| Helloween - Trick or Treat | ||
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| Lieu : Lyon (Transbordeur) | Reporter: Spade, The Inner Circle | Date : 12-01-2011 |
| Spade : Happy, happy Helloween ! Tout bon speed métalleux qui se respecte avait rendez-vous en ce début de semaine avec les joyeuses citrouilles d'Helloween, qui, accompagnées de Stratovarius et Trick or Treat nous faisaient l'honneur de 2 dates, dont une hors de l'Ile de France puisque c'est le transbordeur de Lyon que nous abordons gaiement, malgré le temps quelque peu...gris... D'ici de là court le bruit que Stratovarius ne jouera pas ce soir, le groupe ayant annulé sa prestation parisienne de la veille en dernières minutes, Timo Kotipleto (chant) souffrant d'un virus l'empêchant tout bonnement de chanter. Les spéculations vont donc bon train sur ce à quoi l'on pourra s'attendre. "Jouera, jouera pas ?", "Set instrumental/karaoké ?", "Inquisition Espagnole ?". Enfin bref, en guise d'indice, la salle tarde à ouvrir et il faudra attendre le coup des 20H pour que Trick or Treat fasse son entrée. The Inner Circle : Cela faisait fort longtemps que la mythique salle lyonnaise qu’est le Transbordeur n’avait point ouvert ses portes pour un concert de heavy métal (comment cela Grégoire et les BB Brunes vendent mieux ? Oui, nous sommes en droit de crier au scandale, je le crois. Ceci dit, avant d’immoler quelques artistes de variétoche à deux francs six sous, même si cela pourrait s’avérer fort distrayant, reprenons-nous un peu. Et considérons avec attention le fait que les mois prochains devraient largement compenser cette absence métallique transbordoise de 2010. Rhapsody of Fire, Symphony X, Sonata Arctica, Within Temptation… si c’est pas beau cela. Voilà qui vous fournira de multiples occasions d’expérimenter les superbes verres consignés du Transbordeur… eh oui. La vie est belle, je vous le dit. Et je ferme cette immense parenthèse car il est temps de revenir à présent à nos mout… euh non, lapins. Si, si, vous allez comprendre bientôt pourquoi, ne vous inquiétez pas.) En arrivant devant la salle, cela fait plaisir de constater que nous sommes loin d’être les seuls à avoir effectuer le déplacement, et que le Transbordeur affiche même pratiquement complet. Vous aviez peur d’avoir froid à l’intérieur ? Ne craignez rien mes amis, ce soir vous pourrez goûter sans peine aux joies de la chaleur humaine… Hmmmmm… les poils, la sueur… la virilité quoi. On est pas des metalleux pour rien, merde. Du reste, nombreux sont ceux qui arborent fièrement leurs plus beaux tee-shirts Stratovarius ce soir. Les pauvres, ils risquent fort d’être déçus car les probabilités pour que leur groupe fétiche fasse son apparition sont proches de… disons 0,5. Ceci dit, beaucoup ne le savent pas encore. Et pour les autres, il est toujours permis de rêver, comme on dit. Trick or Treat : Ayant été crée comme un tribute-band d'Helloween, Trick or Treat s'est depuis attelé ą composer un vrai répertoire et a sorti ą ce jour deux albums, dont le petit dernier, "Tin Soldiers" se retrouve placardé en fond de scène, représentant une armée de soldats de plomb plus inamicaux qu'autre chose... Et pourtant, après une intro improbable, quand Trick or Treat débarque, la question ne se pose pas : on fait du Happy Metal et puis c'est tout. Rythme entraînant, mélodies ą foison, twin solo, voix haut-perchée, bonne humeur constante; avec Trick or Treat, l'heure est ą la fête et aux débordements de joie. Surtout que les musiciens sont balèzes de chez balèze et sont servis par un son étonnamment bon pour une première partie, même si le clavier est assez discret. Au chant, nous avons le talentueux Alessandro Conti que certains ont pu voir lors de la récente tournée de Gamma Ray en intérimaire chez Secret Sphere, qui impressionne par sa capacité ą piocher dans les aigues avec une facilité déconcertante et faisant durer certaines notes de façon inhumaine. Il ne manquera d'ailleurs pas de faire le clown en s'affublant d'oreilles de lapin, en portant un gant de mickey ou encore de joue de la guitare gonflable, mais la déconne semble źtre un des points importants dans l'ordre du jour, car c'est simple, les musiciens s'éclatent, multiplient les poses ridicules et ne payent pas de mine avec leurs pantalons bariolés ! ![]() Ce soir, Trick or Treat a le droit a un temps de jeu assez large, et nous gratifiera d'un solo de basse proprement hallucinant, voyant Leone Villani interpréter La Marche turque de Mozart en tapping sur son imposante basse 6 cordes, avec une vélocité incroyable ! Voilà de quoi clouer le bec ą ceux critiquant le niveau technique de ce genre de groupe, parce que croyez-moi, ce Villani en enterre un paquet ! ![]() Après, on pourra reprocher au groupe de verser sensiblement dans le même propos ą chaque morceau, mais en concert, le public se montre ultra-réceptif et saute, danse, chante comme il se doit, surtout quand on titille sa fibre nostalgique avec la fameuse reprise débridée de "Girls Just Want to Have Fun" de Cindy Lauper ! Et le temps passe à une vitesse folle quand Trick or Treat attaque son "tube" "Like Donald Duck", introduit par un sample de...Donald Duck et qui s'avère être entrainant en diable et finit de ravir les spectateurs, dont l'attitude aura été irréprochable, acclamant le groupe comme il se doit de façon très chaleureuse. En définitive, excellente surprise que celle offerte par Trick or Treat, qui met de bonne humeur pour la suite ! ![]() The Inner Circle : Hum… Il me semble avoir écrit le mot « virilité » quelques lignes au dessus… réservons-le pour Helloween alors, puisqu’avec les premières mesures des italiens de Trick or Treat, on sent tout de suite que ce terme là ne fait vraisemblablement point partie de leur vocabulaire. C’est parti, sortons nos guitares flashy, nos sangles en moumoute, nos oreilles de lapin rouge à paillettes, nos tee-shirts moulants, nos keytars et nos spandex colorés (j’avoue avoir eu une nette préférence pour le spandex peau de vache du claviériste Saverio Verrascina… plus classe, tu meures. D’ailleurs, si parmi toute la terre je devais n’en épouser qu’un, ce serait celui-ci. Saverio si tu me lis, tu n’as qu’à faire un geste et je serai tienne jusqu’à la fin des temps et même plus encore. Voilà, ça c’est dit). ![]() Hey voui, Trick or Treat c’est avant tout du fun, du fun, du fun… et encore plus de fun. Le tout étant néanmoins desservi par une technique absolument parfaite. On obtient donc un produit ressemblant à du Dragonforce… en plus glam, et en mieux. Les italiens prennent possession de la scène du Transbordeur durant pas moins de 50 minutes (Ô toi fan de Stratovarius, tu as largement raison de t’inquiéter de cela)… qui ne semblent pourtant n’en faire que 20. Les morceaux et les blagues s’enchainent… mais ne se ressemblent pas. Et l’on se dit que vraiment, si on était le Roi Soleil, Trick or Treat serait le groupe idéal pour venir vous réveiller tous les matins. ![]() ![]() Spade : Et la suite, on la connaît. Stratovarius, malgré leur bonne volonté et leurs balances effectuées dans l'après-midi, se voient contraints d'annuler à nouveau leur concert, et l'annonce jettera un froid parmi les personnes qui n'avaient pas eu vent de la mésaventure parisienne. Mais bon, séchons nos larmes, car Helloween attend en coulisse et s'apprête à frapper fort ! Helloween : Après une attente relativement courte, "For Those About to Rock" d'AC/DC retentit dans la sono et les lumières s'éteignent, chauffant la salle ą blanc, qui reprend en chœur ce classique made in Australia jusqu’a ses coups de canons finaux, laissant place ą la "véritable intro", mélangeant le début de "Who is Mr.Madman ?", "Starlight" et puis "Are you Metal ?", introduisant le riff de boucher des steppes de "Are You Metal ?" justement, qui fait son effet, et ce, malgré un son tout bonnement dégueulasse, nous donnant une belle bouillie sonore. Peu importe, le public exulte, crie, hurle et s'époumone sur ce fameux refrain primitif et fédérateur, "Are you metal ? Are you ? Are you Metal ? Heavy metal ? Are you ?", jusqu’a exploser de joie quand ne retentit ni plus ni moins qu'Eagle Fly Free, tube ancestral interprété de façon impeccable et installant une ambiance de joie d'allégresse qui ne faiblira pas de tout le concert. ![]() Si la grosse part du gâteau revient comme d'habitude aux Keepers I && II, avec notamment le dispensable "March of Time" mais aussi l'inattendu et génial "I'm Alive", Helloween va nous offrir quelques surprises (enfin, par rapport aux autres tournées quoi...) en déterrant "Steel Tormentor" ou encore "A Handful of Pain" (alors lui, si je m'y attendais...), qui prend une dimension incroyable en live. Et, avec leur setlist figée dans le marbre, le niveau d'interprétation est au rendez-vous, les twins soli faisant légion et la double grosse caisse étant plus sollicitée qu'un éventail en jour de canicule. Le "petit nouveau" Sascha Gerstner nous offrira d'ailleurs un court solo prétexte à déballer sa technique, servant de prologue au heavy ą souhait "Where the Sinners Go", opener du dernier album en date, album qui se verra aussi représenté par "Stupid Mankind", ą l'ambiance pesante, qui, bien que réussi aurait pu être remplacé par au hasard "World of Fantasy" ou "The Sage, the Fool, the Sinner" pour ne citer qu'eux... Niveau voix, Deris s'en sort plutôt bien, même si il est évident qu'il est en légère perte de voix depuis un moment et se voit obligé de forcer pour reproduire ses performances studios, voire de descendre d'un octave sur "Forever & One", rare moment d'accalmie du set, qui voit Deris et Gerstner empoigner chacun un guitare acoustique et interpréter cette magnifique ballade issue de l'excellent "The Time of the Oath", qui aura réussi ą apaiser les plus méchants d'entre-nous et à émouvoir ceux comme moi qui sont tombés en émoi devant la mélodie, le refrain, les paroles, tout ça tout ça... ![]() Si le traditionnel solo de batterie s'avère quelconque (impressionnant certes mais peu passionnant), car exent de toute intervention décalée (rappelez-vous : Double solo sur la tournée "Keeper : The Legacy", "Spectacle de Marionette" sur celle de "Gambling") et donc un peu stérile, et que les rappels sont sans surprise, le choc de cette soirée viendra du fantastique, que dis-je, extraordinaire medley "Keeper" regroupant des extraits de "Keeper of the Seven Keys", "The King for a Thousand Years" et "Halloween" de façon incroyable et différente que sur "Unarmed", gardant l'essence de ces 3 morceaux et conservant tout leur potentiel de destruction, ce medley regorgeant de soli en tous genre, de riffs intersidéraux et d'envolées épiques. Quant aux rappels, rien de tel que "Future World" (ou le public est invité ą chanter le refrain) et "Dr.Stein" pour embraser la salle et achever un public ravi, après un show d'une qualité irréprochable or, si l'improvisation n'est pas de mise, on sent la bonne humeur communicative des musiciens, ne perdant pas une occasion pour tirer des tronches pas possible (surtout Grosskof...) et semblant réellement contents d'être là. Et on notera la présence de "A Tale That Wasn't Right" envoyé dans la sono sous sa version "Unarmed" qui verra certains fans (bon, je dis "certains" pour ne pas avouer que l'on devait être 2...) reprendre ą tue-tête cette autre superbe ballade d'Helloween. Alors, on pourra regretter la remise au placard de "If i Could Fly", "Power", "Perfect Gentleman", "Mrs. God" et l'impasse faire sur "Gambling with the Devil", mais ce serait chercher la petite bête car, Au final, malgré l'absence de Stratovarius, nous aurons passée une grande soirée, ouverte par un groupe génial et fermée par une prestation solide et endiablée des vétérans et créateurs du speed mélodique qui montrent que l'on peut encore compter sur eux ! Revenez quand vous voulez ! ![]() The Inner Circle : « Nooooooooon, rieeeeeen de rieeeeeeen, noooooooon je ne regrette rieeeeeen ». Autrement dire que, passé les quelques secondes suivant l’annonce ne la sentence (pas de Strato ce soir), Helloween vient très rapidement faire oublier le peu d’amertume qui aurait pu être ressenti. Et quoi de mieux que de commencer leur set par le titre phare de leur dernier opus, celui qui fait aisément figure d’hymne à cette belle musique que nous adorons (quoi ? Quelqu’un a t’il osé chuchoter « bruit » ? Hum… il sera pendu). Les premières notes de « Are You Metal ? » retentissent, et il n’est pas même besoin d’attendre le refrain pour sentir au plus profond de soi ces fourmillements, vous savez bien, ceux qui vous donnent envie de hurler « I’m Aliiiiiiiiiiiiiiiiiiive » (sauf que là en l’occurrence il s’agit d’hurler « Are You Metal ? », mais dans le fond, c’est presque pareil). ![]() S’en suivra près d’une heure trente de pur bonheur en compagnie des maîtres allemands du heavy. Enfin presque, parce qu’on enlèvera juste l’interminable solo de batterie qui était largement dispensable. Ceci dit, quand tu possèdes une batterie avec quatre grosses caisses, t’as plutôt intérêt à le montrer. Mais ceci mis à part le show était somme toute de très grande qualité. Ah si, je pense également que Deris aurait pu raccourcir de cinq bonnes minutes ces jeux avec le public, parce que non seulement c’est méga cliché, mais en plus ça fatigue le batteur, et le pauvre, il possède déjà une batterie avec quatre grosses caisses, faut pas trop lui en demander non plus. Bref, à part ces deux petits détails, la prestation d’Helloween fut incontestablement un grand moment de heavy métal. Ah oui, sauf le moment où euh …. Non c’était une blague celle-là. We are Metal, definitly… et gloire aux hommes à la citrouille, faites qu’ils repassent par chez nous bientôt. ![]() Set-list : For Those About to Rock (AC/DC) [Dans la sono] Intro : Who is Mr. Madman/Starlight/Are you Metal ? Are You Metal? Eagle Fly Free March of Time Guitar Solo (Sascha Gerstner) Where the Sinners Go Steel Tormentor Drum Solo (Dani Löble) I'm Alive You Stupid Mankind Forever and One (Neverland) A Handful of Pain The Keeper's Medley (Keeper of the Seven Keys / The King for a 1000 Years / Halloween) I Want Out ============== Ride The Sky Future World ============== Dr. Stein A Tale That Wasn't Right [Dans la sono] ![]() ![]() Les maîtres de la soirée : The Inner Circle "Empress Dragonfly", Spade "Warrior of Ice Cream", Doudou38 'l'homme digne aux cailloux" |
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Le 18 Janvier 2011
, faut pas que j'en parle à papounet, j'ai pas voulue l'accompagner XD.
Le 18 Janvier 2011
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J'ai également eu la joie de pouvoir découvrir deux personnes d'heavylaw absolument formidables
, qui mon apprit pas mal de chose (j'suis bien dans le rang de "débutant" moi
) et avec qui j'ai passé une très bonne soirée. .png)
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ça vaut aussi des cailloux ça ...), mais j'ai pu m'éclater sur les morceaux de "7 Sinners" ainsi que "I Want Out" et pour le reste découvrir, j'ai juste eu un morceau de mal aux cotes qui m'a pourrie une partie du show .png)


Le 18 Janvier 2011
Sinon ça avait l'air bien fun ce petit concert
Le 17 Janvier 2011