AVANT CONCERT
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Pain of Salvation jouant "Undertow' devant 1 spectateur et des gens qui passent (ne vous inquiétez pas, ce sont juste les balances sinon j'aurais pas mis ça là )
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Cyric :
Aujourd’hui, direction la scène Bastille pour un show placé sous la bannière suédoise puisque composé des groupes Beardfish et Pain of Salvation. J’y retrouve l’ami Doryan ainsi que Red Tiger patientant en début de file depuis le début d’après-midi (!) : on reconnaît bien là les groupies ! L’attente (en tout cas me concernant) fut assez courte et la salle ouvrit ses portes peu après 19h00. Malheureusement pour Doryan, les VIP disposant d’une accréditation seront refoulés sur le côté, laissant d’abord entrer les visiteurs munis de préventes comme votre serviteur… une situation des plus étranges, il faut bien l’avouer ! Pauvre Doryan qui ratera les vingt premières minutes de Beardfish !
A première vue, la scène Bastille est des plus petites me faisant penser dans sa configuration au Nouveau Casino (en beaucoup plus petit, évidemment). L’ambiance allait être des plus intimistes. Ca tombe bien, j’avais envie de voir maître Gildenlöw de près en personne !

Le bus se gare (remarquez la french attitude de Johan avec le béret)
Doryan :
Arrivé à la salle à 14h, placé 4ème, entré dans la salle à 19h15, placé 351ème . Nan je n’ai pris aucun malaise dû à l’excitation de voir, en toute objectivité, le meilleur groupe du monde, c’est juste que les organisateurs ont eu la bonne idée de faire passer les préventes en premier lieu et en second lieu les personnes sur liste. Je vous laisse imaginer la frustration que l’on peut avoir quand on vient de se taper 5 heures de froid et de pluie pour être tout devant... Conséquente directe, deux morceaux de Beardfish ratés car l’organisation a également eu la brillante idée de faire commencer à jouer le groupe dès le premier spectateur rentré dans la salle. Fort heureusement j’ai pu rejoindre, à coups de coudes et d’épaules, mes deux compatriotes (Cyric et Red Tiger) placés eux quasiment tout devant (comme quoi payer sa place ça peut être payant de temps en temps). Arrivé à leur niveau, le concert allait enfin pouvoir commencer (pour moi, puisqu’il avait déjà commencé pour tous les autres).
BEARDFISH
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Rikard Sjöblom sans flash
Cyric :
Nous sommes déjà serrés comme des sardines lorsque Beardfish ouvre les hostilités. Pendant pas moins de trente minutes, les membres du groupe vont nous faire entrer dans leur univers pour le moins… déjanté ! Beardfish, c’est avant tout un esprit rock et des compositions trèèès alambiqués, du rock progressif en somme. Ils envoient la sauce les Suédois. Et bon sang, le bassiste, un poil psychopathe dans ses grimaces mais qui prend un réel plaisir à jouer. Très bon jeu de basse donc, parfaitement audible, surclassant le pauvre petit guitariste un peu (trop) en retrait à droite de la scène. Le chanteur, quant à lui, assume également les parties au clavier et quelques autres à la guitare. Le morceau d’ouverture commence fort avec l’exécution des sonorités d’un orgue Hammond rappelant des groupes tels Genesis ou les Doors. Oui, le contenu sonne très axé années 1970. Un bond en arrière franchement réussi puisque les Suédois nous délivrent un show d’excellente qualité, sans temps mort. Mon seul regret, ne pas avoir écouter auparavant ce groupe sur album, le tout n’étant pas des plus aisé à assimiler dès la première écoute.

Rikard Sjöblom avec flash
Doryan :
Deux morceaux manqués (15 minutes à peu près) dont le sublime « Awaken the Sleeping », le premier morceau qui me vient aux oreilles est « Destined Solitaire » (titre éponyme du dernier album). Et j’avoue que ce fût une petit claque. Onze minutes de swing, de technique, de feeling, d’intelligence dans les changements de rythme. Et même si le groupe a vraiment peu de place pour se produire (le bassiste étant coincé entre la batterie de Pain of Salvation et le clavier du chanteur) , on sent une réelle présence scénique. Le bassiste précédemment cités et ses 2 m2 d’espace est hilarant, il se débat comme un forcené et son instrument claque comme jamais, le guitariste est complètement possédé par sa musique tout comme le batteur qui semble complètement drogué. Quant au chanteur/claviériste, il éclabousse la scène de son charisme et de sa justesse vocale. Au départ au piano puis ensuite debout à la gratte (les morceaux aux piano étant joués en début de set car la scène était trop petite, il nous dira), Rikard Sjöblom a sublimé par sa voix (claire et death) les musiques ô combien éclectique du groupe. Un super show qui donne vraiment envie de voir ce que peut faire le groupe en tête d’affiche, qui plus est le son était vraiment bon pas comme pour Pain of Salvation où celui-ci n’était pas exempt de défauts.

Quand on vous dit qu'ils n'avaient pas de place !
PAIN OF SALVATION
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Et c'est parti !!!
Cyric :
Une bonne demi-heure après, les gars de PoS entrent l’un après l’autre sur scène sous les vivats d’un public (déjà) acquis à leur cause. L’introduction achevée commence alors le morceau « Of Two Beginning » durant lequel Doryan exprime toute sa rancœur vis-à-vis du chant de Daniel, ce dernier ne poussant pas autant son organe vocal que sur album. Les morceaux s’enchaînent ensuite et là encore, le constat est le même, et je me dois de rejoindre l’avis de mon collègue. Mais qu’à cela ne tienne puisque mis à part cet accroc, les instruments sont parfaitement réglés entre eux (les guitares sonnent véritablement bien mais couvrent malheureusement le chant pas assez appuyé de Daniel). Ceci dit, ce dernier dégage un sacré charisme sur scène et ses yeux perçants dirigés vers le public semblent vouloir le pétrifier sur place. L’homme provoque même son public lorsqu’il trouve que celui-ci ne bouge pas assez et qu’il le trouve aussi froid que le public suédois (c’est dire !). Mais le public se décoince très vite à l’écoute de tubes tels que « Linoleum » ou encore « No Way », deux très bons titres tirés du dernier album et taillés pour le live. Et que dire de « The Perfect Element » réalisé de manière si convaincante avec un final où Daniel, Johan et le bassiste Per Schelander castagnent sur les fûts de notre français Léo Margarit ! Le rappel n’est pas loin et c’est « Hallelujah » qui est finalement jouée. Cela aurait pu être assez classique mais non, Daniel nous enjoint de nous asseoir tous et d’entonner avec lui les paroles de la chanson. Alors oui, c’est un peu longuet mais l’ambiance intimiste étant, le rendu était finalement très sympa.

Daniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et voilà, c’est déjà terminé, le groupe quitte la scène (non pas avant que le bassiste n’ait adressé des mains un petit cœur à l’attention de Doryan, le veinard ) et nous rentrons timidement sur terre. N’ayant pas assisté à la prestation des Suédois l’an dernier à l’Elysée Montmartre, je ne peux pas comparer les deux évènements. Ceci étant, je dois avouer que j’en attendais un peu plus de leur part. Quelle tristesse de ne pas avoir jouer en live ne serait-ce qu’un « Undertow » ou un « Sisters », une grosse déception sur ce coup-là. Mais généralement, si l’on excepte le chant de Daniel, rien n’a été laissé de côté ! Une prestation plutôt réussie donc pour un groupe des plus intéressants !

Per Schelandern (bassiste) a conquis (mon cœur ?! xD) le cœur des fans !
Doryan :
Je disais donc que Pain of Salvation a eu des problèmes de son. Je ne sais pas si ces problèmes de son étaient réels ou si ils provenaient de notre place plutôt avancée (3ème rang) mais de là où on était le son saturait assez facilement et les guitares cachaient la voix de Daniel. Même si on entendait de plus en plus la voix au fil du concert, ce problème a eu tendance à me gâcher un peu le concert surtout que Daniel n’avait pas l’air d’être à 100% de ses moyens contrairement à l’année dernière à Lyon où il n’hésitait pas à pousser sa voix dès qu’il le pouvait (désolé mais les comparaisons avec le show de l’année dernière à Lyon me paraissent inévitables).

Johan torse nu comme d'habitude (même chez lui en Suède sous la neige)
Problème d’équilibrage entre les instruments et la voix donc mais cela n’a pas empêché le groupe de nous produire un show visuellement très plaisant. Le groupe est vraiment mobile sur scène avec bizarrement le bassiste en tête. Bizarre puisque celui-ci est un illustre inconnu et qu’il ne fait pas parti officiellement du groupe. Mais force est de constater que depuis 2 ans (il était également présent à Lyon), il est heureux d’aider le groupe scéniquement et qu’il leur piquerait presque la vedette. Enfin je dis bien « presque » car les mimiques de Johan Hallgren sont toujours aussi plaisantes et ses gesticulations emportent toujours autant la foule avec lui. Et puis Daniel est juste hypnotique tant il vit les paroles de ses chansons en accentuant chaque mot percutant. Leo et Frederik sont en retrait de par leur instrument (batterie et clavier) mais c’est sympa de voir qu’on les remarque de par leur complicité avec les « frontman », Johan allant jouer aux côtés de Leo et Dani allant souvent titiller le clavier de Frederic en montant sur les caisses devant celui-ci. L’interactivité avec le public fût plutôt bonne même si concentrée surtout au départ du show (après « Ending Theme ») avec un Daniel nous mobilisant en nous disant qu’on était pire qu’un public suédois (très froid)et qu’en Allemagne l’ambiance était meilleur. Chose qui a nous a piqué au vif et qui a eu l’effet escompté puisque l’ambiance, par la suite, fût extrêmement bonne et chaleureuse.

Quand j'étais petit je n'étais qu'un chiant
Je faisais chier le monde avec ma guitare
Ma mère me disait d'aller à l'école
Je lui répondais "Ta gueule ! J'fais du rock'n'roll !!!! (extrait de "Quand j'étais petit" d'Ultra Vomit)
Niveau setlist, je dois avouer être déçu. Si j’ai été enchanté de voir « People Passing By » et « Winning A War » issu de leur premier album (Entropia), je dois avouer que la setlist me semblait bien trop proche de leur concert d’il y a même pas un an avec pas moins de 6 morceaux semblables à Lyon. Cela peut paraitre peu me direz vous, mais sachant que la setlist comporte que 15 morceaux (rappel compris) et que dans ces 15 morceaux il y a deux morceaux samplés (dont « Of Dust » étonnement) et 2 introductions, on a vite l’impression d’assister au même show. Vous l’aurez compris cette critique en amène une autre : le show était plutôt court. Environ 1h20 contre 2h15 à Lyon, c’est assez frustrant d’autant plus que la scène Bastille leur avait laisser jusqu’à 22h30 et que le show s’est fini à 22h15. M’enfin je fais peut être la fine bouche car dans l’ensemble ce fût vraiment bien avec des titres comme « Diffidentia », « Linoleum » et « No Way » qui sont transcendés par la scène (le dernier morceau étant peut être le meilleur moment du concert). Le combo « Falling » / « The Perfect Element » reste exceptionnel avec son final explosif (une nouveauté dans la mise en scène) où Dani, Johan et Per tapent comme des sourdingues sur des tommes (on peut râler qu’ils l’aient fait dos au public). On regrettera les problèmes de microphone qui sont revenus en cette fin de concert. Et puis même si j’ai trouvé qu’uniquement « Hallelujah » en rappel pouvait paraitre vraiment léger (surtout que trois jours plus tard, ils faisaient « Undertow » et « Nightmist » en rappel à Milan), j’avoue que le fait d’avoir fait asseoir toute la salle au sol était génial. Et oui Dieu nous a dit de nous asseoir donc on s’est assis pour écouter cette reprise qui va tellement bien au groupe et au timbre de Daniel.

Et ouais Pain of Salvation ça roxe et c'est metôôôôôôôôôôôôôôôôôl 
Je finirais avec le morceau dont la mise en scène a été la plus travaillée : « Kingdom of Loss ». En effet, depuis le début du show, une sorte de pupitre est placé en plein milieu de la scène et tout le public se demande pourquoi il se trouve là. La réponse vient au seul morceau de Scarsick joué. Daniel Gildenlow prend de la hauteur en montant sur ce grand pupitre et éclairé, dans le dos, par un halo de lumière joue le rôle de Dieu s’adressant aux humains et leur dictant la bonne parole. La mise en scène est originale, complètement dans le thème de la chanson mais va savoir pourquoi, elle ne m’a pas du tout touché. Pourtant j’adore cette composition mais là j’ai trouvé ça trop statique du coup même si c’est dans le ton c’est sur, mais voilà j’ai pas été pris.
En conclusion, un bon concert malgré tous les défauts que j’ai pu exposé mais qui restera tout de même en dessous de la claque que j’avais pris à Lyon. Et puis Pain of Salvation is the best band of the world et ce n’est pas moi qui le dit, c’est un spectateur assis pendant Hallelujah (chose qui fait énormément sourire Daniel. Donc oui je ne suis pas le seul à vous le dire, Pain of Salvation est grand et le restera quoiqu’il fasse.

God ?
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SETLIST
Of Two Beginnings
Ending Theme
People Passing By
Linoleum
Ashes
Diffidentia
Welcome To Entropia (sample)
Winning a War
No Way
Road Salt
Of Dust ([i]sample)
Kingdom of Loss
Falling
The Perfect Element
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Hallelujah
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MERCI PAIN OF SALVATION

Une photo assez marrante pour finir
AUTRES PHOTOS DU CONCERT

Il transpire le sex quand même, vous ne trouvez pas ?

Il peut parfois faire peur aussi j'avoue.

Johan bourré ? Nan juste pris par sa musique

Oui, oui c'est là que je vais monter pour vous prêcher la bonne parole !
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Alors bien sûr, le gaillard reste intouchable au niveau de la présence et du charisme, mais ça reste gênant.
Mais bon, le côté intimiste de la scène avec un vrai échange entre le public et le groupe ainsi que l'ambiance générale valaient le déplacement. Et puis c'est PoS nom de Daniel dieu !
Concernant Beardfish, c'était vraiment un bon moment, même si le public était pas super impliqué. Bon c'est vrai que c'est impossible de taper des mains et autre tellement y a pas de structure mais là j'avais souvent l'impression d'être tout seul à réagir. En tout cas ils gèrent, toujours ensembles, bon groove et plutôt dynamiques malgré les 1.3 m² de scène à leur disposition.
Le 25 Octobre 2010