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Anathema + Anneke Van Giersbergen + Peter Carlsen
Lieu : Paris, Elysée Montmartre Reporter: Cyric, The Inner Circle Date : 10-10-2010
Cyric

En cette soirée du 10 octobre 2010, il y a foule devant l’Elysée Montmartre ! Il n’y a qu’à voir la longueur monstre de la file d’attente pour s’en rendre compte. En même temps, le public ne s’y est pas trompé : voir Anathema en live, c’est assez rare (une date seulement en France pour la tournée de leur dernier album) alors autant ne pas les rater malgré le prix de la place quelque peu prohibitif. Direction donc la file des invités (elle aussi bien fournie au passage) pour y retrouver les collègues Magalie et François, qui étaient tout comme moi, je dois dire, tout excités à l’idée de (re)voir les mythiques britanniques sur scène (leur dernier passage il y a cela quelques mois au festival Summer Breeze m’avait flanqué de sacrées émotions).

The Inner Circle

C’est par une belle fin d’après-midi automnale que je me rend à l’illustre salle de l’Elysée Montmartre pour assister à ce qui s’annonce comme l’un des meilleurs concerts de l’année. A l’occasion de la sortie du si longtemps attendu « We’re Here Because We’re Here », nouveau rejeton des célèbres Anathema, le groupe propose une tournée qualifiée d’exceptionnelle… et pour cause, puisque la set-list du groupe comporte pas moins de 28 titres. Alléchant non ?
C’est donc sans surprise que le public parisien a répondu présent au rendez-vous (eh oui, la salle est pratiquement comble), et que la blondinette lyonnaise de terrain (ouais c’est moi) a entamé un périple des plus épique (allez faire un concert à Paris quand vous avez cours le lendemain matin… à Lyon). Les enjeux sont donc de taille : est-ce que cette soirée vaut le coup où non de se lever ensuite à 4h50 du matin pour prendre un taxi et relier Paris-Gare de Lyon à temps pour avoir le train de 5h54 ?
Réponse… dans les lignes suivantes !


Peter Carlsen


The Inner Circle

Il commence à faire déjà fort chaud dans la salle lorsque Danny Cavanagh fait son apparition sur scène, sous les applaudissements d’un public déjà bien enthousiaste, afin de présenter le musicien qui a la chance de se joindre à Anathema sur cette tournée, le norvégien Peter Carlsen. Danny se retire, laissant le jeune homme seul sur scène. Le défi est donc de taille pour le courageux Peter puisqu’il va devoir captiver l’Elysée tout entier avec, en tout et pour tout, une guitare et un micro. Attentions mesdemoiselles, voici l’heure de sortir vos mouchoirs et d’onduler mélancoliquement de la tête devant monsieur George Michael Junior. Rien de très original donc, simplement des ballades un poil trop sirupeuses. Néanmoins cela produit son petit effet, et si le fond de la salle préfère continuer à discuter en buvant des bières (hélas, quand il n’y a que du chant et de la guitare sur scène, les bruits de fonds s’entendent terriblement !), les premiers rangs s’avèrent plutôt attentifs. Le concert commence véritablement à devenir intéressant au bout de quelques titres, lorsque Peter annonce la première invitée… Anneke Van Giersbergen. La présence de la charismatique néerlandaise suffit à concentrer toute l’attention sur scène… et à rendre magnifique un morceau qui aurait sans elle été d’une mièvrerie flagrante. Peu à peu, ce sont ensuite Danny et Vincent Cavanagh qui investissent la scène aux côtés du norvégien… et le show prend peu à peu toute son ampleur. Les quatre musiciens (Danny, Vincent, Anneke et Peter donc) semblent liés par une grande complicité, et nul ne peut douter de la sincérité de leurs sourires.

Cyric

La première partie du show commence en la personne de Petter Carlsen. Le norvégien est seul sur scène, sans aucun autre accompagnement que son chant et sa guitare électro-acoustique. Ne connaissant aucunement son répertoire (et ce dut être le cas pour la majorité du public), la musique, doucereuse, n’est ni entraînante, ni marquante… à ma gauche, mes voisins, peu patients car n’attendant que l’arrivée d’Anathema sur scène, laissent libre cours à leur imagination en rapprochant tour à tour la musique du norvégien à James Blunt ou aux compositions acoustiques du Damnation d’Opeth ! Il faut bien tromper l’ennui, il est vrai… ceci dit, Peter Carlsen est très vite rejoint par Danny Cavanagh aux claviers, puis par son frère Vincent et enfin par Anneke van Giersbergen, l’ex-chanteuse de The Gathering… apportant un plus non négligeable à la musique proposée par le norvégien.

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Anneke Van Giersbergen


The Inner Circle

Danny, Vinny et Peter s’éclipsent de scène afin de laisser Anneke entamer son propre set. Tout comme Peter, elle est accompagnée de sa seule guitare lors des premiers titres, qui alternent entre quelques morceaux phares de The Gathering et ses compositions personnelles. Et rapidement, cela ne fait aucun doute, cette femme est exceptionnelle. Elle n’a besoin de rien pour capter l’attention d’une salle toute entière et pour gagner le cœur de chacun. La magie opère à merveille. Cela laisse profondément songeur…Notre enchanteresse se fait ensuite peu à peu rejoindre par nos trois compères précédents, l’occasion de renouveler ces instants quasi irréels de complicité internationalités. Et après ces quelques minutes, bien trop fuguasses, de plaisir intense, chacun quitte la scène tandis que Danny, qui s’improvise ce soir en véritable maître de la cérémonie, annonce que dans quelques instants Anathema proposera un show « particulièrement long ». On a donc plutôt intérêt à ne point être fatigué ce soir…

Cyric

Quelques trente minutes de jeu plus tard, c’est au tour d’Anneke de prendre place seule sur scène. Nullement intimidée (on sent l’expérience de la scène), la charmante néerlandaise, tout au long de son set, ne se défait ni de son sourire, ni de son indéniable talent... difficile de ne pas tomber sous le charme ! Le chant, caractéristique, est maîtrisé de bout en bout… l’on n’en attendait pas moins de la part de cette chanteuse d’exception ! Le public, étouffant presque dans une salle particulièrement chauffée (ce n’est en rien comparable à celle du Bataclan, enfin, quand même) n’a que d’yeux pour elle, qui pioche à la fois dans son projet solo Agua de Annique (« Beautiful One », « Sunny Side Up »), reprend « All I Want is You » de U2, et joue aussi quelques compositions de The Gathering (comme l’excellente « My Electricity » ou encore « Locked Away »). Au final, un très agréable show acoustique, sans fausse note malgré que le set ait été trop court !

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Anathema


Cyric

Un mal pour un bien en somme car ce n’est ni plus ni moins Anathema qui fait son entrée sur scène. 7 longues années durant lesquelles on attendait un sursaut de leur part. Avec « We’re Here Because We’re Here », les Anglais, aujourd’hui les égéries de la scène rock atmosphérique actuelle, n’ont pas fait les choses à moitié. L’album est excellent de bout en bout et c’est avec une impatience certaine que le public attend de voir jouer l’intégralité de ce bijou en live. Et ça commence fort car ce sont les quatre premiers titres du dernier album qui nous sont proposés tout de go. Tout comme Anneke précédemment, les sourires échangés continuellement avec le public ne trompent pas : nos musiciens sont heureux d’être là et font un effort pour parler notre langue, certes avec quelques balbutiements mais un charme certain (« pas dormir, pas dormir » avant « Sleepless » par exemple ou encore « tu es un Norvège bizarre ! » lorsque Vinny s’adressait à Peter Carlsen !).

Vincent Cavanagh, très mystique avec son jeu de mains si particulier, chante admirablement bien et nous envoûte littéralement. Danny, quant à lui, ne cesse de se montrer expressif et de déambuler partout sur scène, se prêtant agréablement aux flashs des photographes. Le troisième larron (car ne l’oublions pas, il n’y a pas deux frères sur scène mais trois !), le bassiste Jamie Cavanagh, ce dernier se fait plus discret.

Question titres, l’on a le droit à une set-list très diverse, cette dernière piochant dans la majorité des albums du groupe, exceptés peut-être les premiers, c'est-à-dire ceux plus axés « metal ». Mais ne boudons pas notre plaisir, notamment lors d’un « One Last Goodbye » d’anthologie, véritablement poignant. Je n’oublierais pas non plus de citer le titre qui pour moi, est le meilleur que les Anglais n’ont jamais fait : « A Simple Mistake ». Bien que le rendu en live diffère un peu de sa version cd, le morceau est terriblement beau et donne la chair de poule. Les paroles sont reprises par un public entièrement acquis à la cause des Britanniques. Les fans sont là, et cela s’entend ! Les titres, au nombre de 28, sont alléchants, et mis à part peut-être quelques petits problèmes techniques sur la guitare électrique de Danny, le concert se déroule bien, le son étant très satisfaisant. Et quand est-il du chant féminin ? Lee Douglas a eu la bonté de nous faire partager son chant délicat sur plusieurs musiques et notamment sur la très belle « A Natural Disaster ». D’ailleurs, c’était son anniversaire et le public ne s’est pas privé pour le lui souhaiter…

Mais déjà survient le rappel et l’immanquable « Fragile Dreams » qui met un terme à notre rêve éveillé. Nous sommes encore aux anges, la magie a opéré pendant pas moins de deux heures. Anathema a été généreux et le public le lui rend bien, les ovations étant nombreuses. Le groupe nous a fait vibrer et c’est avec quelques danses improvisées sur scène que le groupe nous quitte, nous laissant dans un état d’hébétude… un grand concert, assurément !

The Inner Circle

Danny n’a en effet point menti puisque cette irréelle set-list de 28 titres sera jouée en intégralité ce soir. Fermez les yeux et tenter d’imaginer pendant quelques instants ce que peuvent représenter 28 titres d’Anathema en cette soirée du 10 octobre à l’Elysée Montmartre… Naturellement, aucune phrase ne parviendrait à décrire ne serait-ce qu’un 10ème de la magie qui s’est opérée ce soir là. Avec Anathema, les titres se suivent, mais ne se ressemblent jamais. Et chacun apporte sa petite touche d’émotion, ses étincelles et son lot de papillons qui viennent bourdonner auprès de nos cœurs. Que pourrait-on critiquer ? Probablement rien… la set-list est exceptionnelle, les musiciens puissamment bons et particulièrement chaleureux, les lumières sublimes, et le son… incroyablement limpide. Du bonheur à l’état pur… tout simplement. Le concert ne dure pas moins de deux heures et demie, parmi lesquelles chaque titre de « We’re Because We’re Here » trouve sa place parmi d’autres morceaux issus de toute la discographie du groupe. Le somptueux rappel est composé de « Are you There ? » (Interprété par Danny seul sur scène), « Parisienne Moonlight » (juste magique), « Sleepless », l’intense « One Last Goodbye » et enfin lA cultissime « Dreaming Light ». Peut-on rêver mieux ? Résolument, non ; le groupe a livré ce soir un show parfait qui sera extrêmement difficile à égaler par la suite. Mais rien ne parait impossible lorsque l’on s’appelle Anathema…


Set-list :

• Thin Air
• Summernight Horizon
• Dreaming Light
• Everything
• Balance
• Closer
• A Natural Disaster
• Angels Walk Among Us
• Presence
• A Simple Mistake
• Deep
• Pitiless
• Forgotten Hopes
• Destiny Is Dead
• Shroud of False
• Lost Control
• Destiny
• Empty
• Panic
• Temporary Peace
• Flying
• Get Off, Get Out
• Universal
• Hindsight

Rappel :

• Are You There?
• Parisienne Moonlight
• Sleepless
• One Last Goodbye
• Fragile Dreams


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Ca devait être bien sympathique, on voit que vous avez passez un super moment. Merci de nous en faire partager un petit bout :P.

Le 18 Octobre 2010

Team Heavylaw
Bon sang ce que j'aurais aimé y être...
Je me rappelle encore avec nostalgie le concert qu'ils avaient donné à Lyon en 2008 (le report est sur le site soit dit en passant). C'était merveilleux (à plus d'un titre d'ailleurs...) !

Et la setlist fait rêver :)

Belles proses de la part de nos reporters...
Merci à eux !

Le 19 Octobre 2010

Membre
Quelle belle affiche !!

Le 19 Octobre 2010

Membre
Chouette chronique ! Comme je regrette encore d'avoir loupé ce concert...En tant que grand fan d'Anathema je m'en mords les doigts...:( J'ai vu Anathema 3 fois et c'est une expérience live inoubliable. Je vais me rattrapper au Hellfest !

Le 20 Novembre 2010

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