monde en nazi pour "Wicked Young Man" ! \o/), ou intervenant quand des monstres viennent s'en prendre à Alice. Ils seront d'ailleurs mis à l'honneur plusieurs fois lors de longs passages instrumentaux, permettant de pleinement s'exprimer, et laissant Alice se préparer à ses nouveaux tours de passes-passe.

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Car un show d'Alice Cooper, ce sont aussi des mises à mort. Et il y en aura quatre ce soir. Pauvre Alice, il va être pendu, décapité, transpercé d'une seringue, puis mis dans une boîte où un dizaine de piques vont le perforer. Et pourtant, il s'en sort à chaque fois, quel homme ! D'autant qu'il n'est pas le seul à souffrir, transperçant un drôle de type avec son pied de micro ou rouant de coup une jolie demoiselle qui voulait juste des câlins...

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Alors bon, l'aspect "négatif" de ce côté spectacle, c'est l'absence de communication avec le public, le groupe offrant comme une comédie musicale, où rares sont les morceaux n'étant le théâtre d'aucun effet visuel. Que ça soit Alice en camisole, ou Alice jetant des colliers et des billets dans le public, on ne s'ennuie jamais tout du long des 90 minutes que constituent le "Theater of Death". Un énorme monstre du genre Eddy fera même son apparition sur "Feed my Frankeinstein" et s'en ira tout content avec la jeune fille.

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En rappel, c'est un Alice avec un long manteau argenté qui fait son apparition pour "Elected", puis, alors que l'on pense en avoir fini, nouveau coup de sifflet, et c'est reparti pour "School's Out" ! Après tout, pourquoi se priver ? La foule répond présente sur l'ultime morceau de la soirée et tout le monde peut maintenant regagner sa tente après cette mise en jambe de luxe. Et un monstre sacré de plus, un !




"Alors, que voyez-vous maintenant ?

_Des femmes dénudées.

_Diantre !

_Et du feu ! Beaucoup de feu !"


2e jour : Samedi 31 juillet :


On peut dire que le festival est véritablement lancé aujourd'hui, avec ni plus ni moins que Rammstein, Mötley Crüe, Placebo, Apocalyptica, Papa Roach ou encore Fear Factory.
Oui, j'ai bien dit Placebo. Il faut préciser que le festival n'est pas 100% métal et se permet des emprumpts plus foncièrement rock, tels Placebo, Skunk Anansie, The Cult ou encore Pendulum, mais on en reparlera...

Arrivant sur les lieux bercé par le hip-hop métal mal dégrossi de Family Force 5, il est impressionnant de voir le nombre de personnes déjà présentes sur le site, et dont une grande partie fait le pied de grue devant l'Apollo Stage en attendant Sabaton.

Sabaton :

Les ayant découverts au Gods of Metal un mois plus tôt, je voulais une nouvelle rasade de true metal et les suédois ne m'auront pas déçu. C'est simple, Sabaton, ça tue. C'est simple, pas franchement original, mais joué avec tellement de bonne humeur et de motivation que l'on se prend immédiatement au jeu. Et la réaction du public est bluffante, chantant, ne perdant pas une occasion d'applaudir, de brandir ses poings ou d'acclamer le groupe, à grands coups de "SA-BA-TON ! SA-BA-TON !". C'est à se demander ce que ce groupe fait à cette position de l'affiche, quand on voit le succès qu'ils ont.
Et, leurs morceaux ont beau être basiques, qu'est-ce qu'ils sont efficaces ! "Cliffs of Gallipoli", "Primo Victoria" (qui verra TOUT le public sauter à chaque refrain), "Metal Machine",...que des tueries ! Au final, Sabaton a mis une ambiance du tonnerre et en comparaison, les groupes qui suivront juste après paraîtront bien fades...

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Lacuna Coil :

Changement de scène pour Lacuna Coil et son rock/néo métal à chanteuse. Et chanteur. Car, oui, en néophyte que je suis, je ne savais pas que le micro était en fait partagé et que Lacuna Coil a toujours compté un chanteur dans ses rangs. Et franchement, c'est pas évident, tant sa prestation n'est pas inoubliable, ayant de la peine à donner a sa voix la puissance qu'il faudrait. Ceci dit, ce n'est pas mieux du côté de Cristina Scabbia, qui a l'air toute coincée, tant les sons ont du mal à sortir de sa bouche. Ajoutons à ça un métal oscillant maladroitement entre néo à la Korn (du moins pour le son de basse) et rock (comme cet effroyable "Spellbound"...), un public frigorifié ne daignant bouger un peu que sous les ordres de Christina (quand à Andrea Ferro, c'est simple, tout le monde s'en fout...).
Bon voilà, musique molle, public mou. Je suis déçu quand même. Il fut un temps ou Lacuna Coil c'était quelque chose quand même. Non ?

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Soufly :

De retour sur la Saturn Stage, Soulfly vient confirmer tout le mal que je pensais d'eux suite au Gods of Metal. En gros, Max Cavalera est rincé, ne bouge presque plus (ses sauts sont tellement ridicules), joue encore moins, et n'a pour lui que sa voix qui n'a pas changé et demeure, il faut le dire, très puissante. Et franchement, cela fait de la peine de voir un groupe comme Soulfly relégué à un espace de 30 minutes (moins que Papa Roach ou encore Dir En Grey), et qui essaie de cacher sa déchéance en enquillant les morceaux sans sourciller. De ce côté là, Soulfly ne surprend pas vraiment : 2 morceaux récents, 3 classiques et 2 reprises de Sepultura (on aura quand même eu "Roots Blood Roots" cette fois-ci !). En parlant de morceaux récents, c'est lamentable. Un nouvel album est censé être tout juste sorti, et 1 seul extrait va être joué (le primitif "Bloodbath & Beyond", pas mal mais vu et revu), misérablement écrasé entre les 2 reprises. On dirait que Cavalera n'assume même plus ses albums et continue à se donner une contenance en disant "Ouais, on est de plus en plus heavy, on est trop méchant t'as vu !", pour cacher le fait que des idées, cela fait un bail qu'il n'y en a pas eu. Il n'y aurait par Marc Rizzo pour faire le boulot, on crierait au scandale. Là on se dit que bon, au moins les morceaux déchirent et on a vu bien pire pour passer le temps. Mais je ne donne pas cher de la peau de Soulfly pour les années à venir.

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Setlist :

Blood Fire War Hate
Prophecy
Back to the Primitive
Refuse/Resist (Sepultura)
Bloodbath & Beyond
Roots Bloody Roots (Sepultura)
Jumpdafuckup/Eye for an Eye



Anthrax :

Heureusement, le niveau va monter d'un cran avec Anthrax. M'ayant laissé la dernière fois avec une impression de "bien sans plus", Anthrax m'aura bien secoué aujourd'hui. Tout d'abord Belladonna est en forme. Et il chante bien, très bien même. Et le groupe est remonté comme une pendule, visiblement heureux de se produire devant une foule si nombreuse pour la deuxième année consécutive (ils étaient déjà présents à l'édition 2009 du festival). D'autant plus qu'avec son thrash bien rapide, et peu de temps de jeu, les morceaux imparables se suivent et font mal. Au programme, "Antisocial", et ribambelle de tubes que tout le monde semble connaître ("Madhouse", "Metal Thrashing Mad",...), pour un concert bien court mais intense, où le groupe rendra hommage une fois de plus à Dio avec le début d'"Heaven & Hell", où Belladonna sortira sa coiffure d'indien sur le bien-nommé "Indians" et où Scott Ian prendra la parole en remerciant le public et lui disant à quel point il est content d'être là et qu'un album va bientôt sortir. Toujours est-il que le contrat est rempli pour Anthrax, qui est venu, a mis tout le monde d'accord et vient peut-être de donner un petit boost à sa carrière avec cette tournée que le groupe considère comme la meilleure qu'ils n'aient jamais faite. Tout content que je suis, go voir Fear Factory !

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Fear Factory :

Fear Factory. Un groupe de gros qui fait de la musique de gros. Ça résume assez bien je trouve. Depuis quelques mois, les pionniers du cyber-métal sont de retour avec le bon gros Dino, ont ramassé Holgan a la batterie, et roulez manège ! Et en live, croyez-moi, ça déménage ! Un peu le syndrome Anthrax : peu de temps de jeu, donc tout ce qu'on joue bute des ours polaires à la tronçonneuse. Jouant quelques nouveaux morceaux, dont le destructeur "Powershifter" ainsi que plusieurs classiques (pas de place pour autre chose vous allez me dire !), Fear Factory fait son boulot et le fait bien. Surtout qu'il faut dire que le public depuis ce début de festival est quasi irréprochable (il était mort pour Lacuna Coil, certes...) et acclame bruyamment le groupe, qui laisse lui laisse bien peu de répit et le torpille avec "Edgecrusher", "Demanufacture", "Replica" et autres douces ballades dont les américains ont le secret. Peut-être est-ce dû à mon positionnement par rapport à la scène, mais le son ne s'avèrera pas très puissant. Bien équilibré, mais manquant un peu de patate. Mais bon, pas grave, Fear Factory nous donne à manger, on mange ! Et on a mal. Et un groupe de plus à avoir égayé ma journée !

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Papa Roach :

Sur l'autre scène, voici venir Papa Roach, dont la popularité semble grandir ces dernières années, et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre ! Armé d'un imposant backdrop, le groupe fait son entrée pendant que les baffles crachent l'intro toute en basse de "Getting Away With Murder", rallongée pour l'occasion, et c'est parti pour 3 quarts d'heure de rock/métal boosté au speed ! On peut ne pas aimer ce groupe, mais impossible de ne pas reconnaître leur efficacité en live, Jacoby Shaddix ne tenant pas en place, haranguant la foule sans cesse, même lors de "Scars" et "Forever", morceaux plus calmes, dont on se serait passés, soit dit en passant. Car bon, là où Papa Roach reste le plus fort, c'est dans les morceaux simples, brut de décoffrage qui invitent au headbanging. Et ça, il y en a en rayon, du récent "Kick in the Teeth" (en réalité futur morceau) aux anciens et chouchous du public "Between Angels & Insects" et "Last Resort" en passant par "Hollywood Whore", dédié à Britney Spears et Justin Bibier (ben voyons^^), chaque personne venant chercher sa dose de fraîcheur et de bonne humeur en a pour son compte.
Malgré tout, je persiste à penser qu'un 2e guitariste live ne serait pas une mauvaise idée, certains morceaux manquant un poil de relief sur scène. N'est pas Motörhead qui veut !
Par contre, il faut préciser qu'en marge du Sonisphere se tient un autre festival, le festival de l'exhibition ! En effet, on ne compte plus les poitrines s'exhibant généreusement devant la caméra, faisant rugir de plaisir les dizaines de milliers de spectateurs présents. Et ça partira vite en n'importe quoi, des mecs s'y mettant aussi, certains pour rire, d'autres étant tellement gras que ça compte comme pour une fille. Jacoby se prendra au même au jeu en montrant ses tétons et disant "Quoi, ils sont pas biens ? Je suis très fier de mes tétons !". Il ne me semblait pas en avoir vu autant au Hellfest...

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Setlist :

Getting Away With Murder
To Be Loved
Lifeline
Forever
Hollywood Whore
Kick in the Teeth (nouveau morceau)
Scars
I Almost Told That I Love You
Between Angels & Insects
Last Resort


Apocalyptica :

Mouais. Sympa. Sans plus. Aujourd'hui, Apocalyptica a décidé de jouer 3 reprises de Metallica. Soit. Mais dans ce cas là, pourquoi avoir choisi "Master of Puppets", "Fight Fire With Fire" et "seek & Destroy", titres foncièrement thrash, ayant un rendu au violoncelle très brouillon, d'autant plus que la batterie écrase tout ? Au final, le set est un peu décousu, ne survolant du coup que très peu la discographie personnelle des finlandais, et jouant même "I'm Not Jesus" (avec un chanteur), ayant visiblement décidé d'opter pour un set orienté métal et gros muscles Megamass 3000. Ils n'ont d'ailleurs pas de fauteuil, histoire d'être plus mobiles. Un peu dommage quand on sait qu'ils peuvent s'avérer très doués quand il s'agit de calmer le jeu (même pour les reprises de Metallica) et de laisser parler le violoncelle.
Bon, pas mauvais non plus, mais pas aussi transcendant que ce à quoi je m'étais attendu. Et puis, sachant que ET Rammstein ET Lacuna Coil ET Corey Taylor sont sur place (les 3 chanteurs ont participé à certains morceaux d'Apocalyptica), un petit featuring, non ? Non ? Bon, non alors. Tant pis. Et sinon, croissants vous avez ? Non plus ? Bon, pas grave, un steak et 4 pailles, s'il vous plaît.

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Good Charlotte :

Alors Good Charlotte, c'est simple, je ne savais même pas que ça existait encore. Dans ma tête, c'est le groupe que l'on écoute au collège (je tiens à dire que je n'aimais pas ) et après...ben comme apu collège, apu Good Charlotte. Grave erreur camarade ! Ils sont encore là, et tu sais quoi ? Ils sont bons ! Histoire de mettre tout le monde dans le bain, ils commencent avec "The Anthem", oui vous savez, "Yououh ! I Wanna be Just Like You !". Et ma foi, partant avec un a priori négatif, je reste, ne voyant rien de mauvais dans tout ça. Ayant prévu de ne regarder quelques morceaux, le temps que je me demande où était mon pécari et me voilà arrivé à la fin du concert avec "I Just Wanna Live" et son clavier rigolo (je me souviendrai toujours du clip où le groupe est déguisé en nourriture...), et l'incontournable "Lifestyle of The Rich & Famous" en clôture. Imbuvable à l'époque pour mes oreilles de jeune métalleux, je dois dire qu'en live, ça passe comme un javelot à travers un bébé une lettre à la poste, le groupe semblant bien mûr et n'en faisant pas des tonnes comme n'importe quel troupeau punk/beach-core/néotruc. Un morceau sera par ailleurs dédié à Jimmy Sullivan, batteur d'Anvenged Sevenfold, décédé il y quelques mois.
Et ben vous savez quoi ? J'ai bien aimé. Je suis en train de dire que Good Charlotte c'était mieux que Soulfy, Lacuna Coil et Apocalyptica, c'est grave docteur ? Bon, on verra la situation après Placebo.

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Placebo :

Oui, parce que joker sur Skunk Anansie, le temps de miam, toilettes, discuter, exhiber mon t-shirt Justin Bieber. Entre autres. Je me dis "Bon, Rémi. Tu connais un peu, il y a des morceaux que tu aimes bien. Il y a The Bitter End, Special K, Pure Morning, ils devraient les jouer, donc ça devrait te plaire. Non ?"
Et ben...Placebo a livré un des shows les plus plats qu'il m'ait été donné de voir. La raison ? Des morceaux ayant tous le même tempo, joués de la même façon (Molko gratte sa guitare de haut en bas frénétiquement sans s'arrêter) et se ressemblant tous. Dans Adibou, je met ça et ça me sort le gâteau tout marron dont personne ne veut.
Comme me dira mon voisin de tente, qui partageait le même avis que moi, "Il y une certaine hype autour de Placebo". Et ouais, on dirait que ça fait "stylé" d'être fan. Et ben moi, je me suis ennuyé comme jamais, devant une prestation si stérile, et au bout d'une demi-heure de sommeil interne, direction la Saturn Stage et mes idoles de Mötley Crüe.

En fait, je crois avoir l'explication. Placebo est un groupe concept qui, tel le stratagème médical du même nom, fait croire depuis des années aux gens qu'il fait de la bonne musique. Pour certains ça marche. Pour d'autres, circulez, ya rien à voir. Ni à écouter d'ailleurs.

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Mötley Crüe :

Le contraste est brutal. D'un show aseptisé ayant réussi l'exploit de transformer le vide en musique, on va passer aux quatre chevaliers immortels (je ne vois pas d'autre explication) tout droit venus de Los Angeles. Déjà, la scène est classe, avec des pieds de micros recouverts de ferraille et roues crantées en tout genres, une batterie donnant l'air d'être abîmée et un backdrop laissant entrevoir des avions de guerre. Au moins, ça change du décor de la tournée précédente.

Bon, le rideau nous aura fait rire. Tout d'abord, le staff galère comme c'est pas permis pour l'installer (c'est pas dur quand même, 6 petites boucles, 6 crochets...). Et, 20 ans après, quand le rideau s'élève, un des crochets lache. Mouarf. Après avoir vite fait tenté de tirer les pans de rideau pour cacher la scène, grosse soulade générale et on abât le rideau. C'était bien la peine... Et du coup, pas d'entrée théâtrale, Mick Mars et Tommy Lee s'installent, et qu'entends-je ? Mais oui ! L'intro "moteur de voiture" de "Kickstart my Heart", et c'est parti ! La meilleure des façons pour commencer un concert, c'est celle-là ! Imaginez AC/DC commençant par "Let There be Rock". Surtout qu'une fois de plus, le son est au poil, identique au live "Carnival of Sins", un vrai bonheur ! Bon par contre, le groupe est un peu à l'arrache, le solo étant envoyé tandis que Vince Neil chante encore...
Et qui c'est qui suit ? "Dr.Feelgood" ! On nage en plein surréalisme. C'est "Highway to Hell" qu'on nous fait là ! En attendant, propulser 2 tubes d'entrée, ça amaigrit peut-être la fin de set, mais niveau ambiance d'entame, c'est radical d'efficacité !

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D'autant plus que quelques surprises sont au rendez-vous, avec notamment "Too Fast for Love" et "Ten Seconds to Love" , qui débarquent d'on ne sait où, pour notre plus grand bonheur. Le groupe "innove" un peu, ça fait plaisir. Et le groupe s'amuse aussi, il faut le dire. Ce concert étant le premier pour le groupe en 5 mois, on peut s'apercevoir que c'est un show de reprise, le groupe étant un peu en freestyle, mais ayant vraiment l'air content d'être là, ayant tous le sourire aux lèvres (sauf Mick Mars, mais le fait qu'il bouge un doigt étant déjà un miracle...).

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Alors oui, on aura des petits moments de flottements entre des morceaux, sans vraiment savoir pourquoi, mais une fois que ça joue, il y a toujours ce petit truc qui fait que Mötley Crüe, en live, ça le fait, ils ne jouent que des morceaux qui tuent (rien que la fin quoi : Wild Side, Shout at The Devil, Girls Girls Girls. Ya pas de quoi), même si "Don't Go Away Mad", bon, on pourrait s'en passer. Enfin bref, avec une setlist très Dr.Feelgood (5 morceaux, et hop ! Ils ont même ressorit "RattleSnake Shake" !) et pas du tout Saints of Los Angeles (quand même, pas cool ça), Mötley
Crüe
a une fois de plus tout cassé sur son passage, pour certainement le meilleur concert que j'ai vu d'eux à ce jour ! Mötley foreveeeeeer,(l) Nikki c mon bestaaaahhhhh tmtc ! (l)(l)(l)

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Setlist :

Kickstart my Heart
Dr. Feelgood
Too Fast for Love
Live Wire
Same Old Situation
Don't Go Away Mad
Ten Seconds to Love
Rattlesnake Shake
Wild Side
Shout at the Devil
Girls, Girls, Girls



Rammstein :

Mais dites-donc, là voilà la fin de journée ! Dans quelques minutes, sur l'Apollo Stage, va se produire le gros mastodonte venu d'Allemagne, j'ai nommé Rammstein ! Le groupe fête ici sa première date en plein air en Angleterre et le fait avec la manière, en étant la tête d'affiche de ce samedi. Bon alors, il y a du monde, et se rapprocher de la scène devient rapidement le parcours du combattant... Tant pis, on trouve une place convenable et on attend la blitzkrieg à venir.

Et c'est après l'intro du dernier album en date que le rideau tombe, laissant entrevoir un autre rideau, aux couleurs de l'Allemagne, histoire de dire "Et ouais, on vient d'Allemagne, c'est nous les patrons !", qui tombe à son tour, et "Rammlied" peut enfin exploser. Premier constat, la scène supplante largement Mötley et Alice Cooper, étant démesurée, avec une géante plate forme, des immenses tuyaus, des spots géants. On sait déjà que nos yeux vont en prendre pour leur grade ! Et la position des membres du groupe (chacun dans son coin) est assez explicite. Tout le monde récite sa partition et contribue à l'engrenage de la terrible machine. Ici, pas de fioriture, pas d'improvisation, pas de communication interne inutile. Rammstein est tel une immense locomotive mise en marche à chaque début de concert et qui avance sans sourciller.

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Alors, je ne vais pas vous faire la leçon, mais Rammstein, c'est du feu, des mise à mort, et une interprétation au millimètre. C'est un véritable déluge de flamme auquel nous allons avoir droit tout du long, que ça soit projeté depuis la scène, par des lance flammes ou encore craché par les guitaristes, notamment sur l'épique "Feuer Frei". Des fusées seront même lancées depuis la régie, me faisant sursauter, étant placé en réalité au pied de la dite-régie...

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Au rayon mise en scène, le moment le plus marquant restera sans doute Flake (claviers) se faisant recouvrir de feu dans sa baignoire par Till, puis en ressortant dans un costume tout argenté, remontant sur son estrade pour finalement exploser et finir en marchant sur son tapis mécanique. D'ailleurs, c'est une idée toute conne, mais le tapis roulant, visuellement ça marche ! On pourra citer aussi la ballade en bateau de Flake lors d'"Haifish" ou encore Till "arrosant" la foule lors du vintage et bien marrant "Pussy".

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Pour ce qui est des morceaux joués, pas beaucoup de surprises pour ceux qui suivent le groupe sur cette tournée. Principalement des extraits du dernier album (non, je n'écrirai pas son nom, trop long !), excellent au demeurant, donc pas de souci, et un léger panaché de classiques, qui s'intensifiera en fin de concert, le groupe étant tout de même conscient que ce sont ces qui derniers remportent le plus l'adhésion du public (voir setlist). Et c'est du lourd ! Entre "Sonne", "Links 2 3 4" et le préhistorique "Du Riescht so Gut" (un grand moment), la puissance allemande est à l'oeuvre et ne fait pas de quartier.

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On pourra néanmoins reprocher à Rammstein d'avoir déroulé un show classique, sans communication (bon ça encore, passons, on va pas les changer), d'à peine 1h20 alors qu'ils avaient un bel encart de deux heures. Parce que bon, ce ne sont pas les morceaux qui manquent à rajouter (au hasard, "Mein Teil", "Amerika", "Engel", "Asche zu Asche",...), ça ne mangeait pas de pain et ça aurait fait plaisir à tout le monde !
M'enfin, c'est pinailler. Rammstein a livré là un concert, certes sans folie, mais puissant et efficace. A l'allemande quoi...

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Mais c'est qu'il roxxxe bien comme il faut ce festoche pour le moment !

Setlist :

Rammlied
B********
Waidmanns Heil
Keine Lust
Feuer Frei!
Wiener Blut
Fruhling in Paris
Ich tu dir weh
Du Riechst so Gut
Benzin
Links 2 3 4
Du hast
Pussy
===========
Sonne
Haifisch
Ich will

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"Ouf ! C'était affreux !

_Ouais bon, mais maintenant, que voyez-vous ?

_De la vermine asiatique...et un monstre géant venu de l'espace !

_Euh...soit..."

3e jour : Dimanche 1er Août :



Et bien, nous voilà déjà au dernier jour... Le temps passe vite quand on est entouré de groupes mythiques...
Mais il va quand même falloir survivre à cette journée, qui se verra clôturée par ni plus ni moins qu'Iron Maiden. Et ouais !


Karnivool :

Et c'est durant la prestation de Karnivool que je foule l'enceinte du festival pour la troisième et dernière fois. Si d'emblée, je trouve le groupe sans interêt, distillant un rock bateau, au fur et à mesure des morceaux, le propos évolue vers quelque chose de plus atmosphérique, rappelant Anathema, et du coup, la fin de leur set sera bien plus marquante que le début. Bon, mention bien au final. A approfondir, pourquoi pas.

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CKY :

CKY, rien que le nom est rigolo. Je m'attendais à un groupe hip-hop gueulant "yeah yeah cikeywaïe cikeywaïe !", à la place j'aurai un groupe de métal "normal", brassant plein d'influences, doom, thrash, heavy, avec une certaine réussite, il faut le dire. Alors, si ce concert ne restera pas gravé dans ma mémoire, il s'avèrera néanmoins plutôt sympatique, avec même "Womanizer" de Britney Spears qui retentira dans la sono, ce qui vaudra au guitariste de recevoir une canette de bière, qu'il attrapera en plein vol et descendra d'un traîte. Et toc ! D'ailleurs, c'est lui qui assure le spectacle, courant, sautant, faisant l'idiot, tandis que ses compères restent sages et restent concentrés sur leurs instruments. Allez, mention bien aussi pour CKY.

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Madina Lake :

Sur l'Apollo Stage, Madina Lake fait son entrée, et...il n'y a pas de bassiste... Les white stripes du métal ? Bon, en allant vérifier plus tard, la formation comprend en temps normal un bassiste, fort heureusement, mais pas aujourd'hui. Et puis bon, à jouer un rock qui se force à être énervé (comprenez par là que les musiciens se déplacent à mille à l'heure, s'exitent comme des damnés), Madina Lake me laisse de marbre. Surtout que sans bassiste, le son n'a aucune puissance et se révèle peu amical pour ceux ne connaissant pas du tout le groupe. A revoir dans de meilleures conditions je suppose...

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The Fab Beatles :

Et voici venir la curiosité du festival ! Un cover band des Beatles, comme son nom pouvait le laisser sous-entendre. Si bon nombre de personnes se demandent ce qu'ils peuvent bien faire là, sitôt le set entamé, les gens regardent, apprécient et chantent. Oui, même le méchant monsieur et son t-shirt de Slayer ! Les Beatles étant plutôt sacrés en Angleterre, on pouvait être sûr que, même en n'aimant pas, la majorité des festivaliers connaitraient les morceaux. Et les "Hard Day's Night", "Twist & Shout", "She Loves You", "Day Stripper" et autres "Hey Jude" sont repris en choeur, dans la bonne humeur, pour cet instant vraiment bon enfant et agréable, le groupe étant un cover band dans la plus pure tradition, lookés beatles, jouant sur les même instruments (sauf que le vrai Mc Cartney il est gaucher, imposteur !), possédant des voix identiques que ça en devient troublant et s'appelant les uns les autres Georges, Ringo, Paul et John. N'étant pourtant pas un fanatique des Beatles, j'ai trouvé leur concert plus que réussi, alliant simplicité, bonne humeur, interprétation des morceaux fidèle et même le refrain de "Run to the Hills" viendra se greffer au dernier morceau, histoire de faire un petit clin d'oeil à la star de la journée.
Ben voilà, c'est pas dur de faire passer un bon moment à des milliers de gens. Ou alors on s'appelle Brian Molko et on reste sur sa planète.

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Dir En Grey :

Joker sur Skindred, et le prochain groupe à voir nous vient du Japon. Assez populaire dans nos contrées, Dir En Grey ne manque pas une occasion pour venir se produire en Europe, ainsi que dans divers festivals, étant ici de passage pour quelques jours en Angleterre. Ne sachant pas trop à quoi m'attendre, ne connaissant qu'un seul morceau du groupe ("Obscure"), je dois avouer qu'ils m'ont mis une bonne claque les petits nippons. Jouant un métal hybride, entré néo, heavy, hardcore, un chouïa prog, et servi par un son en béton, la musique de Dir En Grey fait mal là où elle passe et remporte un franc succès dans un public par forcément tout aquis à leur cause.

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Et il y a un point important, le chanteur. Passons sur son nom qui ne fera rire que les français (Kyo), l'énergumène possède une voix proprement hallucinante, chantant dans tous les registres, screams, growls, sous-growls (ou gruik gruik si vous voulez), chant clair, et sans jamais sonner faux, Kyo impressionne. Et il faut le voir sur scène, complètement ossédé par sa musique, ne croisant quasiment jamais le regard du public (il ne lui dira d'ailleurs pas un mot, étant le dernier à rentrer sur scène et le premier à partir) et semblant à chaque morceau tout prêt de vider ses entrailles sur scène.
J'avais vu que jusqu'à il n'y a pas si longtemps, il se tailladait sur scène. Pas de ça aujourd'hui, et tant mieux. Il nous offrira d'ailleurs un improbable solo vocal où sortiront de sa george des sons venus d'un autre monde, dont je n'aurais jamais cru qu'un être humain puisse en être l'origine. Impressionnant, vraiment.

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Le look des musiciens est d'ailleurs tout ce qu'il y a de plus normal (à part la jupe du bassiste...), le groupe semblant vouloir insister sur son détachement de la scène "visual kei" (terme qui ne veut rien dire, soyons bien d'accord). Jouant en majorité des morceaux directs et rentre-dedans (dont "Obscure", je l'ai reconnu, ahah !), les 45 minutes dévalent, et une fois le set fini, on reprend nos esprits, car, ils ont frappé fort ces petits êtres venus de l'est (c'est con, parce que ils viennent aussi de l'ouest...comme tout le monde en fait, tout le monde est à la fois à l'est et à l'ouest. Non ?).

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Et pour être allé les voir en concert normal 2 jours plus tard, je peux confirmer, ils envoient du paté, et quand ils ont leur public, l'ambiance est assez sauvage...



Slayer :

Et maintenant, SLAYEEEERRRRRR ! Je dois dire que depuis les avoir vus pour la première fois, je comprends mieux la "Slayer" attitude. Car c'est vrai que ces mecs font du thrash, emmerdent les autres, et n'en ont toujours fait qu'à leur tête. On n'a que 45 minutes de jeu ? Pas grave ! On va leur mettre "South of Heaven" dans la tronche pour commencer, ça va les calmer ! Et comme pour pas mal d'autres groupes, à temps de jeu raccourci, densité d'obus augmentée ! Manger "War Ensemble", "Mandatory Suicide", "Raining Blood" et "Angel of Death" en si peu de temps, ça fait réver...Et même le petit nouveau "World Painted Blood" passe bien sur scène ! Surtout que, fidèle à sa réputation, le son est puissant, Araya chante plutôt bien et affiche en permanence un sourire non feint, preuve qu'il s'amuse quand même. Quant aux autres énergumènes, on dirait qu'on les a débranchés au précédent concert et réactivés une minute avant le début de celui-ci : Hanneman est caché derrière sa masse de cheveux et King headbangue sans s'arrêter du début à la fin, mais bon, c'est comme ça qu'on les aime, non ?
Enfin bref, Slayer reste un de ces groupes que l'on peut revoir dez dizaines de fois sans s'ennuyer. Parce qu'ils viennent, mettent une latte à tout le monde, jouent des morceaux assemblés n'importe comment (niveau break improbable, ce sont les champions du monde !), et quand ils repartent, on peut dire : "On a vu SLAYEEERRRRRRR \m/(o_O)\m/ !!!"

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Setlist :

South of Heaven
World Painted Blood
Hate Worldwide
War Ensemble
Jihad
Dead Skin Mask
Raining Blood
Mandatory Suicide
Angel of Death



Alice in Chains :

Les 2 scènes principales étant opposées, et pour cause de "Je veux être pas trop loin pour voir Maiden", impasse sur "Bring me the Horizon" (tant mieux), et future croix sur "The Cult" (flute) et "Iggy Pop" (là ça fait chier par contre...). Le prochain groupe est donc Alice in Chains. Et, pas de quartier, l'entame de concert se fait sur "Again", un bon morceau bien lourd, bien "grunge", histoire de remuer le public. D'ailleurs, la majorité des morceaux joués seront dans cette veine, costauds, toujours dans ce style si particulier, cette musique très brute de premier abord, mais regorgeant d'harmonies vocales entre Jerry Cantrell et William Duval, qui se partagent superbement la tâche, ce dernier chantant tout de même la majorité des morceaux et s'emparant de temps à autres d'une guitare, souvent pour les titres les plus "sophistiqués".
Et puis le groupe est en place, reçoit un accueil chaleureux, ce qui fait de ce concert un bon moment de plus à rajouter au palmarès de ce festival, décidément impressionnant.

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Pendulum :

Alors là, on tient LA surprise du festival. Pour info, Pendulum est un groupe que l'on pourrait qualifier d'electro rock, même si vous lirez de ci de là qu'ils officient dans le "drum n' bass". Cependant, le groupe propose 2 types de concerts différents : les DJ Set et les 'Live', qui eux voient sur scène un groupe entier (guitare, basse, batteire, claviers, chant), et qui mettent du coup l'accent sur l'aspect rock (voire metal) de la formation. Et c'est bien sur à un concert "Live" que nous allons avoir droit, même si une grande partie du public semble dubitative quand à la prestation à venir. Et pour être honnête, devant la rageuse guerre des bouteilles (entre chaque partie de la fosse, cell-ci étant sépparée en deux), je me suis même demandé si le public n'allait pas continuer pendant le set de Pendulum, leur demandant presque de rentrer chez eux, car il a une guerre à livrer, si cela ne les dérange pas trop. Bon, en éxagérant un peu bien sûr, car quand l'intro retentit, tous les regards se tournent vers la scène.

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Et bien, autant vous dire que ça a tout simplement déchiré. Jouant une electro qui tâche, avec des mélodies de claviers entêtantes, supporté par un gros son de guitare et une section rythmique au métronome, Pendulum réussit le pari d'être efficace, simple, et pourtant de véhiculer une musique bien plus recherchée qu'il n'y paraît. Alors, ça c'est pour l'aspect purement musical, mais sur scène, il y aura un peu de pyrotechnie (ça n'arrive pas à la cheville de Rammstein bien sûr, et ce n'est de toutes façons pas l'objectif) un écran géant diffusant diverses images, et surtout, il y a ce chanteur, Ben 'Verse', qui ne tient pas en place, sautant dans tout les sens, allant sans cesse à l'encontre du public et lançant même un circle-pit dans chacune des deux fosses.

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Et niveau rendu sonore, c'est juste taillé pour le live, tout le monde est receptif, saute, secoue la tête et apprécie à leur juste valeur les "The Vulture", "Blood Sugar" et "Propane Nightmares" (un de mes préférés), qui prouvent que l'on peut ne pas être métal et pourtant s'imposer dans un festival comme celui-ci. Cerise sur le gateau, "Self Vs. Self" est joué, avec un chanteur invité sur scène. Ayant l'air timide, avec sa barbe et sa casquette, le gus surprend tout le monde quand il lâche un gros scream introduisant le morceau. Et tout du long, je n'aurai de cesse de me dire "mais je connais cette voix, c'est qui bon sang ?". Et à un moment, bingo ! Anders Friden d'In Flames ! Et ouais bande de moules ! Pendulum l'a fait venir de Suède JUSTE pour CE concert, si c'est pas la classe ça ! Bon par contre, soit il s'est coupé les cheveux, soit il les a bien cachés...

En tout cas, certainement le coup de coeur de ce festival, et assurément une sacrée baffe !

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Setlist :

Crush
Granite
The Vulture
Voodoo People (The Prodigy remix)
Showdown
Witchcraft
Tarantula
Self vs Self (feat. Ander Friden)
Propane Nightmares
Blood Sugar
Watercolour



Iron Maiden :

Si durant le set d'Iggy Pop, les fosse seront une fois de plus le théatre de la guerre des bouteilles, quand les lumières s'éteignent, l'heure est à la communion, car le plus grand groupe de heavy metal anglais encore en activité va se produire dans quelques minutes, à domicile donc, pour sa seule date estivale dans le Royaume-Uni. On ne présente plus bien sûr le groupe aux 15 albums (en comptant celui à venir) qui débarque ici avec un tout nouvel univers, cette fois-ci à base de science-fiction et de méchants aliens. L'album en question, "The Final Frontier" n'est pourtant pas encore sorti, mais, une fois le rideau tombé, c'est bien à bord d'un immense vaisseau spatial qu'Iron Maiden va nous envoyer dans l'espace ce soir. Encore vierge de tout backdrop (bientôt ce sera une histoire), le fond de scène consiste en une multitude de points lumineux sur une toile noire. Pas de doute, nous sommes dans l'espace, et Maiden nous ramène 10 ans en arrière avec "The Wicker Man" et "Ghost of the Navigator". Choix pas forcément évidents, ils font pourtant mouche et le public très fourni (on doit approcher les 50000 personnes) d'acclamer ses idoles.

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Étant en festival, on pourrait s'attendre à une setlist plus ou moins best-of, mais comme Bruce Dickinson nous le dira, "On ne joue pas sur la nostalgie, les vieux fans de Maiden baisent comme des lapins et ont engendré de jeunes fans de Maiden qui ont grandi sur nos morceaux les plus récents, donc c'est ça qu'on joue !". Et, pas de mensonge, car, à part un "Wrathchild" évadé de la préhistoire, Iron Maiden ne va jouer que du matériel issu de ses 3 derniers albums, plus un extrait de "The Final Frontier", le rapide "El Dorado" qui tranche agréablement avec le Maiden semi-progressif des dernières progressions. Enfin, que de ce matériel jusqu'au pré-rappel et rappel.

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Car, si l'intention est louable (j'approuve complètement), le fait d'avoir ainsi constitué 2 sets se donnant le relai plutôt qu'un bon mélange trahit le fait que les classiques ont tout de même beaucoup plus la côte auprès du public, d'autant plus un public de festival, moins dense en die-hard fan qu'un concert "classique". Si je devais faire un reproche, ce serait celui-ci. Une setlist best-of, non, mais mélanger plus habillement "nouveautés" et classiques, et accessoirement distiller un peu plus de ces classiques, oui. Surtout que cette setlist est la même en vigueur sur toute la tournée, et 2/3 petits changements de ci de là n'ont jamais tué personne. Je veux dire, en Angleterre, on aurait pu s'attendre à "The Trooper" et Bruce brandissant l'Union Jack, non ? Et au final, ce procédé ne donne aucune chance à des morceaux plus rares (du genre "Phantom of the Opera" ou encore "Afraid to Shoot Strangers", au pif)

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Mais bon, ça c'est pour l'analyse à froid, quand on se rend compte que "2 Minutes to Midnight", "Aces High" et "Run to the Hills" sont restés chez eux, à se partager une Iron Pizza entre potes devant un Monthy-Python. Parce que, sur place, on ne voit pas le temps filer, étant pris en permanence par le spectacle que nous offrent les 6 vétérans (il y a 3 guitares rappelez-vous) du heavy métal. Car niveau show, on ne se fout pas de notre gueule. Quelqu'un avait écrit une fois "Maiden, les fonctionnaires du métal". Et bien je ne suis pas d'accord. Si on met de côté Dickinson, véritable puce sauteuse sous acide, les autres en offrent au public pour son argent, arpentant la scène sans cesse, regardant plus souvent le public que leur guitare (c'est une expression), et au final, livrant le, show que l'on attend d'eux. De plus, le son est limpide, on arrive à entendre plus ou moins équitablement tous les gratteux, et la basse de Steve Harris ressort à la perfection (disons qu'on l'entend faire "kling klang klong" quoi...), Harris qui semble avoir un contrat avec son retour, passant la moitié du concert le pied dessus. A noter la "ballade" "Blood Brothers" dédiée à Dio, qui voit une fois de plus la foule brandir les cornes en hommage au petit lutin.

Pour ce qui tient de l'aspect visuel, un véritable défilé de backdrop va se tenir ce soir, illustrant pochette d'album, de single, ou sans rapport, juste pour le lulz, pour chacun des morceaux de ce set, en particulier la partie "nouveautés", qui a quand même tendance à distiller des morceaux faits sur le même moule. Intro calme en arpège + chant calme + on s'enerve et le morceau démarre + couplet/refrain/couplet/refrain + solo toujours pareil + une phrase mélodique pour faire "ohOhohOhooooh" + refrain/refrain/refrain + re-arpège tout calme pour finir. Voilà la recette à morceaux "progressifs" de Maiden. Alors, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ils sont bons ces morceaux (du moins de ce que j'en juge en live, n'étant pas d'une accuité parfaite sur la discogaphie de Maiden), mais ça en devient troublant de voir ces titres sortir de la même chaîne d'atelier, surtout quand ils commencent à s'empiler.

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!batman


Toujours est-il qu'en dépit de ces remarques, je me suis vraiment éclaté (comme je dis plus haut, je n'ai pas vu le temps passer), et du fédérateur "Fear of the Dark" à l'antédiluvien "Running Free", ce sera comme si 5 minutes s'étaient écoulées, et c'est bien ça qui compte au final ! Nous aurons même la visite d'Eddy durant "Iron Maiden", qui viendra importuner ses petits camarades, et qui ne sera calmé qu'après qu'on lui ait apporté une guitare, et Monsieur en profitera pour nous faire entendre son talent (bon, pas pour de vrai hein...).

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Une fois "Running Free" achevé, tout le monde en attend plus, en veut plus, mais il faut se rendre à l'évidence, le concert est fini, pas de bonus pour les anglais (sniff sniff), et "Always Look on the Bright Side of Life" des Monthy Python retentit dans la sono, indiquant que c'est réellement fini, mais ce sera l'occasion de danser dans la joie et dans la bonne humeur, renvoyant les festivaliers avec un énorme sourire.

Setlist :

The Wicker Man
Ghost Of the Navigator
Wrathchild
El Dorado (nouveau morceau)
Dance of Death
The Reincarnation of Benjamin Breeg
These Colours Don't Run
Blood Brothers
Wildest Dreams
No More Lies
Brave New World
Fear of the Dark
Iron Maiden
==========================
The Number of the Beast
Hallowed Be Thy Name
Running Free

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Et voilà qui clôt donc tout simplement le meilleur festival auquel j'ai pu assister, tant par l'affiche (allez, égalité avec l'étape Suisse) que par l'ambiance. Un public toujours respectueux, un accés à la nourriture facile et rapide, et un temps à peine couvert, idéal pour rester au sec sans se déshydrater. Une pensée au Sonisphere finlandais qui a vu une de ses scènes ravagée et le matériel des groupes réduits à néant, forçant notamment Mötley Crüe à annuler et Iggy Pop à faire un mini set acoustique (si si...).

Bon, si cet été ne déchire pas des ânes zombies au lance grenades, alors je n'ai plus qu'à devenir calamar !


"Bon, c'est fini ?

_Pfou oui...

_Et alors ?

_C'est pas si grave de mourir vous savez au final, vos oreilles n'auraient pas supporté..."




A la prochaine, les ploucs !
Membre
Excellent ce report!!!

Spade king of the live report! ;)

Bien que n'étant pas spécialement fan de Alice Cooper, j'aimerai vraiment le voir en vrai, ça a l'air énorme son concert!


Le 10 Août 2010

Team Heavylaw
Report de ouf c'est clair !

Je crois qu'on tient une phrase mythique en plus :
"Fear Factory. Un groupe de gros qui fait de la musique de gros." J'ai adoré :)

Bravo Spade !

Le 11 Août 2010

Team Heavylaw
Spade, le roi des reports marathons lml

Excellente retranscription des shows encore une fois ! Bravo :)

Le 11 Août 2010

Team Heavylaw
très bon report mon Spade, bien dommage que tu ai raté Skunk Anansie cela dit, j'aurai préféré aller voir ça et faire la pause pendant Placebo enfin bref. Tu t'es bien amusé et tu en a pris plein les esgourdes, c'est ce qui compte lml

Le 14 Août 2010

Team Heavylaw
Quel homme ce Spade lml
Il est partout... si, si... regardez derrière vous !!! Ah Ah !!!

Superbe report, et affiche démentielle !

Petit veinard va...

PS : si t'as les coordonnées de Pustula, ça m'intéresse...

Le 14 Août 2010

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