| H'elles On Stage III | ||
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| Lieu : CCO (Villeurbanne / Lyon) | Reporter: Bonobo_666 (texte), The inner Circle (photos) | Date : 04-09-2010 |
| Rendez-vous pris ce Samedi 4 Septembre au CCO de Villeurbanne pour la troisième édition du désormais traditionnel festival de la rentrée lyonnaise, le « H'elles on Stage », organisé par l'association Femâles. Une fois de plus, les demoiselles nous ont concocté une affiche éclectique, brassant tout un éventail de groupes de Metal « à chanteuse », qui nous réservera comme chaque année son lot de bonnes surprises ! Arrivé de très bonne heure dans la capitale des gônes, votre serviteur, après un petit circuit touristico-commercial, fera le pied de grue devant l'entrée de la salle de concert en attendant le reste de l'équipe, sensée arriver tôt pour donner des interviews... Par décence pour mes camarades, je tairai le temps qu'ils ont mis à errer dans les rues de Villeurbanne à la recherche du CCO. Mais le hasard faisant bien les choses, cette « petite » attente m'aura permis de faire la connaissance des sympathiques membres du Headbang Club de Lyon, partenaires de la soirée ! Une fois la joyeuse bande de pieds nickelés arrivée à bond port et occupée en pleine interview, mes nouveaux comparses et moi-même, choqués par le refus des hôtesses de la soirée de nos offrir une juste récompense éthylique en gage de notre dévotion à la cause, arpenterons les rues annexes à la recherche du seul bar/PMU ouvert un Samedi soir dans la ville (ils ne doivent pas s'amuser souvent les habitants du coin). Nous y serons d'ailleurs rejoints peu de temps après par une délégation de chevelus - plus un picard - venu également se désaltérer avant que les choses sérieuses ne commencent... Céphée Lyra (Metal Progressif Lyrique) Setlist: * Intro * Lost in a controversial mind * A destructive victory * The myth * Shelter of time ![]() Difficile tâche que d'ouvrir pour un festival... Surtout quand le public est encore très clairsemé ! Et ce fut malheureusement le cas lorsque les premières notes de Céphée Lyra résonnèrent dans la salle du CCO ce samedi soir. Frustrant ! Pour autant, le groupe ne s'est pas démonté et a assuré le spectacle, se livrant entièrement, bien décidé à prouver sa valeur aux spectateurs présents. Globalement, le concert fut une belle mise en bouche pour la soirée, malgré un set très court... Une intro et quatre titres, ça fait quand même bien peu et ça passe trop vite ! Musicalement, le groupe évolue dans un Metal progressif supporté par un chant féminin lyrique. Et dès les premières notes, les influences de Symphony X, Dream Theater ou Adagio nous sautent aux yeux (ou plutôt aux oreilles). Assez complexes dans leur forme, les titres joués sont difficiles d'accès en live. Il n'est du coup pas très aisé de rentrer dans l'univers du groupe si on ne le connait pas déjà un peu, et ce, malgré le talent indéniable des musiciens et la performance remarquable de la chanteuse. Mais en fin connaisseur, le public réservera tout de même un accueil chaleureux au combo français. ![]() Histoire de chipoter un peu, on regrettera que le chant de Maud Hent (impressionnante soit dit en passant) soit placé un peu trop en avant dans le mix... Dommage pour les amateurs de technique instrumentale qui n'auront pu saisir toutes les subtilités et la dextérité des musiciens. Elle semblera ensuite éprouver quelques difficultés en fin de set, ce qui se comprend bien vu l'énergie et la puissance qu'elle a mis en œuvre depuis le début. A noter que le dernier morceau joué est une exclue du nouvel album... Plus direct, moins démonstratif et, de suite, nettement plus efficace avec un impact immédiat, il augure du meilleur pour l'avenir du groupe (surtout quand on voit les qualités intrinsèques de ses membres). Le futur semble donc radieux pour Céphée Lyra... et c'est là tout le mal qu'on leur souhaite ! Akphaezya (Metal Barré) Au tour d'Akphaezya de se présenter au public lyonnais. Un groupe déjà bien connu et apprécié sur album par notre équipe (n'est-ce pas Doryan ?) et que nous voyons ici pour la première fois en conditions « live ». Connaissant déjà la musique du combo, il ne s'agissait donc pas d'une découverte à proprement parler... mais alors... sur scène... ce soir... quelle baffe mes aïeux !!! La singularité du groupe, déjà bien marquée sur CD, transparait de manière encore éclatante sur les planches. Et ce, sans artifices ! Point de maquillages, de costumes, de lumières, d'effets pyro ou de décors... Juste quatre musiciens doués qui s'expriment par le biais de leurs instruments. Et croyez-moi, chaque membre du public les écoute et les observe religieusement (trop d'ailleurs, au grand dam de la chanteuse qui aimerait que ça bouge un peu plus dans la salle) ! Public qui commence d'ailleurs à s'étoffer, preuve que quand la qualité est au rendez-vous, le bon sens n'est pas loin... ![]() Vouloir définir précisément la musique d'Akphaezya relève de la gageure. Le seul moyen de comprendre, c'est d'y assister... Une preuve de plus que les absents ont toujours tort ! Mais pour tenter de répondre à la question, disons qu'à la puissance et la lourdeur du Metal, le combo adjoint la folie créatrice du Jazz, dévoilant ainsi un univers particulier, complètement barré, où s'entremêle tout un panel d'atmosphères étranges et d'émotions diverses... Et des émotions, nous en avons eu dans ce set délivré par le groupe ! Centre d'intérêt de tous les regards, Nehl Aëlin joue de sa voix (et de son piano) avec une dextérité et une versatilité qui forcent l'admiration. Venant interrompre ses douces mélopées aériennes et ses intonations plus Rock, quelques 'growls' placés ici et là surprennent de prime abord mais finissent de nous convaincre du talent hors-norme de la vocaliste. Tel un Mike Patton au féminin (et en nettement plus charmant), elle assure le spectacle en prenant sur ses épaules tous les rôles du théâtre musical qu'est Akphaezya, se démenant sur scène comme personne. Et il ne lui suffit que de quelques instants pour se mettre le public dans la poche, l'hypnotisant par son jeu et par sa voix, le haranguant à bon escient pour le faire réagir, usant même d'humour pour combler les petits problèmes techniques qui surviennent à l'improviste (comme une touche de clavier récalcitrante...). ![]() N'oublions surtout pas les autres protagonistes : trois musiciens virtuoses, comme autant d'architectes d'un monde fou, bigarré, parfois inquiétant et malgré tout entrainant et captivant. Chapeau bas au batteur (Loïc Moussaoui) qui parvient à suivre un rythme schizophrénique et impulse un entrain communicatif. A la basse, Stéphane Beguier se voit unanimement décerné le diplôme de maître ès groove ; claquant ses cordes avec un sens inné du rythme, il insuffle ce 'swing' irrésistible et prouve que la basse est bel et bien un instrument à part entière, dont le jeu enrichi les compos et ne se contente pas d'assurer un vague tempo relégué loin dans le mix (comme trop souvent le cas dans les productions actuelles). Et pour finir, le maestro du cirque Akphaezya, Stephan H., compositeur émérite et guitariste dont on se demande s'il ne possède bien que 5 doigts à chaque main... Petite surprise (et prise de risque) de la part du groupe, il nous gratifie ce soir d'une setlist constituée pour la plupart (sauf un) de titres inédits qui figureront sur son prochain album (« Anthology IV » qui succède à « Anthology II »... vous suivez toujours ?). Inutile de préciser qu'après la claque de ce soir, l'impatience d'avoir ce nouvel opus entre le mains est de mise... Vivement ! Benighted Soul (Metal Symphonique) Setlist: * Edge of insanity * Anesidora (Anesidora) * Wrong reflection * Fallin in sin (Enchantment ) * Ticking time bomb * No warning signs * Broken icons Montent désormais sur scène les Nancéens de Benighted Soul. Et nous sommes d'autant plus heureux de les voir, qu'ils ont bien failli restés bloqué à l'entrée par un vigile un peu trop zélé (faudra quand même qu'ils pensent à se détendre ceux-là... 'Sécurité' d'accord, 'concert Metal' je veux bien, mais on n'est pas non plus à un rassemblement de fafs !!! Bref...) Déjà présents lors de la première édition du festival en 2008 (cf. report ici), ils nous avaient alors déjà prouver à quel point le combo était professionnel et perfectionniste jusqu'au bout. Nous n'avions donc aucun doute quant à la qualité du concert qui allait nous être donné. Et ce soir, le groupe restera fidèle à sa bonne réputation ; son show ne nous fera pas changer d'avis quant à ses performances scéniques. Benighted Soul en live, c'est du bon ! ![]() Soutenu par un petit nombre de fans présents dans la salle, le groupe fait monter la température d'un cran en assurant un concert impeccable de bout en bout. Jay maitrise en effet le délicat équilibre entre chant lyrique et intonations plus Rock, et n'hésite pas à théâtraliser ses textes par une gestuelle et un jeu de scène adéquat (et non messieurs les fans, la poupée mascotte d'Anesidora n'est pas à vendre...). Si le claviériste se fait discret sur scène, il assure toutefois l'essentiel et trouve sa place aux côtés des riffs et solos du gratteux de la bande. La complémentarité de ses deux instruments est toujours difficile à trouver ; il n'y a rien de plus agaçant que d'entendre l'un des deux prendre le pas sur l'autre dans le mix (encore plus en live). Rassurant donc, de voir que le combo a su trouvé la bonne recette et le bon dosage. Quant à la section rythmique, elle s'avère toujours aussi précise et massive, et Djang (basse), toujours autant possédé sur scène, y va également de ses interventions vocales et insuffle une dose supplémentaire de puissance aux compos. Cerise sur le gâteau, la plupart titres joués ce soir sont des inédits (à l'exception d' « Anesidora » et « Fallin in sin »), a paraître sur le premier album du groupe attendu pour 2011 ! Des inédits qui annonce du très bon pour la suite... ![]() Seul petite inquiétude, le groupe saura-t-il trouver un public suffisant en nombre, sachant que le style « Metal Symphonique à chanteuse », déjà bien saturé, commence à légèrement décliner (du point de vue des ventes, pas de la qualité) ? Souhaitons que Benighted Soul passe cette épreuve haut la main, car depuis plusieurs années maintenant, ils se font les représentants de luxe d'un Metal symphonique honnête et sincère dans sa démarche ! Longue vie au groupe, il le mérite... Fluxious (Metal Jazz) Setlist: * Point Of View * Unfair To You * Sinner * Inside * True * What A Waste * Voodoo Mood * Games'N'Trials * Reaching Nowhere A chaque festival, sa bonne surprise, sa révélation, son groupe dont on se dit après coup « je connaissais pas, mais c'est trop bon ! ». Ce groupe, cette fois-ci, il se nomme Fluxious ! Personne au sein de l'équipe Heavylaw ne connaissait vraiment la bande franco-suisse avant ce soir... Autant vous dire que les choses sont bien différentes désormais, le quartet ayant su gagner notre petit cœur de métalleux ! ![]() Formé il y a à peine un an et demi, le groupe possède déjà une identité marquée et un son qui lui est propre. Unique à l'oreille, il l'est également aux yeux ! Fluxious aime le vert et ça se remarque... La pochette de leur EP bien sûr, mais également leurs costumes, sobres, distingués et pourtant légèrement excentriques. A l'instar de l'humour 'british', le combo sait provoquer intelligemment, sans jamais être vulgaire. Sa musique est ainsi animée d'une folie douce, mais ne tombe jamais dans l'outrance grossière et balourde... Tout est subtil et dosé avec parcimonie ; semblable à la gastronomie de luxe, le groupe vous offre juste ce qu'il vous faut pour exciter vos sens et jamais ne vous gave. Fluxious, ça se déguste ! Si d'aucuns se demandent comment un groupe avec un seul EP à son actif se retrouve si haut sur l'affiche, il aura suffit du premier morceau pour que les interrogations se dissipent, que les mauvaises langues se taisent et que le public se rassemble pour ce qui était surement la plus « grosse » audience de la soirée. Alchimiste musical talentueux, Fluxious distille un Rock/Metal Jazzy flirtant avec les ambiances éthérées du 'Lounge' et les parties plus folles du 'Jazz fusion'... Ça « groove » terriblement bien, au gré d'une section rythmique (basse et batterie) irréprochable, et les envolées de guitares ne sont pas sans rappeler les excentricités d'un Frank Zappa ou l'esprit barré d'un Freak Kitchen. ![]() Affichant une prestance et une aisance scénique indéniable, le groupe charme tout autant qu'il surprend. A l'instar d'Akphaezia plus tôt dans la soirée, Fluxious possède une chanteuse qui « vit » la musique du groupe et se fait tout autant interprète vocale qu'actrice... A l'évidence, les protagonistes, s'ils jouent depuis peu ensemble sous ce patronyme, possèdent déjà une sérieuse expérience tant ils assurent à la perfection le set qui leur est alloué : pas une faute, pas une erreur, ni même une hésitation. Tout semble naturel et évident... On s'en laisse d 'autant plus facilement hypnotisé et impliqué. Le coup de cœur de la soirée, assurément ! Et il ne fait aucun doute que le nom de Fluxious devrait rapidement faire parler de lui, et ce, bien au-delà des frontières de la scène Metal... Vous êtes prévenus ! PS: retrouvez l'interview du groupe avant sa montée sur scène : ici ! D.A.M.N. (Death Metal) La demoiselle et chanteuse du groupe étant tombée malade la veille, le groupe n'a pas joué ce soir... Elis (Metal Gothique) Setlist: * Intro * The Burning [Griefshire, 2006] * Show Me The Way [Griefshire, 2006] * Twinkling Shadow [Catharsis, 2009] * Die Zeit [Dark Clouds in a Perfect Sky, 2004] * Sie Erfasst Mein Herz [God's Silence, Devil's Temptation, 2003] * Lost Soul [Dark Clouds in a Perfect Sky, 2004] * A New Decade [Griefshire, 2006] * Heaven And Hell (Black Sabbath Cover) * Der Letzte Tag [Dark Clouds in a Perfect Sky, 2004] * Des Lebens Traum, Des Traumes Leben [Catharsis, 2009] * Core Of Life [Catharsis, 2009] * Phoenix from the Ashes [Griefshire, 2006] Rappels : * I Come Undone [Catharsis, 2009] * Firefly [Catharsis, 2009] C'est au tour d'Elis, représentant le Metal gothique « à chanteuse », de monter sur les planches et de clore la soirée en beauté. Fondé il y a bientôt 10 ans, la formation est douée et possède sa petite armée de fan de par le monde, mais elle reste malheureusement cantonnée aux seconds rôles depuis ses débuts. Et pour cause, sans être inintéressante, la musique du groupe n'est pas non plus des plus originales dans le milieu. A ce titre, seule son origine géographique (le Liechtenstein) semble démarquer Elis du reste de la scène. Pour autant, Elis mérite pleinement sa place en tête d'affiche ce soir. Pourquoi me direz-vous ? C'est simple, il suffisait d'être au CCO en ce Samedi soir pour comprendre : * Sur scène, le show est à la hauteur des attentes : interprétation sans failles, attitudes et jeu de scène bien rodés, décors de circonstance (un backdrop à l'artwork soigné et deux panneaux latéraux assortis), etc. Nous n'avons pas à faire à des bleus, et le sérieux du concert qui nous est donné ce soir le confirme. * Sans être révolutionnaire, la musique s'avère tout de même de qualité et accrocheuse. Pour preuve, écoutez ne serait-ce qu'une seule fois le single « Show the Way » pour voir... et vous me direz ensuite si la mélodie ne vous hante pas après ? Héhéhé... * Malgré une audience déclinante (honte aux absents difficilement excusables), les membres du groupe se sont donné A FOND pour les fans présents !!! Ils n'ont pas cessé d'arborer de larges sourires qui, croyez-moi, n'étaient absolument pas feints... Bravo et merci à eux pour garder cette fibre Metal, cette dévotion qui fait plaisir à voir (et à entendre) et ce respect qu'ils ont pour leur public ! Et n'oublions pas la bonne humeur générale qui régnait sur scène, entre rires et plaisanteries échangés par les différents membres du groupe (le batteur, pris d'un fou rire, en a d'ailleurs manqué son amorce sur un des morceaux). Pour le reste, Elis enchainent des titres aux contours bien connus et établis : mélodies douces contrebalancées par des accélérations plus Metal, quelques growls masculins ici et là pour l'emphase, des samples symphoniques ad hoc, etc. Tout y est ! Et malgré une certaine linéarité générale de la musique, le groupe varie au mieux les ambiances, évitant les temps morts et alternant les titres en langue anglaise et allemande. Choix judicieux, tous les albums du groupe sont mis en valeur ce soir, avec tout de même un accent mis sur les deux derniers opus (cf. setlist). A noter également la reprise du « Heaven & Hell » de Black Sabbath en mémoire du grand R.J. Dio ! La prestation se montre convaincante, aidée en cela par une chanteuse qui sait captiver son public. Sandra Schleret possède sa propre personnalité, à la fois vocale et scénique et se montre digne du lègue de Sabine Dünser à qui elle rendra d'ailleurs hommage durant la soirée. Sans en faire trop dans le registre lyrique, elle chante juste et conserve une petite fibre rock qui fait mouche. Et puis cette robe aux interstices transparents... Au final, voici une belle prestation de la part d'un groupe qui mériterait à l'évidence plus de reconnaissance de la part du public français. Que faire de plus ? Avoir un vrai public qui se bouge le cul ? Certes... Mais au pays des pourris-gâtés, difficile de trouver de bons supporters ! En conclusion de cette soirée, un grand bravo aux Femâles et à leur staff (ils le méritent) pour leur initiative et leurs choix audacieux qui auront permis aux quelques êtres de bons gouts qui se sont déplacés de faire de belles découvertes encore une fois ! Quant aux autres, qu'ils ne viennent pas se plaindre si les salles de concert ferment les unes après les autres. Quand on voit le peu d'efforts qu'ils font pour soutenir la scène et les associations locales qui, elles, se démènent comme des damnées pour mettre sur pied des concerts de qualité, on en viendrait presque à leur dire « bien fait pour votre gueule » !... Désolé de finir sur cette note, mais il fallait que ce soit dit. Photos de la soirée : Céphé Lyra ![]() Benigthed Soul ![]() ![]() ![]() Fluxious ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() D'autres photos sont disponible sur le myspace du festival H'elles on Stage, ou sur celui de l'association Femâles ! |
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Le 12 Septembre 2010